Résultats de recherche : mk2

 
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    Hyperdimension Neptunia mk2 arrive en Europe !

    Koch Media nous fait savoir, en vidéo, qu'Hyperdimension Neptunia mk2 débarquera sur les PS3 européennes au mois de février prochain. http://www.jeuxactu.com/hyperdimension-neptunia-mk2-en-europe-78335.htm - - ©FilmsActu.com Distribution Wizdeo.

    JEUXACTU

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    MK2_Kung_Lao_Fatality_1

    MK2_Kung_Lao_Fatality_1

    Excessif

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    2 min 43

    Sledgehammer MK2 (John Debney)

    "John Debney - Slegdehammer MK2" - Fait partie de la bande originale du film Iron Man 2

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    43 min 20

    Andrew.C Mk2 Hardtek 2004

    Andrew.C Mk2 Hardtek 2004

    AndrewCost

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     12 mois
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    2 min 31

    Hyperdimension Neptunia mk2 - Trailer

    Hyperdimension Neptunia mk2 - Trailer avec du gameplay

    Jeuxcapt

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    1 min 04

    Il Divo, de Paolo Sorrentino

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les Cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS: DIVINE COMEDIE Grand intendant d’un opéra rock dantesque et fantasmé, Paulo Sorrentino s’attaque avec Il Divo à la stature archétypale de Giulio Andreotti, pape des hautes sphères de la politique italienne de ces trente dernières années. Du jamais vu. C’est donc à voir. "Expliquer l’Italie aux étrangers n’est pas toujours facile. Chez nous, les trains les plus lents sont appelés «accélérés» et le quotidien Il Corriere Della Sera sort le matin », disait Giulio Andreotti. Mais quand il s’agit de leur expliquer qui est Andreotti, figure politique omnipotente durant des décennies, les étrangers peuvent perdre pied. Faut-il être italien pour apprécier toute la finesse d’Il Divo ? «Je ne pense pas. Il y a quelque chose d’universel dans cette fascination de tous pour ceux qui exercent le pouvoir », médite Toni Servillo, qui incarne avec subtilité Andreotti, Machiavel balayant les scandales qui l’éclaboussent d’un trait d’esprit. Celui que l’on a pu voir dans Gomorra collabore à nouveau avec le réalisateur Paolo Sorrentino, après Les Conséquences de l’amour. Une prestation baroque qui ne sombre jamais dans le trait grossier de la caricature. Sorrentino tourne un film historique en explosant à la dynamite les conventions du genre. Italie, mafia, Brigades Rouges, loge P2… On attend un film dans la veine de Cent jours à Palerme, on se retrouve avec une ouverture sanglante et clipée, sorte de scène d’exposition pour Ocean’s 14. «J’ai voulu filmer ce monde autarcique de la politique italienne avec les codes d’un opéra rock ou d’un film d’action pour ados », confesse Sorrentino. Exit donc le didactisme des nombreux films sur les « années de plomb » qui fleurissent en ce moment. Sorrentino prend des chemins de traverse pour crier la vaine fatuité du pouvoir politique. Dans le feu tourbillonnant des magouilles mensongères, les arcanes parlementaires font penser aux cercles concentriques de l’enfer de Dante Alighieri. Le poète a forgé la langue italienne ; Sorrentino repense le langage cinématographique transalpin avec une stupéfiante agilité. Etienne ROUILLON

    mk2Diffusion

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    38 sec

    Teaser - Les Seigneurs de la mer

    Date de sortie : 09 Avril 2008. Documentaire réalisé par Rob Stewart. Distribué par MK2 Diffusion. Depuis l'enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. À tel point qu'il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leur mystère et déconstruire le mythe du requin mangeur d'hommes. Ce mythe, entièrement fabriqué, serait selon lui responsable de l'indifférence qui entoure, un peu partout dans le monde, le massacre de la population de requins à des fins commerciales. Du Costa-Rica aux Îles Galapagos en passant par le Guatemala, Stewart et l'équipage de l'activiste des mers Paul Watson tentent de dénoncer et de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l'équilibre écologique de la planète.

    LesSeigneursDeLaMer

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    1 min 34

    Stella, de Sylvie Verheyde

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La cirtique de TROIS COULEURS Pour son troisième long-métrage après Un Frère et Princesses, Sylvie Verheyde plonge dans la tête d'une enfant entre deux âges et deux milieux sociaux. Et évite avec délicatesse tous les écueils du genre. Fin des années 1970. Les parents de Stella, douze ans, tiennent un bar-hôtel dans un quartier ouvrier. Mais le hasard des affectations scolaires amène leur fille à faire son entrée en sixième dans un grand collège parisien. Choc de deux univers qui ne se rencontreront jamais vraiment et entre lesquels Stella va apprendre à naviguer seule. Stella est un film bouleversant, avec ce « pas grand-chose » qui fait le grand cinéma. Des plans fixes sur une enfant qui pleure en lisant Duras. Caméra à l'épaule pour les scènes dans le café, où des adultes avinés font régner la cacophonie. La petite Léora Barbara pose tour à tour son regard sur Benjamin Biolay, en père alcoolique terriblement attachant, Karole Rocher, sa mère perdue qui tente de surnager, et Guillaume Depardieu, le prince charmant du caniveau. Tout est juste dans le ressenti sans nécessiter d'explication, de verbalisation à outrance, d'insistance particulière. Stella n'est pas qu'un film de classes sociales. S’il s’articule autour du contraste entre le collège et le café – univers bourgeois contre milieu populaire –, il oppose également le monde des enfants à celui des adultes. Les deux amies de Stella, qu'il s'agisse de la bonne élève parisienne ou de la petite marginale ch’ti, font bloc avec elle pour affronter les situations hautement problématiques de cet âge qui n'est plus tout à fait l'enfance. Cinéaste sensible et talentueuse, Sylvie Verheyde parvient à retranscrire les sensations propres à cette période qui, par définition et peu importe le milieu d'origine, est faite de transformations. Par la grâce de la mise en scène, les émotions de chaque personnage affleurent, perçues à travers les yeux de Stella. Nous rappelant au passage qu'on n'était pas si différent(e) de cette élève à qui l’on ne parlait pas et qu'on n'invitait pas aux boums, cette cancre mal habillée du fond de la classe qui exaspérait les profs par son pouvoir d'inertie. _Titiou LECOQ

    mk2Diffusion

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    1 min 40

    La Belle Personne, de Christophe Honoré

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. L'histoire : Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d'amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien. La passion qui naît entre eux sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion. Lire l'interveiw du réalisateur sur le blog de Trois Couleurs: http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2009/03/02/Interview-Christophe-Honore Lire le portrait de Léa Seydoux sur le blog Trois Couleurs: http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2009/03/02/Portrait-Lea-Seydoux

    mk2Diffusion

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    1 min 28

    Rumba, de Bruno Romy, Fiona Gordon et Dominique Abel

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. L'histoire : Fiona et Dom sont instituteurs dans une école de campagne. Ils partagent une passion pour la danse latino et sont très amoureux. Les week-ends, ils écument les concours de danse régionaux. Leur maison regorge de trophées. Une nuit, de retour d'un concours, ils tentent d'éviter un suicidaire maladroit, planté au milieu de la route. Leur voiture s'écrabouille contre un mur. Et leur vie bascule... Voir l'interview des trois réalisateurs sur le blog de Trois Couleurs: http://www.mk2.com/troiscouleurs/index.php?post/2008/09/04/Interview-Rumba

    mk2Diffusion

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     2 ans
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  • Honda CRX 1.6i Mk2

    LE PETIT LUTIN NIPPON Depuis la Honda S800, les productions sportives du constructeur japonais sont toujours pétillantes à souhait. Le coupé CRX 1.6i-16 Mk2 ne déroge pas à cette tradition. Sur le marché de l'occasion, les prix démarrent à des cotes relativement attractives avec en prime : une ligne séduisante, une finition hors pair, une mécanique d'orfèvre et un châssis efficace. La meilleure affaire du moment en occasion ?... MOTEUR Avant qu'Honda ne commercialise la variante 1,6 litres VTEC avec ses 150 ch et sa distribution variable évoluée, le coupé CRX 1.6i-16 Mk2 reçoit donc le moteur 1,6 litres DOHC tout alu. Coiffé d'une culasse 16 soupapes à deux arbres à cames en tête, ce moteur à la conception soignée développe 130 ch à 6800 tr/mn et 143 Nm de couple à 5700 tr/mn. Des données qui pourraient laisser craindre une mécanique pointue, mais il n'en est rien dans les faits puisque la courbe de couple reste généreuse de 2800 à 7000 tr/mn. Ce bloc Honda est donc l'un des rares moteurs multisoupapes de sa génération à rester souple et disponible même à bas régime. Avec sa conception tout alu, il est plus léger que celui monté sur le coupé CRX 1.6i-16 Mk1 et gagne 10% de puissance en plus. Les silent-blocs et les points d'ancrage du moteur ont été prévus de telle façon à limiter les vibrations en tout genre. C'est par une boîte mécanique à 5 rapports (celle du coupé Honda CRX 1.6i-16 Mk1 avec des rapports un peu plus courts) que le conducteur anime le 1,6 litres de 130 ch. Le maniement du levier est ferme et précis et les rapports idéalement étagés. Cela permet ainsi au coupé CRX 1.6i-16 Mk2 d'être performant (205 km/h en vitesse maxi), d'accélérer rapidement avec le 0 à 100 km/h en 8,1 secondes et moins de 30 secondes pour le kilomètre départ arrêté. Les reprises sont correctes grâce aux rapports de boîte et à l'élasticité du moteur. CHASSIS Afin de faire taire les critiques naissantes sur la tenue de route des Honda, le constructeur nippon n'a pas hésiter à employer des solutions techniques issues de la compétition. L'essieu avant abandonne en effet le classique MacPherson pour un système à double triangulation. Les points d'ancrages sont situés sur un faux châssis frontal. Avec un tel montage, l'avantage est que les combinés ressorts-amortisseurs avant peuvent se consacrer pleinement à l'absorption des chocs et des vibrations de manière optimale. L'essieu arrière est composé également de deux triangles superposés appliqués à 2 bras tirés. Un dispositif complet de bras oscillants dénommé " Multicontrol " complète le dispositif du train arrière. Aussi bien à l'avant qu'à l'arrière, des barres antiroulis sont montées. Une direction non assistée à crémaillère et des freins à disques (ventilés à l'avant) complète la panoplie. Tous les journalistes de l'époque qui l'ont essayé ont loué ses qualités dynamiques. Vive, tenue de route efficace et précise et direction idoïne. Le seul reproche trouvé est l'instabilité lors des phases de freinage appuyées.

    Sportiveplus

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    5 min 49

    Korg Er-1 Mk2 Vs Technics sl-Mk2 Remix MR Oizo

    Korg Er-1 Mk2 Vs Technics sl-Mk2 Remix MR Oizo un ptit test pour voir ce que ca pouvait donner !!!

    kimbomix

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    1 min 52

    Festival 3 Couleurs - Two Lovers, un film de James Gray

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS; Après avoir investi le polar avec La Nuit nous appartient, James Gray signe un mélodrame de la plus belle eau. Sublime variation sur le dilemme amoureux, Two Lovers oppose le devoir à la passion. Un film romantique bouleversant. Two Lovers s’ouvre sur une silhouette en déséquilibre, promise à la chute. Elle intervient peu après, inéluctable : Léonard (Joaquin Phoenix) se jette Tdu haut du pont avec l’intention d’en finir. Il est secouru. Protecteurs à l’excès, ses parents lui présentent la sage et ravissante Sandra (Vinessa Shaw), en vue d’une union arrangée. Mais Léonard tombe éperdument amoureux de Michelle (Gwyneth Paltrow), une voisine fantasque, aussi déstructurée que lui. Le voici tiraillé entre deux femmes et ses devoirs envers sa famille. Le héros soufre d’un syndrome bipolaire. Tout le film porte la marque de sa pathologie et fonctionne sur un mode duel. Two Lovers scelle la rencontre d’entités opposées : la blonde et la brune, le milieu populaire et l’élite sociale, Manhattan et Brooklyn, la passion contre la raison... Au sommet de son art, James Gray fait cohabiter les contraires, au sein même de plans tirés au cordeau, parfois divisés symboliquement en leur centre. Très travaillée, la photographie épouse l’humeur changeante de Léonard. Le film est porté de bout en bout par un Joaquin Phoenix plus vulnérable et intense que jamais. Face à lui, Isabella Rossellini compose avec justesse une mère de famille aimante et concernée. Au diapason de son héros cyclothymique, le film alterne le drame et la comédie. Two Lovers narre la tragédie des sentiments mouvants et des corps instables. Adolescent coincé dans un lourd corps d’homme, Léonard se transforme face à la lumineuse Michelle. Dans une très belle scène de club, comme les affectionne James Gray depuis The Yards, le jeune homme maladroit se lance dans un impressionnant numéro de danse. Instant suspendu, débarrassé de la pesanteur physique et de l’appartenance sociale. Léonard adapte ses pas à ceux de Michelle, dans une chorégraphie où le sentiment amoureux s’accomplit. Mais la chute n’est jamais très loin, car l’équilibre précaire. Pudique et sensible, Two Lovers ne raconte pas tant comment un homme tombe par amour mais comment il apprend à se relever. _Sandrine MARQUES

    mk2Diffusion

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    1 min 43

    Be Happy, de Mike Leigh

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS. La poursuite candide du bonheur n’a pas bonne presse par les temps qui courent. C’est pourtant l’enjeu du nouveau film de Mike Leigh, Be Happy. Pari risqué pour une comédie popu déroutante, qui prend à contre-pied le recours attendu au cynisme et à l’ironie – autant d’obstacles à la réussite de ce film casse-gueule. Récit initiatique tirant vers la fable, Be Happy accompagne le cheminement de son héroïne, Poppy, institutrice londonienne fantasque, tête à claques et optimiste impénitente. Les frasques de cette trentenaire épanouie se heurtent à la misère urbaine et la détresse morale d’un moniteur de conduite grognon et psychorigide (Eddie Marsan). Actrice de théâtre et de télévision en pleine ascension, Sally Hawkins, en Anglaise frénétique, est de chaque scène. Son personnage porte à bout de bras le discours humaniste du scénario, qui se double d’un questionnement subtil sur l’éternel problème du bonheur – sa transmission, sa contagion, sa finalité. La primesautière Poppy vient ainsi rejoindre la galerie de personnages du cinéaste de Manchester. Ancien de la BBC, rompu à l’art de la satire sociale irrévérencieuse, Mike Leigh poursuit ici en filigrane une réflexion amorcée dans ses chroniques des cités britanniques (All or Nothing, 2002) et ses drames des classes moyennes (Secrets et mensonges, 1996). On retrouve dans Be Happy le dialoguiste working-class de ses débuts (Life is Sweet, 1991) et le goût du loufoque de Topsy Turvy (1999), son opéra baroque endiablé. Très bien accueilli en Grande-Bretagne, reste à voir si la fibre british du film fera mouche de ce coté-ci de la Manche. Clémentine GALLOT

    mk2Diffusion

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     2 ans
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    2 min 17

    Burn After Reading des frères Cohen

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS; Après le sombre et oscarisé No Country for Old Men, les frères Coen s’accordent une récréation avec des stars déchaînées via cette comédie loufoque d’espionnage, plus nihiliste qu’il n’y paraît. Ce film s’autodétruira après vision. Comme pour s’excuser de nous avoir donné un grand film maléfique (No Country for Old Men), les frères Coen reviennent à leur veine vacharde et comique avec Burn After Reading. Souvent chez eux, l’appât du gain, un mauvais coup allument la mèche et soufflent le désastre sur les protagonistes. Ici, un disque, contenant les mémoires d’un espion, tombe entre les mains d’un employé de salle de sports, qui se met en tête de faire chanter l’agent. La trame est vite prétexte à un déchaînement de grimaces et d’évènements improbables, la particularité de tout ce beau monde étant d’être très stupide. C’est un plaisir de voir ces stars rivaliser d’idiotie cartoonesque : John Malkovich, en ensemble peignoir-hachette ; l’éthérée Tilda Swinton, qui maltraite encore – après Michael Clayton – George Clooney, qui lui-même joue à Dumb & Dumber avec Brad Pitt, envoyant valdinguer glamour, cool et expresso. Une récréation sans conséquence ? Certes moins tragi-comique que Fargo, plus antipathique que The Big Lebowski (il n’y a aucun personnage positif), Burn After Reading est habité par un nihilisme qui n’a rien à envier à celui de No Country for Old Men (les deux scripts furent écrits en même temps). Javier Bardem y incarnait le mal qu’on ne peut arrêter. C’est ici la stupidité qui est virale, se répandant dans les clubs de gym et les couloirs de la CIA. Une misanthropie voisine de Kubrick, auquel les Coen font référence. Le jeu de massacre y devient aussi hypnotique et terrifiant que le hula hoop de Tim Robbins dans Le Grand Saut. Une spirale engloutissant tout, mue par l’énergie du désespoir, avec au centre un vide, tant moral que de sens. « Faites-moi un rapport quand vous comprendrez quelque chose », ordonne le chef médusé de la CIA. Il peut toujours attendre. À l’université, Ethan Coen avait écrit une thèse très sérieuse sur Wittgenstein, le philosophe qui avait postulé que « toutes les propositions de logique disent cependant la même chose, à savoir rien ». Sans doute la clé de l’oeuvre des frères Coen. _Léo SOESANTO

    mk2Diffusion

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    1 min 54

    Un conte de Noël, d'Arnaud Desplechin

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS; En compétition à Cannes, Un Conte de Noël – sous-titré Roubaix ! – pourrait bien être le film-somme d’Arnaud Desplechin. Liens et maladie du sang irriguent un récit organique, où le jeu tient le devant de la scène. Brillant. "Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien », écrivait Pascal dans Les Pensées. C’est sur la base de ce célèbre pari que s’articule Un Conte de Noël, un film de famille doublé d’un thriller scientifique. Les spéculations se cristallisent autour de Junon, interprétée par Catherine Deneuve, mère intransigeante au nom de déesse. Atteinte d’une maladie du sang très rare, mais encore au stade larvaire, sa survie dépend d’une greffe de moelle. Le donneur doit être un parent ou descendant direct. Enfants et petits-enfants font les tests de compatibilité. Après des années de division, tous se retrouvent pour les fêtes dans la grande demeure familiale de Roubaix. Henri (Mathieu Amalric) a été banni de la famille quelques années auparavant par sa soeur Elizabeth (Anne Consigny), excédée par ses frasques. Yvan (Melvil Poupaud), le benjamin, mène une vie rangée aux côtés de son épouse Sylvia (Chiara Mastroianni) et de ses deux enfants. Le soir de Noël, tous se transforment et se révèlent. À commencer par la ville de Roubaix, sublimée par la caméra du cinéaste. Au cours d’un réveillon aux allures de farce burlesque, les conflits se dénouent. C’est la force de Desplechin que de faire cohabiter dans une même scène les contraires : le drame et le rire, la vie et la mort, l’amour et la haine. Fluide et inspiré, Un Conte de Noël est une chambre d’échos qui résonne de tous les films de son auteur, en même temps qu’un théâtre de chambre où s’exacerbent les passions et les tourments. Mais en premier lieu, Un Conte de Noël est un pari généreux sur la vie, un miracle de cinéma, un potlatch bienheureux. Sandrine Marques.

    mk2Diffusion

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     2 ans
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    1 min 49

    A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Retour haut en couleurs pour Wes Anderson : après La Vie aquatique en 2005, le jeune loup du cinéma indépendant américain signe une tragi-comédie échevelée en Inde, À bord du Darjeeling Limited, son cinquième long métrage. Peter (Adrien Brody) et Jack (Jason Schwartzman) s’embarquent à bord d’un train qui traverse l’Inde, le Darjeeling Limited, à l’initiative de leur frangin Francis (Owen Wilson), une andouille en crise métaphysique. Les trois bêtas, lancés bon gré mal gré à la poursuite de leur mère (Angelica Huston), recluse dans un sommet himalayen, sont symboliquement encombrés de l’héritage paternel sous forme de lourdes valises à trimbaler. En plus de cette quête familiale, Jack, Peter et Francis accomplissent ensemble le simulacre d’un voyage mystique, au postulat néo-New Age : il faut renouer les liens familiaux distendus. La spiritualité frelatée de cette entreprise n’échappe pas à Peter et Jack, qui s’exécutent avec plus ou moins de bonne volonté. Au delà de cette intrigue délirante, l’apparition fugitive de Bill Murray en personnage de cinéma muet dans la première scène, ainsi que la bande-son élégiaque des Kinks alimentent une certaine mélancolie. Les trois frères, à l’étroit dans leur wagon et engoncés dans leur costume de touristes américains, composent un univers miniature qui fait écho à l’esprit volatile des films précédents de Wes Anderson. À bord du Darjeeling Limited repose sur une réécriture de motifs et une syntaxe visuelle méticuleuse qui composent habituellement la substance de ses films : les personnages du clan Anderson, en crise plus ou moins déclarée, diversement frustrés, peinant à sortir de l’adolescence, semblent condamnés à incarner sous des formes variées les dynamiques de la famille américaine dysfonctionnelle. Maniaque, absurde, claustrophobe : le cinéma de Wes Anderson s’inscrit contre le conformisme et les forces normalisatrices de la société américaine. Clémentine GALLOT

    mk2Diffusion

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     2 ans
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    1 min 36

    Dernier Maquis, de Rabah Ameur-Zaïmeche

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Dernier Maquis prolonge avec générosité le geste d’un artiste-réalisateur. À la manière d’un peintre, Rabah Ameur-Zaïmeche compose le tableau chaleureux d’un prolétariat qui a enfin droit de représentation, comme l’islam, religion rendue à sa réalité humaniste. Rencontre. Mao, un patron d’entreprise prosélyte, exhorte ses salariés à se convertir à l’islam. Il ouvre une mosquée et désigne d’autorité l’imam. La révolte gronde parmi les ouvriers exclus de la concertation, que complique davantage leur situation économique précaire. Ils se mettent en grève. Mao est interprété par le cinéaste, qui jouit d’une position privilégiée au sein du dispositif : «Le fait d’être le metteur en scène et le chef du plateau, au centre des rapports de production d’une petite entreprise de réparation de palettes, m’a facilité la tâche et permis d’interpréter plus facilement le rôle d’un patron si complexe. Ce qui le caractérise, c’est son humanité. Son regard devient rapidement celui du spectateur. » Ce même spectateur trouve sa position au sein du tableau sensuel que compose le réalisateur : «Dans Dernier Maquis, la caméra a été utilisée comme un pinceau usant de couleurs primitives, quand dans Bled Number One, mon précédent film, elle était un instrument de musique. » De ce jeu d’écho entre la palette du peintre et celles qui servent à transporter des marchandises, Rabah Ameur- Zaïmeche tire un film où le décor rudimentaire – une zone industrielle délabrée – s’enrichit d’une dimension symbolique : «Le mur de palettes est percé de trous, la lumière déborde de partout, pour signifier que par-dessus les conflits et les oppositions, il y aura toujours une possibilité pour chacun d’entre nous de se réunir, de se comprendre. » Autre enclave – peut-être le «dernier maquis» du titre : le prolétariat « exclu du processus démocratique » qu’est soucieux de représenter l’auteur. À sa manière douce, le film lutte encore contre la stigmatisation de l’islam, «une religion sécularisée par ce prolétariat français, souvent laissé de côté, méprisé, isolé, exclu. » Rabah Ameur-Zaïmeche réussit son pari audacieux par la grâce d’une dérision burlesque qui traverse avec discrétion tout son film. Sandrine MARQUES

    mk2Diffusion

     155
     2 ans
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    1 min 36

    Frozen River, de Courtney Hunt

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Thriller sombre et haletant ancré dans l’Amérique enneigée des plus pauvres, Frozen River s’articule autour d’une mère célibataire, seule maîtresse de son destin. Rencontre avec sa réalisatrice, Courtney Hunt. « Frozen », en anglais, signifie « glacé », « figé », « immobilisé ». À l’image de Ray, une mère de famille du Nord de l’État de New York, quittée par son mari à quelques jours de Noël. Sa rencontre avec Lila, jeune Mohawk de la réserve indienne toute proche, lui offre de nouvelles perspectives : faire illégalement passer des clandestins aux États-Unis, en les aidant à traverser la rivière gelée qui les sépare du Canada. La glace menace de céder à tout instant, mais Ray brave le danger, obnubilée par l’argent qui lui permettra d’acheter le mobil-home de ses rêves. « Ray est une victime du tout matérialiste, qui est à la fois une illusion de liberté et une profonde aliénation, nous confie Courtney Hunt, la réalisatrice. Elle est très seule, coupée du monde, et met du temps à comprendre que ces hommes qui défilent dans son coffre sont des êtres humains. » À l’image de Fargo des frères Coen ou Gloria de John Cassavetes, Frozen River met en scène des femmes qui luttent contre les éléments et sont rattrapées par la maternité. « J’aime beaucoup ces films où l’instinct maternel devient une aventure qui mérite d’être racontée. Ces metteurs en scène ont déblayé la route, je n’avais plus peur de m’y engager », commente la cinéaste, lauréate du Grand Prix du dernier festival de Sundance. Récompensée, quant à elle, par les prix d’interprétation des festivals de Saint-Sébastien et de Marrakech, Melissa Leo offre son visage marqué aux gros plans de la réalisatrice. Elle restitue à merveille l’ambivalence de son personnage, une mère attentionnée qui n’hésite pas à se servir d’une arme. Pour son premier long métrage, Courtney Hunt préfère le réalisme au spectaculaire, tant au niveau du scénario que de la mise en scène. Loin des clichés, elle n’oublie pas que « la vie est souvent moins tragique qu’une production hollywoodienne ». Juliette Reitzer

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    Hunger, de Steve Mc Queen

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Caméra d’or à Cannes cette année, Hunger de Steve McQueen évoque l’incarcération de Bobby Sands et de ses camarades activistes, membres de l’IRA. Dans cette oeuvre organique et claustrophobe, le corps est l’ultime arme de résistance… Remarquable premier long-métrage, Hunger est une plongée viscérale dans l’univers carcéral. Le décor labyrinthique de la prison de Maze Rfascine la caméra de Steve McQueen , au même titre que le corps des détenus. Par la force de sa mise en scène, le cadre circonscrit dans lequel évoluent les protagonistes est un prolongement de leurs corps entravés. Le réalisateur, qui nourrit son oeuvre choc de ses expérimentations de plasticien, installe entre ces deux instances un rapport d’équivalence charnelle. Véritable organisme vivant, avec ses cellules et ses couloirs comme des viscères, la prison s’incarne. Elle devient le lieu d’une expérience esthétique et politique. Pour protester contre les conditions indignes de leur détention et la non-reconnaissance par le gouvernement Thatcher de leur statut de prisonniers politiques, les membres de l’IRA entament une grève de l’hygiène. Ils déversent leur urine dans les couloirs, maculent les murs de matières fécales, composant des fresques qui rappellent l’art brut. La prison suinte par tous ses conduits et orifices. C’est par eux, encore, que la résistance s’organise à l’intérieur comme à l’extérieur. Cavités nasales, buccales et vaginales accueillent des messages et même une radio de fortune, remise en catimini au parloir. Mais face à l’inertie de l’État britannique, Bobby Sands décide de durcir l’action, en engageant sa vie. Il s’en explique à un prêtre dans un face à face qui forme l’épine dorsale du film. Long plan séquence de vingt minutes, ce pingpong verbal permet de confronter jusqu’à l’épuisement les arguments en faveur de la vie et de la mort. Dans son dernier tiers, le film suit l’agonie du personnage principal. Une prestation extrême pour l’impressionnant acteur Michael Fassbender, qui a perdu près de trente kilos pendant le tournage. Pour autant, Steve McQueen ne poursuit pas la performance. Sa démarche est celle d’un humaniste. Avec intelligence, il unit dans la même souffrance le destin des détenus et des matons, tous coincés dans une impasse. Sandrine MARQUES

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     2 ans
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    L'Echange, de Clint Eastwood

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Avec L’Échange, récit d’un rapt d’enfant inspiré d’un fait divers retentissant, Clint Eastwood joue la carte du mélo hollywoodien féministe. Une descente aux enfers efficace et violente, avec Angelina Jolie en mère-courage dans l’Amérique des années 1920. Clint Eastwood aime les femmes qui ont du cran. L’héroïne de L’Échange, Christine Collins (Angelina Jolie), standardiste à Los Angeles, ne fait pas exception. Eastwood et le scénariste de séries TV Michael Straczynski ont puisé dans les archives de la ville l’histoire de cette mère célibataire dont le jeune fils disparait un jour, et à qui l’on restitue un enfant qui n’est pas le sien. Cette tragédie familiale mériterait un scénario à elle seule ; elle n’installe que le premier volet de ce film à tiroirs. Le second y superpose la trajectoire d’un serial killer prédateur d’enfants. Habité par un clair-obscur à la Edward Hopper, le film puise toute sa vitalité dans la silhouette tendue d’Angelina Jolie. Si elle bascule en pilote automatique dans le dernier tiers, l’ample dramaturgie eastwoodienne ausculte auparavant les stratégies de contrôle qui s’exercent, de manière aussi institutionnelle qu’arbitraire, sur les plus démunis (femmes, enfants, classes populaires). La ville des anges, foyer infectieux de la Côte Ouest, abrite surtout une police minée par la corruption. « L.A. a été souvent glamourisée dans les films noirs, mais la réalité est plus intéressante à mes yeux », expliquait le cinéaste en septembre à New York. Faisant écho à certains thèmes forts de la dernière campagne présidentielle (dénonciation de la corruption de Washington, masculinité en crise, rôle vital du quatrième pouvoir, incarné par Malkovich), Eastwood revisite les fondamentaux de la démocratie américaine et montre combien la liberté est un mythe fragile face à la paix des ménages. Républicain devenu libertarien, longtemps apôtre du western viril, Eastwood est passé tardivement de la success story au féminin (Million Dollar Baby) à un double hommage à la mémoire (Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima). Avec cette fin de carrière puissante à visage humain, Clint Eastwood semble prendre plaisir à subvertir la place qu’il s’était lui-même assigné sur le territoire du cinéma américain. Clémentine GALLOT

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     2 ans
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    1 min 40

    Les Citronniers, d'Eran Riklis

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Après La Fiancée syrienne, Eran Riklis poursuit sa réflexion sur la folie qui règne au Moyen-Orient en confrontant une veuve palestinienne, des arbres et un ministre israélien de la défense – une combinaison fatale. Le ministre emménage de l'autre côté du verger de Salma (Hiam Abbas) mais décide rapidement que ces arbres sont un refuge idéal pour les terroristes et que sa sécurité exige de les abattre. Salma, qui vit de la vente de ces citrons, va alors se pourvoir en justice. Si le résumé peut faire penser à une métaphore poétique de la situation de la région, Les Citronniers s’avère, en fin de compte, d'un réalisme et d'une cruauté dignes de Kafka. Titiou Lecoq

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     2 ans
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    1 min 44

    L'Heure d'été, d'Olivier Assayas

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULEURS Cinéaste du mouvement, Olivier Assayas signe l’un de ses plus beaux films avec l’Heure d’été. Sa chronique familiale élégante vibre au rythme des saisons et résonne des échos d’un monde en train de disparaître. Depuis quelques temps, le cinéma d’Olivier Assayas avait débordé les frontières et arpenté une société globalisée. Les récents Demonlover, Clean et Boarding Gate mettaient en scène des parcours individuels chaotiques où la perte de repères prévalait. Avec l’Heure d’été, le cinéaste reconduit cette problématique identitaire à une échelle locale. Adrienne (Juliette Binoche), Jérémie (Jérémie Rénier) et Frédéric (Charles Berling) se réunissent avec leurs enfants dans la maison de campagne familiale, à l’occasion de l’anniversaire de leur mère, Hélène (Edith Scob). La doyenne a consacré son existence à préserver le patrimoine de son oncle, le peintre Paul Berthier. Mais quelques mois plus tard elle décède, laissant une famille divisée face à un lourd héritage. Les pièces de collection seront finalement confiées au musée d’Orsay, privées de la lumière qui nimbait leur présence amicale dans la maison. A sa manière stylisée, L’Heure d’été enregistre les dernières palpitations d’un monde finissant, tout en interrogeant avec subtilité la relation complexe entre l’art et le musée, le deuil et la mémoire. Olivier Assayas, qui avait déjà observé finement une communauté dans le film voisin Fin août, début septembre, renoue avec un groupe, taraudé par la question de la transmission. Il le fait avec une grâce, un bonheur et une émotion contagieux. Climatique, son film épouse les tonalités des saisons et le rythme des corps qui les traversent. Selon un cycle naturel, la mélancolie cède le pas à l’énergie de la génération adolescente, dans le dernier segment d’un film intimiste et universel. Car ce que donne à voir L’Heure d’été, c’est ni plus ni moins le mouvement de la vie. Sandrine Marques

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     2 ans
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    1 min 32

    Louise Michel, de Benoît Delépine et Gustave Kervern

    Festival 3 Couleurs : du 25 au 31 mars, les meilleurs films que vous avez manqués pour seulement 3€, dans les cinémas MK2 Beaubourg, MK2 Parnasse et MK2 Quai de Seine. La critique de TROIS COULERS Des ouvrières mettent en commun leur prime de licenciement pour tuer leur patron. Louise Michel, le dernier film du duo grolandais Kervern-Delépine, est une comédie loufoque, en même temps qu’un road-movie politique réjouissant. Non, ceci n’est pas une biographie de Louise Michel, militante anarchiste et figure prolétarienne par excellence. Mais le vent qui souffle sur ce film est bel et bien celui du combat des faibles contre les forts. Du jour au lendemain, les ouvrières d’une usine textile se retrouvent sans outil de travail : leur patron a délocalisé l’entreprise en une nuit, leur laissant pour tout viatique 2000 euros chacune. Que faire avec cet argent ? Ouvrir une pizzeria ? Poser nues pour un calendrier ? Louise, la plus timide et la plus étrange d’entre elles, lance l’idée : engager un tueur pour faire la peau à leur ex-employeur. Louise se charge alors de trouver l’homme de la situation, et choisit Michel, charmant, grand coeur et irrémédiablement maladroit. Ils traqueront ensemble le fuyard capitaliste, du fin fond de la Picardie jusqu’à Jersey et son paradis fiscal, en passant par Bruxelles et ses sociétés sans âme (dans tous les sens du terme, social et économique). Comme dans Aaltra et Avida, leurs précédents longs métrages, les personnages qui intéressent Benoît Delépine et Gustave Kervern sont des laissés-pour-compte. Face à un monde outrageusement injuste, leurs héros décident de faire justice à leur façon. Ce road-movie politique et déjanté se double d’une fable loufoque au fur et à mesure que l’on découvre qui sont vraiment Louise et Michel : des êtres qui tentent d’affirmer leur singularité profonde, malgré l’enveloppe physique et la pression sociale. Grandes carcasses abritant des enfants fragiles, le couple Yolande Moreau-Bouli Lanners traverse le film avec une verve constamment insolite et hilarante. Et l’on se demande bien qui d’autre aurait pu faire passer la folie d’un scénario à ce point irrévérencieux, mêlant fêlures humaines et fracture sociale avec une inventivité bluffante. Isabelle DANEL

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     2 ans
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