Résultats de recherche : oud

 
  • Luth - L'Oud

    L'Oud est un instrument de la famille des luths, qui regroupe divers instruments à cordes pincées. Les luths se présentent sous des formes variées, ont tous en commun un manche, une caisse de résonance et des cordes tendues sur toute la longueur de l'instrument. L'origine de l'Oud remonte à l'antiquité (environ 500 après JC) à l'origine il comporte 4 cordes, c'est au huitième siècle que Zyriab ajoute une cinquième corde. Généralement les cordes sont doublées pour obtenir un son plus puissant. Au quinzième siècle, l'Oud prend sa forme définitive avec l'ajout d'une sixième corde grave. L'Oud a 11 cordes (5 doublées et une, la plus grave non doublée) accordé du grave vers l'aigu selon le schéma : Ré - Sol - La - Ré - Sol - Do est la forme la plus standard dans le monde arabe actuellement. Toutefois, les Ouds utilisés dans la musique arabo-andalouse conservent souvent les formes plus anciennes de cet instrument (à 4 ou 5 cordes) L'Oud est l'ancêtre des luths occidentaux, il fut introduit en Europe par le biais des royaumes arabes d'Espagne au cours du treizième siècle. L'Oud est un instrument non fretté, car traditionnellement dans la musique orientale son manche est divisé en 24 zones définissant chacune une note et introduisant l'usage des "quarts de ton" de la musique orientale. On joue de l'Oud à l'aide d'un plectre (en bois à l'origine, qui fut ensuite remplacé par une plume d'aigle ou de la corne de buffle) L'Oud est l'instrument roi de la musique orientale, qu'elle soit arabo-andalouse ou plus récente (chaabi ou musique égyptienne) il est l'instrument idéal pour accompagner la voix ou la mélodie.

    Lyanne

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     2 ans
     1
     
     
     
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    6 min 40

    Farid Al Atrash Live oud

    Farid Al Atrash Live oud

    amr_aka_SandS

     2 760
     2 ans
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    13 min 02

    Marcel Khalifa - rita

    Marcel Khalifé est né en 1950 à Amchit au Mont-Liban. Ses études au conservatoire national de Beyrouth le consacrent spécialiste du luth oriental. Marcel Khalifé contribue depuis à rénover l'utilisation de cet instrument. De 1970 à 1975 Marcel Khalifé enseigne dans ce même conservatoire et dans d'autres institutions locales. En même temps, Marcel Khalifé donne des concerts de ´Oud´ en soliste au Proche-Orient, en Afrique du Nord, en Europe et en Amérique du Nord. Emprisonné dans des techniques très strictes, c'est grâce à des musiciens de sa qualité que les possibilités du ´Oud´ se sont de plus en plus développées. En 1972 Marcel Khalifé crée dans son village natal un groupe qui a pour but de faire revivre l'héritage musical et la chorale arabe. Les premières tournées ont lieu au Liban. L'ensemble ´Al Mayadine´ voit le jour en 1976. Enrichi de l'expérience du groupe local précédent, sa notoriété dépassera les frontières du Liban. Marcel Khalifé, accompagné de son ensemble musical, commence à effectuer de nombreuses tournées dans les pays arabes, en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Australie, au Japon et ce jusqu'à nos jours. Marcel Khalifé fut plusieurs fois l'invité de festivals de renommée internationale tels que: Baalbeck, Beit Eddine (Liban), Carthage, El Hammamat (Tunisie), Timgad (Algérie), Jarash (Jordanie), Opéra du Caire (Egypte) Arles (France), Krems, Linz (Autriche), Bremen (Allemagne), ReOrient (Suède), Pavia (Italie), World Music Festival à San Francisco, New York, Clevland (USA). Il se produit dans des salles prestigieuses dont ´la Place des Arts´ à Montréal, ´Symphony Space´, ´Merkin Concert´, ´Berkly Community Theatre´ à New York, ´New England Conservatory´ à Boston, ´Royal Festival Hall´, ´Queen Elizabeth Hall´ à Londres, ´Palais de l'UNESCO´ de Beyrouth, ´Salle de l'UNESCO´, ´Mutualité´, ´Maison des Cultures du Monde´ à Paris, ´Centro Dionysia´ à Rome, ´Yerba Buena´ à San Francisco, ´Sõdra Teatern´ à Stokholm. Depuis 1974 Marcel Khalifé participe à la composition musicale de spectacles de danse, ce qui donne, à travers un travail d'échange profond, un genre nouveau: le ballet oriental populaire ( Caracalla, Groupe Sarab, Rimah, Groupe d'Art Populaire ). De même, Marcel Khalifé participe à la composition de musique de film documentaire et long métrage réalisés par Maroun Baghdadi, Oussama Mouhamad et d'autres … S'orientant vers des formes purement instrumentales Marcel Khalifé a composé récemment: La symphonie du retour Chronique concertante intitulée ´L'élégie de l'orient´ Concerto Al Andalus ´suite pour Oud et Orchestre´ ´Moudaa'ba´ Caresse Diwan Al Oud ´Jadal´ duo Oud Qautuor Oud L'écoute ´Al Sama´ dans les formes classiques arabes ´Takassim´ duo Oud — Contrebasse Sa musique fut jouée par plusieurs orchestres notamment l'Orchestre symphonique de Kiev, l'Orchestre du Conservatoire de Boulogne Billancourt, The San Francisco Chambre Orchestra, l'Orchestre de la ville de Tunis et l'´Absolute Ensemble´ Depuis 1982 Marcel Khalifé se penche sur l'écriture des livres musicaux reflétant davantage son courage et le mûrissement de son expérience. Son combat n'est pas seulement musical; Interprète et spécialiste du luth oriental, il est aussi un compositeur profondément attaché aux contenus des textes sur lesquels il s'appuie. En s'associant avec les grands poètes arabes contemporains, et principalement avec Mahmoud Darwish, il cherche à renouveler l'idéologie de la chanson arabe, à en briser les stéréotypes et à faire évoluer la société qui l'entoure. Son recueil de chansons compte vingt albums dont: Promesses de la tempête Ahmad Al A'rabi Les Noces Salamon A'laeiki Tousbihouna A'la Watan Raqwit A'rab Al Atfal Al Jassad Durant son parcours Marcel Khalifé invente et crée une musique originale, un univers sonore nouveau, libéré de toutes les règles pré-établies. Ce langage le hisse au rang d'ambassadeur de sa propre culture à l'avant-garde d'une musique orientale en quête de novateurs.

    majdgloire

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     3 ans
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    4 min 52

    les larmes de luth par ALLA

    En matière de musique traditionnelle du maghreb, un disque de soliste est une sorte d’hérésie. Mais Alla est un musicien particulier. En effet, puisqu’il est originaire de Béchar (Sahara, 900 km de la Méditerranée), il a un jeu particulier : une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain. Béchar est une ville proche du Maroc, Alla est donc très influencé par le melhoun marocain (poésie lyrique amoureuse). Son jeu à l’oud est extrêmement doux et raffiné, il échappe aux schémas de la musique arabe. L’espace d’Alla et de son oud est précisément celui du nomade… On raconte à Béchar (ville du désert, au sud-est de l'Algérie) qu'une nuit, un homme qui avait fumé beaucoup de haschich a commis l'erreur d'écouter une cassette d'Alla. On l'a retrouvé au matin sur la place du marché scandant la musique alors que son magnétophone tournait à vide depuis plusieurs heures. On raconte aussi que dans un bus qui se rendait de Béchar à Timimoun (au sud, en plein cœur du Sahara), le chauffeur a enclenché une cassette d'Alla en partant. Lorsque le bus est arrivé à destination, il s'est immobilisé mais aucun signe de vie n'en sortait. Des badauds se sont approchés avec précaution, ont ouvert les portes et… ont découvert tous les passagers en transe, refusant de descendre et implorant qu'on leur remette la musique. On raconte encore qu'à Béchar, il arrivait qu'un homme frappe à la porte des maisons au milieu de la nuit. Il entrait, s'installait sans dire un mot, restait parfois là trois jours avant de repartir, toujours aussi silencieux et mystérieux. Et c'était un honneur pour qui l'avait reçu car il s'agissait d'Alla, un des plus grands joueurs de oud de tous les temps. Benjamin d'une famille de 12 enfants, Alla est né le 15 juin 1946. Sa mère était originaire de Tafilalet (ville du sud du Maroc) et son père venait de Taghit, une oasis perdue à 95 kilomètres de Béchar. A 15 ans, le jeune Alla est obligé de quitter l'école et de gagner sa vie. Il bourlinguera de petits boulots en petits boulots (apprenti électricien, boulanger, barman... il a même ouvert un magasin d'ameublement en 1986 !). Mais, parallèlement, Alla est habité par la musique. A 16 ans, il fabrique son propre oud à l'aide d'un bidon, de câble et de bouts de bois. En dépit de ses moyens de fortune, il se crée un style s'inspirant aussi bien de l'Orient que de l'Afrique. En 1972, il achète son premier vrai oud et commence très vite à se produire en public. Aucun de ses concerts ne ressemble à un autre, tout est basé sur l'inspiration, la douleur ou la joie du moment. La musique d'Alla est faite, avant tout, de liberté et d'espace. Sous ses doigts, le luth prend des sonorités de kora, de guitare flamenca ou de gumbri. Au fil du temps, Alla a crée le "Foundou", un genre au nom curieux venu du tréfond de ses souvenirs d'enfance. Son père travaillait dans une mine de fer appellée "Fond 2" et par distorsion, un soir d'inspiration forcenée, il a ainsi nommé cette musique sans nom qui semblait sortir comme par magie de son oud et de son âme. En 1992, Alla est invité à se produire à l'Unesco et décide de s'installer à Paris. Dans un soucis d'intégration, il accepte d'enregister un album puis un second et un troisième pour le label Al Sur. En 1996, mécontent des rapports qui s'installent entre lui et sa maison de disques, il refuse de poursuivre sa carrière discographique et se taire dans le silence, alors même que son nom est de plus en plus accolé aux superlatifs les plus forts. Pourtant, en 2001, une rencontre avec une jeune productrice le décide à sortir de sa réserve et à retourner en studio avec son ami guitariste Hachemi Bellali et l'harmoniciste Olivier Paltsou, dit "Diabolo". Mais l'ambiance du travail en studio ne satisfait pas le maître de Béchar qui décide de tout recommencer chez lui, à son rythme. "Zahra", disque hommage à sa mère, emmène la musique d'Alla là où personne ne l'attendait. En plein milieu du désert du sud algérien, il plante des canyons, créant à nouveau un paysage inédit, à la croisée de genres que l'on aurait juré impossible à voir cohabiter, réconciliant le sud et le grand ouest.

    majdgloire

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     3 ans
     3
     
     
     
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    5 min 36

    essoudani par ALLA

    Voilà longtemps qu’un « moderne » n’avait à ce point réussi à coller à l’héritage des anciens pour ce qui est des solos de oud, le luth arabe. Abdellaziz Abdellah, alias Alla, sait écouter le silence qui vient entre les notes pour souligner les drames et les désirs. Il sait cultiver le tarab (émoi), que les Espagnols nomment duende, et les Anglais, feeling...Pourtant, sa musique a des résonances world quand il improvise avec une liberté très jazzy, voguant d’arabesques langoureuses en notes cristallines aux couleurs de kora mandingue, sur fond de légères percussions détimbrées. Dans sa fusion arabo-mandingue, Alla ne perd jamais le fil,..il a toujours joué pour son plaisir et celui de ses amis. Eliane Azoulay ALLA LE MAITRE DU FOUNDOU, Le Django Reinhardt du Oud biographie ABDALLAH ABDELLAZIZ Voici le quatrième disque d’Alla (sont sortis précédemment Foundou de Bechar, Taghit, et Tanakoul) de son vrai nom Abdellaziz Abdellah. Avant le label AI Sur, un producteur avait réussi à le faire entrer en studio pour y réaliser une cassette qu’Alla n’accepte aujourd’hui qu’à moitié : l’homme a toujours eu une relation absolue, mystique, avec la musique, il s’était interdit d’en faire commerce, de faire "carrière". Alla est né le 15 juin 1946 à Béchar (nouveau), quartier périphérique de Béchar, métropole saharienne à 900 kilomètres de la Méditerranée, appelée aussi "Bidendou". Dernier né d’une famille de douze enfants, d’un père venu de Taghit (oasis située à 95 kilomètres de Béchar), et d’une mère originaire de Tafilalet, au sud du Maroc. Alla quitte à quinze ans les bancs de l’école pour commencer à gagner sa vie. Apprenti électricien d’abord, puis boulanger, barman, il travaillera ensuite dans différentes entreprises publiques, avant d’ouvrir un magasin d’ameublement en 1986. Là les rencontres amicales seront plus florissantes que le commerce. A seize ans, Alla fabrique son propre luth de fortune : l’universel instrument à cordes des gamins, à base de bidon, de bout de bois en guise de manche et de cables de frein de vélo pour les cordes. Les copains du quartier seront son premier auditoire. En 1972, Alla achète son premier luth, il joue alors, comme tous ses pairs, des mélodies en vogue, en général du "melhoun" marocain. Mais vite il volera de ses propres ailes, se forgeant un style, explorant des horizons nouveaux pour arriver dans sa pratique de l’instrument à une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain. La démarche d’Alla sera faite d’improvisation au fil des soirées. Il ne se souviendra jamais de ce qu’il a joué la veille ; son inspiration : "tout ce qui me fait mal ressort" dit-il. Un récital d’Alla ressemble à un rituel : on vient prendre le musicien et son luth, dans la maison familiale, près du Ksar (vieille ville aux maisons d’argile et de terre cuite). Un soir comme tant d’autres, il est vingt heures lorsque la voiture d’un ami chauffeur de taxi emporte Alla vers Kenazda. Le soleil s’éteint sur la route droite, à l’entrée de la bourgade on ne voit que les contours magiques du lavoir de la mine désaffectée et une locomotive miraculeusement préservée de l’usure du temps. La soirée se passe chez un ami, un médecin "nordiste", installé au sud, et adopté par la population. Dans le grand salon tout le monde s’installe sur des matelas posés sur le sol, l’assistance est exclusivement masculine comme le veut la tradition religieuse dans le sud saharien. Alla se met alors à accorder son luth, des heures durant, le plus étrange est qu’il joue de son instrument tout en le réglant, au point que d’emblée, le passage au récital est imprévisible et imperceptible pour un auditeur profane. Accorder le luth n’est pas une simple opération technique pour lui. En même temps qu’il triture les cordes de son instrument, l’oreille collée aux sonorités, il cherche la voie, l’issue par où il s’échappera. Il peut jouer seul ou accompagné, il est capable de créer un orchestre dans l’assistance jerricane, boîtes d’allumettes, chœur, balancement des corps, tout lui est bon. Le luth d’Alla peut prendre au gré de l’inspiration les couleurs de la cithare, celles de la cora ou du guembri (instrument à deux cordes graves venu d’Afrique noire et popularisé dans les années soixante-dix par le groupe marocain Nass El Ghiwane). Découlant de cette liberté d’improvisation, on retrouve dans sa musique une modernité proche de l’esprit jazz dans lequel une oreille occidentale classerait volontiers le musicien. A Béchar, jusqu’en 1968, la France est restée présente par le biais de sa base militaire et avec elle la vie culturelle importée : orchestres venus de métropole, bals populaires, bistrots... Une ambiance qui n’a pas manqué d’influencer les musiciens de la région. C’est ainsi que l’on peut voir aujourd’hui la célèbre Hasna, vieille dame noire qui trône dans les mariages avec sa guitare électrique au milieu d’orchestres féminins. Béchar où il y a aujourd’hui des concerts de rai, ou dans les années soixante, Bouteldja Belcacem, le Khaled de l’époque venait d’Oran donner des soirées "calypso"... Dans sa ville la musique d’Alla a fait école et porte son surnom "Foundou". Le père d’Alla, déjà, était appelé Embarek "Foundou" parce qu’il travaillait au fond deux de la mine de Kenadza. Le luthiste hérita donc du surnom paternel avant de le léguer à sa propre musique (premier album). Le deuxième album d’Alla "Taghit" fait lui aussi référence à son géniteur, puisqu’il emprunte son nom à Taghit, l’oasis d’où il est originaire : de plus en plus gaie et malicieuse, sa musique sait prendre le temps du silence et de la réflexion. La mine de Kenadza, découverte en 1917, transforma cette oasis saharienne dirigée par la plus grande confrérie de l’ouest algérien, auprès de qui séjourna Isabelle Eberhardt, en pôle industriel cosmopolite. Le prolétariat vint de tous les horizons, des hauts plateaux, de Kabylie, du Maroc ; y travaillèrent des républicains espagnols, des corses, des italiens et même des prisonniers allemands de la seconde guerre mondiale... A Kenadza, on fête chaque année le saint patron de zaouia, Sidi M’hamed Ben Bouziane, au son de la "Ferda", musique typique, ou du "diwan", d’origine noire africaine dans lequel la musique d’Alla trouve aussi son imprégnation. Musique de transe à l’origine profane mais devenue religieuse, le Diwan, sa poésie mystique et ses versets coraniques chantés comme une litanie trouve ses adeptes jusque dans les grandes villes du nord. Béchar en même temps que Kenadza, si proche, a toujours connu une vie musicale diffuse, underground, il n’y a pas une famille où l’on ne touche à la musique, pour le plaisir, où l’on ne "gratte" pas un instrument. La proximité du Maroc, les alliances et migrations familiales font qu’il n’y a jamais eu de frontières culturelles. Le chaabi de Casablanca, la tradition du "melhoun" marocain (poésie lyrique amoureuse en semi-dialectal), puis celle du Guiwane dans les années soixante-dix, ont eu leur influence sur les gens de Béchar. Alla se souvient des Bouchaïb El Bidaoui, Amar Zahi, Abdelhadi Belkhayat et surtout du luthiste Brahim El Allami qui ont composé son environnement musical. Le "melhoun" marocain a d’ailleurs donné le chanteur le plus célèbre de Béchar, Cheikh Belkbir, qui a vécu au royaume shérifien. Il n’est pas exagéré de dire qu’Alla a fait école, une multitude de jeunes, plus ou moins connus, s’inspirent de son style ou plus exactement de l’esprit de son jeu. L’improvisation au luth, à partir de quelques thèmes empruntés au musicien, l’accompagnement rythmique avec des ustensiles de fortune, et par celui qui le désire, les longs silences impromptus, l’égrènement léger aérien des sons, la derbouka grave et vibrante, frappée à la manière d’une tabla, le tout dans l’intemporalité, la plénitude des instants, des grands espaces : aujourd’hui à Béchar le Foundou existe. Il faut dire que le nombre de cassettes enregistrées par les uns et les autres, au fil des soirées données par Alla est incalculable, un de ses amis en a dénombré près de trois-cents, entre 1980 et 1984. Le luth d’Alla a ainsi déjà circulé dans son pays et hors des frontières, Bernardo Bertolucci qui tournait "Un thé au Sahara" en emporta dans ses bagages, et le luthier de Mourir Bachir déclara à un groupe de journalistes algériens "Mais vous en avez en Algérie un luthiste exceptionnel, Alla, dont le jeu échappe aux schémas de la musique arabe", celui du nomade, sans espace précis... Nidam Abdi

    majdgloire

     2 966
     3 ans
     0
     
     
     
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    6 min 13

    les sables d'or par ALLA

    Voilà longtemps qu’un « moderne » n’avait à ce point réussi à coller à l’héritage des anciens pour ce qui est des solos de oud, le luth arabe. Abdellaziz Abdellah, alias Alla, sait écouter le silence qui vient entre les notes pour souligner les drames et les désirs. Il sait cultiver le tarab (émoi), que les Espagnols nomment duende, et les Anglais, feeling...Pourtant, sa musique a des résonances world quand il improvise avec une liberté très jazzy, voguant d’arabesques langoureuses en notes cristallines aux couleurs de kora mandingue, sur fond de légères percussions détimbrées. Dans sa fusion arabo-mandingue, Alla ne perd jamais le fil,..il a toujours joué pour son plaisir et celui de ses amis. Eliane Azoulay ALLA LE MAITRE DU FOUNDOU, Le Django Reinhardt du Oud biographie ABDALLAH ABDELLAZIZ Voici le quatrième disque d’Alla (sont sortis précédemment Foundou de Bechar, Taghit, et Tanakoul) de son vrai nom Abdellaziz Abdellah. Avant le label AI Sur, un producteur avait réussi à le faire entrer en studio pour y réaliser une cassette qu’Alla n’accepte aujourd’hui qu’à moitié : l’homme a toujours eu une relation absolue, mystique, avec la musique, il s’était interdit d’en faire commerce, de faire "carrière". Alla est né le 15 juin 1946 à Béchar (nouveau), quartier périphérique de Béchar, métropole saharienne à 900 kilomètres de la Méditerranée, appelée aussi "Bidendou". Dernier né d’une famille de douze enfants, d’un père venu de Taghit (oasis située à 95 kilomètres de Béchar), et d’une mère originaire de Tafilalet, au sud du Maroc. Alla quitte à quinze ans les bancs de l’école pour commencer à gagner sa vie. Apprenti électricien d’abord, puis boulanger, barman, il travaillera ensuite dans différentes entreprises publiques, avant d’ouvrir un magasin d’ameublement en 1986. Là les rencontres amicales seront plus florissantes que le commerce. A seize ans, Alla fabrique son propre luth de fortune : l’universel instrument à cordes des gamins, à base de bidon, de bout de bois en guise de manche et de cables de frein de vélo pour les cordes. Les copains du quartier seront son premier auditoire. En 1972, Alla achète son premier luth, il joue alors, comme tous ses pairs, des mélodies en vogue, en général du "melhoun" marocain. Mais vite il volera de ses propres ailes, se forgeant un style, explorant des horizons nouveaux pour arriver dans sa pratique de l’instrument à une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain. La démarche d’Alla sera faite d’improvisation au fil des soirées. Il ne se souviendra jamais de ce qu’il a joué la veille ; son inspiration : "tout ce qui me fait mal ressort" dit-il. Un récital d’Alla ressemble à un rituel : on vient prendre le musicien et son luth, dans la maison familiale, près du Ksar (vieille ville aux maisons d’argile et de terre cuite). Un soir comme tant d’autres, il est vingt heures lorsque la voiture d’un ami chauffeur de taxi emporte Alla vers Kenazda. Le soleil s’éteint sur la route droite, à l’entrée de la bourgade on ne voit que les contours magiques du lavoir de la mine désaffectée et une locomotive miraculeusement préservée de l’usure du temps. La soirée se passe chez un ami, un médecin "nordiste", installé au sud, et adopté par la population. Dans le grand salon tout le monde s’installe sur des matelas posés sur le sol, l’assistance est exclusivement masculine comme le veut la tradition religieuse dans le sud saharien. Alla se met alors à accorder son luth, des heures durant, le plus étrange est qu’il joue de son instrument tout en le réglant, au point que d’emblée, le passage au récital est imprévisible et imperceptible pour un auditeur profane. Accorder le luth n’est pas une simple opération technique pour lui. En même temps qu’il triture les cordes de son instrument, l’oreille collée aux sonorités, il cherche la voie, l’issue par où il s’échappera. Il peut jouer seul ou accompagné, il est capable de créer un orchestre dans l’assistance jerricane, boîtes d’allumettes, chœur, balancement des corps, tout lui est bon. Le luth d’Alla peut prendre au gré de l’inspiration les couleurs de la cithare, celles de la cora ou du guembri (instrument à deux cordes graves venu d’Afrique noire et popularisé dans les années soixante-dix par le groupe marocain Nass El Ghiwane). Découlant de cette liberté d’improvisation, on retrouve dans sa musique une modernité proche de l’esprit jazz dans lequel une oreille occidentale classerait volontiers le musicien. A Béchar, jusqu’en 1968, la France est restée présente par le biais de sa base militaire et avec elle la vie culturelle importée : orchestres venus de métropole, bals populaires, bistrots... Une ambiance qui n’a pas manqué d’influencer les musiciens de la région. C’est ainsi que l’on peut voir aujourd’hui la célèbre Hasna, vieille dame noire qui trône dans les mariages avec sa guitare électrique au milieu d’orchestres féminins. Béchar où il y a aujourd’hui des concerts de rai, ou dans les années soixante, Bouteldja Belcacem, le Khaled de l’époque venait d’Oran donner des soirées "calypso"... Dans sa ville la musique d’Alla a fait école et porte son surnom "Foundou". Le père d’Alla, déjà, était appelé Embarek "Foundou" parce qu’il travaillait au fond deux de la mine de Kenadza. Le luthiste hérita donc du surnom paternel avant de le léguer à sa propre musique (premier album). Le deuxième album d’Alla "Taghit" fait lui aussi référence à son géniteur, puisqu’il emprunte son nom à Taghit, l’oasis d’où il est originaire : de plus en plus gaie et malicieuse, sa musique sait prendre le temps du silence et de la réflexion. La mine de Kenadza, découverte en 1917, transforma cette oasis saharienne dirigée par la plus grande confrérie de l’ouest algérien, auprès de qui séjourna Isabelle Eberhardt, en pôle industriel cosmopolite. Le prolétariat vint de tous les horizons, des hauts plateaux, de Kabylie, du Maroc ; y travaillèrent des républicains espagnols, des corses, des italiens et même des prisonniers allemands de la seconde guerre mondiale... A Kenadza, on fête chaque année le saint patron de zaouia, Sidi M’hamed Ben Bouziane, au son de la "Ferda", musique typique, ou du "diwan", d’origine noire africaine dans lequel la musique d’Alla trouve aussi son imprégnation. Musique de transe à l’origine profane mais devenue religieuse, le Diwan, sa poésie mystique et ses versets coraniques chantés comme une litanie trouve ses adeptes jusque dans les grandes villes du nord. Béchar en même temps que Kenadza, si proche, a toujours connu une vie musicale diffuse, underground, il n’y a pas une famille où l’on ne touche à la musique, pour le plaisir, où l’on ne "gratte" pas un instrument. La proximité du Maroc, les alliances et migrations familiales font qu’il n’y a jamais eu de frontières culturelles. Le chaabi de Casablanca, la tradition du "melhoun" marocain (poésie lyrique amoureuse en semi-dialectal), puis celle du Guiwane dans les années soixante-dix, ont eu leur influence sur les gens de Béchar. Alla se souvient des Bouchaïb El Bidaoui, Amar Zahi, Abdelhadi Belkhayat et surtout du luthiste Brahim El Allami qui ont composé son environnement musical. Le "melhoun" marocain a d’ailleurs donné le chanteur le plus célèbre de Béchar, Cheikh Belkbir, qui a vécu au royaume shérifien. Il n’est pas exagéré de dire qu’Alla a fait école, une multitude de jeunes, plus ou moins connus, s’inspirent de son style ou plus exactement de l’esprit de son jeu. L’improvisation au luth, à partir de quelques thèmes empruntés au musicien, l’accompagnement rythmique avec des ustensiles de fortune, et par celui qui le désire, les longs silences impromptus, l’égrènement léger aérien des sons, la derbouka grave et vibrante, frappée à la manière d’une tabla, le tout dans l’intemporalité, la plénitude des instants, des grands espaces : aujourd’hui à Béchar le Foundou existe. Il faut dire que le nombre de cassettes enregistrées par les uns et les autres, au fil des soirées données par Alla est incalculable, un de ses amis en a dénombré près de trois-cents, entre 1980 et 1984. Le luth d’Alla a ainsi déjà circulé dans son pays et hors des frontières, Bernardo Bertolucci qui tournait "Un thé au Sahara" en emporta dans ses bagages, et le luthier de Mourir Bachir déclara à un groupe de journalistes algériens "Mais vous en avez en Algérie un luthiste exceptionnel, Alla, dont le jeu échappe aux schémas de la musique arabe", celui du nomade, sans espace précis... Nidam Abdi

    majdgloire

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     3 ans
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    6 min 42

    Nasser shama - Google Video2_converted

    Né en 1963 à Kout, un village sur les rives du Tigre. Il a commencé l'étude de l'oud à l'âge de 12 ans à Bagdad, sur les traces de Jamil et Munir Bashir. Entre 1993 et 1998, il a enseigné l’oud à l'Institut supérieur de musique de Tunisie, et en 1999 il a pris le poste de directeur de la Maison arabe de l’Oud (بيت العود العربي) au Caire. Naseer Shamma a également créé un oud ou luth de huit cordes.

    bellagha

     2 048
     2 ans
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    11 min 02

    Farid El-Atrache-Takaseem-Oud

    Farid El-Atrache-Takaseem-Oud

    EINSTEINXP

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     4 ans
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    22 min 26
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     3 ans
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    30 sec

    exercices de positions

    ce exercice montre la facon la plus simple pour changer la position sur le manche de oud.

    Azzouz-El-Houri_ob

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     2 ans
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    6 min 25

    Dailymotion - FARID EL ATRACHE-INSTRUMENT(LOUD) - une vidéo Musique_converted

    Farid El Atrache est le maître incontesté du "oud". Ses chansons pleines d’émotion et son rythme langoureux, mélancolique et touchant ont fait de lui un chanteur d’une grand sensibilité. Né en 1915, Farid El Atrache est issu d’une lignée d’émirs qui régnaient sur les Monts Druze jusqu’à l’arrivée des Français. En 1920, son père est nommé gouverneur d’une province turque. A l’âge de 7 ans, Farid perd son père ; la famille part alors s’installer en Egypte.

    bellagha

     5 463
     2 ans
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    20 min 34
     
     
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    5 min 30

    Alla " l'oud du sud algerien'

    alla virtuose du oud, Alla est un musicien mythique et mystérieux. Légendes et histoires bizarres courent sur lui dans toute l'Algérie et le Sahara. Il refuserait de voir le monde, vivant volontairement reclus quelque part à Paris. Et sa musique est si belle qu'elle rendrait les gens fous…Abdelaziz Abdellah de son vrai nom musicien : luth alla, basse hachemi bellali

    kabylcop

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     1 an
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    5 min 59

    تقسيم اول همسة

    improvisation sur oud en live

    abdelali57070

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    Abdellah GUETTAF Bab-él-ouèd Alger ramadhan 2009 01

    Fete chaabi avec Abdellah Guettaf à Bab-él-ouèd Alger ramadhan 2009, réalisée et diffusée par Merzak, 1ère partie.

    latrmerza

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     8 mois
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    37 min 02

    Abdellah GUETTAF Bab-él-ouèd Alger, 2009, 02

    Fête chaabi avec él-marhoum Abdellah Guettaf à Bab-él-ouèd Alger, ramadhan 2009, réalisée et publiée par Merzak. 2ème partie.

    latrmerza

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    34 min 05

    Abdellah GUETTAF Bab-él-ouèd Alger, 2009, 03

    Fête chaabi avec él-marhoum Abdellah Guettaf à Bab-él-ouèd Alger, ramadhan 2009, réalisée et publiée par Merzak, 3ème partie.

    latrmerza

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    22 min 04

    Abdellah GUETTAF Bab-él-ouèd Alger 2009, 04

    Fete chaabi avec él-marhoum Abdellah Guettaf à Bab-él-ouèd Alger, ramadhan 2009, réalisée et publiée par Merzak, 4ème partie.

    latrmerza

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    Ouakda par Alla

    En matière de musique traditionnelle du maghreb, un disque de soliste est une sorte d’hérésie. Mais Alla est un musicien particulier. En effet, puisqu’il est originaire de Béchar (Sahara, 900 km de la Méditerranée), il a un jeu particulier : une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain. Béchar est une ville proche du Maroc, Alla est donc très influencé par le melhoun marocain (poésie lyrique amoureuse). Son jeu à l’oud est extrêmement doux et raffiné, il échappe aux schémas de la musique arabe. L’espace d’Alla et de son oud est précisément celui du nomade… On raconte à Béchar (ville du désert, au sud-est de l'Algérie) qu'une nuit, un homme qui avait fumé beaucoup de haschich a commis l'erreur d'écouter une cassette d'Alla. On l'a retrouvé au matin sur la place du marché scandant la musique alors que son magnétophone tournait à vide depuis plusieurs heures. On raconte aussi que dans un bus qui se rendait de Béchar à Timimoun (au sud, en plein cœur du Sahara), le chauffeur a enclenché une cassette d'Alla en partant. Lorsque le bus est arrivé à destination, il s'est immobilisé mais aucun signe de vie n'en sortait. Des badauds se sont approchés avec précaution, ont ouvert les portes et… ont découvert tous les passagers en transe, refusant de descendre et implorant qu'on leur remette la musique. On raconte encore qu'à Béchar, il arrivait qu'un homme frappe à la porte des maisons au milieu de la nuit. Il entrait, s'installait sans dire un mot, restait parfois là trois jours avant de repartir, toujours aussi silencieux et mystérieux. Et c'était un honneur pour qui l'avait reçu car il s'agissait d'Alla, un des plus grands joueurs de oud de tous les temps. Benjamin d'une famille de 12 enfants, Alla est né le 15 juin 1946. Sa mère était originaire de Tafilalet (ville du sud du Maroc) et son père venait de Taghit, une oasis perdue à 95 kilomètres de Béchar. A 15 ans, le jeune Alla est obligé de quitter l'école et de gagner sa vie. Il bourlinguera de petits boulots en petits boulots (apprenti électricien, boulanger, barman... il a même ouvert un magasin d'ameublement en 1986 !). Mais, parallèlement, Alla est habité par la musique. A 16 ans, il fabrique son propre oud à l'aide d'un bidon, de câble et de bouts de bois. En dépit de ses moyens de fortune, il se crée un style s'inspirant aussi bien de l'Orient que de l'Afrique. En 1972, il achète son premier vrai oud et commence très vite à se produire en public. Aucun de ses concerts ne ressemble à un autre, tout est basé sur l'inspiration, la douleur ou la joie du moment. La musique d'Alla est faite, avant tout, de liberté et d'espace. Sous ses doigts, le luth prend des sonorités de kora, de guitare flamenca ou de gumbri. Au fil du temps, Alla a crée le "Foundou", un genre au nom curieux venu du tréfond de ses souvenirs d'enfance. Son père travaillait dans une mine de fer appellée "Fond 2" et par distorsion, un soir d'inspiration forcenée, il a ainsi nommé cette musique sans nom qui semblait sortir comme par magie de son oud et de son âme. En 1992, Alla est invité à se produire à l'Unesco et décide de s'installer à Paris. Dans un soucis d'intégration, il accepte d'enregister un album puis un second et un troisième pour le label Al Sur. En 1996, mécontent des rapports qui s'installent entre lui et sa maison de disques, il refuse de poursuivre sa carrière discographique et se taire dans le silence, alors même que son nom est de plus en plus accolé aux superlatifs les plus forts. Pourtant, en 2001, une rencontre avec une jeune productrice le décide à sortir de sa réserve et à retourner en studio avec son ami guitariste Hachemi Bellali et l'harmoniciste Olivier Paltsou, dit "Diabolo". Mais l'ambiance du travail en studio ne satisfait pas le maître de Béchar qui décide de tout recommencer chez lui, à son rythme. "Zahra", disque hommage à sa mère, emmène la musique d'Alla là où personne ne l'attendait. En plein milieu du désert du sud algérien, il plante des canyons, créant à nouveau un paysage inédit, à la croisée de genres que l'on aurait juré impossible à voir cohabiter, réconciliant le sud et le grand ouest. Discographie :

    majdgloire

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     3 ans
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    7 min 53

    Improvisations par Alla

    Alla On raconte à Béchar (ville du désert, au Sud Est de l'Algérie) qu'une nuit, un homme qui avait fumé beaucoup de haschich a commis l'erreur d'écouter une cassette d'Alla. On l'a retrouvé au matin sur la place du marché scandant la musique alors que son magnéto tournait à vide depuis plusieurs heures. On raconte aussi que, dans un bus qui se rendait de Béchar à Timimoun (au Sud, en plein cœur du Sahara), le chauffeur a enclenché une cassette d'Alla en partant. Lorsque le bus est arrivé à destination il s'est immobilisé, mais aucun signe de vie n'en sortait. Des badauds se sont approchés avec précaution, ont ouvert les portes et… ont découvert tous les passagers en transe, refusant de descendre et implorant qu'on leur remette la musique. On raconte encore qu'à Béchar, il arrivait qu'un homme frappe à la porte des maisons au milieu de la nuit. Il entrait, s'installait sans dire un mot, restait là, parfois trois jours, avant de repartir, toujours aussi silencieux et mystérieux. Et c'était un honneur pour qui l'avait reçu car il s'agissait d'Alla, un des plus grands joueurs de oud de tous les temps.Benjamin d'une famille de 12 enfants, Alla est né le 15 juin 1946. Sa mère était originaire de Tafilalet (ville du sud du Maroc) et son père venait de Taghit, une oasis perdue à 95 kilomètres de Béchar. A 15 ans, le jeune Alla est obligé de quitter l'école et de gagner sa vie. Il bourlinguera de petits boulots en petits boulots (apprenti électricien, boulanger, barman... il a même ouvert un magasin d'ameublement en 1986 !). Mais, parallèlement, Alla est habité par la musique. A 16 ans, il fabrique son propre oud à l'aide d'un bidon, de câble et de bouts de bois. En dépit de ses moyens de fortune, il se crée un style s'inspirant aussi bien de l'Orient que de l'Afrique. En 1972, il achète son premier vrai oud et commence très vite à se produire en public. Aucun de ses concerts ne ressemble à un autre. Tout est basé sur l'inspiration, la douleur ou la joie du moment. La musique d'Alla est faite avant tout de liberté et d'espace. Sous ses doigts, le luth prend des sonorités de kora, de guitare flamenca ou de gumbri. Au fil du temps, Alla a crée le "Foundou", un genre au nom curieux venu du tréfonds de ses souvenirs d'enfance. Son père travaillait dans une mine de fer appelée "Fond 2" et, par distorsion, un soir d'inspiration forcenée, il a ainsi nommé cette musique sans nom qui semblait sortir comme par magie de son oud et de son âme.Aujourd'hui, Alla vit à Paris et ne veut recevoir personne (pas même ses compatriotes de Béchar récemment arrivés en France ni même le directeur de sa maison de disque). Enfermé dans son monde, il paraît qu'il compose. Et demeure fidèle à lui-même : libre et imprévisible. Magali Bergès

    majdgloire

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    4 min 17

    el ghourba par ALLA

    On raconte à Béchar (ville du désert, au Sud Est de l'Algérie) qu'une nuit, un homme qui avait fumé beaucoup de haschich a commis l'erreur d'écouter une cassette d'Alla. On l'a retrouvé au matin sur la place du marché scandant la musique alors que son magnéto tournait à vide depuis plusieurs heures. On raconte aussi que, dans un bus qui se rendait de Béchar à Timimoun (au Sud, en plein cœur du Sahara), le chauffeur a enclenché une cassette d'Alla en partant. Lorsque le bus est arrivé à destination il s'est immobilisé, mais aucun signe de vie n'en sortait. Des badauds se sont approchés avec précaution, ont ouvert les portes et… ont découvert tous les passagers en transe, refusant de descendre et implorant qu'on leur remette la musique. On raconte encore qu'à Béchar, il arrivait qu'un homme frappe à la porte des maisons au milieu de la nuit. Il entrait, s'installait sans dire un mot, restait là, parfois trois jours, avant de repartir, toujours aussi silencieux et mystérieux. Et c'était un honneur pour qui l'avait reçu car il s'agissait d'Alla, un des plus grands joueurs de oud de tous les temps.Benjamin d'une famille de 12 enfants, Alla est né le 15 juin 1946. Sa mère était originaire de Tafilalet (ville du sud du Maroc) et son père venait de Taghit, une oasis perdue à 95 kilomètres de Béchar. A 15 ans, le jeune Alla est obligé de quitter l'école et de gagner sa vie. Il bourlinguera de petits boulots en petits boulots (apprenti électricien, boulanger, barman... il a même ouvert un magasin d'ameublement en 1986 !). Mais, parallèlement, Alla est habité par la musique. A 16 ans, il fabrique son propre oud à l'aide d'un bidon, de câble et de bouts de bois. En dépit de ses moyens de fortune, il se crée un style s'inspirant aussi bien de l'Orient que de l'Afrique. En 1972, il achète son premier vrai oud et commence très vite à se produire en public. Aucun de ses concerts ne ressemble à un autre. Tout est basé sur l'inspiration, la douleur ou la joie du moment. La musique d'Alla est faite avant tout de liberté et d'espace. Sous ses doigts, le luth prend des sonorités de kora, de guitare flamenca ou de gumbri. Au fil du temps, Alla a crée le "Foundou", un genre au nom curieux venu du tréfonds de ses souvenirs d'enfance. Son père travaillait dans une mine de fer appelée "Fond 2" et, par distorsion, un soir d'inspiration forcenée, il a ainsi nommé cette musique sans nom qui semblait sortir comme par magie de son oud et de son âme.Aujourd'hui, Alla vit à Paris et ne veut recevoir personne (pas même ses compatriotes de Béchar récemment arrivés en France ni même le directeur de sa maison de disque). Enfermé dans son monde, il paraît qu'il compose. Et demeure fidèle à lui-même : libre et imprévisible. Magali Bergès

    majdgloire

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     3 ans
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    5 min 44

    son de luth par alla

    On raconte à Béchar (ville du désert, au Sud Est de l'Algérie) qu'une nuit, un homme qui avait fumé beaucoup de haschich a commis l'erreur d'écouter une cassette d'Alla. On l'a retrouvé au matin sur la place du marché scandant la musique alors que son magnéto tournait à vide depuis plusieurs heures. On raconte aussi que, dans un bus qui se rendait de Béchar à Timimoun (au Sud, en plein cœur du Sahara), le chauffeur a enclenché une cassette d'Alla en partant. Lorsque le bus est arrivé à destination il s'est immobilisé, mais aucun signe de vie n'en sortait. Des badauds se sont approchés avec précaution, ont ouvert les portes et… ont découvert tous les passagers en transe, refusant de descendre et implorant qu'on leur remette la musique. On raconte encore qu'à Béchar, il arrivait qu'un homme frappe à la porte des maisons au milieu de la nuit. Il entrait, s'installait sans dire un mot, restait là, parfois trois jours, avant de repartir, toujours aussi silencieux et mystérieux. Et c'était un honneur pour qui l'avait reçu car il s'agissait d'Alla, un des plus grands joueurs de oud de tous les temps.Benjamin d'une famille de 12 enfants, Alla est né le 15 juin 1946. Sa mère était originaire de Tafilalet (ville du sud du Maroc) et son père venait de Taghit, une oasis perdue à 95 kilomètres de Béchar. A 15 ans, le jeune Alla est obligé de quitter l'école et de gagner sa vie. Il bourlinguera de petits boulots en petits boulots (apprenti électricien, boulanger, barman... il a même ouvert un magasin d'ameublement en 1986 !). Mais, parallèlement, Alla est habité par la musique. A 16 ans, il fabrique son propre oud à l'aide d'un bidon, de câble et de bouts de bois. En dépit de ses moyens de fortune, il se crée un style s'inspirant aussi bien de l'Orient que de l'Afrique. En 1972, il achète son premier vrai oud et commence très vite à se produire en public. Aucun de ses concerts ne ressemble à un autre. Tout est basé sur l'inspiration, la douleur ou la joie du moment. La musique d'Alla est faite avant tout de liberté et d'espace. Sous ses doigts, le luth prend des sonorités de kora, de guitare flamenca ou de gumbri. Au fil du temps, Alla a crée le "Foundou", un genre au nom curieux venu du tréfonds de ses souvenirs d'enfance. Son père travaillait dans une mine de fer appelée "Fond 2" et, par distorsion, un soir d'inspiration forcenée, il a ainsi nommé cette musique sans nom qui semblait sortir comme par magie de son oud et de son âme.Aujourd'hui, Alla vit à Paris et ne veut recevoir personne (pas même ses compatriotes de Béchar récemment arrivés en France ni même le directeur de sa maison de disque). Enfermé dans son monde, il paraît qu'il compose. Et demeure fidèle à lui-même : libre et imprévisible. Magali Bergès

    majdgloire

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     3 ans
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    9 min 08

    ahino ila khobzi omi

    Marcel Khalifé est né en 1950 à Amchit au Mont-Liban. Ses études au conservatoire national de Beyrouth le consacrent spécialiste du luth oriental. Il contribue depuis à rénover l'utilisation de cet instrument. De 1970 à 1975 Marcel Khalifé enseigne dans ce même conservatoire et dans d'autres institutions locales. En même temps, il donne des concerts de ´Oud´ en soliste au Proche-Orient, en Afrique du Nord, en Europe et en Amérique du Nord. Emprisonné dans des techniques très strictes, c'est grâce à des musiciens de sa qualité que les possibilités du ´Oud´ se sont de plus en plus développées

    kingm6

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     4 ans
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    Adeva - I thank you

    clip You're givin' me love that I've always wanted Show me how you really care-are-are And my reward to you baby Is that I'll be there-ere-ere You're givin' me love like a river overflowing You give me joy and happine-e-ess I wanna say thank you baby For the loving feeling that you share-are-are-are-are I thank you (for showing me the way) I thank you (for love's harmony) I thank you (things that you do) I thank you (for always bein' you) Mmm-hmmm-mmm-hmmm There's something that I've been feeling Feelin' like you're on a clou-ou-oud And when I'm around you baby The volume of the feelin' is lou-ou-ou-ou-oud And my heart beats just like a drum Look how far we've co-o-ome, so far, baby I feel like you're never arou-ou-ou-ou-ound I thank you (for showing me the way) I thank you (for love's harmony) I thank you (things that you do) I thank you (for always bein' you) Oh-oh-I, oh-oh-I-I-ee-I, I thank you I-I-I-I, I-I-I, I-I, yeah-eah-eah You show me love, you show me the way You're showin' me love each and every day You show me love, you show me the way You're showin' me love each and every day I-I thank you (you show me love), I do, I do (you show me the way) I-I-I-I (you're showing me love each and every day) I thank you (for showing me the way) I thank you (for love's harmony) I thank you (things that you do) I thank you (for always bein' you) (fade)

    cybik

     912
     3 ans
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