la ligne rouge

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la ligne rouge
Synopsis [modifier]

En 1942, le film évoque la bataille de Guadalcanal dans le Pacifique opposant les Américains aux Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans un paysage paradisiaque, les soldats vont se livrer une bataille sanglante où tous perdront une partie d'eux-mêmes. « Les monologues intérieurs des personnages finissent par se confondre, pour ne former qu'une seule voix. Une seule âme aux milliers de visages. Et les deviner tous si fragiles, si démunis, si éphémères aussi, procure, à chaque fois le même bouleversement. »[1]
Récit du film [modifier]

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Le film commence donc par des instants de calme et philosophiques pour nous emmener sur une des îles tenues par les Japonais, Guadalcanal. Les personnages, apeurés avant même leur débarquement pourtant facile, doivent parcourir un long chemin pour finalement arriver à la colline 210, fortement protégée par un bunker.

L'assaut ne peut être que frontal, accompagné d'une médiocre préparation d'artillerie. Le capitaine Staros constate rapidement que les pertes sont très lourdes. L'intendance ne suit pas, l'eau manque. Il en vient à désobéir à un ordre de son supérieur, lui demandant de redonner l'assaut, ce qui est pour lui un massacre inutile.

Après de longues heures d'attente, une patrouille de sept volontaires est chargée de finir la montée en reconnaissance discrète et d'attaquer si possible. Les soldats parviennent, à l'abri d'une petite corniche, à neutraliser le bunker et à faire des prisonniers.

S'ensuit alors une atroce boucherie où les Japonais sont massacrés. L'enfer terminé, les hommes de l'unité Charlie retrouvent un peu d'humanité en arrivant à l'aérodrome. Ils se voient de nouveau confier une mission. Mais en chemin ils sont repérés par l'ennemi et une nouvelle patrouille part en reconnaissance. La tentative est un échec et pour sauver ses camarades, Witt, un soldat, se sacrifie en dépassant la Ligne Rouge.
Commentaires [modifier]
Le film explore le comportement d'hommes ordinaires lors d'un conflit armé ; le motif principal du film tourne autour du mourir et du vivre en temps de guerre et, par extension, du vivre et du mourir en général. Bien qu'étant composé de scènes d'action intense et se voulant réalistes, le film est surtout un poème sur la guerre, ou plutôt contre la guerre.

Des scènes ultra-violentes côtoient des plans montrant une nature merveilleuse, apaisante, exubérante. Ce contraste permet de mettre l'accent sur l'absurdité de la guerre. Le film est ponctué de nombreux gros plans sur la flore ou la faune, ou de longs plans statiques montrant des scènes de vie quotidienne des habitants de ces îles, comme pour mettre en évidence la fragilité du milieu, livré à la brutalité aveugle de la guerre et des techniques modernes dévastatrices.

Les voix off sont constamment privilégiées pour permettre au spectateur d'accéder au monde intime des personnages, à leurs réflexions sur la vie et le sens de la vie, la mort et les préoccupations métaphysiques, la guerre et les raisons de la violence, la nature humaine.

Malgré de nombreux acteurs connus au générique, il n'y a pas à proprement parler de rôle principal.

Au montage final, de nombreuses séquences ont été supprimées, notamment celles avec Mickey Rourke, Gary Oldman, Bill Pullman et Lukas Haas. De plus, Billy Bob Thornton aurait enregistré plus de trois heures de narration, qui ont été remplacées par la suite par les voix off des interprètes du film.

À sa sortie en salle, le film a souffert de la sortie quasi-concomitante de Il faut sauver le soldat Ryan, autre film de guerre qui a probablement détourné une partie de son public potentiel.
Malgré sept nominations à la cérémonie des Oscars (1998), La Ligne rouge n'en remporte aucun. Le film sera en revanche consacré par la critique en remportant l'Ours d'or au festival de Berlin en 1999.

[réf. nécessaire]
Fiche technique [modifier]

* Titre original : The Thin Red Line
* Réalisateur : Terrence Malick
* Scénariste : Terrence Malick, d'après le roman The Thin Red Line de James Jones (1962) édité en français en 1963 sous le titre Mourir ou crever, puis réédité ultérieurement sous le titre La Ligne Rouge.
* Compositeur : Hans Zimmer (additionnel : John Powell, Jeff Rona, Gavin Greenaway, Francesco Lupica, Klaus Badelt et Justin Caine Burnett)
* Directeur de la photographie : John Toll
* Monteurs : Leslie Jones, Saar Klein, Billy Weber
* Chef décorateur : Jack Fisk
* Durée : 170 minutes (2 h 50)

Distribution [modifier]

* John Travolta (VF : Renaud Marx) : le général de brigade Quintard
* Nick Nolte (VF : Jacques Frantz) : le lieutenant-colonel Storm
* George Clooney (VF : Robert Guilmard) : le capitaine Charles Bosche
* John Cusack (VF : Luc Boulad) : le capitaine John Gaff
* Elias Koteas (VF : Gabriel Ledoze) : le capitaine Staros
* Jared Leto : le second lieutenant Whyte
* Sean Penn (VF : Emmanuel Karsen) : le sergent-chef Edward Welsh
* John Savage : le sergent McCron
* Woody Harrelson (VF : Philippe Vincent) : le sergent Keck
* John C. Reilly (VF : Éric Etcheverry) : le sergent Storm
* Adrien Brody : le caporal Fife
* Jim Caviezel : le soldat Witt
* Ben Chaplin : le soldat Bell
* Dash Mihok (VF : William Coryn) : le soldat Doll
* Tim Blake Nelson (VF : Éric Missoffe) : le soldat Tills
* Larry Romano : le soldat Mazzi
* Arie Verveen : le soldat Charlie Dale
* Kirk Acevedo : le soldat Tella
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