Location de salle 53260 Parné Sur Roc Mayenne Pays-de-la-Loire Merci d'informer la salle Le D A 7 Faces que vous l'avez connue par ABC Salles ! Cordonnées : Clotilde DEPARIS Téléphone : 0243980828 Adresse : Courcelle 53260 Parné sur Roc La salle Le D A 7 Faces est réferencée sur www.abcsalles.com Nous acceptons les événements professionnels Nous acceptons les évènements de particuliers Capacité maximale debout : 200 Capacité maximale assis : 200
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS; Après avoir investi le polar avec La Nuit nous appartient, James Gray signe un mélodrame de la plus belle eau. Sublime variation sur le dilemme amoureux, Two Lovers oppose le devoir à la passion. Un film romantique bouleversant. Two Lovers s’ouvre sur une silhouette en déséquilibre, promise à la chute. Elle intervient peu après, inéluctable : Léonard (Joaquin Phoenix) se jette Tdu haut du pont avec l’intention d’en finir. Il est secouru. Protecteurs à l’excès, ses parents lui présentent la sage et ravissante Sandra (Vinessa Shaw), en vue d’une union arrangée. Mais Léonard tombe éperdument amoureux de Michelle (Gwyneth Paltrow), une voisine fantasque, aussi déstructurée que lui. Le voici tiraillé entre deux femmes et ses devoirs envers sa famille. Le héros soufre d’un syndrome bipolaire. Tout le film porte la marque de sa pathologie et fonctionne sur un mode duel. Two Lovers scelle la rencontre d’entités opposées : la blonde et la brune, le milieu populaire et l’élite sociale, Manhattan et Brooklyn, la passion contre la raison... Au sommet de son art, James Gray fait cohabiter les contraires, au sein même de plans tirés au cordeau, parfois divisés symboliquement en leur centre. Très travaillée, la photographie épouse l’humeur changeante de Léonard. Le film est porté de bout en bout par un Joaquin Phoenix plus vulnérable et intense que jamais. Face à lui, Isabella Rossellini compose avec justesse une mère de famille aimante et concernée. Au diapason de son héros cyclothymique, le film alterne le drame et la comédie. Two Lovers narre la tragédie des sentiments mouvants et des corps instables. Adolescent coincé dans un lourd corps d’homme, Léonard se transforme face à la lumineuse Michelle. Dans une très belle scène de club, comme les affectionne James Gray depuis The Yards, le jeune homme maladroit se lance dans un impressionnant numéro de danse. Instant suspendu, débarrassé de la pesanteur physique et de l’appartenance sociale. Léonard adapte ses pas à ceux de Michelle, dans une chorégraphie où le sentiment amoureux s’accomplit. Mais la chute n’est jamais très loin, car l’équilibre précaire. Pudique et sensible, Two Lovers ne raconte pas tant comment un homme tombe par amour mais comment il apprend à se relever. _Sandrine MARQUES
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS. La poursuite candide du bonheur n’a pas bonne presse par les temps qui courent. C’est pourtant l’enjeu du nouveau film de Mike Leigh, Be Happy. Pari risqué pour une comédie popu déroutante, qui prend à contre-pied le recours attendu au cynisme et à l’ironie – autant d’obstacles à la réussite de ce film casse-gueule. Récit initiatique tirant vers la fable, Be Happy accompagne le cheminement de son héroïne, Poppy, institutrice londonienne fantasque, tête à claques et optimiste impénitente. Les frasques de cette trentenaire épanouie se heurtent à la misère urbaine et la détresse morale d’un moniteur de conduite grognon et psychorigide (Eddie Marsan). Actrice de théâtre et de télévision en pleine ascension, Sally Hawkins, en Anglaise frénétique, est de chaque scène. Son personnage porte à bout de bras le discours humaniste du scénario, qui se double d’un questionnement subtil sur l’éternel problème du bonheur – sa transmission, sa contagion, sa finalité. La primesautière Poppy vient ainsi rejoindre la galerie de personnages du cinéaste de Manchester. Ancien de la BBC, rompu à l’art de la satire sociale irrévérencieuse, Mike Leigh poursuit ici en filigrane une réflexion amorcée dans ses chroniques des cités britanniques (All or Nothing, 2002) et ses drames des classes moyennes (Secrets et mensonges, 1996). On retrouve dans Be Happy le dialoguiste working-class de ses débuts (Life is Sweet, 1991) et le goût du loufoque de Topsy Turvy (1999), son opéra baroque endiablé. Très bien accueilli en Grande-Bretagne, reste à voir si la fibre british du film fera mouche de ce coté-ci de la Manche. Clémentine GALLOT
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. L'histoire : Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d'amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien. La passion qui naît entre eux sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion. Lire l'interveiw du réalisateur sur le blog de Trois Couleurs: http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2009/03/02/Interview-Christophe-Honore Lire le portrait de Léa Seydoux sur le blog Trois Couleurs: http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2009/03/02/Portrait-Lea-Seydoux
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Sept ans après Carrément à l’Ouest, Jacques Doillon retrouve les jeux de l’amour et du hasard avec un chassé croisé de trois personnages un peu perdus. Camille, la vingtaine, décide d’aimer le premier venu. Costa, en l’occurrence, un voyou qui la rejette au départ, essayant de se racheter auprès de sa femme et de sa fille qu’il ne voit plus depuis trois ans. S’immisce Cyril, flic et ami d’enfance de Costa, intrigué par le comportement étrange de Camille. Mais quand la jeune fille prend l’initiative de trouver de l’argent pour aider la femme de Costa, la situation dérape dangereusement vers le fait divers. Les trois deviennent compagnons de déroute, se cherchent et se perdent à chaque fois un peu plus dans un rapport de force aussi violent qu’instable. Et leur vagabondage est tout autant sentimental : ils se tournent autour, s’attachent et se détachent, se confrontent pour mieux se retrouver. Un film plein de rivalité, de désir et de compassion. Camille Tenneson
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. L'histoire : Fiona et Dom sont instituteurs dans une école de campagne. Ils partagent une passion pour la danse latino et sont très amoureux. Les week-ends, ils écument les concours de danse régionaux. Leur maison regorge de trophées. Une nuit, de retour d'un concours, ils tentent d'éviter un suicidaire maladroit, planté au milieu de la route. Leur voiture s'écrabouille contre un mur. Et leur vie bascule... Voir l'interview des trois réalisateurs sur le blog de Trois Couleurs: http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2008/09/04/Interview-Rumba
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS; HAUT VOL Derrière le plumage stylisé plane la chronique du temps qui passe : Sparrow n’est pas qu’une comédie de pickpocket légère et virtuose. C’est aussi une tentative pour Johnnie To de tenir dans ses mains une ville, Hong-Kong, en sursis jusqu’à 2046. Le nouveau film de l’actuel roi de Hong- Kong, quelques mois seulement après le sombre Mad Detective, est une comédie nostalgique assez inhabituelle. Quatre amis pickpockets – des « moineaux » («sparrows » dans l’argot local) – tombent l’un après l’autre sous le charme d’une jeune Taïwanaise qui les prend pour des pigeons : ils l’aideront à récupérer le passeport que son riche époux enferme dans un coffre afin de la garder en cage. Qu’est-ce qui, dans ce scénario maigrissime, peut expliquer que To y voie l’un de ses plus personnels ? On situe Sparrow quelque part entre 2046 de Wong Kar-waï (en référence à la date à laquelle la ville sera totalement rétrocédée à la Chine) et Goodbye Dragon Inn de Tsaï Ming-liang (en référence à un film de sabre de King Hu projeté en dernière séance d’une salle qui s’apprête à fermer définitivement ses portes). To n’est bien sûr pas aussi sensualiste que le premier, pas aussi aride que le second. Mais il part d’une intention comparable : filmer des lieux bientôt démolis, anticiper une disparition. À Hong-Kong, on ne doit plus savoir si le temps coule trop vite ou trop doucement : s’il faut prendre 2046 comme une menace ou une chance. En attendant : suspense. To est connu pour sa mise en scène atmosphérique. C’est pour elle que beaucoup excusent la minceur des récits. Lorsque To a une histoire à raconter, le style fond : belle sécheresse d’Election. Lorsqu’il n’en a pas vraiment, la virtuosité s’affirme franchement. Mais cela ne frappe pourtant pas Exilés, PTU ou Sparrow de futilité car c’est là qu’incertitude et suspense prennent forme. L’apothéose sur un passage piéton bondé et arrosé par la pluie, où deux bandes s’affrontent sans éveiller les soupçons des passants, résume la belle ironie du cinéaste : jouer à être vu se cachant. En ces temps de crispation chinoise, on peut prendre ça comme un pied de nez. Antoine Thirion
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Dans le prolongement du succès de Peindre ou faire l'amour, les frères Larrieu retrouvent Sabine Azéma et leurs Pyrénées natales, où ils avaient déjà tourné Un Homme, un vrai. Encore une histoire de désir ici, sous forme de comédie, un retour aux sources pour les cinéastes et un récit d'éloignement pour les personnages : un couple d'acteurs célèbres (Jean- Pierre Darroussin et Sabine Azéma) quitte Paris pour s'installer dans les Pyrénées. Pour monsieur, il s'agit surtout de mettre à l'écart des hommes madame, plutôt nymphomane... Léo SOESANTO
Philibert Parnasse est un guadeloupéen de 108 ans et 8 mois. D'une parfaite lucidité et doté d'une répartie facile. Portrait.
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les Cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS: DIVINE COMEDIE Grand intendant d’un opéra rock dantesque et fantasmé, Paulo Sorrentino s’attaque avec Il Divo à la stature archétypale de Giulio Andreotti, pape des hautes sphères de la politique italienne de ces trente dernières années. Du jamais vu. C’est donc à voir. "Expliquer l’Italie aux étrangers n’est pas toujours facile. Chez nous, les trains les plus lents sont appelés «accélérés» et le quotidien Il Corriere Della Sera sort le matin », disait Giulio Andreotti. Mais quand il s’agit de leur expliquer qui est Andreotti, figure politique omnipotente durant des décennies, les étrangers peuvent perdre pied. Faut-il être italien pour apprécier toute la finesse d’Il Divo ? «Je ne pense pas. Il y a quelque chose d’universel dans cette fascination de tous pour ceux qui exercent le pouvoir », médite Toni Servillo, qui incarne avec subtilité Andreotti, Machiavel balayant les scandales qui l’éclaboussent d’un trait d’esprit. Celui que l’on a pu voir dans Gomorra collabore à nouveau avec le réalisateur Paolo Sorrentino, après Les Conséquences de l’amour. Une prestation baroque qui ne sombre jamais dans le trait grossier de la caricature. Sorrentino tourne un film historique en explosant à la dynamite les conventions du genre. Italie, mafia, Brigades Rouges, loge P2… On attend un film dans la veine de Cent jours à Palerme, on se retrouve avec une ouverture sanglante et clipée, sorte de scène d’exposition pour Ocean’s 14. «J’ai voulu filmer ce monde autarcique de la politique italienne avec les codes d’un opéra rock ou d’un film d’action pour ados », confesse Sorrentino. Exit donc le didactisme des nombreux films sur les « années de plomb » qui fleurissent en ce moment. Sorrentino prend des chemins de traverse pour crier la vaine fatuité du pouvoir politique. Dans le feu tourbillonnant des magouilles mensongères, les arcanes parlementaires font penser aux cercles concentriques de l’enfer de Dante Alighieri. Le poète a forgé la langue italienne ; Sorrentino repense le langage cinématographique transalpin avec une stupéfiante agilité. Etienne ROUILLON
Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La cirtique de TROIS COULEURS Pour son troisième long-métrage après Un Frère et Princesses, Sylvie Verheyde plonge dans la tête d'une enfant entre deux âges et deux milieux sociaux. Et évite avec délicatesse tous les écueils du genre. Fin des années 1970. Les parents de Stella, douze ans, tiennent un bar-hôtel dans un quartier ouvrier. Mais le hasard des affectations scolaires amène leur fille à faire son entrée en sixième dans un grand collège parisien. Choc de deux univers qui ne se rencontreront jamais vraiment et entre lesquels Stella va apprendre à naviguer seule. Stella est un film bouleversant, avec ce « pas grand-chose » qui fait le grand cinéma. Des plans fixes sur une enfant qui pleure en lisant Duras. Caméra à l'épaule pour les scènes dans le café, où des adultes avinés font régner la cacophonie. La petite Léora Barbara pose tour à tour son regard sur Benjamin Biolay, en père alcoolique terriblement attachant, Karole Rocher, sa mère perdue qui tente de surnager, et Guillaume Depardieu, le prince charmant du caniveau. Tout est juste dans le ressenti sans nécessiter d'explication, de verbalisation à outrance, d'insistance particulière. Stella n'est pas qu'un film de classes sociales. S’il s’articule autour du contraste entre le collège et le café – univers bourgeois contre milieu populaire –, il oppose également le monde des enfants à celui des adultes. Les deux amies de Stella, qu'il s'agisse de la bonne élève parisienne ou de la petite marginale ch’ti, font bloc avec elle pour affronter les situations hautement problématiques de cet âge qui n'est plus tout à fait l'enfance. Cinéaste sensible et talentueuse, Sylvie Verheyde parvient à retranscrire les sensations propres à cette période qui, par définition et peu importe le milieu d'origine, est faite de transformations. Par la grâce de la mise en scène, les émotions de chaque personnage affleurent, perçues à travers les yeux de Stella. Nous rappelant au passage qu'on n'était pas si différent(e) de cette élève à qui l’on ne parlait pas et qu'on n'invitait pas aux boums, cette cancre mal habillée du fond de la classe qui exaspérait les profs par son pouvoir d'inertie. _Titiou LECOQ