Seras-tu là

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Seras-tu là
« En temps de guerre, la mort et le symbole triomphent des sentiments. »

Cette citation de Sahar Khalifa qui ouvre le film, ne se pose pas tant comme un résumé de notre pensée mais plutôt comme la base de notre réflexion. Existe t’il un sentiment plus fort que celui de la haine, celui qui pousse a vouloir la mort d’un homme, à appuyer sur la gâchette ?
Bien que légèrement survolé, le film ne part pas de ce postulat, la culpabilité, la colère ou la satisfaction qu’engendre la guerre on déjà était traité. Nous nous sommes intéressés au vaincu, à celui qui gît par terre, celui qui prend conscience d’un des plus grands tourments : la révélation de son destin, de son avenir proche et de sa mort. Que se passe t’il lorsque l’inéluctabilité nous rattrape ? Lorsque l’on apprend ce qui se cache derrière la prochaine seconde ? Et lorsqu’on sait que cette prochaine seconde est la dernière ? Qu’engendre cette situation ? Voilà ce qui nous intrigués.

Apparaît alors l’évidence : quels que soient les évènements, les circonstances dans lesquels nous sommes plongés, tout, notre réaction quant à l’avenir, le présent, nos sentiments, tout dépend de notre perception de ces évènements. Tout n’agit que comme révélateur. Bien sûr, ce film n’est qu’un amas de suppositions, rien d’autre. Dans ‘Seras-tu là ?’, nous n’avons pas cherché à résoudre ce problème, nous n’avons pas cherché à imposer notre pensée ou nos idées. La seule chose que nous avons cherché à faire, c’est un film.

"Seras-tu là ?" n’est pas un récit de vie. C’est un récit de mort…

Eden Production
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