Patrick Bruel - Qui A Le Droit? (1989)

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Patrick Bruel - Qui A Le Droit?  (1989)
Au début des années 90, la France criait Patriiick furieusement et Bruel se faisait poursuivre sur l’avenue des Champs Elysées : l’hexagone était atteint de Bruelmania. Depuis, le séduisant chanteur ne veut plus de l’étiquette fanatique, mais continue à plaire. A la recherche d’une reconnaissance artistique au-delà des posters dans les chambres des jeunes filles, le gars se lance dans la musette et fait frissonner mamies et petits-enfants.

Patrick Maurice Benguigui, de son vrai nom, né à Tlemcen, en Algérie française, le 14 mai 1959, change son nom de famille par décret en août 2003. Dans le Journal Officiel, Benguigui, alias Bruel, apparaît sous le nom de Bruel-Benguigui. Augusta, professeur de français, l’élève seule, en mère divorcée. Après l’indépendance de l’Algérie, tous les deux s’installent à Argenteuil, banlieue parisienne, puis dans le 13ème arrondissement de la capitale.

Même si Patrick écoute Georges Brassens, Jacques Brel, Eric Clapton ou Jimi Hendrix, son rêve est de devenir footballeur professionnel. Mais au Club Med, le GO bachelier ne pousse pas tant le ballon rond que la chansonnette, accompagné de sa guitare. Un an plus tard, en 1979, il est sur grand écran dans « Le Coup de Sirocco » d’Alexandre Arcady ou dans une famille de pieds-noirs, installée en France après l’indépendance de l’Algérie. Le film est un succès, mais les retombées professionnelles sont minces. Patrick boucle alors ses bagages et s’envole vers New York. Là-bas, il devient noctambule et rencontre Gérard Presgurvic, l’auteur de « Qui a le droit », succès de 1991, et de beaucoup d’autres tubes.

A son retour de la Grosse Pomme, Patrick reprend les tournages pour le cinéma et la télévision, et monte sur les planches de théâtre. En 1983, il joue dans « Le Grand carnaval », à nouveau sous la direction d’Alexandre Arcady, à nouveau sur ses racines algériennes. En 1984, après un 45 tours passé inaperçu, Bruel clame « Marre de cette nana-là ». Tant mieux, car les filles le remarquent et se bousculent pour devenir la remplaçante. Sa carrière est lancée.

En 1985, il enchaîne le théâtre, avec Maria Pacôme, le cinéma, avec « P.R.O.F.S » de Patrick Schulmann, et la musique, avec « Comment ça va pour vous ? ». Son deuxième 45 tours se vendant aussi bien que le premier, Patrick Bruel enregistre son premier album. « De faces », presque entièrement écrit par l’interprète et son complice de New York, sort en 1986. Si la version CD contient les deux premiers cartons de Patrick Bruel, l’interrogation sur le moral et la nana qui cause le ras-le-bol manquent à l’opus. Même si les deux faces du chanteur-comédien se vendent moins bien que ses deux premiers 45 tours, Patrick Bruel fait L’Olympia, et son duo avec Miou-Miou, « J'ai l'béguin pour elle », sert de générique à « Attention Bandits » de Claude Lelouch.

En 1989, le deuxième album de Patrick Bruel sort en plein succès de « Force majeure », de Pierre Jolivet, dans lequel son personnage est confronté à sa conscience. Doit-il se dénoncer et se faire emprisonner pour éviter à un ami de voyage la peine de mort ? Dans « Alors regarde », l’acteur aux rôles dramatiques, aborde les problèmes de la planète et l’indifférence des téléspectateurs, mais reprend aussi ses thèmes privilégiés : l’amour et l’amitié. Avec « Alors regarde », « J'te l'dis quand même », « Place des grands hommes » ou encore son célèbre « Casser la voix », enregistrés à Toulouse et à New York, et produits par Mick Lanaro, la vedette accède au statut de star.

Son succès le conduit à une tournée triomphale, en France et à l’étranger. Les fans sont au rendez-vous et les salles débordent de cris, de « Patriiick » et d’évanouissements. Son image d’idole des jeunes lui attire les moqueries et les sarcasmes, mais le milieu finit par reconnaître son talent et lui décerne le prix du « Meilleur Interprète Masculin » aux Victoires de la Musique.

En 1993, le chanteur victorieux se retrouve à l’affiche de deux films, dont « Profil bas » de Claude Zidi. L’année suivante, il sort son troisième album. Plus orienté vers sa passion du rock des années 70, son troisième opus privilégie les riffs de guitare et déconcerte son public habitué à son image de romantique. Cet album n’est pas un succès et BMG compte sur la tournée pour atteindre le score de « Alors regarde ». Les dates ont peut-être de l’importance pour son commerce, mais Bruel préfère annuler ses concerts à Orange et à Toulon plutôt que de se produire dans deux villes aux maires d’extrême droite.

Pour Francis Veber et sa comédie « Le Jaguar », l’acteur s’envole pour l’Amérique du Sud, où il retrouve Jean Reno et les problèmes de la planète, les Indiens d’Amazonie et les préoccupations écologiques. En décembre 95 sort l’album live de la tournée 94-95 : « On s’était dit ».

En 96, Patrick Bruel, revenu du Venezuela, est à l’affiche du « Sabrina » de Sydney Pollack, avec Harrison Ford et Julia Ormond, et du film de Francis Veber. La caméra ne l’empêche pas de se préoccuper de la musique et des autres. Ainsi, il crée un label pour lancer quelques jeunes artistes et collabore à de nombreux albums à but humanitaire.

En 99, « Juste avant » sort. Et juste avant, le comédien joue dans un thriller politique d’Alexandre Arcady et se préoccupe de théâtre. Dans son nouvel album, « Au Café des délices », écrit par Félix Gray, a des sonorités arabisantes qui charment aussi bien le public que la critique, et « J’te mentirais » continue à enchanter les auditeurs friands d’histoires d’amour.

En décembre 2000, l’album s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. En 2001, le chanteur retrouve le 7ème Art et Ophélie Winter dans « Les Jolies choses ».

En 2002, l’homme mature se plonge dans le répertoire de la chanson française pour son album « Entre-deux ». Sur cet album de reprises, il convie nombre de ses amis en duo, notamment Francis Cabrel, pour « La Complainte de la butte », et Johnny Hallyday. Cet opus à faire danser toutes les générations est le carton de l’année 2002 avec deux millions d’exemplaires écoulés en quelques mois. Heureux en conteur des amours de « St Jean », il l’est aussi au théâtre, au côté de Jacques Weber dans « Le Limier ».

Le 21 septembre 2004, le champion de poker, longtemps heureux en jeux et malheureux en amour, se marie avec Amanda Sthers, scénariste et écrivain. Père d’un petit Oscar, Patrick Bruel est encore plus touché par les catastrophes. Quelques semaines après les ravages du tsunami, il écrit et compose une chanson. Plusieurs artistes se joignent à lui pour enregister « Et puis la terre » et récolter des bénéfices à verser à La Croix Rouge.

http://cine.ados.fr/Patrick-Bruel.html
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patrick, droit, bruel
8 commentaires
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nabbar  — Il y a 5 ans

merci c'est looooooooooooooooooooooool

mere453  — Il y a 5 ans

que des souvenirs
pas toujours bon!!!

nabbar  — Il y a 5 ans

quelle chanson....................... loooooooooooooooooooooooouuuuuul

plume26  — Il y a 5 ans

merci merci merci!!!! une chanson ... des souvenirs....