Résultats de recherche : ferre

 
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    Nino Ferrer - Mirza (2005)

    Le clip "Mirza" de Nino Ferrer Auteur/compositeur : Nino Ferrer Réalisateur : Franck Verpillat Label : Universal Music Division Barclay Date officielle de sortie du clip : 02/10/2005

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    Nino Ferrer - Le Téléfon (2005)

    Le clip "Le Téléfon" de Nino Ferrer Auteur/compositeur : Nino Ferrer Réalisateur : Fernand Lacot Label : Universal Music Division Barclay Date officielle de sortie du clip : 02/10/2005

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    SAVE FERRIS LIPDUB GONZALES

    Save Ferris en flagrant délit de Lipdub Gonzales

    ferris

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    Ysa Ferrer - A Coups De Typ-Ex (2005)

    Le clip "A Coups De Typ-Ex" de Ysa Ferrer Auteur/compositeur : Todd Harrell / Brad Arnold / Chris Henderson / Matt Roberts / Mutya Buena / Keisha Buchanan / Dallas Austin Label : Universal Music Division Polydor Date officielle de sortie du clip : 02/10/2005

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    Ysa Ferrer - Les Yeux Dans Les Yeux (2005)

    Le clip "Les Yeux Dans Les Yeux" de Ysa Ferrer Auteur/compositeur : Niara Scarlett / Keisha Buchanan / Mutya Buena / Shawn Lee / Miranda Cooper / Lisa Cowling Label : Universal Music Division Polydor Date officielle de sortie du clip : 02/10/2005

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    Ysa Ferrer - Mes Rêves (2005)

    Le clip "Mes Rêves" de Ysa Ferrer Label : Universal Music Division Polydor Date officielle de sortie du clip : 02/10/2005

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    Ysa ferrer - Pom Pom Girl (Jaimy Jay Radio Mix)

    Ysa ferrer - Pom Pom Girl (Jaimy Jay Radio Mix)

    ExcluB

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    Succès d'une Epoque (Mix) - LEO FERRE

    BIOGRAPHIE de Léo FERRE Léo Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti (Toscane), est un poète, musicien et chanteur franco-monégasque. Bénéficiant d'un souffle créateur continu et d'une période d'activité longue (46 ans, contre 24 ans pour Jacques Brel, 30 ans pour Brassens, 34 ans pour Gainsbourg), Ferré est à ce jour le plus prolifique auteur-compositeur-interprète d'expression française, ayant réalisé plus d'une quarantaine d'albums originaux. L'enfance Fils de Joseph Ferré, directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo, et de Marie Scotto, couturière d'origine italienne, il a une sœur, Lucienne, de deux ans son aînée. Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique. À l’âge de sept ans, il intègre la Chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Monaco comme soprano. Il découvre la polyphonie au contact des œuvres de Palestrina et de Tomás Luis de Victoria. Son oncle, ancien violoniste et secrétaire au Casino, le fait assister aux spectacles et répétitions qui ont lieu à l'opéra de Monte-Carlo, alors haut-lieu de la vie musicale internationale. Léo Ferré y entend le chanteur basse Fédor Chaliapine, y découvre Beethoven, qui l'émeut profondément, que ce soit sous la baguette d'Arturo Toscanini (Coriolan), ou à la radio (Cinquième symphonie). Mais c'est la présence du compositeur Maurice Ravel aux répétitions de L'enfant et les sortilèges qui l'impressionne le plus durablement.1 À neuf ans il entre au collège Saint-Charles de Bordighera tenu par les Frères des Écoles chrétiennes, en Italie. Il y reste en pension pendant huit longues années. Il racontera cette enfance solitaire et encagée dans une fiction autobiographique (Benoît Misère, 1970). Il y approfondit sa connaissance du solfège et joue du piston dans l'harmonie. A quatorze ans, il compose le Kyrie d'une Messe à trois voix. En cachette, il lit les auteurs considérés comme subversifs par les Frères : Voltaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Céline. De retour à Monaco pour préparer son baccalauréat, il devient pigiste pour le journal Le Petit Niçois comme critique musical, ce qui lui permet d'approcher des chefs d'orchestre prestigieux comme Antal Dorati ou Mitropoulos. A cette époque il découvre avec enthousiasme Daphnis et Chloé et le Concerto pour la main gauche de Ravel, sous la direction de Paul Paray, ainsi que le Boléro et la Pavane pour une infante défunte, dirigés par le compositeur en personne. Il passe et obtient son baccalauréat de philosophie au lycée de Monaco. Son père refuse qu'il s'inscrive au Conservatoire de musique. Années de formation En 1935, il vient à Paris pour y faire des études de droit. Il peaufine alors son apprentissage du piano en complet autodidacte. Fort d’un diplôme de Sciences Politiques il revient à Monaco en 1939 avant d’être mobilisé l'année d'après. Il est affecté à l'infanterie et dirige un groupe de tirailleurs algériens. Sa vocation de compositeur s’affirme après sa démobilisation. En 1940, à l'occasion du mariage de sa sœur, il écrit un Ave Maria pour orgue et violoncelle2, et débute la mise en musique de chansons écrites par une amie. C’est avec ce répertoire qu’il se produit pour la première fois en public le 26 février 1941, au Théâtre des Beaux-arts de Monte-Carlo, sous le nom de Forlane. Ses premiers textes personnels datent sans doute de cette année-là. À la fin d'un concert à Montpellier où se produit Charles Trénet, il présente à la "star" trois de ses chansons, mais celle-ci lui conseille de ne pas les chanter lui-même et de se contenter d'écrire pour les autres. En 1943 René Baer lui confie des textes qui deviendront plus tard des succès : La Chanson du scaphandrier et La Chambre. La même année, Léo Ferré épouse Odette Shunck, qu'il a rencontrée en 1940 à Castres. Le couple s'installe dans une ferme à Beausoleil, sur les hauteurs de Monaco. En 1945, alors qu’il est toujours "fermier" et occasionnellement "homme à tout faire" à Radio Monte-Carlo, Léo Ferré rencontre Édith Piaf qui l’encourage à tenter sa chance à Paris. Les débuts à Paris A la fin de l'été 1946, Léo Ferré s'installe dans la capitale où il se lie d'amitié avec Jean-Roger Caussimon, à qui il demande s'il peut mettre en musique son poème A la Seine. Caussimon devient son parolier privilégié et ensemble ils feront plusieurs chansons particulièrement appréciées du public comme Monsieur William (1950), Le Temps du tango (1958) ou encore Comme à Ostende (1960). Ferré obtient un engagement de trois mois au cabaret Le Bœuf sur le toit. Il s'accompagne au piano. Les débuts sont psychologiquement et financièrement difficiles. Pendant huit ans il doit se contenter d’engagements aléatoires et épisodiques dans les caves à chansons de la capitale : Les Assassins, les Trois Mailletz, Le Trou, le Quod Libet, ou encore le Milord l'Arsouille, ces trois derniers étant successivement dirigés par son ami Francis Claude, avec lequel il co-écrit plusieurs chansons, dont La Vie d'artiste (1950), en écho à sa récente séparation d'avec Odette. Ferré finit par se faire une réputation, parvenant non sans peine à placer quelques titres chez les interprètes de l’époque : Renée Lebas3, Édith Piaf, Yvette Giraud, Henri Salvador, Les Frères Jacques. Mais c'est avec la chanteuse Catherine Sauvage qu'il va trouver sa plus fidèle, passionnée et convaincante ambassadrice. Dès 1947, il fréquente le milieu des anarchistes espagnols, exilés du franquisme. Cela nourrira sa rêverie romantique de l'Espagne, dont Le Bateau Espagnol et Le Flamenco de Paris sont déjà des manifestations. Pour l'anecdote, Ferré la "graine d'ananar" adhère au Parti communiste pendant cinq minutes4. Sa rencontre en 1950 avec Madeleine Rabereau donne une nouvelle impulsion à sa vie et sa carrière. Il en fait sa muse et elle influe sur certains choix artistiques. Il enregistre la même année treize chansons en s'accompagnant au piano, pour le compte du label Le Chant du Monde, avec qui il a signé un contrat de trois ans. Ces chansons sont diffusées en 78 tours. En 1951, Ferré écrit et compose De sacs et de cordes, un feuilleton radiophonique dont le récitant est Jean Gabin. Il en profite pour mêler aux chansons et aux récitatifs des passages orchestraux, qui lui donnent l'opportunité de diriger pour la première fois un orchestre symphonique et un choeur, ceux de la radiodiffusion française. Depuis la fin 1947 Ferré y produit et anime plusieurs cycles d'émissions consacrées à la musique classique. Dans Musique byzantine (1953-54), il élargit son propos à des questions esthétiques sur la tonalité, l'exotisme, la mélodie, l'opéra, l'ennui, l'originalité ou la "musique guimauve"5, et affirme avec une acuité polémique ses conceptions anti-modernes, épinglant tout à la fois l'assujettissement nouveau de la musique au mercantilisme industriel ("la musique de conserve"6) et la décadence intellectualiste en quoi consiste la recherche éperdue de procédés et de systèmes ("le terminus des dilettantes"7), incarnée à ses yeux par les avant-gardes, au premier rang desquelles l'école sérielle en plein essor. Un projet ultérieur d'émission ayant été refusé et le succès venant, Léo Ferré cesse de travailler à la radio. 8 En 1952, pour présenter le concours Verdi à la La Scala de Milan Léo Ferré écrit le livret et la musique d'un opéra qui transpose de manière grinçante et très noire ses récentes années de galère : La Vie d'artiste9. Il semble qu'il n'y ait pas tellement tenu, abandonnant très vite cet "exercice"10) pour d'autres projets. Il en tirera néanmoins très tardivement la chanson Vison l'éditeur (1990). Les années Odéon Début 1953, Paris canaille chantée par Catherine Sauvage devient un "tube" international11. Pour Ferré c'est la fin de la précarité, les interprètes qui l'évitaient viennent à lui. Il met à profit cette bouffée d’oxygène pour se consacrer à la composition d'un oratorio sur La Chanson du Mal-Aimé, vaste poème de Guillaume Apollinaire, dont le recueil Alcools exerce une influence majeure sur sa propre écriture poétique. L'oeuvre, pour quatre chanteurs lyriques, est créée sous la baguette du compositeur en 1954 à l'Opéra de Monte-Carlo12. Après plusieurs démarches infructueuses pour la faire vivre sur scène, Ferré en fera un album en 1957. De 1953 à 1958 Ferré est sous contrat avec Odéon, un label qui lui alloue plus de moyens. Il y enregistre son premier LP, contenant entre autres Monsieur William, Le Pont Mirabeau (poème d'Apollinaire), La Chambre et Paris canaille. Pour des raisons de contrat, il réenregistre la même année, toujours au piano mais dans de meilleures conditions techniques, les chansons déjà gravées en 1950 pour Le Chant du monde. Dès lors, sa renommée va croître au fil des disques et de succès comme Le Piano du pauvre, L'Homme13 (1954), Le Guinche ou encore Pauvre Rutebeuf, dont le "parolier" n'est autre que le poète du 13ème siècle Rutebeuf14 (1955). Cette montée progressive vers la reconnaissance se manifeste par un passage du cabaret au music-hall, avec un récital à l'Olympia en mars 1955, puis à Bobino en janvier 1958. Durant ces années Ferré se lie à des musiciens : l'accordéonniste Jean Cardon, le pianiste Paul Castanier et le guitariste Barthélémy Rosso, le pianiste et arrangeur Jean-Michel Defaye. En 1956, les surréalistes Benjamin Péret et André Breton saluent ses talents de poète. Breton entretient une amitié suivie avec lui, mais refuse cependant de rédiger la préface de son premier recueil de poésies Poète… vos papiers !, dont il n'apprécie pas la teneur. Les deux hommes se brouillent. La même année Ferré compose La Nuit, un ballet-oratorio que lui a commandé le chorégraphe Roland Petit. C'est une expérience malheureuse et Ferré va abandonner pour de longues années ses ambitions musicales au profit de l'écriture. Il débute la rédaction de Benoît Misère et des Lettres non postées. En 1957, Léo Ferré est le premier à consacrer la totalité d'un LP à un poète. Il s'agit de Charles Baudelaire dont on célèbre le centenaire des Fleurs du mal. Ferré désire mener une "croisade poétique" pour faire voler en éclat la distinction entre poésie et chanson, et pour contrecarrer par le haut ce qu'il juge être la médiocrité des paroliers de son époque.15 Il s'attèle ensuite à mettre en musique Louis Aragon en 1958 et Verlaine en 1959, puis Rimbaud vraisemblablement en 1963. Ce travail intensif l'amènera en toute logique à consacrer un récital entier aux poètes en 1966. En 1959, il noue contact avec le photographe Hubert Grooteclaes. Ce dernier devient son ami fidèle et réalisera pour lui plusieurs couvertures d'album dans les années 60 et 80. La même année, Ferré se porte acquéreur de l'île dont il rêve, entre Cancale et Saint-Malo. C'est le début d'un amour-passion pour la Bretagne, qui lui inspire entre autres le long poème Guesclin, intitulé ultérieurement La Mémoire et la mer, dans lequel il va puiser la matière de pas moins de sept chansons16. L'éditeur Pierre Seghers et Aragon en éditeront chacun des fragments, qui dans la collection Poètes d'aujourd'hui (1962), qui dans Les Lettres françaises (1963). Mais Ferré n'en donnera une version définitive, considérablement modifiée, qu'en 1980 Les années Barclay : avant 1968 En 1960, Léo Ferré rejoint le label florissant d'Eddie Barclay. L'artiste vitupère comme jamais auparavant son époque ; entrée dans la société de consommation, bellicisme (en pleine Guerre d'Algérie), tutelle de De Gaulle, bourgeoisie étouffante... Cette liberté de ton se voit régulièrement interdite d'antenne, mais finit par s'imposer puisque Ferré, porté par ses succès Paname, Jolie môme (1960) et dans une moindre mesure L'Affiche rouge (sur le texte d'Aragon, 1961), connaît enfin la consécration critique et publique lors de son spectacle triomphal à l'Alhambra en 1961, qui donne lieu à une captation. Dans la foulée l'album Aragon fait date, et va s'imposer au fil du temps comme une référence dans le monde de la chanson. Jusqu'en 1970 Léo Ferré confie à Jean-Michel Defaye les arrangements de ses partitions, ce qui lui permet de maintenir un rythme soutenu de création, réalisant pratiquement un album par an, parfois plus. Il est difficile de savoir ce qui dans ces arrangements est le fait de la sensibilité de Defaye, des désirs de Ferré, et des conventions de l'époque, l'ensemble étant d'une grande homogénéité formelle. Ferré se produit à guichets fermés dans les plus grandes salles parisiennes, pour des périodes de deux à six semaines, en privilégiant tout particulièrement Bobino. Il tourne peu en province, mais se rend pour la première fois au Canada en 1963. Il y retournera régulièrement jusqu'à la fin de sa vie. Il se montre peu à la télévision et se tient volontairement éloigné du "métier". De 1963 à 1968, Léo Ferré vit dans le Lot, où il a acheté une demeure du XVIème siècle plutôt vétuste, le Château de Pechrigal ("tertre royal" en quercynois), que Ferré rebaptise Perdrigal. En sus de sa production de chansons, il y écrit, sans chercher à faire publier quoi que ce soit, des proses poétiques et de longs poèmes aux recherches stylistiques affirmées. Il s'adonne en outre à sa passion de l'imprimerie, en s'y faisant installer du matériel professionnel. Ainsi, il apprend à typographier, à brocher et édite dans le commerce le journal de sa femme, un livre de deux-cent pages qui décrit leur quotidien difficile. Le couple – dont la relation se dégrade - vit entouré de très nombreux animaux, à commencer par la chimpanzée Pépée, achetée en 1961 à un dresseur. Léo Ferré a développé une relation privilégiée avec cet animal, mais n'a pas su s'en montrer le maître ; le singe est invivable, colérique, destructeur. Cela devient très contraignant et isolant. En 1967, Barclay censure la chanson À une chanteuse morte. Ferré lui intente un procès, qu'il perd. En mars 1968, Léo Ferré part assurer un gala et ne revient pas au domicile conjugal, malgré les menaces de sa femme. Pépée se blesse et ne se laisse approcher par personne. Au désespoir, Madeleine fait tuer le chimpanzée et plusieurs autres animaux par un voisin chasseur. Ferré en sera terriblement affecté. La chanson Pépée est le requiem de ce drame intime. Après l'avoir raillée (Épique époque en 1964, Le Palladium et Les Romantiques en 1966), et alors qu'il vilipende l'immobilisme et la soumission du peuple dans une France repue et bien-pensante (Ils ont voté, La Grève, 1967), c'est dans la jeunesse que Léo Ferré place ses derniers espoirs de changement (Salut, beatnik !, 1967). Le 10 mai, première nuit des barricades au Quartier latin de Paris, Léo Ferré chante à la Mutualité pour la Fédération anarchiste comme il le fait chaque année depuis 1948. Il interprète pour la première fois la chanson Les Anarchistes. Puis il repart dans le Sud rejoindre sa nouvelle compagne, sans prendre part aux événements de Mai. Il vit quelques temps en Lozère, puis en Ardèche. Les années Barclay : après 1968 A partir de l’été 68 Léo Ferré se plonge dans la mise en musique de poèmes extraits de son recueil Poète... vos papiers !. Ces nouvelles chansons, enregistrées sur les albums L'été 68 et surtout Amour Anarchie, seront perçues par la critique comme un profond renouvellement de son inspiration alors que ces textes ont été pour la plupart écrits au début des années 50. Le succès de C'est extra en 1969 élargit considérablement son audience, tout particulièrement auprès de la jeunesse. La réceptivité de ce nouvel auditoire, qui reconnaît dans le poète le "prophète" de sa propre révolte, amène Ferré à éclater dans certaines de ses chansons les structures traditionnelles au profit de longs monologues discursifs (voire théoriques) s'apparentant aux arts oratoires. Par un travail très précis sur la voix parlée (rythme, élocution) et une écriture rhétorique dérivée de la prose de Rimbaud, Ferré ritualise sa parole sur un mode incantatoire18 et dramatique, qui vise à emporter son auditoire (Le Chien, La Violence et l'ennui, Le Conditionnel de variétés, Préface, Il n'y a plus rien). Cette recherche ne sera pas toujours bien comprise et Ferré va dorénavant partager le public et la critique comme jamais. A cela s'ajoute son attrait pour le rock anglo-saxon, qu'il envisage comme un moyen de dépoussiérer les vieilles habitudes du paysage musical français. Ainsi en 1969, il enregistre à New York une version inédite du Chien avec des musiciens de jazz-rock (John McLaughlin et Billy Cobham, respectivement guitariste et batteur du Mahavishnu Orchestra, et Miroslav Vitous, bassiste de Weather Report). Initialement ce devait être avec Jimi Hendrix. Pour d'obscures raisons, Ferré n'utilise pas cette version et réenregistre le titre avec une jeune groupe français que sa maison de disque veut mettre en avant : Zoo. La collaboration durera le temps de deux albums (Amour Anarchie, La Solitude) et d'une tournée en 1971. Toujours en 1969, il rencontre Brel et Brassens lors d'un célèbre entretien pour RTL. Chacun est sur la défensive, les trois "star" n'ont pas grand-chose à se dire. Ferré s’établit en Italie, entre Florence et Sienne. En 1970 Ferré devient père pour la première fois. Sa maison de disque écarte Avec le temps du double-album Amour Anarchie. Sortie "à la sauvette" en 45 tours, cette chanson tragique inspirée de ses propres désillusions devient un classique instantané, le plus grand succès de Ferré, qui ne cesse d'être repris en France et à l'étranger (voir la Liste des interprètes de Léo Ferré). La même année voit la publication de Benoît Misère, son unique roman. L'indifférence du monde littéraire et le peu d'implication de l'éditeur retiendront Ferré de retenter l'expérience (malgré des projets ultérieurs). Il saute par contre sur l'occasion que lui offre Jean-Pierre Mocky de renouer avec ses rêves orchestraux en lui demandant de lui composer la musique de son film L'Albatros. Ferré écrit et orchestre quarante minutes de musique symphonique. La collaboration se passe mal ; Mocky n'utilise que cinq minutes. Ferré reprend ce matériau pour créer l'année d'après les chansons Ton style et Tu ne dis jamais rien, avec quoi il décide de se passer désormais d'un arrangeur. Voulant s'affirmer aux yeux de tous comme musicien, Ferré décide alors de ré-enregistrer La Chanson du mal-aimé dans de meilleures conditions techniques. Cette fois il chante et dit le texte seul, en lieu et place des chanteurs lyriques d'autrefois, ce qui l'amène à modifier légèrement son orchestration. Après avoir été idolâtré par de nombreux jeunes, Ferré subit en 1971 une contestation virulente d'une minorité du public se disant gauchiste, qui vient régulièrement perturber les concerts. Ces "désordres" reprendront de plus belle en 1973 et en 1974, au point de lui faire un temps envisager d'arrêter la scène. 1972 signe son retour à l'Olympia, où il ne s'est pas produit depuis 1955. Très actif durant ces années, il fait une tournée au Liban, en Algérie, effectue de nombreux galas au profit d'ouvriers grévistes, ou encore du jeune journal Libération, alors totalement indépendant financièrement et politiquement. Il tourne partout en France, en Suisse, en Belgique, et participe avec Brassens à un concert en faveur de l'abolition de la peine de mort, contre laquelle il a déjà écrit en 1964 la chanson Ni Dieu ni maître, considérée comme un de ses classiques, et contre laquelle il écrira encore La Mort des loups (1975). En 1973 il épouse sa compagne Marie-Christine Diaz. Cette même année sortent deux disques très noirs : Il n'y a plus rien, qui met en mots la désillusion de Mai 68, et Et... basta !, où Ferré fait un bilan de ses blessures et règle ses comptes dans un très long texte en prose qui n'est plus à proprement parler de la chanson. Sur le premier disque, Ferré est exclusivement symphonique. Sur le second, l'accompagnement se réduit au contraire à quelques instruments. Le départ de son pianiste Paul Castanier, fidèle accompagnateur depuis 1957, ainsi que la rupture en 1974 avec la maison Barclay suite à une accumulation de différends19, vont conduire Léo Ferré à se consacrer principalement à la composition et la direction d’orchestre. C'est en participant au Festival de Vence organisé par son ami le violoniste Ivry Gitlis, qu'il rencontre le pianiste classique Dag Achatz, avec lequel il enregistre le Concerto pour la main gauche de Ravel. Ensemble et avec quelques autres musiciens, ils donnent cinq semaines durant un spectacle hors-normes à l'Opéra comique, avec La Chanson du mal-aimé en piano-voix, Et... basta ! et de nouvelles chansons "en chantier", dont L'espoir, qui est emblématique du lyrisme "espagnol" de l'artiste. C'est un véritable succès public, malgré une incompréhension et un rejet critique quasiment unanimes. En 1975 Léo Ferré dirige sur scène l’Orchestre de l’Institut des Hautes Etudes Musicales de Montreux, puis l’Orchestre Symphonique de Liège et en novembre, l’Orchestre Pasdeloup au Palais des congrès de Paris, à l’occasion de la publication de l’album Ferré muet dirige…, enregistré avec Dag Achatz. Ferré tient la gageure de diriger l'orchestre et chanter en même temps. Il mélange Ravel et Beethoven à ses propres compositions, et inverse le placement de l'orchestre. 140 musiciens et choristes sont présents sur scène. C'est de nouveau une expérience de spectacle inédite, cassant les conventions et décloisonnant les univers. Ferré fait salle comble durant cinq semaines, mais la critique issue du monde musical classique marque un net rejet de ce spectacle hybride et met en cause ses qualités de chef d'orchestre. Ferré en est profondément blessé. Les années toscanes En 1976, Léo Ferré signe chez RCA. A partir de cette date la majeure partie de ses enregistrements studio sera réalisée avec l’Orchestre Symphonique de Milan placé sous sa direction. Sur scène il dirigera également l’Orchestre Symphonique de l’Essonne (1978), l’Orchestre Symphonique de Lorient (1984), l'Orchestre de la Cité de Barcelone (1985), l’Orchestre Métropolitain de Montréal (1985), l’Orchestre Philharmonique de Lorraine (1991). En 1981, il dédie à Bobby Sands et à ses amis de l'IRA la chanson Thank You Satan. En 1982, il publie le triple album Ludwig- L'Imaginaire-Le Bateau ivre. En 1983, il publie le quadruple-album vinyle L'Opéra du pauvre et entame une « tournée marathon » en Italie, en France, au Portugal et en Belgique20. Il soutient à la même époque Radio libertaire. L'année suivante il chante à l'Olympia et au Théâtre des Champs-Élysées. Ses concerts durent alors trois heures. En 1985, il publie un album entièrement consacré à son ami Jean-Roger Caussimon et effectue une nouvelle tournée à travers la France. En mars, il refuse d'être Commandeur des Arts et Lettres, et quitte RCA. Il inaugure en 1986 le Théâtre Libertaire Parisien. Il se produit pendant 6 semaines au TLP avec au programme un tour de chant consacré aux poètes qu'il a mis et continue de mettre en musique. En 1987, Ferré entame une nouvelle tournée marathon en France, Allemagne, Autriche, Italie, Belgique, Canada et Japon. Jean-Louis Foulquier organise une Fête à Ferré dans le cadre des Francofolies de La Rochelle ; Jacques Higelin interprète pour l'occasion une version de "Jolie Môme" « survitaminée ». L'année suivante, il refuse une nouvelle fois de soutenir la candidature de Mitterrand et appelle à l'abstention. Il effectue une tournée en France, au Canada, en Espagne, au Maroc, et un récital au TLP21. Léo Ferré à l'Olympia pour un spectacle en hommage à Paul Castanier en 1992. En 1989, Léos Carax lui propose d'écrire la musique du film Les Amants du Pont-Neuf22. En 1990, il chante avec Renaud, et Francis Lemarque à Bercy pour la fête des 70 ans du Parti Communiste. En 1991, il signe en compagnie de Renaud un appel pour la Paix maintenant contre l'intervention militaire dans le Golfe. Il publie le disque Une saison en enfer pour le centenaire de la mort de Rimbaud, et effectue en début d'année 1992 une tournée en France et en Belgique. Le 9 février 1992 il retrouve sur la scène de l'Olympia : Jacques Higelin, Georges Moustaki, Rufus, Font et Val, Alain Meilland, Jacques Serizier, Patrick Siniavine pour un spectacle en hommage à Paul Castanier. Hospitalisé fin 1992 il doit annuler sa rentrée parisienne au Rex. Il décède chez lui, le 14 juillet 1993, à l'âge de 76 ans. Son style Léo Ferré est une des références incontournables de la chanson française. Mêlant le lyrique et le populaire, la tradition et l'utopie, l'amour et l'anarchie, Ferré dépeint des états d'âmes plus qu'il ne raconte des histoires. Il secoue plus qu'il ne flatte. « Se demander si "on aime" Untel ou untel revient à s'interroger sur le plaisir qu'il nous procure. Avec Léo Ferré, il n'y a aucun doute possible : le plaisir est immense. D'abord un plaisir abstrait, cérébral. On est happé par le sens des mots. Puis une sensation plus physique qui est un effet du plaisir cérébral et qui parle au corps lui-même. Typiquement on appelle cela la jouissance. Et puis cet homme superbe à qui l'âge ne donne pas, comme on dit bêtement, une "éternelle jeunesse", mais une tonalité de liberté absolue, une grâce incomparable qui va bien au-delà de la vie et de la mort elles-mêmes. Léo Ferré a ce don extrême de dire des choses simples en révélant ses affects et ses expériences dont nous nous sentons les complices. C'est ce qu'[on] devrait montrer : ce complot d'affects, […] cette culture de la joie, cette dénonciation radicale des pouvoirs, ce glissement progressif vers un plaisir qui est le contraire de la mort. Ce que je peux exprimer bêtement par : j'aime Léo Ferré. Non parce qu'il est bête d'aimer Léo Ferré, mais parce que c'est dire bêtement une complicité qui peut mettre l'ordre en péril. Ferré est dangereux parce qu'il y a chez lui une violence (maîtrisée) qui s'appelle le courage de dire. Il perçoit partout, dans le monde, dans la vie individuelle, l'intolérable. C'est un homme de passion habité par la sérénité. C'est un plongeur de l'émotion qui utilise les mots comme des grains de sable dansant dans la poussière du visible. » — Gilles Deleuze, conversation de juin 1991 avec Domique Lacout, reproduite dans Dominique Lacout, Léo Ferré, Éditions Sévigny, 1991, p. 321-322 Ferré est considéré comme un poète marquant de la deuxième moitié du XXe siècle, avec une expression riche et profonde, où l'influence du surréalisme se fait sentir notamment dans la deuxième moitié de l'œuvre enregistrée. Il utilise un vocabulaire étendu, des champs lexicaux récurrents plutôt inattendus (du moins pour la chanson), joue avec la connotation usuelle des mots, forge des néologismes, crée des images complexes s'engendrant les unes les autres, avec de nombreux changements de registre et de rythme ; l'intertexte littéraire y est abondant, le sens rarement univoque. En tant qu'écrivain, il a abordé - en les subvertissant à des degrés divers - le récit d'enfance (Benoît Misère), le genre épistolaire (Lettres non postées), le texte de réflexion (Introduction à l'anarchie, Technique de l'exil, Introduction à la folie), le portrait, voire l'autoportrait (préfaces à Verlaine et à Caussimon). Il s'est frotté au théâtre (L'Opéra des rats), il a publié des recueils (Poètes... vos papiers !, Testament phonographe) et composé de vastes poèmes ouvragés (La Mémoire et la Mer23, Le Chemin d'enfer, Perdrigal/Le Loup, Death... Death... Death..., Métamec). Léo Ferré est aussi un infatigable passeur. En mettant en musique ses modèles et ses affinités (Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Villon, Jean-Roger Caussimon, Aragon, Rutebeuf, Cesare Pavese et quelques autres), il contribue à les faire connaître et aimer d'un public élargi. On reconnaît moins unanimement ses qualités de musicien, alors que les harmonies chez lui sont riches et la mélodie inspirée. À partir de 1971, devenant son propre orchestrateur, Léo Ferré donne vie à son idéal esthétique de la chanson symphonique, pour un résultat souvent flamboyant. Ce choix a pu sembler hasardeux à certains, mais ce classicisme des arrangements l'éloigne d'une inscription précise dans une époque et le prémunit avec une belle ampleur des aléas de l'air du temps. Hors de la chanson, il s'est essayé à la composition de différents genres : l'opéra avec La Vie d'artiste (inachevé), l'oratorio avec La Chanson du mal-aimé (texte d'Apollinaire), le « ballet » avec La Nuit, la musique instrumentale avec La Symphonie interrompue, Le Chant du hibou, Le Concerto pour bandonéon (inachevé), et enfin la BO pour le cinéma avec des films comme Douze heures d'horloge, avec Lino Ventura, ou L'Albatros de Jean-Pierre Mocky. Il faut ajouter à cela la direction d'orchestre, qu'il apprend en autodidacte. De 1975 à 1990, Léo Ferré dirige occasionnellement les orchestres symphoniques qu'on veut bien lui prêter, lors de représentations en France, en Italie, au Canada, en Espagne, en Suisse et en Belgique. Mathieu Ferré24, avec les Éditions La Mémoire et la Mer, réédite régulièrement l'œuvre originale de son père tout en sortant de nombreux inédits. Honneurs officiels De son vivant, Léo Ferré a refusé de recevoir le Grand Prix de la chanson française, d'être fait Commandeur des Arts et Lettres, de soutenir François Mitterrand contre la promesse d'avoir à sa disposition un orchestre symphonique de premier ordre, et d'être l'invité d'honneur des premières Victoires de la musique. En 2003, a été inauguré la place Léo Ferré à Monaco, sur laquelle a été installée le visage en bronze de l'artiste, par le sculpteur Blaise Devissi. La Cité scolaire de Gourdon (Lot) porte le nom de l'artiste. Elle comprend un collège, un lycée général et un lycée professionnel. Il existe une rue Léo Ferré à Bagneux et une autre à Pierrefitte-sur-Seine. Une variété de rose originaire d'Asie porte le nom de l'artiste. Sa fleur est bicolore : blanc-or bordé de rouge carmin. En 2006, la commune de Grigny, dans le Rhône, inaugure une médiathèque Léo Ferré. En 2007, l'artiste plasticienne Miss.Tic a réalisé deux grands pochoirs muraux représentant Ferré pour la résidence universitaire d'Orly. En 2009 ont été inaugurés la place et le square Léo Ferré, à Paris (12ème arrondissement). En novembre 2009, le collectif Les derniers hommes rend hommage à Léo Ferré dans une création "il n'y a plus rien" lors du premier festival d'arts numériques "Labomatique" à Dijon.

    Taratoni

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  • Léo Ferré-

    Fils de Joseph Ferré, directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et de Marie Scotto, couturière d'origine italienne, il a une sœur Lucienne, de deux ans son aînée. Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique. A l’âge de sept ans, il intègre la Chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Monaco, et y apprend le solfège et l'harmonie. Il découvre la polyphonie au contact des œuvres de Palestrina et de Tomás Luis de Victoria. Son oncle, un violoniste du casino de Monaco, lui fait découvrir Beethoven et le fait assister aux répétitions et à la représentation du Concerto pour la main gauche à l'opéra de Monte-Carlo, en présence de Ravel. Ces deux expériences vont le marquer durablement. Et, enfant, il joua face à la mer, des symphonies fantastiques... À neuf ans il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes au collège Saint-Charles de Bordighera en Italie, où il restera en pension pendant huit longues années. Il racontera cette enfance mise en cage dans un livre : Benoît Misère (1970). En 1926, il compose sa première mélodie sur un poème de Verlaine : Soleils couchants. En 1930, à 14 ans, il compose le Kyrie d'une Messe à trois voix. De retour à Monaco, il rencontre Antal Dorati, Mitropoulos qui dirige l'Orchestre philharmonique de New York et Léonid Sabaniev, un élève d'Alexandre Scriabine qui lui fait travailler le piano. Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée de Monaco, et se lie d'amitié avec Maurice Angéli. Il devient pigiste pour le journal Le Petit Niçois comme critique musical. Ses années de formation [modifier] En 1935, il vient à Paris pour y faire des études de droit. Il est diplômé de l'école libre des sciences politiques en 1939. De septembre 1939 à août 1940, il effectue son service militaire. Pendant la guerre, il est affecté à l'infanterie et dirige un groupe de tirailleurs algériens. Après la défaite de 1940 il est démobilisé et revient à Monaco. À l'occasion du mariage de sa sœur, il écrit un Ave Maria pour orgue et violoncelle, qui est joué à l'église Saint-Charles de Monaco. Suivront deux autres œuvres d'inspiration religieuse, un Benedictus et un Agnus Dei. En 1941, il commence à composer des chansons et se produit au Théâtre des beaux-arts de Monaco sous le pseudonyme de Forlane. C'est à cette époque qu'il prend la double nationalité monégasque et française. À la fin d'un concert à Montpellier où se produit Charles Trénet, il lui présente trois de ses chansons, mais celui-ci lui conseille de ne pas les chanter lui-même et d'écrire pour les autres. En 1943, Léo Ferré épouse Odette Shunck qu'il avait rencontrée en 1940 à Castres. Il s'installe dans une ferme à Beausoleil, sur les hauteurs de Monaco. La même année il devient un temps speaker, régisseur, pianiste, bruiteur et balayeur pour Radio Monte-Carlo, et continue de se produire dans des cabarets. C'est ainsi qu'il rencontre en 1945 René Baër et Édith Piaf qui lui conseille de monter à Paris. Ses débuts à Paris [modifier] En 1946, Léo Ferré s'installe dans la capitale où il rencontre Francis Claude, avec qui il écrira La vie d'artiste. Il est engagé pendant trois mois au cabaret le Bœuf sur le Toit. Il y fait la connaissance des Frères Jacques et du duo Roche-Aznavour. Il interprète ses premières chansons importantes : Le bateau espagnol, La chanson du scaphandrier, Le Flamenco de Paris entre autres. Un événement marquant est sa rencontre avec Jean-Roger Caussimon à Montmartre qui devient un de ses complices et l'auteur de certains de ses premiers succès comme Monsieur William. Pour Ferré, c'est une époque financièrement difficile. Il a du mal à joindre les deux bouts et demande de l'aide à son père. Il se sépare de sa femme Odette qui ne supporte plus ces conditions de vie, cela lui inspire en 1950 la chanson La vie d'artiste qui relate ses années de vache maigre. Premiers succès [modifier] Pour se faire connaître, Ferré s'efforce de placer quelques-uns de ses titres chez les interprètes de l’époque : Édith Piaf, Renée Lebas, Yvette Giraud, Henri Salvador, Les Frères Jacques. Renée Lebas fait connaître Ferré en interprétant Elle tourne la terre. Elle créera aussi L'île Saint-Louis et surtout Paris-Canaille, dont l'enregistrement par Catherine Sauvage sera le premier grand tube de sa carrière. Ferré continue de se produire dans les cabarets de la rive gauche : Les Assassins, le Milord l 'Arsouille, les Trois Mailletz, où il partage l'affiche avec Catherine Sauvage qui sera l'interprète privilégiée de sa musique. En 1947, il rencontre les anarchistes espagnols exilés de la guerre civile et du franquisme avec qui il se lie d'amitié. Il effectue une tournée en Martinique. Il écrit la chanson Mon Général. Durant 1 minute, il adhère au Parti communiste[1]. En 1948 avec Eddy Marnay, il écrit Les amants de Paris pour Édith Piaf et en 1950 enregistre son premier disque pour Le Chant du Monde en s'accompagnant au piano. Il travaille à la radio nationale en qualité de programmateur d'une émission intitulée Musiques byzantines. En 1950, il joue le rôle d'un pianiste dans un film La Cage d'Or de Basil Dearden. La période Odéon [modifier] Sa rencontre avec Madeleine Rabereau amorce une nouvelle direction dans sa vie et sa carrière, elle devient son mentor et influe sur ses choix artistiques. Ils écrivent De sac et de corde une pièce pour la radio qui sera interprétée par Jean Gabin comme récitant et Léo Ferré dirigeant l'orchestre et les chœurs de la radio nationale. Ils se marient en 1952, pour Ferré c'est la fin des temps difficiles, des artistes comme Henri Salvador[2] et Yves Montand[3] interprètent ses chansons et le label Odéon lui signe un contrat d'enregistrement. Il se lie d'amitié en 1952 avec Lucien Morisse. En octobre 1953, il réenregistre au piano, les chansons déjà enregistrées en 1950, pour Le chant du Monde. Son premier disque pour la firme comprend des titres comme Monsieur William, le Pont Mirabeau (poème d'Apollinaire), et Paris-Canaille[4], suivi de nouveaux titres en 1954 avec Le parvenu, Le piano du pauvre et L'homme[5]. Il compose aussi un oratorio : La Chanson du mal aimé sur un texte d'Apollinaire, qui sera créé à l'Opéra de Monte-Carlo le 29 avril 1954 sous sa direction, et sous le patronage de Rainier III de Monaco. La même année, il est en première partie de Joséphine Baker à l'Olympia. Il rencontre l'accordéoniste Jean Cardon, qui devient son accompagnateur privilégié jusqu'à la fin des années 50. 1955 est l'année de la consécration il est programmé en vedette à l'Olympia pendant vingt soirées. C'est une année très productive, qui voit l'enregistrement de nouveaux titres Vise la réclame,Monsieur mon passé, Le guinche et met en musique l'un des grands textes de la poésie médiévale avec Pauvre Rutebeuf[6]. Il rencontre André Breton. Il écrit son premier recueil important de poésie intitulé Poètes, vos papiers . En 1956, il lit le Roman inachevé de Louis Aragon dont il met dix textes en musique. En 1957, il met en musique des poésies extraites des Fleurs du mal de Charles Baudelaire et enregistre son oratorio La chanson du mal aimé. Il rencontre la même année Paul Castanier, qui devient son pianiste, et Maurice Frot, qui devient son secrétaire. Les deux années qui suivent voient l'enregistrement de ses deux derniers albums pour le label Odéon, avec des titres, comme Mon Sébasto, Les copains d'la Neuille, et Le temps du tango. En 1958, c'est son premier passage à Bobino. Il rencontre en 1958 Bernard Dimey, et en 1959 Hubert Grooteclaes qui devient son photographe et son ami. Barclay première manière [modifier] En 1960, Léo Ferré fait partie avec Charles Aznavour, Henri Salvador et Dalida, de l'écurie Barclay, bientôt rejoint par Jacques Brel. Son directeur artistique est Jean Fernandez. Il enregistre son premier album Paname où l'on trouve Comme à Ostende (paroles de Jean-Roger Caussimon), Jolie môme qui sera aussi interprétée par Juliette Greco, ainsi que la chanson titre. L'année suivant il consacre un nouvel album à un poète, cette fois-ci il choisit d'interpréter des textes de Louis Aragon, la chanson la plus marquante de ce disque est L'affiche rouge. Il chante au Vieux Colombier, puis fait un triomphe lors de son spectacle en vedette à l'Alhambra[7] accompagné par l' orchestre dirigé par Jean-Michel Defaye, il y chante ses succès et aussi des inédits comme Les temps sont difficiles.[8]. Après avoir vu un numéro de chimpanzé en première partie de son spectacle Léo et sa femme adoptent une femelle qu'ils nomment Pépée, ils recueilleront ensuite d'autres animaux. Il achète l'Île du Guesclin, près de Cancale. C'est le début d'un amour-passion pour la Bretagne, qui lui inspirera un cycle de compositions, qui paraîtront dans Poètes, vos papiers, dont le plus représentatif est le célèbre "La Mémoire et la mer".. En 1962, il fait un récital à l'ABC. Il écrit la préface des Poèmes saturniens de Verlaine. L'album Flash Alhambra - ABC est rapidement retiré de la vente. La chanson Mon Général déplaît aux autorités. En 1963, il achète le Château de Pechrigal, dans le Lot, qu'il nomme « Perdrigal ». Il vivra dans cette vieille bâtisse qui, selon lui, était un château malheureux (dû en partie aux dégâts de Pépée), avec son épouse et sa ménagerie, retiré de la vie parisienne. Le « Léo Ferré châtelain » lui sera beaucoup reproché, il s'en défendra vivement en disant que tout le monde appartenait au système, et que les artistes eux aussi avaient le droit d'avoir de l'argent. En 1964, il enregistre un double album de poèmes de Verlaine et de Rimbaud, qu'il a mis en musique. L'année suivante, il effectue un récital à Bobino, et écrit la préface du livre de Maurice Frot le Roi des Rats. En 1967, Barclay supprime la chanson À une chanteuse morte (Edith Piaf) sur son nouveau disque. Il écrit dans la collection Poètes d'aujourd'hui de Seghers un livre sur Caussimon. Son nouveau directeur artistique est Richard Marsan[9]. En mars 1968, il quitte le Lot. Le 7 avril, Pépée est tuée par un voisin d'une balle dans la tête tout comme Zaza, un autre chimpanzé, sur ordre de Madeleine qui liquidera tous les animaux, en les donnant aux voisins ou en les tuant. Léo Ferré ne pardonnera pas à Madeleine, sa femme, il chantera Pépée en 1969 et Zaza une chanson beaucoup plus explicite où Léo Ferré « se venge » qu'on retrouvera bien plus tard dans l'album posthume de Léo : Métamec. Le 10 mai, il chante à la Mutualité pour les anarchistes comme il le fait chaque année depuis 1948. Il part vivre en Lozère, puis en Ardèche. Barclay seconde manière [modifier] En 1969, il rencontre les Moody Blues et écrit Solitude. C'est aussi l'année de la rencontre historique au micro de François-René Christiani de RTL de Brassens, Brel et Ferré. C'est extra devance les Beatles au hit-parade. Il chante au Don Camillo, rue des Saint-Pères, où il rencontre régulièrement Jane Birkin et Serge Gainsbourg. Il effectue aussi la même année une série d'entretiens avec Michel Lancelot sur Europe 1. Il part s'installer définitivement en Toscane en 1970, enregistre le Chien avec le groupe français Zoo et surtout son chef-d’œuvre, le double album Amour, Anarchie. Il effectue une série de récitals intitulés Un Chien à la Mutualité.[10]. Le 21 octobre il enregistre Avec le temps. Il se produit pour la première fois en 1971 au théâtre Toursky de Marseille. Il écrit Il n’y a plus rien pour un film qu'il a en projet.[11]. 1972 signe son retour à l'Olympia, où il ne s'est pas produit depuis 1955. Il effectue une tournée au Liban. Il participe à un concert avec Brassens contre la peine de mort. En 1973, il participe à un concert de soutien au journal Libération, écrit Allende, et enregistre le disque Et basta !. En décembre, il épouse Marie-Christine Diaz au consulat de France à Florence. La période toscane [modifier] En 1974 il effectue un concert au festival de Vence avec Ivry Gitlis, et donne durant cinq semaines à l'Opéra comique la chanson du Mal-Aimé, et Et basta !. En 1975, il réenregistre le disque Ferré muet[12], et dirige pendant 5 semaines l'orchestre des Concerts Pasdeloup[13]. Il y interprète ses chansons, et des musiques de Ravel et Beethoven. L'année suivante, il effectue une tournée en Algérie[14]. Il signe chez RCA. En 1981, malgré la proposition d'un cachet substantiel et la promesse faite par Roger Hanin de mettre un orchestre symphonique à sa disposition, il refuse de soutenir la campagne présidentielle de François Mitterrand. Il dédie à Bobby Sands et à ses amis de l'IRA la chanson Thank you Satan. En 1983, il entame une « tournée marathon », en Italie, en France, au Portugal, en Belgique[15]. Il soutient à la même époque Radio libertaire. L'année suivante il chante à l'Olympia et au Théâtre des Champs-Élysées. En 1985, il effectue une tournée à travers la France. En mars, il refuse d'être Commandeur des Arts et Lettres, et quitte RCA. Il inaugure en 1986 le Théâtre Libertaire Parisien. Il a un nouveau concert de 6 semaines au TLP avec au programme les Poètes. Il refuse en 1987 d'être l'invité d'honneur des premières Victoires de la Musique et entame une nouvelle tournée marathon en France, Allemagne, Autriche, Italie, Belgique, Canada et Japon. Jean-Louis Foulquier organise une Fête à Ferré dans le cadre des Francofolies de la Rochelle ; Jacques Higelin interprete pour l'occasion une version de "Jolie môme" « survitaminée ». L'année suivante, il refuse une nouvelle fois de soutenir la candidature de Mitterrand et appelle à l'abstention. Il effectue une tournée en France, au Canada, en Espagne, au Maroc, et un récital au TLP[16]. En 1989, Léos Carax lui propose d'écrire la musique du film Les amants du Pont-Neuf[17]. En 1990, il chante avec Renaud, et Francis Lemarque à Bercy pour la fête des 70 ans du Parti Communiste. En 1991, il signe en compagnie de Renaud un appel pour la Paix maintenant contre l'intervention militaire dans le Golfe. Il effectue en début d'année 1992 une tournée en France et en Belgique. Hospitalisé fin 1992 il doit annuler sa rentrée parisienne au Rex, il décède le 14 juillet 1993 à l'âge de 76 ans. Le square Léo-Ferré à Livry-Gargan Son style [modifier] Dans ses textes, Ferré mêle le lyrisme, l'argot, l'amour et l'anarchie. Occupant une place centrale dans le monde de la chanson française, il est sans doute une des références dans ce domaine. À partir du moment où il reprend son contrat à Eddy Barclay, période des immenses succès (Avec le temps et C'est extra), il se réalise pleinement en tant qu'artiste ; sa musique et ses textes deviennent débridés. En sa qualité d'auteur, Ferré est considéré comme un poète marquant du XXe siècle, avec une expression originale, puissante et personnelle de la poésie. Mettant en musique Apollinaire, Rutebeuf, Baudelaire, Aragon, Verlaine, Rimbaud, Cesare Pavese, Villon, Jean-Roger Caussimon, Pierre Seghers, et quelques autres, il contribue à les faire connaître et aimer d'un public élargi. Hors de la chanson, il s'est essayé à la composition de différents genres : l'opéra avec La Vie d'artiste (inachevé), l'oratorio avec La Chanson du Mal aimé, sur le texte d'Apollinaire, le "ballet" avec La nuit, et la musique instrumentale avec La Symphonie interrompue, Le chant du hibou, Le concerto pour bandonéon (inachevé) et diverses BO pour le cinéma (Douze heures d'horloge, L'Albatros de Jean-Pierre Mocky). Orchestrateur de ses compositions à partir de 1971, il dirige occasionnellement les orchestres symphoniques qu'on veut bien lui prêter, lors de représentations en France, en Italie, au Canada, en Espagne, en Suisse et en Belgique. Son fils Mathieu[18], avec les Éditions La Mémoire et la Mer, réédite l'œuvre originale de son père tout en sortant de nombreux inédits. Décès de léo Ferré en 1993-

    misterenard

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    Léo Ferre-Le premier pas

    Léo Ferré, né le 24 Août1916 à Monaco et mort le 14 Juillet 1993 à Castellina in chianti(Toscane) est un poète et musicien franco monégasque ,auteur-compositeur-interprète de chansons. Pendant sa période de création de 46 ans, Ferré aura été le plus prolifique chanteur d'expression française, en réalisant plus de 40 albums. Il vécut principalement à Monaco,à Paris,en Bretagne,dans le Lot et en Toscane. Fils de Joseph Ferré, directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et de Marie Scotto, couturière d'origine italienne, il a une sœur Lucienne, de deux ans son aînée. Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique. A l’âge de sept ans, il intègre la Chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Monaco, et y apprend le solfège et l'harmonie. Il découvre la polyphonie au contact des œuvres de Palestrina et de Tomás Luis de Victoria. Son oncle, un violoniste du casino de Monaco, lui fait découvrir Beethoven et le fait assister aux répétitions et à la représentation du Concerto pour la main gauche à l'opéra de Monte-Carlo, en présence de Ravel. Ces deux expériences vont le marquer durablement. Et, enfant, il joua face à la mer, des symphonies fantastiques... À neuf ans il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes au collège Saint-Charles de Bordighera en Italie, où il restera en pension pendant huit longues années. Il racontera cette enfance mise en cage dans un livre : Benoît Misère (1970). En 1926, il compose sa première mélodie sur un poème de Verlaine : Soleils couchants. En 1930, à 14 ans, il compose le Kyrie d'une Messe à trois voix. De retour à Monaco, il rencontre Antal Dorati, Mitropoulos qui dirige l'Orchestre philharmonique de New York et Léonid Sabaniev, un élève d'Alexandre Scriabine qui lui fait travailler le piano. Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée de Monaco, et se lie d'amitié avec Maurice Angéli. Il devient pigiste pour le journal Le Petit Niçois comme critique musical. En 1935, il vient à Paris pour y faire des études de droit. Il est diplômé de l'école libre des sciences politiques en 1939. De septembre 1939 à août 1940, il effectue son service militaire. Pendant la guerre, il est affecté à l'infanterie et dirige un groupe de tirailleurs algériens. Après la défaite de 1940 il est démobilisé et revient à Monaco. À l'occasion du mariage de sa sœur, il écrit un Ave Maria pour orgue et violoncelle, qui est joué à l'église Saint-Charles de Monaco. Suivront deux autres œuvres d'inspiration religieuse, un Benedictus et un Agnus Dei. En 1941, il commence à composer des chansons et se produit au Théâtre des beaux-arts de Monaco sous le pseudonyme de Forlane. C'est à cette époque qu'il prend la double nationalité monégasque et française. À la fin d'un concert à Montpellier où se produit Charles Trénet, il lui présente trois de ses chansons, mais celui-ci lui conseille de ne pas les chanter lui-même et d'écrire pour les autres. En 1943, Léo Ferré épouse Odette Shunck qu'il avait rencontrée en 1940 à Castres. Il s'installe dans une ferme à Beausoleil, sur les hauteurs de Monaco. La même année il devient un temps speaker, régisseur, pianiste, bruiteur et balayeur pour Radio Monte-Carlo, et continue de se produire dans des cabarets. C'est ainsi qu'il rencontre en 1945 René Baër et Édith Piaf qui lui conseille de monter à Paris. En 1946, Léo Ferré s'installe dans la capitale où il rencontre Francis Claude, avec qui il écrira La vie d'artiste. Il est engagé pendant trois mois au cabaret le Bœuf sur le Toit. Il y fait la connaissance des Frères Jacques et du duo Roche-Aznavour. Il interprète ses premières chansons importantes : Le bateau espagnol, La chanson du scaphandrier, Le Flamenco de Paris entre autres. Un événement marquant est sa rencontre avec Jean-Roger Caussimon à Montmartre qui devient un de ses complices et l'auteur de certains de ses premiers succès comme Monsieur William. Pour Ferré c'est une époque financièrement difficile. Il a du mal à joindre les deux bouts et demande de l'aide à son père. Il se sépare de sa femme Odette qui ne supporte plus ces conditions de vie, cela lui inspire en 1950 la chanson La vie d'artiste qui relate ses années de vache maigre. Pour se faire connaître, Ferré s'efforce de placer quelques-uns de ses titres chez les interprètes de l’époque : Édith Piaf, Renée Lebas, Yvette Giraud, Henri Salvador, Les Frères Jacques. Renée Lebas fait connaître Ferré en interprétant Elle tourne la terre. Elle créera aussi L'île Saint-Louis et surtout Paris-Canaille, dont l'enregistrement par Catherine Sauvage sera le premier grand tube de sa carrière. Ferré continue de se produire dans les cabarets de la rive gauche : Les Assassins, le Milord l 'Arsouille, les Trois Mailletz, où il partage l'affiche avec Catherine Sauvage qui sera l'interprète privilégiée de sa musique. En 1947, il rencontre les anarchistes espagnols exilés de la guerre civile et du franquisme avec qui il se lie d'amitié. Il effectue une tournée en Martinique. Il écrit la chanson Mon Général. Durant cinq minutes, il adhère au Parti communiste[1]. En 1948 avec Eddy Marnay, il écrit Les amants de Paris pour Édith Piaf et en 1950 enregistre son premier disque pour Le Chant du Monde en s'accompagnant au piano. Il travaille à la radio nationale en qualité de programmateur d'une émission intitulée Musiques byzantines. En 1950, il joue le rôle d'un pianiste dans un le film La Cage d'Or de Basil Dearden.

    azerty54

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    Nino Ferrer - Le Sud

    Nino Ferrer (15 août 1934 à Gênes, Italie - 13 août 1998 à Montcuq dans le Lot en France), de son vrai nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari, est un chanteur, auteur et compositeur français d'origine française et italienne. Nino Ferrer a passé les premières années de sa vie en Nouvelle-Calédonie où son père, ingénieur, travaillait. De retour en métropole dès 1947, le jeune Nino, après une scolarité parisienne au lycée Saint-Jean de Passy, se lance dans des études d'ethnologie et d'archéologie préhistorique à la Sorbonne. Parallèlement, il se livre avec passion à de nombreuses activités dont la peinture et la musique. À la fin de ses études, Nino Ferrer part faire le tour du monde sur un cargo, participe à quelques fouilles en Mélanésie et, de retour en France, se consacre à une musique qui depuis longtemps le fascine : le jazz. Sa discographie commence en 1959 - puisqu'il fut cette année-là contrebassiste sur deux 45 tours des Dixies Cats et l'année d'après bassiste sur un disque des Gottamou. Au début des années 1960, il accompagne la chanteuse américaine Nancy Holloway et propose, en vain, ses propres compositions aux maisons de disques. En 1963, la chance lui sourit enfin puisqu'il peut enregistrer son premier disque (Pour oublier qu'on s'est aimé). Sur la face B figure un autre titre, "Un an d'amour", dont il existe une version italienne et une autre espagnole, présente sur la bande originale de Talons aiguilles - de Pedro Almodóvar - sous le titre Un año de amor). Le disque n'aura qu'un succès très relatif en France mais sera diffusé dans d'autres pays européens, au Japon et même au Moyen-Orient. Il lui faut attendre 1965, après de nombreux échecs (groupes avortés, rupture puis réconciliation avec Barclay, sa première maison de disque), pour que l'occasion lui soit donnée de renouer avec le succès par le truchement de... Mirza. Succès immédiat qui conduit Nino Ferrer à enregistrer d'autres tubes - parfois à contrecœur - tels que les Cornichons, Oh ! hé ! hein ! bon ! - lui imposant, et pour longtemps, le rôle du chanteur rigolo. Comme Henri Salvador, il se rattrape en interprétant des mélodies tristes et graves sur les faces B de ses disques (Ma vie pour rien). Son rôle de chanteur décalé possède des avantages certains (succès, argent, conquêtes) mais le caractère plutôt entier de Nino Ferrer s'en accommode mal. Rompant avec le showbiz, il quitte la France et part s'installer en Italie où il restera trois ans, jusqu'en 1970. Alors que des disques continuent de sortir en France (Le téléfon, Mao et Moa, Mon copain Bismarck nettement plus ironiques), Nino Ferrer gagne en notoriété grâce à une émission qu'il anime, Io, Agata e tu. À son retour en France, il s'installe dans le Quercy où il se lance dans l'élevage de chevaux, mais sa rencontre avec un guitariste Irlandais, Micky Finn (homonyme de l'ancien percussionniste de T. Rex décédé en 2003) lui rend le goût de la composition musicale. Micky et ses musiciens suivent Nino à Paris et deviennent les Leggs. Après des mois d'une écriture personnelle et de composition, sort en 1971 Métronomie. Si l'album n'a qu'un succès mitigé, l'un de ses titres, La Maison près de la fontaine, se vend à plus de 500 000 exemplaires en 45 tours. Certains morceaux de cet album sont d'une composition associée au genre du rock progressif (Métronomie 1 et 2, Cannabis...), le sortant ainsi de l'étiquette variété auquel il était assimilé. On note une progression à partir de cette date quant au travail plus complexe de composition de ses morceaux. Les années passent et Nino Ferrer, père de deux garçons, Pierre et Arthur (Arthur Ferrari), continue de sortir des albums (Nino and Leggs, Nino and Radiah, Suite en œuf, Véritables variétés verdâtres) qui ne marchent que très moyennement, quasi-systématiquement occultés par un ou deux 45 tours qui, quant à eux, remportent un succès considérable. C'est le cas de la chanson le Sud (tube de l'été 75), qui lui permet en 1976 d'acquérir une bastide, (au cœur du Quercy Blanc, dans la région des Vaux, près de Montcuq), qu'il équipe d'un studio d'enregistrement. En 1979, sort Blanat, puis il part en tournée avec Jacques Higelin. Les années suivantes sortent La Carmencita, Ex-Libris, Rock'n'roll cowboy (dont Frank Margerin dessine la pochette), entrecoupés de rares concerts. Un autre album, 13e album, passe quant à lui complètement inaperçu, mais, au début des années 1990, il renoue avec le succès auprès d'une nouvelle génération en Italie puis en France grâce à la sortie d'une compilation qui permet de faire découvrir - à côté de succès historiques - d'autres compositions plus rares. Sous l'égide d' Yves Bigot (directeur général de FNAC Music), il sort un autre disque, La Désabusion, expose à Paris ses peintures puis part en tournée avec un tout nouveau groupe mis en place par Philippe Poustis (directeur artistique de FNAC Music). Un ultime album, composé de différents titres chantés et/ou écrits par des membres de sa famille ou ses amis, sort en 1993 : La Vie chez les automobiles. Trois ans plus tard, en juillet 1998, sa mère Mounette meurt, laissant un vide certain dans l'existence de Nino. Un mois après le décès de celle-ci, le 13 août 1998, le chanteur se tire une balle dans le cœur en plein champ de blé situé à quelques kilomètres de chez lui, alors qu'il avait commencé à enregistrer avec les Leggs ce qu'il envisageait comme son dernier album, intitulé Suite et fin. Il aurait eu 64 ans deux jours plus tard. Il repose à Montcuq. http://fr.wikipedia.org/wiki/Nino_Ferrer

    gotti57

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    4 min 40

    Léo Ferré - Avec le Temps

    "Avec le Temps" par Léo Ferré. Paroles et Musique Léo Ferré (1971) Avec Paul Castanier au piano à l'Olympia en 1972.

    Appollonia

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    Richard Cocciante & Léo Ferré - Avec le Temps

    "Avec le Temps" par Richard Cocciante et Léo Ferré dans les "Duos de l'impossible" Paroles et Musique Léo Ferré (1971)

    Appollonia

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    Hello Ferré:N°4

    Un reportage en hommage à Léo Ferré réalisé par Thierry Kübler et Fréderic Fontenoy "Hello Ferré",de 2003 pour France 5. Partie N°4

    fidjie

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    Hello Ferré:N°3

    Un reportage en hommage à Léo Ferré réalisé par Thierry Kübler et Fréderic Fontenoy "Hello Ferré",de 2003 pour France 5. Partie N°3.

    fidjie

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    Hello Ferré:N°2

    Un reportage en hommage à Léo Ferré réalisé par Thierry Kübler et Fréderic Fontenoy "Hello Ferré",de 2003 pour France 5. Partie N°2.

    fidjie

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    Hello Ferré:N°1

    Un reportage en hommage à Léo Ferré réalisé par Thierry Kübler et Fréderic Fontenoy "Hello Ferré",de 2003 pour France 5. Partie N°1.

    fidjie

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    Léo Ferré - Tu penses à quoi

    Léo Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti (Toscane), est un poète, musicien et chanteur franco-monégasque. Bénéficiant d'un souffle créateur continu et d'une période d'activité longue (46 ans, contre 24 ans pour Brel, 30 ans pour Brassens, 34 ans pour Gainsbourg), Ferré est à ce jour le plus prolifique auteur-compositeur-interprète d'expression française, ayant réalisé plus d'une quarantaine d'albums originaux.

    cofiz75

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    Nino Ferrer - La Pelle Nera

    Trop souvent, le public français a réduit Nino Ferrer à Mirza, et aux Cornichons, ignorant l'immense talent et la sensibilité artistique de ce grand amateur de jazz, et peintre. Né en Italie le 15 août 1934, Nino Ferrer passe les cinq premières années de sa vie en Nouvelle-Calédonie, avant de s'installer à Paris avec sa famille en 1947. Féru de musique -il joue de la guitare, du piano, de la clarinette, du trombone, de la trompette-, il étudie en parallèle à La Sorbonne, l'ethnologie, la préhistoire et la philologie italienne. Son cursus terminé, il part faire le tour du monde sur un cargo, participe à des fouilles en Mélanésie. De retour à Paris, il se consacre au jazz, accompagne des musiciens tels les Dixiecats, Bill Coleman, Richard Bennett puis Nancy Holloway, l'interprète de Don't make me over. Difficile, pourtant, de se faire une place dans ce « Tout-Paris » artistique. Il enregistre son premier disque Pour oublier qu'on s'est aimé en 1963. Mais c'est la face B Un an d'amour, qui connaîtra son heure de gloire en 1991 lorsque le réalisateur Pedro Almodovar l'utilise pour son film Talons Aiguilles. Il faudra deux armes : la dérision et l'humour, pour que Nino Ferrer atteigne enfin la célébrité en 1965, grâce à un tube : Mirza, signé chez Barclay. Dans la même veine, il enregistre Les cornichons, Oh hé hein bon, Le téléphon, titres emblématiques des années 1960, qui le cantonnent dans le rôle du chanteur « rigolo ». Les faces B telles Ma vie pour rien, reflet d'une personnalité artistique profonde occultée par les médias, ne changent rien à cette image de dandy nonchalant et provocateur. L'argent, le luxe, les conquêtes : l'univers du show biz lasse l'artiste intègre, qui décide de se retirer en Italie de 1967 à 1970. En France, ses titres plus politisés, plus ironiques, très critiques envers la société de consommation et le show-biz, continuent de sortir : Mao et moa, Mon copain Bismarck. Faits marquants : il anime en Italie l'émission télévisée, Io, Agata e tu, vit une petite idylle avec Brigitte Bardot, et engage Manu Dibango comme organiste à ses côtés. En 1971, il rentre en France et s'installe dans Le Lot, où il produit, à des rythmes réguliers, d'incontournables tubes, loin du côté déjanté de Mirza : Je voudrais être noir (1969), La maison près de la fontaine (1972), et Le Sud (1975). Son épouse Kinou, ses deux fils, Pierre et Arthur, contribuent à la félicité d'une existence heureuse menée dans une vieille bastide du 18ème siècle. Pourtant ses albums, composés avec le guitariste Mickey Finn (Eric Clapton, les Stones) et accompagnés de ses musiciens Les Leggs, ne sont que des demi-succès. En 1979, Higelin tente de sortir Nino Ferrer de son isolement médiatique, au cours d'une tournée. Rien n'y fait : le chanteur se retire définitivement du show-business. Durant sa « retraite », il peint, compose, puis sort en 1993, un sublime album, La désabusion. Le masque tombe enfin : le public perçoit la sensibilité de l'artiste. Mais, lorsque sa mère décède en juillet 1998, la douleur du chanteur atteint son paroxysme : il se suicide dans un champ de blé. Depuis sa mort, enfin estimé à sa juste valeur, les hommages en son honneur fleurissent, comme l'album On dirait Nino, reprises de l'artiste par La Grande Sophie, M, Cali, Tété, ou encore Miossec.

    azerty54

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    Ysa Ferrer - On Fait L'amour (LE CLIP)

    Ysa Ferrer - On Fait L'amour (LE CLIP)***Clip de “On fait l’amour”, premier extrait du nouvel album de Ysa Ferrer, “Imaginaire pur”… Alors que le nouvel album d’Ysa Ferrer, “Imaginaire pur”, est enfin disponible dans les bacs, en exclusivité son nouveau clip, “On fait l’amour” ! Réalisée par Gilles Bindi, cette vidéo très punchy, colorée et sexy sera diffusée sur M6 et NRJ Hits à partir de samedi dans leur sélection Club. Cela devrait conforter le succès de ce titre qui figure pour la deuxième semaine consécutive dans les meilleures ventes de singles en France (Top 42).

    mohzer

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    Kamel Ouali & Ysa Ferrer (1997)

    Kamel Ouali a été, avec Stéphane Jarny, l'un des danseurs de la chanteuse Ysa Ferrer. Archive de 1997 - titre "Mes Rêves". http://www.ysa-ferrer.com

    Neiluj1980

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    Le succès d'Ysa Ferrer en Russie

    Reportage consacré au succès d'Ysa Ferrer en Russie, accompagné d'une interview de la Kosmic Girl ainsi que d'images exclusives dans les coulisses du show Europa Plus Live ! http://www.ysa-ferrer.com

    Neiluj1980

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    YSA FERRER - On Fait l'Amour (Muz TV Music Awards 2009)

    Ysa Ferrer était l'une des invités d'honneur de la cérémonie des Muz TV Music Awards (l'équivalent russe des Victoires de la Musique) le 05 juin 2009 au Stade Olympiysky de Moscou. Elle y a chanté "On Fait l'Amour" devant un parterre de 40.000 spectateurs et plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs ! http://www.ysa-ferrer.com

    Neiluj1980

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    Joshua Ferris - Le pied mécanique

    Joshua Ferris vous présente son ouvrage "Le pied mécanique" aux éditions Lattès. http://www.mollat.com/livres/joshua-ferris-pied-mecanique-roman-9782709635301.html Notes de musique : Poulenc / 18 - Deux Poemes De Louis Aragon, Fp 122 - 1. "C"

    communaute_mollat

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