Résultats de recherche : dorment

 
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    5 min 58

    Les poissons ne dorment jamais

    Une animation anglaise de 2002 de Gaële Denis "Fish never sleep"(Les poissons ne dorment jamais). Naoko,jeune chef sushi est insomniaque et..........

    fidjie

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     3 ans
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    9 min 20

    J'accepte - Le contrat tacite des gens qui dorment

    J'accepte - Le contrat tacite des gens qui dorment

    1QUISIT3UR

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     2 ans
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    3 min 53

    Bruno Putzulu - Ou vont les chevaux quand ils dorment ( Drole De Monde 2010 )

    Bruno Putzulu - Ou vont les chevaux quand ils dorment ( Drole De Monde 2010 )

    Keanu

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     1 an
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    2 min 22

    JT TF1 - Les jeunes ne dorment pas assez

    Selon les spécialistes, les jeunes ne dorment pas assez, alors qu'ils ont, à l'adolescence, des besoins de sommeil plus importants que les adultes.

    jt_tf1_20h

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     2 mois
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    1 min 58

    Les enfants rois - Sublimation (Live)

    Ce live, titre extrait de "Ne dorment jamais " vous est offert par le MEILLEUR BLOGG dedie au rap francais - Clips, sons, infos et autres exclus - RapBuzz => http://rapbuzz.blogg.org/date-2008-05-20-billet-809779.html

    pr0j3t

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     3 ans
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  • Le Colector de La Belle Au Bois Dorment

    Voici L'editon COLLECTOR de La Belle Au Bois Dorment deux DVD ki existe aussi en Blue-Ray Disque et sortira le 26 Novembre 2008 mais moi je les u en Avent première j'ai pu voir a kel point il a êté remasteurisé, une excellente image et son tout a été correctement lifté dans le film intemporel des studio Walt Disney.

    madoteck

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     3 ans
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    9 min 19

    J'accepte (le contrat tacite des gens qui dorment)

    J'accepte (le contrat tacite des gens qui dorment)

    thanatosdu14

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     3 ans
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    FLICS - JEUDI 16 OCTOBRE 2008 20:50

    BA - FLICS - Jeudi 16 ocotbre 2008 à 20h50 sur TF1 Les flics ne dorment pas la nuit Auteur : Olivier Marchal Créée par Olivier Marchal, Philippe Isard, Simon Michael et Michel Alexandre Réalisé par Nicolas Cuche et Nicolas Cuche Montage : Thierry Rouden Scénario, adaptation et dialogues : Simon Michael, Philippe Isard, Yann Le Nivet et Nicolas Cuche Musique : Calogero, Gioca Music, Une Musique, Jean-François Berger et Philippe Umunski Costumes : Sylvie Laskar Décors : Bertrand Lherminier Directeur de la photographie José Gerel Avec : Frédéric Diefenthal (Yach), Yann Sundberg (Constantine), Catherine Marchal (Léa Legrand), Annabelle Hettmann (Anne Rossi/Elsa), Guy Lecluyse (Breunière), Alice Vial (Marie Van Sant), Marc Barbé (Oriou), Nicolas Koretzky (Sacha), Diouc Koma (Salif), Serge Dupuy (Gu), Edouard Montoute (Alex Baros), Cylia Malki (Annabelle), Nicky Marbot (Procureur Matei), Frank Berjot (Hugo), Laurent Labasse (Dureuil), Renaud Roussel (Pascal Etcheverry), Cécile Rebboah (Sophie), Stéphane Algoud (Manuel Diaz), Luc Lavandier (Lentz), Jean-Jacques Le Vessier (Soubrier), Arben Bajraktaraj (Vlad), Olga Sekulic (Cristina), Emmanuel de La baume (Maître Mercier), Natalia Dontcheva (Veuve Pascal), Morgane Kerhousse (Suzanne), Zoé Duthion (Zoé Legrand), Amandine Decroix (Femme Alex Barros), Nour-Eddine Mâamar (Cheb Larbi), Sylvain Thirolle (Monsieur Rossi), Alexandre Le Provost (Vallon), Xavier Maly (Médecin légiste), Stiti (Cherfi), Etienne Lefoulon (Neurochirurgien), David Assaraf (Binoclard), Baptistin Sarguera (Titouan) Avec la participation de Gwendoline Hamon (Isabelle Corey), Audrey Fleurot (Sartet) et Didier Becchetti (Granger) Constantine veut retrouver l'assassin d'Anne mais Léa Legrand refuse et met Granger sur le coup. Yach oriente Constantine sur la piste du meurtrier. Breunière brouille les pistes et donne à Granger une fausse description du chauffeur du 4x4. Serge Oriou s'évade de prison, aidé par Lentz. Marie est terrassée par la mort de son amie. Désespérée, elle tombe par hasard sur Lentz dans un bar et réussit à subtiliser son numéro de portable…

    TF1

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     3 ans
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    3 min 28

    Jeudi Noir "Quelqu'un m'a dit..."

    On me dit qu'aujourd'hui des gens dorment dehors Est-ce vrai mon chéri Toi, qui es le plus fort ? On dit que par ici Ils sont vides les bureaux Ce qu'il manque le plus C'est des logements sociaux Pourtant quelqu'un m'a dit Que tu promets encore C'est quelqu'un qui m'a dit Que tu promets encore Serait-ce possible alors ? Mais il m'est Apparu Qu'il fait pas son boulot Le nombre de sans abri est loin d'être à zéro Parait que les squatteurs Font encore des remous Qu'ils viennent de s'installer A deux pas de chez nous Pourtant quelqu'un m'a dit Qu'ils squattaient encore... C'est quelqu'un qui m'a dit Qu'ils squattaient encore... Serait possible alors ? Ils disent que c'est possible De réquisitionner Moi, je dirais même plus Encadrer les loyers Mais ce qu'il te manque chéri, C'est de la volonté (bis) Pourtant quelqu'un m'a dit Qu'ils squattaient encore... C'est quelqu'un qui m'a dit Qu'ils squattaient encore... Allez, un p'tit effort !!!

    jeudinoir

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    3 min 35

    Lisa Portelli - Dans l'air (premier album : 09 mai 2011)

    Clip réalisé par Pierre Guenoun. Single "Les chiens dorment" disponible sur iTunes Retrouvez Lisa Portelli sur : facebook myspace facebook Le Régal | Premier album | Sortie le 09 Mai 2011

    Wagramlabel

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     10 mois
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    LES ANGES DE LA TELEREALITE 3 : Résumé épisode 18

    LES ANGES DE LA TÉLÉRÉALITÉ 3 : Résumé épisode 18 Ce matin, les anges dorment tous à point fermé alors que Mickael déprime depuis le départ d'Anaëlle à Los Angeles. Elle lui manque et il en souffre. Du côté de los Angeles, les filles se préparent à partir à leur casting chez le célèbre créateur Lloyd Klein. Du côté de la villa, les anges parlent de la soirée de la veille. Vu le ridicule de la soirée, Guillaume et Myriam hallucinent que Benjamin en garde un bon souvenir. A Los Angeles, Kevin et Kamel sont toujours en rendez-vous avec le réalisateur Dominique Milano. Lui et son équipe annonce aux deux comédiens que demain, ils seront testés sur une scène d'action tournés avec de véritables armes à feu. Kevin et Kamel sont aux anges...

    NRJ12-Actu

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     4 mois
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    2 min 46

    Barbara - Mes insomnies

    Barbara - 1978 « voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit, Je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi. A voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit, Je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi. J'en ai connu des grands, des beaux, des bien bâtis, des gentils Qui venaient pour me bercer et combattre mes insomnies Mais au matin, je les retrouvais, endormis dans mon lit Pendant que je veillais seule, en combattant mes insomnies. A force de compter les moutons qui sautent dans mon lit, J'ai un immense troupeau qui se promène dans mes nuits. Qu'ils aillent brouter ailleurs, par exemple, dans vos prairies. Labourage et pâturage ne sont pas mes travaux de nuit, Sans compter les absents qui me reviennent dans mes nuits. J'ai quelquefois des vivants qui me donnent des insomnies Et je gravis mon calvaire, sur les escaliers de la nuit. J'ai déjà connu l'enfer, connaîtrai-je le paradis ? Le paradis, ce serait, pour moi, de m'endormir la nuit Mais je rêve que je rêve qu'on a tué mes insomnies Et que, pâles, en robe blanche, on les a couchées dans un lit A tant rêver que j'en rêve, les revoilà, mes insomnies. Je rôde comme les chats, je glisse comme les souris Et Dieu, lui-même, ne sait pas ce que je peux faire de mes nuits. Mourir ou s'endormir, ce n'est pas du tout la même chose. Pourtant, c'est pareillement se coucher les paupières closes. Une longue nuit, où je les avais tous deux confondus, Peu s'en fallut, au matin, que je ne me réveille plus. Mais au ciel de mon lit, y avait les pompiers de Paris. Au pied de mon lit, les adjudants de la gendarmerie. Ô Messieurs dites-moi, ce que vous faites là, je vous prie. Madame, nous sommes là pour veiller sur vos insomnies. En un cortège chagrin, viennent mes parents, mes amis. Gravement, au nom du Père, du Fils et puis du Saint-Esprit, Si après l'heure, c'est plus l'heure, avant, ce ne l'est pas non plus, Ce n'est pas l'heure en tout cas, mais grand merci d'être venus. Je les vois déjà rire de leurs fines plaisanteries, Ceux qui prétendent connaître un remède à mes insomnies. Un médecin pour mes nuits, j'y avais pensé, moi aussi. C'est contre lui que je couche mes plus belles insomnies. A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit, J'aurais fini, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi Mais si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies. J'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis. Si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies. J'aime mieux vivre en enfer que de mourir en paradis... »

    cofiz75

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    3 min 05

    Film: QUAND PARIS DORT...LES TRAVAILLEURS

    Voir ce FILM : http://www.filmsdocumentaires.com/films/763-quand-paris-dort Voir l'INTEGRALE : http://www.filmsdocumentaires.com/auteurs/235-vivien-desouches Résumé: La nuit est tombée sur Paris. Chacun s'empresse de rentrer chez soi. Quelques-uns s'attardent encore dehors, mais pour la plupart, c'est le temps de l'intime qui commence... Peu à peu, la ville se vide, s'apaise, s'endort ... Pourtant ça et là, derrières les façades en apparence endormies, des hommes s'activent. Chacun d'entre eux est représentatif d'une catégorie professionnelle pour qui le travail de nuit est une obligation. Jean-Pierre Delupuech agent de sécurité de nuit au Centre Pompidou, Stéphane Maisonnave, imprimeur-rotativiste au Centre d'Impression de la Presse Parisienne, Eric Calvet, policier-plongeur à la Brigade Fluviale de la ville de Paris et Olivier Hémon, boulanger, place Gambetta dans le 20 ème vivent à contretemps, travaillent quand les autres dorment, dorment quand il fait jour. On les appelle les travailleurs de la nuit...

    INJAMPROD

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    4 min 53

    LES ANGES DE LA TELEREALITE 3 : Best Of épisode 18

    LES ANGES DE LA TELEREALITE 3 : Best Of épisode 18 Ce matin, les anges dorment tous à point fermé alors que Mickael déprime depuis le départ d'Anaëlle à Los Angeles. Elle lui manque et il en souffre. Du côté de los Angeles, les filles se préparent à partir à leur casting chez le célèbre créateur Lloyd Klein. Du côté de la villa, les anges parlent de la soirée de la veille. Vu le ridicule de la soirée, Guillaume et Myriam hallucinent que Benjamin en garde un bon souvenir. A Los Angeles, Kevin et Kamel sont toujours en rendez-vous avec le réalisateur Dominique Milano. Lui et son équipe annonce aux deux comédiens que demain, ils seront testés sur une scène d'action tournés avec de véritables armes à feu. Kevin et Kamel sont aux anges...

    NRJ12-Actu

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     4 mois
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    3 min 29

    LES ANGES DE LA TELEREALITE 3 : Best Of épisode 19

    LES ANGES DE LA TELEREALITE 3 : Best Of épisode 19 A la villa, tous les anges dorment sauf Benjamin qui décide de réveiller ses amis en chantant du Dany Brillant. Du côté de Los Angeles, Stéphanie, Anaëlle, Kevin et Kamel arrivent sur un observatoire avec vue sur Los Angeles et Hollywood. Les quatre anges n'en reviennent pas et réalisent le rêve qu'ils sont en train de vivre. A la villa, Mathieu propose à Myriam de l'accompagner chez la coach vocale qui va lui faire travailler son titre.

    NRJ12-Actu

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    36 sec

    Parler à des cochons qui dorment

    Bouger les oreilles en dormant, une belle perf !

    noriko

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     2 ans
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    4 min 17

    Tombstone (pyromane) par Germond

    Une D.R.H. est venue me faire l'amour dans mon sommeil. Enfin, comprenez dans mes rêves. Elle avait un halo lumineux autour de la tête, comme les saintes sur les tableaux, au Louvre. "Je suis missionnée par l'Être Puissant pour que tous ceux qui dorment trouvent un cdi", elle a dit. J'ai essayé de lui répondre mais l'inverseur temporel a sonné. Je me suis retrouvé propulsé dans un espace-temps parlèlle et schizophrène, où la normalité ressemblait à un supermarché. Je l'ai échappé belle.

    germond

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    8 min 05

    A Tom Nick

    Les déchêts nucléaires dorment au fond des mers et la nuit les poissons fluos du lagon éclairent le fond... Si labourage et pâturages étaient les deux mamelles de la france..... Aujourdh'ui maladie et pollution sont les gamelles de la civilisation... Les essais à Tom Nick..........

    chamans

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  • Pochette-cd

    Pochette du 1er CD "Les yeux qui dorment".

    ZOROCK

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    11 min 39

    Iam - La fin de leur monde

    LA FIN DE LEUR MONDE... Histoire de ma terre en pleurs Mais les choses ici prennent une telle ampleur Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent, las de leurs complaintes, Tellement que des fois elle en tremble Par le sang de la haine, constamment ensemencée, Au pas cadencé, quand ce dernier chasse le vent hors des plaines Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques, Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit Comme ces orages dont l’eau se mêle à nos larmes, et leurs chocs Sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme Je veux pas d’une ville au cimetière plus grand que la surface habitable Même si paraît que de l’autre coté tout est plus calme, plus stable Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon, Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant, On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents J’crois que c’est dans l’air du temps, chacun cherche son bouc émissaire Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte, Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser, que quelqu’un me dise, Si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée. Qu’un jour les abrutis s’instruisent, Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel Héra se barre à tire d’ailes ; las de la sève qu’on tire d’elle On clame tous ce qu’on l’aime, mais aucun de nous n’est fidèle Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre, Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Geiger Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution On aurait du le rendre comme on nous l’a donné, Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né, Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique Et y a pas assez de fric pour eux Alors la dalle faudra la tempérer Les hommes tombent sous les rafales racistes, Mais on peut rien pour eux, Alors les balles faudra les éviter Le cul devant la télé, occupé à rêver, le doigt poser sur la commande, on se sent exister On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter Garni d’incompréhension et de stèles géantes, Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence, Juste un bout de carton pour s’étendre, Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ? Un homme politique, je crois, live de Bora Bora Pendant que les foyers subissent, façon Tora-Tora, Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas Paroles et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles, Mais les merveilles se sont envolées, Il reste que des monts, mais c’est raide à grimper Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés On note une sévère chute de sang sur la mappe, une montée d’air noir Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles Ils ont le bonjour d’Henry, d’Arron, Mormeck et Zinédine A l’heure où les gens dînent, Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking Tout le monde s’en indigne, Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé, Et on sait bien ce que mémé va voter Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles Vive la démocratie, celle qui brandit la matraque, face à des pacifistes, T’es pas d’accord, on te frappe, Multirécidivistes : c’est jamais ceux là qu’on traque Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tracts Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile Mais la peur atrophie les coeurs, peur de tout ce qu’on connaît pas Alors on se barde de préjugés débiles De partout les extrêmes dominent, en prime time, A chaque fois qu’ils déciment une famille Et bien avant ces régions où sévit la famine Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite Lui qui croyait que l’Euro ferait beaucoup d’heureux, Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taf’ Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups, Des gilets dynamites, et des scuds y en a un peu partout Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout Et un de ces quatre il finira par tomber, J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter Tu sais, on vit dans la télé, Le globe s’est fêlé, Ils servent de l’emballé mais en vrai c’est la mêlée On s’prend à espérer des choses simples Mais leur fabrique à peur s’est mise en branle Tout ça pour les dérégler cris sans cicatrices, terreur dans la matrice Ils disent qu’une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid Alors c’est comme ça une échelle dans la peine On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l’appel Surtout s’ils nous ressemblent, on les filme à la morgue, Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort, Il reste dans les cœurs l’anomalie appelée peur Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force, C’est une révolution, cette fois elle est de droite Voilà pourquoi le chantage à l’emploi dans pleins de boîtes Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit, Ils disent c’est humanitaire Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c’est la guerre Si le quotidien est précaire, C’est qu’ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères Si l’Afrique est en colère, c’est parce que les trusts la pillent Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker Est-ce que la rancœur et le désir d’revanche est tout ce qu’on leur a offert ? On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent, Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge Mais c’est en 46 que c’est ouverte une nouvelle page Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales ? Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ? Alors qu’elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable On force sur la boisson, parie sur les canassons Mais la réalité c’est qu’ils nous font bouffer du poison Et dans l’hôtel du bonheur beaucoup font la valise, L’ espoir tué par des fanatiques libéralistes Pas de bombes sales , ni de grosses salves La stratégie est simple ils exploitent et ils affament Quand on les voit à la télé ces cons ont l’air affables Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté Mais c’est la monarchie du pognon La France et les States par factions interposées Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé ? Freedom par-ci démocratie par-là Mais j’ai maté sous la table et j’ai vu que c’était que des palabres La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade A fumer du mauvais tabac et manger de la merde Où le xanax fait un tabac avec l’alcool fort Les rues deviennent des grosses forges Et le métal y est commun monté sur grosses crosses La violence au quotidien de tant de gosses pauvres Et moi j’attends l’apocalypse après cette apostrophe J’en ai marre de tous ces mensonges qu’ils colportent Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d’homme Tous terroristes j’entend leurs théories Porter le sacrifice pour des principes c’est horrible Les mômes survivent nourris à l’eau et au riz Pendant que leur pouffes se baladent à Aspen ou St Morritz La flore crame la faune canne Dis, c’était des barbus qui lâché l’agent orange sur le nord Vietnam ? Non c’était les boys mais qui peut m’indiquer la justesse d’une cause En partant de là chacun écrit ses droits Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima On peint l’histoire comme on colorie vite une image Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance-roquettes ? Pour placer le pantin qui conviendra a la France Une casserole de plus au ministère de la défense Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles Sur la conscience des députés y en a plus d’un million "Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles" Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise Et d’une imagerie guerrière qu’ils veulent gentiment refiler aux élèves de leur appart dans le 16 On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu’ils possèdent Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque Tu comprends pourquoi ça, le désir dans les bibliothèques Au collège de le vie ils jouent les profs d’histoire Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires On a batti une forteresse on l’a nommée Alamut Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous Compte tenu de la pression patriotique j’admire les gens de gauche en Israël , en Amérique est ce qu’on vaut mieux en France désolé si j’insiste mais regardons nous franchement, on est aussi racistes, ensuite on vend de la liberté au marché public, putain le drame avec les valeurs de la république. La république, elle passe ces week-end en régate puis se prostitue de toutes parts pour un airbus ou une frégate, elle exécute dans une grotte des opposants kanaks et mange à table avec des gars style Giancanna puis explose le rainbow warrior et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot, sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, les entraînent aux combats et manipuler les bombes le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres. ils discutent notre futur autour d’un pichet pour notre sécurité, zarma, ils veulent nous ficher. C’est la france de derrière les stores et j’en ai marre de me faire gruger par des tronche de dispensés de sport. je me bats pas pour la Porsche mais pour un meilleur monde avec mes petits bras Souvent à cette époque ou la terreur gronde ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde pour être un meilleur homme. On vit en ces temps où dans un taudis de Paris. 36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment depuis des années dans les archives alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking t’appelle pas ça du racisme ? après ils pleurent quand perdu on revient aux racines. ils ont caricaturés nos discours radicaux et l’ont résumé par wesh wesh ou yo yo ! Nous complexés, si peu sûr de soi, on s’interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi. Chaque jour, la grande ville resserre l’étreinte et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains. Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions de ce qui sera élu président en 2007 j’adore ce moment où il dévoile le minois de qui devra tailler des pipes monumentales aux chinois. à défaut d’argent putain, donnons du temps, dans nos bouches le mot liberté devient insultant car c’est les soldats qui le portent et non plus le vent comme si le monde était rempli de cruels sultans. Mécontent des schémas qu’on nous propose, je cultive maintenant les roses dans mon microcosme. Mesure les dégâts minimes que mon micro cause. Ca ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde...

    grandaps

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     4 ans
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  • SECRET STORY bis : Charlotte et moi

    @@@@@@@ Il est 7h00 du matin et je travaille avec la charmante Charlotte Gomez sur une émission de Call -TV sur France3. Sur le même plateau, nos voisins sont SECRET STORY. Alors pendant que les chats dorment les souris dansent. Avouez que nous avons une autre classe que Benjamin Castaldi !!!! @@@@@@@ http://remy.courtaux.free.fr

    remycourtaux

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     4 ans
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  • Secret story : Charlotte et moi

    @@@@@@@ Il est 7h00 du matin et je travaille avec la charmante Charlotte Gomez sur une émission de Call -TV sur France3. Sur le même plateau, nos voisins sont SECRET STORY. Alors pendant que les chats dorment les souris dansent. Avouez que nous avons une autre classe que Benjamin Castaldi !!!! @@@@@@@ http://remy.courtaux.free.fr

    remycourtaux

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  •  
    2 min 00

    haka - explication

    This is an excerpt from a 55 min documentary that we have shot. For nearly 50,000 years, dances and songs have been an expression of Pacific Islanders' origins, their journeys, their struggles - their very existence. These are their dance stories --------------------------------------------------------------------------------- extrait de mes blogs.... Sans Maori, pas de haka, puisque l'un d'entre eux doit obligatoirement conduire la danse. (Il est même arrivé de faire appel à un Maori remplaçant le temps d'un haka) Sinon, la magie noire cesse. Le haka est un rite de la culture maori qui peut exprimer la joie, la colère, le désir de vengeance. Comme disent les anciens : Kia korero te katoa o te tinana, le corps tout entier doit s'exprimer. Ainsi, chaque geste, chaque expression porte un nom bien spécifique. Le pukana, par exemple, est traduit par des yeux exhorbités, rivés dans ceux de l'adversaire. Le whetero correspond au mouvement de la langue, utilisé seulement par les hommes. Le ngangahu est similaire au pukana, mais ce dernier est pratiqué par les deux sexes. Enfin, le potete (interdit aux hommes) est l'art de cligner des yeux à différents moments de la danse. Te Rauparaha, qui a donné son nom au haka des All Blacks, fut un grand guerrier maori, chef de la tribu Ngati-Toa (né vers 1768, décédé en 1849). L'histoire raconte que, pour échapper à des ennemis, Te Rauparaha s'est caché dans une fosse sur les conseils d'un chef de tribu alliée. Les paroles du haka évoquent l'angoisse de Te Rauparaha (C'est la mort ! C'est la mort !) puis son soulagement, une fois les ennemis partis (C'est la vie ! C'est la vie !). Quant à "l'homme poilu qui est allé chercher le soleil", la légende veut que ce soit Te Wharerangi, le chef de tribu, particulièrement velu, qui a aidé Te Rauparaha à quitter l'ombre de la fosse pour le soleil du jour. Pour le remercier, Te Rauparaha aurait dansé et chanté. Littéralement, le terme "haka" veut dire "danse" quelle qu'elle soit. Il y avait de nombreuses sortes de haka à l'époque pré-européenne, selon les occasions. Il y avait des hakas de chant et de joie, et des hakas de guerre, hakas de "utu", (vengeance) qu'on dansait avant de partir à la bataille. Les hakas de guerre étaient de deux types : Celui qu'on dansait sans arme, généralement pour exprimer des sentiments personnels ou collectifs, et qui était le "haka taparahi", et celui qu'on dansait avec les armes, le "haka peruperu". On dansait le "haka peruperu", traditionnellement, avant de partir à la bataille, avec les armes utilisées pour faire la guerre. C'était une façon d'invoquer le dieu de la guerre, et d'avertir l'ennemi du sort qui l'attendait. Ce haka était dansé avec des expressions féroces du visage - grimaces, langue tirée, yeux exorbités, grognements et cris, en agitant les armes de guerre. Le guerrier qui menait le "taua" - peloton de guerre - se plaçait au centre du groupe pour crier : "Tika tonu mai Tika tonu mai Ki ahau e noho nei Tika tonu mai I a hei ha ! " Ce qui signifie : "Venez par ici, venez vers moi ------ A CET ENDROIT OU JE SUIS MAINTENANT VENEZ DIRECTEMENT PAR ICI I A HEI HA ! A cet appel, les guerriers se préparaient pour le haka "peruperu", pendant lequel ils étaient inspectés minutieusement par les anciens. Si le haka n'était pas dansé en synchronisation totale, cela pouvait être considéré comme un présage de désastre pour la bataille à venir. Le haka était exécuté en guise de défi à l'ennemi. Les guerriers fixaient leurs yeux sur ceux des ennemis. Parfois on insistait sur un geste particulier, comme un mouvement du bras mimant celui d'une hache, pour prévenir l'opposant du sort qui l'attendait. Très souvent, les guerriers partaient en guerre nus, mis à part, à la taille, une ceinture en lin servant à accrocher de petits gourdins. Le haka pouvait aussi être utilisé pour de grandes festivités, ou pour souhaiter une bienvenue spéciale à un invité de marque. Un haka pouvait aussi exprimer des griefs, ou, dans les temps anciens, être une prière adressée à l'un des dieux Māoris. Aujourd'hui, c'est souvent le haka de "Te Rauparaha" qui accompagne habituellement toutes les manifestations culturelles ou sportives, comme les matchs de rugby. Venons-en à présent au Rugby, sport que les lecteurs masculins idôlatrent souvent mais... saviez vous cela ? Entre les gangs, les matchs de rugby ont remplacé les anciennes guerres tribales. En fin de match, les deux camps adverses effectuent un "hongi", ce salut traditionnel où l'on se frotte mutuellement le nez. Dans l'hémisphère Sud, notamment dans les îles cousines de Nouvelle-Zélande, Tonga et Samoa, le rugby est très violent. Dans l'archipel, ce sport de contact sert d'exutoire aux éternelles bagarres de rue. Vous connaissez bien sûr ces paroles au moment du Haka lors d'un début de Match de Rugby, mais.... parlons un peu de ces équipes : KAMATE KAMATE KA ORA KA ORA KA MATE KA MATE KA ORA KA ORA TENEI TE TANGATA PUHURUHURU NANA I TIKI MAI WHAKAWHITI TE RA C'EST LA MORT C'EST LA MORT C'EST LA VIE C'EST LA VIE C'EST LA MORT C'EST LA MORT C'EST LA VIE C'EST LA VIE VOICI L'HOMME AU DESSUS DE MOI QUI ME DONNE LA FORCE DE VIVRE armes maori : Les massue Maories courtes (ainsi que leurs ancêtres de la Polynésie orientale) sont uniques par leurs forme et parce qu'elles étaient conçues non pour frapper de haut en bas comme les autres massues, mais pour porter des coups en avant... Les coups portés avec les massues longues étaient brefs et rapides, afin que l'arme puisse être ramenée à temps pour protéger le corps. Les grands coups balancés qui, lorsqu'on manquait sa cible, ne permettaient pas de ramener l'arme à temps, étaient condamnés. Quand le guerrier s'avançait vers son adverssaire en combat singulier, il tenait sa longue massue verticalement devant lui, la lame tournée vers le haut et la pointe vers le bas, la main droite placée au-dessus de la main gauche. La massue était inclinée à droite ou à gauche suivant les mouvements du corp, prête à parer à tous les coups. Se déplaçant par petits bonds rapides, avançant alternativement un pied, puis l'autre, à l'atterrissage, en tournant autour de l'autre, cherchant une ouverture. Les coups portés de haut en bas avec la lame étaient appelés whitipu, les coups portés avec la pointe, de bas en haut whakarehu. Ces derniers étaient généralement des feintes visant à distraire l'attention de l'adverssaire avant de lui porter un coup de whitipu à la tête. Pendant le combat, il était recommandé de surveiller non pas les yeux de l'adverssaire, mais ses gros orteils. Les feintes venaient des coudes : on pouvait deviner que c'était des feintes au fait que les pieds ne prenaient pas appui fermement sur le sol. Les vrais coups partaient des épaules : le gonflement du muscle deltoïde trahissait l'adverssaire "ses orteils s'agrippaient à la terre". On imagine toute cette concentration que les garçons Maori apprenaient trés jeunes pour manier les différents types de massues. Dicton Maori " Les oiseaux dorment en paix sur les branches des arbres, mais l'homme se tient toujours sur ses gardes dans la crainte de ses ennemis." Il faut savoir que tout les coups étaient permis chez les Maoris, y compris les plus traitres. Les invités (et les hôtes) d'une assemblée intertribale étaient toujours en péril, même si le prétexte de la réunion était la conclusion de la paix, un mariage ou la cérémonie tangi d'un grand chef décédé. Tout les participants étaient armés, mais cela ne constituait pas toujours une précaution suffisante. Au combat, différents stratagèmes étaient utilisés fréquemment : Embuscades, fausses retraites, suivies de contre attaque, déguisement en simple fermier ou en pêcheur... Ce qui était glorieux, c'était de tuer un grand nombre d'ennemis tout en économisant ses propres effectifs. Dans les batailles rangées, on attachait beaucoup d'importance au mata ika, le "premier poisson", c'est à dire la première victime ennemie. Le rituel whangai hau, au cours duquel le tohunga arrachait le coeur de la victime pour l'offrir au dieu guerrier de la tribu, s'accomplissait sur le champ de bataille. Le désir de se couvrir de gloire en tuant le premier ennemi conduisait bien des combattants à prendre des risques superflus et bien souvent c'étaient eux qui fournissaient le" premier poisson" à l'ennemi... Quand les deux forces adverses en ordre de bataille s'étaient échauffées jusqu'à atteindre un état de transe, un guerrier valeureux sortait des rangs pour provoquer un adverssaire de valeur égale. Si à l'issue du duel, le chef de l'une des parties était tué, ses compagnons s'enfuyaient sur le champs. Sinon la bataille était générale... Les prisonniers de guerre étaient rarement épargnés, sauf s'ils pouvaient valoir un lien de parenté avec le vainqueur, ou celui-ci décidait de les réduire en esclavage pour augmenter sa main d'oeuvre. Mais en règle générale, ka mate, ka hainga, ka kai !... Vieil adage : Epargner la vie de l'ennemi ? une fois que tu l'as réduit à ta merci. Non, cela ne vaut pas mieux ; et ce n'est pas sage non plus. A quoi bon jeter un homme à terre, ou le blesser si tu n'achèves pas ton ouvrage en le tuant ? Ne lui permets même jamais de se relever, se serait une source de problèmes futurs. Car ton ennemi n'oubliera jamais que tu l'as jeté à terre, jusqu'à ce que lui t'ait tué, toi ou quelqu'un d'autre, même un parent éloigné... Si tu te bats, que cela soit pour obtenir un résultat, sinon, reste chez toi. (Paroles de Toenga Pou des Nga Pui) Le rugby est arrivé avec les britanniques. Les soldats et les marins de l'armée royale ont commencé à jouer au ballon ovale dès leur installation aux antipodes. Ce sport, très populaire dans les écoles privées d'Angleterre, a tout de suite séduit les fermiers et les ouvriers venus chercher fortune à l'autre bout du monde. En Australie, les émigrants issus de la classe ouvrière préféraient le jeu à XIII, qui est aujourd'hui encore plus populaire que le Rugby à XV car les colons venant d'Irlande se refusaient à pratiquer un sport "trop anglais". En Nouvelle Zélande ce ne fut pas le cas : le Rugby a connu un sucès immédiat car il a été adopté par toutes les couches sociales de la population. A la différence de la Grande Bretagne, la société Néo-Zélandaise est très égalitaire. Ce sport était joué à la fois dans les écoles privées et dans les établissements publics. Les maoris n'ont jamais rechigné à adopter le Sport importé par les colons. Ce jeu convenait à leur physique puissant et rapide. Sur le terrain, on joue aussi pour défendre les couleurs de son club et l'image de son village. Ces valeurs sont très importantes pour les maoris qui sont issus d'une culture tribale. L'intérêt des indigènes pour le rugby n'a jamais dérangé les émigrants. Bien au contraire, pour l'ensemble des Néo-Zélandais, Maoris et Pakehas inclus, jouer et s'intéresser au rugby était le dénominateur commun que les joueurs et les supporters pouvaient partager. Ce sujet permettait de tisser des liens dans les conversations et a contribué au mélange des races. La première équipe Néo-Zélandaise qui a disputé une rencontre à l'étranger en 1884 contre la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, comportait deux Maoris, Jack Taiaroa et Joe Warbrick. Le premier capitaine de l'histoire de l'équipe nationale, en 1893, était également un indigène. Le courage des soldats maoris dans la Somme, pendant la première guerre mondiale a également fait comprendre à de nombreux Néo-Zélandais que ces hommes avaient les qualités nécessaires pour devenir de très bons joueurs de rugby. Pourtant, il ne fut pas toujours question d'intégration. Frappées par les maladies et voyant leurs terres confisquées par la Couronne, de nombreuses communautés ont pensé que le meilleur moyen de sauver leur culture était de créer des clubs indigènes. La première équipe Maorie est née dès 1884. Quatre ans plus tard, la Native Team effectuait une tournée en Grande Bretagne. Cet exemple a depuis été suivi par d'autres minorités et le club de la Welington Samoan Rugby Football Union accueille tous les joueurs qui peuvent prouver leurs origines samoanes. Il a été crée en 1972 pour permettre aux amateurs qui n'ont pas été sélectionnés par les meilleures équipes du pays pour démontrer leurs qualités aux recruteurs qui assistent parfois à leurs rencontres. Dans la capitale, des associations de ce type ont été formées pour des sportifs originaires de Tokelau, Tonga, Fidji et des îles Cook. A Auckland, plusieurs clubs acceptent uniquement les membres dont la famile est issue d'un seul et même village aux Samoas. Ces équipes n'ont aucun mal à compléter leurs effectifs. La Nouvelle Zélande abrite près de cent quinze mille Samoans et 90 % des enfants jouent au rugby. Les Islanders sont nés pour pratiquer ce sport. Les Polynésiens ont des particularités génétiques différentes de celles des Européens, leur vitesse, leur force et leur détente sont tout bonnement incroyables. Leur corpulence imposante, acquise dès le plus jeune âge, leur donne également un très net avantage sur les adolescents d'origine européenne. On peut parfois trouver des enfants de 7 ans pesant déjà 80 kgs, et qui jouent de ce fait, avec des enfants de 10 ou 11 ans. Dans un club de Wellington, un Polynésien âgé de 12 ans viendrait, lui, d'atteindre 110 kgs. Ces physiques impressionnants commencent à poser quelques problèmes. Les jeunes Pakehas en ont vite assez de se faire massacrer sur les terrains par des gars trois fois plus gros qu'eux. Les mères de famille n'osent plus encourager leurs petits à jouer au rugby. Ils se détournent de ce sport pour des activités moins brutales, comme le football ou le ski. Dans la seule ville de Wellington, 10 clubs ont disparu ces 3 dernières années. La capitale compte aujourd'hui 136 équipes séniors contre 170 en 1996. Le phénomène a pris une telle ampleur que les Kiwis ont inventé l'expression la "fuite des blancs". Le nombre des Maoris dans les équipes de tout 1er niveau est aussi en chute libre. La décision de choisir le Samoan Tana Umaga pour diriger le haka face au XV de France était due à l'absence d'indigènes parmi la sélection des All Blacks.

    tipanie

     19 787
     4 ans
     4
     
     
     
  •  
    41 sec

    New Zealand's ferocious rugby team - the All Blacks

    Extrait de mes blogs : Sans Maori, pas de haka, puisque l'un d'entre eux doit obligatoirement conduire la danse. (Il est même arrivé de faire appel à un Maori remplaçant le temps d'un haka) Sinon, la magie noire cesse. Le haka est un rite de la culture maori qui peut exprimer la joie, la colère, le désir de vengeance. Comme disent les anciens : Kia korero te katoa o te tinana, le corps tout entier doit s'exprimer. Ainsi, chaque geste, chaque expression porte un nom bien spécifique. Le pukana, par exemple, est traduit par des yeux exhorbités, rivés dans ceux de l'adversaire. Le whetero correspond au mouvement de la langue, utilisé seulement par les hommes. Le ngangahu est similaire au pukana, mais ce dernier est pratiqué par les deux sexes. Enfin, le potete (interdit aux hommes) est l'art de cligner des yeux à différents moments de la danse. Te Rauparaha, qui a donné son nom au haka des All Blacks, fut un grand guerrier maori, chef de la tribu Ngati-Toa (né vers 1768, décédé en 1849). L'histoire raconte que, pour échapper à des ennemis, Te Rauparaha s'est caché dans une fosse sur les conseils d'un chef de tribu alliée. Les paroles du haka évoquent l'angoisse de Te Rauparaha (C'est la mort ! C'est la mort !) puis son soulagement, une fois les ennemis partis (C'est la vie ! C'est la vie !). Quant à "l'homme poilu qui est allé chercher le soleil", la légende veut que ce soit Te Wharerangi, le chef de tribu, particulièrement velu, qui a aidé Te Rauparaha à quitter l'ombre de la fosse pour le soleil du jour. Pour le remercier, Te Rauparaha aurait dansé et chanté. Littéralement, le terme "haka" veut dire "danse" quelle qu'elle soit. Il y avait de nombreuses sortes de haka à l'époque pré-européenne, selon les occasions. Il y avait des hakas de chant et de joie, et des hakas de guerre, hakas de "utu", (vengeance) qu'on dansait avant de partir à la bataille. Les hakas de guerre étaient de deux types : Celui qu'on dansait sans arme, généralement pour exprimer des sentiments personnels ou collectifs, et qui était le "haka taparahi", et celui qu'on dansait avec les armes, le "haka peruperu". On dansait le "haka peruperu", traditionnellement, avant de partir à la bataille, avec les armes utilisées pour faire la guerre. C'était une façon d'invoquer le dieu de la guerre, et d'avertir l'ennemi du sort qui l'attendait. Ce haka était dansé avec des expressions féroces du visage - grimaces, langue tirée, yeux exorbités, grognements et cris, en agitant les armes de guerre. Le guerrier qui menait le "taua" - peloton de guerre - se plaçait au centre du groupe pour crier : "Tika tonu mai Tika tonu mai Ki ahau e noho nei Tika tonu mai I a hei ha ! " Ce qui signifie : "Venez par ici, venez vers moi ------ A CET ENDROIT OU JE SUIS MAINTENANT VENEZ DIRECTEMENT PAR ICI I A HEI HA ! A cet appel, les guerriers se préparaient pour le haka "peruperu", pendant lequel ils étaient inspectés minutieusement par les anciens. Si le haka n'était pas dansé en synchronisation totale, cela pouvait être considéré comme un présage de désastre pour la bataille à venir. Le haka était exécuté en guise de défi à l'ennemi. Les guerriers fixaient leurs yeux sur ceux des ennemis. Parfois on insistait sur un geste particulier, comme un mouvement du bras mimant celui d'une hache, pour prévenir l'opposant du sort qui l'attendait. Très souvent, les guerriers partaient en guerre nus, mis à part, à la taille, une ceinture en lin servant à accrocher de petits gourdins. Le haka pouvait aussi être utilisé pour de grandes festivités, ou pour souhaiter une bienvenue spéciale à un invité de marque. Un haka pouvait aussi exprimer des griefs, ou, dans les temps anciens, être une prière adressée à l'un des dieux Māoris. Aujourd'hui, c'est souvent le haka de "Te Rauparaha" qui accompagne habituellement toutes les manifestations culturelles ou sportives, comme les matchs de rugby. Venons-en à présent au Rugby, sport que les lecteurs masculins idôlatrent souvent mais... saviez vous cela ? Entre les gangs, les matchs de rugby ont remplacé les anciennes guerres tribales. En fin de match, les deux camps adverses effectuent un "hongi", ce salut traditionnel où l'on se frotte mutuellement le nez. Dans l'hémisphère Sud, notamment dans les îles cousines de Nouvelle-Zélande, Tonga et Samoa, le rugby est très violent. Dans l'archipel, ce sport de contact sert d'exutoire aux éternelles bagarres de rue. Vous connaissez bien sûr ces paroles au moment du Haka lors d'un début de Match de Rugby, mais.... parlons un peu de ces équipes : KAMATE KAMATE KA ORA KA ORA KA MATE KA MATE KA ORA KA ORA TENEI TE TANGATA PUHURUHURU NANA I TIKI MAI WHAKAWHITI TE RA C'EST LA MORT C'EST LA MORT C'EST LA VIE C'EST LA VIE C'EST LA MORT C'EST LA MORT C'EST LA VIE C'EST LA VIE VOICI L'HOMME AU DESSUS DE MOI QUI ME DONNE LA FORCE DE VIVRE armes maori : Les massue Maories courtes (ainsi que leurs ancêtres de la Polynésie orientale) sont uniques par leurs forme et parce qu'elles étaient conçues non pour frapper de haut en bas comme les autres massues, mais pour porter des coups en avant... Les coups portés avec les massues longues étaient brefs et rapides, afin que l'arme puisse être ramenée à temps pour protéger le corps. Les grands coups balancés qui, lorsqu'on manquait sa cible, ne permettaient pas de ramener l'arme à temps, étaient condamnés. Quand le guerrier s'avançait vers son adverssaire en combat singulier, il tenait sa longue massue verticalement devant lui, la lame tournée vers le haut et la pointe vers le bas, la main droite placée au-dessus de la main gauche. La massue était inclinée à droite ou à gauche suivant les mouvements du corp, prête à parer à tous les coups. Se déplaçant par petits bonds rapides, avançant alternativement un pied, puis l'autre, à l'atterrissage, en tournant autour de l'autre, cherchant une ouverture. Les coups portés de haut en bas avec la lame étaient appelés whitipu, les coups portés avec la pointe, de bas en haut whakarehu. Ces derniers étaient généralement des feintes visant à distraire l'attention de l'adverssaire avant de lui porter un coup de whitipu à la tête. Pendant le combat, il était recommandé de surveiller non pas les yeux de l'adverssaire, mais ses gros orteils. Les feintes venaient des coudes : on pouvait deviner que c'était des feintes au fait que les pieds ne prenaient pas appui fermement sur le sol. Les vrais coups partaient des épaules : le gonflement du muscle deltoïde trahissait l'adverssaire "ses orteils s'agrippaient à la terre". On imagine toute cette concentration que les garçons Maori apprenaient trés jeunes pour manier les différents types de massues. Dicton Maori " Les oiseaux dorment en paix sur les branches des arbres, mais l'homme se tient toujours sur ses gardes dans la crainte de ses ennemis." Il faut savoir que tout les coups étaient permis chez les Maoris, y compris les plus traitres. Les invités (et les hôtes) d'une assemblée intertribale étaient toujours en péril, même si le prétexte de la réunion était la conclusion de la paix, un mariage ou la cérémonie tangi d'un grand chef décédé. Tout les participants étaient armés, mais cela ne constituait pas toujours une précaution suffisante. Au combat, différents stratagèmes étaient utilisés fréquemment : Embuscades, fausses retraites, suivies de contre attaque, déguisement en simple fermier ou en pêcheur... Ce qui était glorieux, c'était de tuer un grand nombre d'ennemis tout en économisant ses propres effectifs. Dans les batailles rangées, on attachait beaucoup d'importance au mata ika, le "premier poisson", c'est à dire la première victime ennemie. Le rituel whangai hau, au cours duquel le tohunga arrachait le coeur de la victime pour l'offrir au dieu guerrier de la tribu, s'accomplissait sur le champ de bataille. Le désir de se couvrir de gloire en tuant le premier ennemi conduisait bien des combattants à prendre des risques superflus et bien souvent c'étaient eux qui fournissaient le" premier poisson" à l'ennemi... Quand les deux forces adverses en ordre de bataille s'étaient échauffées jusqu'à atteindre un état de transe, un guerrier valeureux sortait des rangs pour provoquer un adverssaire de valeur égale. Si à l'issue du duel, le chef de l'une des parties était tué, ses compagnons s'enfuyaient sur le champs. Sinon la bataille était générale... Les prisonniers de guerre étaient rarement épargnés, sauf s'ils pouvaient valoir un lien de parenté avec le vainqueur, ou celui-ci décidait de les réduire en esclavage pour augmenter sa main d'oeuvre. Mais en règle générale, ka mate, ka hainga, ka kai !... Vieil adage : Epargner la vie de l'ennemi ? une fois que tu l'as réduit à ta merci. Non, cela ne vaut pas mieux ; et ce n'est pas sage non plus. A quoi bon jeter un homme à terre, ou le blesser si tu n'achèves pas ton ouvrage en le tuant ? Ne lui permets même jamais de se relever, se serait une source de problèmes futurs. Car ton ennemi n'oubliera jamais que tu l'as jeté à terre, jusqu'à ce que lui t'ait tué, toi ou quelqu'un d'autre, même un parent éloigné... Si tu te bats, que cela soit pour obtenir un résultat, sinon, reste chez toi. (Paroles de Toenga Pou des Nga Pui) Le rugby est arrivé avec les britanniques. Les soldats et les marins de l'armée royale ont commencé à jouer au ballon ovale dès leur installation aux antipodes. Ce sport, très populaire dans les écoles privées d'Angleterre, a tout de suite séduit les fermiers et les ouvriers venus chercher fortune à l'autre bout du monde. En Australie, les émigrants issus de la classe ouvrière préféraient le jeu à XIII, qui est aujourd'hui encore plus populaire que le Rugby à XV car les colons venant d'Irlande se refusaient à pratiquer un sport "trop anglais". En Nouvelle Zélande ce ne fut pas le cas : le Rugby a connu un sucès immédiat car il a été adopté par toutes les couches sociales de la population. A la différence de la Grande Bretagne, la société Néo-Zélandaise est très égalitaire. Ce sport était joué à la fois dans les écoles privées et dans les établissements publics. Les maoris n'ont jamais rechigné à adopter le Sport importé par les colons. Ce jeu convenait à leur physique puissant et rapide. Sur le terrain, on joue aussi pour défendre les couleurs de son club et l'image de son village. Ces valeurs sont très importantes pour les maoris qui sont issus d'une culture tribale. L'intérêt des indigènes pour le rugby n'a jamais dérangé les émigrants. Bien au contraire, pour l'ensemble des Néo-Zélandais, Maoris et Pakehas inclus, jouer et s'intéresser au rugby était le dénominateur commun que les joueurs et les supporters pouvaient partager. Ce sujet permettait de tisser des liens dans les conversations et a contribué au mélange des races. La première équipe Néo-Zélandaise qui a disputé une rencontre à l'étranger en 1884 contre la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, comportait deux Maoris, Jack Taiaroa et Joe Warbrick. Le premier capitaine de l'histoire de l'équipe nationale, en 1893, était également un indigène. Le courage des soldats maoris dans la Somme, pendant la première guerre mondiale a également fait comprendre à de nombreux Néo-Zélandais que ces hommes avaient les qualités nécessaires pour devenir de très bons joueurs de rugby. Pourtant, il ne fut pas toujours question d'intégration. Frappées par les maladies et voyant leurs terres confisquées par la Couronne, de nombreuses communautés ont pensé que le meilleur moyen de sauver leur culture était de créer des clubs indigènes. La première équipe Maorie est née dès 1884. Quatre ans plus tard, la Native Team effectuait une tournée en Grande Bretagne. Cet exemple a depuis été suivi par d'autres minorités et le club de la Welington Samoan Rugby Football Union accueille tous les joueurs qui peuvent prouver leurs origines samoanes. Il a été crée en 1972 pour permettre aux amateurs qui n'ont pas été sélectionnés par les meilleures équipes du pays pour démontrer leurs qualités aux recruteurs qui assistent parfois à leurs rencontres. Dans la capitale, des associations de ce type ont été formées pour des sportifs originaires de Tokelau, Tonga, Fidji et des îles Cook. A Auckland, plusieurs clubs acceptent uniquement les membres dont la famile est issue d'un seul et même village aux Samoas. Ces équipes n'ont aucun mal à compléter leurs effectifs. La Nouvelle Zélande abrite près de cent quinze mille Samoans et 90 % des enfants jouent au rugby. Les Islanders sont nés pour pratiquer ce sport. Les Polynésiens ont des particularités génétiques différentes de celles des Européens, leur vitesse, leur force et leur détente sont tout bonnement incroyables. Leur corpulence imposante, acquise dès le plus jeune âge, leur donne également un très net avantage sur les adolescents d'origine européenne. On peut parfois trouver des enfants de 7 ans pesant déjà 80 kgs, et qui jouent de ce fait, avec des enfants de 10 ou 11 ans. Dans un club de Wellington, un Polynésien âgé de 12 ans viendrait, lui, d'atteindre 110 kgs. Ces physiques impressionnants commencent à poser quelques problèmes. Les jeunes Pakehas en ont vite assez de se faire massacrer sur les terrains par des gars trois fois plus gros qu'eux. Les mères de famille n'osent plus encourager leurs petits à jouer au rugby. Ils se détournent de ce sport pour des activités moins brutales, comme le football ou le ski. Dans la seule ville de Wellington, 10 clubs ont disparu ces 3 dernières années. La capitale compte aujourd'hui 136 équipes séniors contre 170 en 1996. Le phénomène a pris une telle ampleur que les Kiwis ont inventé l'expression la "fuite des blancs". Le nombre des Maoris dans les équipes de tout 1er niveau est aussi en chute libre. La décision de choisir le Samoan Tana Umaga pour diriger le haka face au XV de France était due à l'absence d'indigènes parmi la sélection des All Blacks.

    tipanie

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