Track: Guaio a Caracas Album: Officine Genre: bossa latin and brazilian style Paolo Fedreghini & Marco Bianchi (piano) Video: Decorative Painting http://www.paulandmark.it
Track: Guaio a Caracas Album: Officine Genre: Bossa Latin And Brazilian Style Paolo Fedreghini & Marco Bianchi (piano) www.paulandmark.it
de Vanessa Stojilkovic - un film sur le Venezuela donnant la parole aux vénézuéliens d'une jeune réalisatrice franco-yougoslave http://www.michelcollon.info/bruxelles_caracas.p
Ceci est un Vidéo art réalisé en 35mm avec la technique du stop motion.Emerveillé par le film de Ron Fricke '' BARAKA '' et aprés quelques essais voici une journée entière qui défile en quelques minutes au dessus de la ville de Caracas.
cette photo représente mes premières expérience dans la photo. Elle a été prise à Caracas dans les années 90, ville dans laquelle je suis né et vécu 23 ans avant de venir vivre à Paris. J'aime le monde de l'image, les instants, les histoires et surtout le cinéma. J'en ai fait mon métier. http://www.damien-croce
Cette photo représente mes premières expériences dans la photo. Elle a été prise à Caracas dans les années 90, ville dans laquelle je suis né et vécu 23 ans avant de venir vivre à Paris. J'aime le monde de l'image, les instants, les histoires et surtout le cinéma. J'en ai fait mon métier.
desorden publico,la major banda de ska del mundo en vivo en Caracas,2005...para vosotros que no les conoceis...
Ce week-end se déroulait dans la capitale vénézuélienne, le festival mondial de Body Painting. Plus de 2000 personnes ont assisté à ce spectacle très haut en couleur.
MOYENS DU BORD IS A FILMS PRODUCTION COMPANY BASED IN BRUSSELS (BELGIUM) SINCE 1998 DIRECTED BY LUCAS RACASSE.
ALINFIN, PEINTRE DE LUMIERE ET CREATEUR DU VISUAL MUSIC Né en 1943 à Paris, Alinfini est architecte diplômé des Beaux-Arts de Paris. Pendant plusieurs années, Alinfini travaille avec les plus grands architectes français puis s’envole pour le Brésil en 1973 afin de donner libre cours à sa vocation de peintre. Il réalise ses premières expositions dans différentes galeries brésiliennes, notamment à Sao Paulo et Brasilia puis à Montréal, New York, Dallas, Caracas, Madrid… A son retour en France en 1977, Alinfini s'interroge sur les relations entre la couleur et le son. Il souhaite donner vie et mouvement à la peinture et rêve de visualiser la musique. Ainsi, depuis plus de 30 ans, Alinfini consacre tout son temps et son énergie à un art nouveau, le 10ème art, le ‘Visual Music’. Grâce au jeu surprenant de l’électronique, Alinfini est parvenu à fusionner la lumière et la musique. Il crée des tableaux féeriques et modifiables à l’infini qui font plonger chacun dans un univers d’une dimension encore inconnue jusqu’ici. Le projet ALINFINI est un spectacle enchanteur qui réinvente les correspondances et qui propose à la couleur la concordance de la lumière et des sons. La complexité de ses tableaux est telle qu’ils réagissent à l’ensemble des paramètres de la musique : intensité, hauteur, timbre, fréquences… et ne produisent jamais deux fois le même effet. Parallèlement, Alinfini a créé une nouvelle gamme de produits artistiques : les tableaux luminaires. Créations artistiques d’un nouveau genre, ces luminaires offrent un nouveau type d’éclairage, une qualité de lumière exceptionnelle qui invite à la détente et au bien-être. Derrière une toile blanche translucide, Alinfini dispose des diodes colorées tel un peintre appliquant des touches de peinture et il crée des effets qu’aucune palette ne saurait reproduire. Son pinceau s’est transformé en fer à souder, les chevalets se sont mués en boîtiers électroniques. Et tour a tour, abstrait ou figuratif, chaque tableau devient unique.
"La petite fée", ainsi surnomme-t-on Edith Lefel, l'une des plus grandes voix des musiques afro-caribéennes : Née à Cayenne au mois de novembre 1963, de mère guyanaise et de père martiniquais, elle passera les trois premières années de sa vie en Guyane avant de suivre ses parents en Martinique. "Ils m'ont appelée Edith en souvenir d'un cyclone qui dévasta toute l'île", sans doute un signe du destin puisque quelques années plus tard son émergence sur la scène musicale internationale provoqua une secousse sismique dans le gotha du genre zouk au féminin. Dans les années 70, en marge des rythmes traditionnels, belair, biguine, mazurka, la Martinique vibre à l'unisson à l'écoute des grands orchestres haïtiens dont la musique compas alimente la créativité de jeunes artistes qui, près d'une décennie plus tard, deviendront les stars du zouk. Edith suit d'abord les traces de son frère aîné, guitariste. Ce dernier la fait chanter dans son groupe rock folk. Avec lui, elle sillonne tous les samedis soirs les routes et sentiers de la Martinique pour animer les fêtes communales. C'est la première fois que l'artiste affronte directement le public. Son répertoire puise alors essentiellement dans l'interprétation de standards de groupes mythiques du compas, Tabou Combo, Skasha... Sur les pas d'une autre Edith Lors de ses nombreux tours de chants, de son homonyme Edith Piaf, elle se dit aussi très fan, et n'hésite pas à interpréter le fameux "Hymne à l'amour". "J'imitais Edith Piaf à la maison, mes parents l'écoutaient beaucoup, ainsi que Brel et Aznavour."À l'âge de quatorze ans elle suit sa mère en France, à Saint-Denis en région parisienne. Elle poursuit ses études et s'oriente vers une formation de droit. Mais sa passion première ne cesse de grandir, elle prête sa voix pour quelques spots radios. Mais surtout elle devient choriste professionnelle dans les studios parisiens. Sur son chemin elle croise les pionniers de la saga zouk. Avec eux, elle peaufine son apprentissage du métier d'artiste, Simon Jurad, Jean-Philippe Marthély, Patrick Saint Eloi... À cette époque, Kassav s'est déjà imposé comme une valeur sûre des musiques caraïbes francophones. C'est réellement en 1984 qu'Edith Lefel franchira un pas décisif pour la suite de sa carrière. Grâce au chanteur martiniquais Jean-Michel Cabrimol, leader du groupe la Mafia, formation qui mélange salsa, cadence-compas et jazz, elle part en tournée aux Antilles. C'est là-bas qu'elle rencontre Jean-Luc Alger, chanteur-leader du groupe Lazair pour qui elle interprète "Ich Maman", un classique du zouk, et surtout Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Avec lui, Edith affine son talent, ce dernier devient l'architecte d'un succès fulgurant, arrangeur et producteur, il est aussi le père de ses jumeaux. En 1987, le destin favorise la carrière de la petite fée. Malavoi, le plus grand orchestre de Martinique, l'invite sur la scène du Zénith de Paris où elle remplace au pied levé sa compatriote Marie-José Alie, interprète du fameux "Caréssé moin" et journaliste de télévision sur la chaîne RFO. Cette étape renforce durablement la complicité palpable qu'établit Edith Lefel avec le public, et lui offre sa première grande scène internationale. En tournée avec le groupe, elle multiplie les rencontres avec Philippe Lavil dont elle devient la choriste, Ralph Thamar le "Latin Crooner" avec qui elle enregistre le duo "Sos mémé" qui figure sur son premier album "La Klé". Cet opus produit par Georges Debs, l'un des frères de la célèbre écurie qui propulsa déjà notamment Kassav et Zouk Machine, lui vaut le prix de la Sacem du meilleur auteur. Depuis lors, Edith Lefel est une star consacrée dans la Caraïbe et en Afrique, qu'elle découvre la première fois au Mozambique grâce au groupe Gazoline. En 1992 le trophée de la Sacem la désigne meilleure chanteuse de l'année pour son deuxième album "Mèci" écoulé à plus de 40.000 exemplaires, record de vente pour une artiste afro-caraïbe qui ne dispose pas de l'exposition d'une major. La sortie de son troisième album "Rendez-vous" intervient en 1996, avec en filigrane toujours la griffe de son Pygmalion Ronald Rubinel qui à cette occasion inaugure un modèle de promotion inédit par un affichage massif dans le métro parisien. Consécration parisienne C'est le 11 mai 1996 que la "petite sirène" a rendez-vous avec la consécration sur les planches mythiques de l'Olympia sur les traces de la grande Piaf, et de Léona Gabriel, cantatrice martiniquaise inoubliable. Ce soir-là, Edith Lefel déploie toute l'étendue de son immense talent avec à ses côtés sur scène, ses plus fidèles complices Ralph Thamar, Jean-Luc Alger, et, dans les coulisses, les jumeaux, Ronald Rubinel, orfèvre d'un joyau musical couleur caraïbe. En 1998, invitée sur un album de Malavoi, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman qui l’accompagnera pendant la tournée martiniquaise de mai 1999. Elle revient avec un nouvel opus "À fleur de peau" en 1999 sur lequel on peut entendre deux reprises célèbres "Si j'étais un homme" de Diane Tell version zouk et "l'Hymne à l'amour" d'Edith Piaf sur des rythmes salsa. L'album est réalisé par le toujours présent Ronald Rubinel qui est allé régulièrement travailler dans les studios cubains. Ceci explique cela. D'autres invités de marque sont venus apporter leur contribution artistique : Tony Chasseur, Dominique Zorozabel des Zouk Machine, la célèbre chanteuse guyanaise Sylviane Cedia, Jean-Philippe Marthély et même le fameux pianiste, Mario Canonge. "Si seulement..." Son dernier album "Si seulement...", sorti en décembre 2002, est réalisé par Harry Diboula et produit par Créon Music. Ce dernier bébé est un album de zouk intégrant également la biguine, une mazurka (accompagnée au piano par Mario Canonge) et la reprise merengué d '"Apartheid" de Paulo Rosine, avec un big band de cuivres. Et, pour la première fois sur un projet zouk, on peut noter la présence d’une chorale de gospel (celle du Camerounais Georges Séba que l’on a déjà pu voir aux côtés de Garou et Céline Dion). Les plus grands noms de la musique antillaise ont participé à cet ultime enregistrement : Frédéric Caracas, Thierry Delannay, Jocelyne Labylle et Jean-Michel Rotin ont collaboré à la création de cet album qu’Edith a conçu comme très ouvert et très actuel. Aboutissement de son tempérament mélancolique, Edith y opte également pour les ambiances dépouillées et intimistes du piano-bar. Une série de concerts était prévue début 2003, mais un malaise cardiaque dans sa maison de Dreux l'a emportée le 20 janvier 2003. Ses obsèques se sont déroulées le 25 janvier 2003 à l’Eglise Saint-Sulpice de Paris, puis elle a été inhumée au cimetière du Père-Lachaise, à quelques pas d'Edith Piaf qu'elle aimait tant. Avec Sept (7) albums solos à son actif, Edith Lefel a tracé le sillon d'une carrière dense qui a combiné bonheur, talent, professionnalisme et beauté.
Projet expo portrait musical sur Marie Claude Pietra Galla
Eric Brouta réalise son premier Album en 1988 , "Téléphone" est le titre qui propulse cet artiste dans le monde du zouk . A cet époque, il arrive sur les écrans avec des lunettes de soleil un peu spécial qui avait suscité la curiosité du public Il réalise de nombreux disque dans l'écurie Debs , collabore avec Luc Leandry, le groupe Week End, Frédéric Caracas et d'autres encore.
"La petite fée", ainsi surnomme-t-on Edith Lefel, l'une des plus grandes voix des musiques afro-caribéennes : Née à Cayenne au mois de novembre 1963, de mère guyanaise et de père martiniquais, elle passera les trois premières années de sa vie en Guyane avant de suivre ses parents en Martinique. "Ils m'ont appelée Edith en souvenir d'un cyclone qui dévasta toute l'île", sans doute un signe du destin puisque quelques années plus tard son émergence sur la scène musicale internationale provoqua une secousse sismique dans le gotha du genre zouk au féminin. Dans les années 70, en marge des rythmes traditionnels, belair, biguine, mazurka, la Martinique vibre à l'unisson à l'écoute des grands orchestres haïtiens dont la musique compas alimente la créativité de jeunes artistes qui, près d'une décennie plus tard, deviendront les stars du zouk. Edith suit d'abord les traces de son frère aîné, guitariste. Ce dernier la fait chanter dans son groupe rock folk. Avec lui, elle sillonne tous les samedis soirs les routes et sentiers de la Martinique pour animer les fêtes communales. C'est la première fois que l'artiste affronte directement le public. Son répertoire puise alors essentiellement dans l'interprétation de standards de groupes mythiques du compas, Tabou Combo, Skasha... Sur les pas d'une autre Edith Lors de ses nombreux tours de chants, de son homonyme Edith Piaf, elle se dit aussi très fan, et n'hésite pas à interpréter le fameux "Hymne à l'amour". "J'imitais Edith Piaf à la maison, mes parents l'écoutaient beaucoup, ainsi que Brel et Aznavour."À l'âge de quatorze ans elle suit sa mère en France, à Saint-Denis en région parisienne. Elle poursuit ses études et s'oriente vers une formation de droit. Mais sa passion première ne cesse de grandir, elle prête sa voix pour quelques spots radios. Mais surtout elle devient choriste professionnelle dans les studios parisiens. Sur son chemin elle croise les pionniers de la saga zouk. Avec eux, elle peaufine son apprentissage du métier d'artiste, Simon Jurad, Jean-Philippe Marthély, Patrick Saint Eloi... À cette époque, Kassav s'est déjà imposé comme une valeur sûre des musiques caraïbes francophones. C'est réellement en 1984 qu'Edith Lefel franchira un pas décisif pour la suite de sa carrière. Grâce au chanteur martiniquais Jean-Michel Cabrimol, leader du groupe la Mafia, formation qui mélange salsa, cadence-compas et jazz, elle part en tournée aux Antilles. C'est là-bas qu'elle rencontre Jean-Luc Alger, chanteur-leader du groupe Lazair pour qui elle interprète "Ich Maman", un classique du zouk, et surtout Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Avec lui, Edith affine son talent, ce dernier devient l'architecte d'un succès fulgurant, arrangeur et producteur, il est aussi le père de ses jumeaux. En 1987, le destin favorise la carrière de la petite fée. Malavoi, le plus grand orchestre de Martinique, l'invite sur la scène du Zénith de Paris où elle remplace au pied levé sa compatriote Marie-José Alie, interprète du fameux "Caréssé moin" et journaliste de télévision sur la chaîne RFO. Cette étape renforce durablement la complicité palpable qu'établit Edith Lefel avec le public, et lui offre sa première grande scène internationale. En tournée avec le groupe, elle multiplie les rencontres avec Philippe Lavil dont elle devient la choriste, Ralph Thamar le "Latin Crooner" avec qui elle enregistre le duo "Sos mémé" qui figure sur son premier album "La Klé". Cet opus produit par Georges Debs, l'un des frères de la célèbre écurie qui propulsa déjà notamment Kassav et Zouk Machine, lui vaut le prix de la Sacem du meilleur auteur. Depuis lors, Edith Lefel est une star consacrée dans la Caraïbe et en Afrique, qu'elle découvre la première fois au Mozambique grâce au groupe Gazoline. En 1992 le trophée de la Sacem la désigne meilleure chanteuse de l'année pour son deuxième album "Mèci" écoulé à plus de 40.000 exemplaires, record de vente pour une artiste afro-caraïbe qui ne dispose pas de l'exposition d'une major. La sortie de son troisième album "Rendez-vous" intervient en 1996, avec en filigrane toujours la griffe de son Pygmalion Ronald Rubinel qui à cette occasion inaugure un modèle de promotion inédit par un affichage massif dans le métro parisien. Consécration parisienne C'est le 11 mai 1996 que la "petite sirène" a rendez-vous avec la consécration sur les planches mythiques de l'Olympia sur les traces de la grande Piaf, et de Léona Gabriel, cantatrice martiniquaise inoubliable. Ce soir-là, Edith Lefel déploie toute l'étendue de son immense talent avec à ses côtés sur scène, ses plus fidèles complices Ralph Thamar, Jean-Luc Alger, et, dans les coulisses, les jumeaux, Ronald Rubinel, orfèvre d'un joyau musical couleur caraïbe. En 1998, invitée sur un album de Malavoi, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman qui l’accompagnera pendant la tournée martiniquaise de mai 1999. Elle revient avec un nouvel opus "À fleur de peau" en 1999 sur lequel on peut entendre deux reprises célèbres "Si j'étais un homme" de Diane Tell version zouk et "l'Hymne à l'amour" d'Edith Piaf sur des rythmes salsa. L'album est réalisé par le toujours présent Ronald Rubinel qui est allé régulièrement travailler dans les studios cubains. Ceci explique cela. D'autres invités de marque sont venus apporter leur contribution artistique : Tony Chasseur, Dominique Zorozabel des Zouk Machine, la célèbre chanteuse guyanaise Sylviane Cedia, Jean-Philippe Marthély et même le fameux pianiste, Mario Canonge. "Si seulement..." Son dernier album "Si seulement...", sorti en décembre 2002, est réalisé par Harry Diboula et produit par Créon Music. Ce dernier bébé est un album de zouk intégrant également la biguine, une mazurka (accompagnée au piano par Mario Canonge) et la reprise merengué d '"Apartheid" de Paulo Rosine, avec un big band de cuivres. Et, pour la première fois sur un projet zouk, on peut noter la présence d’une chorale de gospel (celle du Camerounais Georges Séba que l’on a déjà pu voir aux côtés de Garou et Céline Dion). Les plus grands noms de la musique antillaise ont participé à cet ultime enregistrement : Frédéric Caracas, Thierry Delannay, Jocelyne Labylle et Jean-Michel Rotin ont collaboré à la création de cet album qu’Edith a conçu comme très ouvert et très actuel. Aboutissement de son tempérament mélancolique, Edith y opte également pour les ambiances dépouillées et intimistes du piano-bar. Une série de concerts était prévue début 2003, mais un malaise cardiaque dans sa maison de Dreux l'a emportée le 20 janvier 2003. Ses obsèques se sont déroulées le 25 janvier 2003 à l’Eglise Saint-Sulpice de Paris, puis elle a été inhumée au cimetière du Père-Lachaise, à quelques pas d'Edith Piaf qu'elle aimait tant. Avec Sept (7) albums solos à son actif, Edith Lefel a tracé le sillon d'une carrière dense qui a combiné bonheur, talent, professionnalisme et beauté...................................................................................................... Découverte - Pan Afrique L’adieu à Edith Enterrement d’Edith Lefel Plus de 5 000 personnes se sont rendues samedi aux obsèques d’Edith Lefel en l’église Saint-Sulpice à Paris. Recueillement et émotion pour toute la communauté afro-caraïbéenne venue enterrer la star du zouk emportée par une crise cardiaque à 39 ans. Reportage. -------------------------------------------------------------------------------- mardi 28 janvier 2003, par David Cadasse -------------------------------------------------------------------------------- Paris, Eglise Saint-Sulpice, 10 heures du matin. La température flirte avec le zéro. Une foule, compacte, immobile, silencieuse, écoute, dehors, la messe en l’honneur d’Edith Lefel, l’une des grandes figures du zouk, terrassée il y a une semaine par une crise cardiaque. Quelques jours après la sortie de son dernier album. Elle avait 39 ans. L’église est pleine. Plus de 2 000 personnes. La messe est retransmise par hauts parleurs à l’extérieur pour les milliers d’anonymes venus rendre un dernier hommage à la chanteuse. Ils sont Guyanais, comme Edith, Martiniquais, Guadeloupéens, Réunionnais ou Africains. La communauté afro-caraïbéenne est venue enterrer une des leurs. Un corbillard attend sur le parvis de l’église. Il attend sa passagère pour la conduire vers son ultime demeure. Le cimetière du Père-Lachaise. Ils sont des milliers massés devant des les grilles du périmètre installé autour du service funéraire. Témoignages d’amour Ils sont venus en famille, en couple ou seuls, souvent sur leur 31. Ils ne l’ont côtoyé qu’à travers sa musique. Mais ils ont tenu à être là, dans le froid, pour honorer la mémoire d’Edith. " Je ne la connaissais pas personnellement ", explique Alphonse, Guadeloupéen, la quarantaine, le visage fermé, " mais c’est une femme que j’adorais. Elle était simple et naturelle dans ses chansons. Elle était un modèle d’humilité pour nous tous ". L’office est assuré par l’aumônerie Antilles-Guyanne, certains chants sont en créoles, rythmés par les sons profonds des tambours. La chorale est assurée par un groupe de gospel, musique de l’âme, musique du coeur. Juché sur un plot de béton Frédéric n’a même pas 20 ans. Bonnet au ras des sourcils, immense doudoune camouflage et jeans extra-large, il est venu avec son copain Christian, à peine plus âgé. " Je suis là pour donner de la force à sa famille. C’est une chanteuse que j’admire beaucoup ", nous confie-t-il avec son accent des îles. Réflexe communautaire " Je ne suis pas allée travailler pour venir aux obsèques ", témoigne Pierrette, une Martiniquaise d’une soixantaine d’année. " Elle avait un coeur très beau. C’était une soeur pour nous. Une femme honnête et sincère. Elle ne nous a jamais trahis. " L’émotion est trop forte. Pierrette craque et éclate en sanglots. Une femme la rassure : " Ça va aller, ça va aller ". Puis la discussion s’engage. Les langues se délient. Pas simplement pour confier leur peine. " Ça fait chaud au coeur de voir la communauté se mobiliser de la sorte. Espérons que le mouvement de solidarité ne soit pas éphémère. Si nous nous mobilisons aujourd’hui dans la douleur, j’espère qu’on saura le faire pour d’autres choses. C’est important pour l’avenir ", témoigne Bernadette, une Antillaise de 40 ans. " Ils n’en n’ont même pas parlé à la télé, c’est une honte ", s’emporte Christiane. " J’ai été choquée de la façon tellement anecdotique dont Patrick Poivre d’Arvor (présentateur vedette du journal de 20 heures, ndlr) nous a annoncé la nouvelle de sa mort. Alors qu’elle est l’une des figures de la communauté. " Beaucoup de têtes acquiescent. " La mobilisation d’aujourd’hui est une leçon pour les médias français ", renchérit Christiane. Dernier bain de foule La messe est finie, les portes de l’église s’ouvrent. Le cercueil d’Edith apparaît. Derniers applaudissements. Elle quitte le monde comme elle quitte la scène. Juste derrière, Ronald Rubinel (grand artiste zouk), son ex-mari, les bras sur les épaules de leurs deux fils, des jumeaux d’une douzaine d’années, s’arrête en haut des marches pour adresser de brefs remerciement à la foule. Emotion. Beaucoup resteront impressionnés par le courage des enfants et leur dignité dans la douleur. La communauté et la grande famille de la musique afro-caraïbéennes sont en deuil. Edith n’est plus. Mais restera à jamais dans nos coeurs.
Originaire de Sainte-Marie, une commune du Nord de la Martinique, Christiane VALLEJO est née un 7 mai. Cette commune est connue pour être le bastion de la culture et du folklore martiniquais. Dès son plus jeune âge, elle est attirée par la musique et c’est tout naturellement qu’elle intègre la chorale de sa paroisse à l’âge de quinze ans. Elle se retrouve rapidement soliste, son timbre mezzo-soprano étant très rare et donc très apprécié. Ses dates importantes: 1987 Elle est remarquée par Ronald TULLE qui lui donne sa première chance. 1991 Elle rencontre Eric VIRGAL, il l’intègre à son groupe. C’est avec lui qu’elle fera sa première tournée dans l’île, en Guadeloupe et en Haïti. 1994 Tout en travaillant, elle continue à se former. Elle part donc s’installer à Paris pour perfectionner sa voix. Elle suit les cours du C.I.M., une école de Jazz à Paris, de 1993 à 1995. Elle évolue en même temps avec un groupe de biguine-jazz, le Christiane VALLEJO Quartet, qu’elle fonde à l’école avec Gilles Rosine et Stéphane Castry notamment, puis le groupe TRILOGIE, (1995), trio vocal jazz dans lequel elle est accompagnée de deux musiciennes avec lesquelles elle tourne dans plusieurs clubs parisiens. 1998 Le groupe ATOMES est crée. Il célèbre l’avènement d’une nouvelle voix qui va compter, Christiane VALLEJO. « Ricolé », un duo avec Adriano Félicité, la fait découvrir et « Assassins » la consacre. 1999 Le premier album solo de Christiane sort dans les bacs. Il se nomme « Autrement » et le tube, “Pèsonn pa ni dwa” 2001 Elle sort son second album solo « Sans faux-semblants », qui remporte un succès public dès sa sortie. Elle y inaugure une collaboration à succès avec Médhy Custos et leur tube écrit à 4 mains “A la dous’”. Le Canada la découvre et plébiscite sa musique. Cet album est également le premier CD de zouk bénéficiant d'une plateforme CD-Rom interactive... Un must! 2003 C’est l’année du 2e album solo, “C’est Ecrit” qui la place comme l’une des trois plus “grosses” vendeuses de disques de la Martinique. Multi-hits, l’album devient une référence avec “L’Enfant Do”, “Qu’est-ce qui ne va pas”, “C’est écrit”, “Moman pasyon”... 2004 En mars, elle retrouve Médhy Custos après le succès de « Qu’est-ce qui ne va pas ? », tube de la fin 2003. S’attelant tous deux à la tâche, ils travaillent donc d’arrache-pied et en sort le maxi-single « Trahie » qui offre à Christiane Vallejo une nouvelle dimension d’interprète avec un titre oscillant entre zouk, compas et R’n’B. La Meilleure vente single de l’année 2004. Décembre, sort l’album “12, RUE VALEJO” : Sous ce nom énigmatique se cache un projet à la hauteur d’une star. En 4 albums, Christiane a su devenir l’une des figures majeures de la musique populaire antillaise. Particulièrement prolifique en hits et en clips, c’est tout logiquement et suivant des demandes récurrentes qu’il a été décidé d’offrir au public un magnifique cadeau de fin d’année soit un CD collector de ses plus grands tubes , 3 titres inédits et un DVD comprenant les 12 clips de la chanteuse ainsi que des séquences backstage et des interviews de ses amis stars. L’album 12, rue Valéjo est un document unique qui nous permet de découvrir en images et en musiques une jeune femme talentueuse, sensible et généreuse. Le concept du DVD montre une rue, la rue Valéjo, où chaque clip représente une maison, une fenêtre ouverte sur la carrière, sur la vie de l'artiste. Construite entièrement en semi-3D, une telle arborescence reste encore à ce jour unique dans le Zouk Love... 2005 Le 20 mars 2005, elle obtient le PRIX SACEM du MEILLEUR ZOUK de l’Année pour le titre « D’accord », duo avec Bruno Bias. Fin décembre, l’album “12 RUE VALEJO” de Christiane VALEJO est certifié MEILLEURE VENTE ZOUK 2005 en Martinique. 2007 Décembre 2007, Inspirée par une histoire vraie, elle écrit le titre « Laisse-moi » que l'on retrouve sur la compil "Dis-moi Zouk", puis "West Ind'Hits". 2008 JUIN 2008, Christiane effectue sa METAMORPHOSE avec un nouvel album qui fait déjà date. Une production haut de gamme qui fait découvrir toutes les facettes d'une artiste majeur.Elle en profite pour retrouver les 2 L à son nom qu’elle avait perdu, un choix de sa production de l’époque, pour l’album “Autrement”. Christiane VALEJO redevient Christiane VALLEJO. La METAMORPHOSE est autant artistique que vocale et physique. Elle s'essaye sans complexes et avec raison à d'autres styles que le zouk et travaille avec les meilleurs. Elle va chercher SAEL pour le Reggae, JECK CHARBONNIER, MARVIN et KALASH pour le Reggaeton, MARIE-JO ZARB (auteur pour JENIFER, PATRICK FIORI, NOLWEN LEROY, LAAM, NATASHA SAINT-PIER...) lui écrit une magnifique chanson Pop, ALFREDO DE LA FE, l’un des monstres sacrés de la musique Cubaine, l'accompagne sur "Reste". Fidèle au zouk, sa musique, elle choisit la fine fleur des auteurs-compositeurs et arrangeurs qui lui offre le meilleur d'eux-mêmes: MEDHY CUSTOS, PRINCESS LOVER, PEGGY BAJAL, STEEVE PIERRE-LOUIS, JOCELYNE LABYLLE, ERIC VIRGAL, MARVIN, CLAUDE LOUIS-MARIE, JEAN-MICHEL HIERSO, ALI ANGEL, PHILIPPE JOSEPH, FABIEN DAMIDE, FREDERIC CARACAS et elle-même pour 15 titres d'une beauté, d'une émotion et d'une précision inégalées. Elle ne néglige aucun titre, tout doît être parfait... Une artiste rare, un album rare... Une réalisation signée par un génie en la matière, Steeve PIERRE-LOUIS. METAMORPHOSE... le mot est faible...
Né dans la commune du Lamentin en MARTINIQUE, avec peut-être une guitare à la main, toujours est-il que depuis plus de dix ans, il est devenu le guitariste incontournable de nombreux chanteurs et maisons de production antillaises. En 1980, création de son premier groupe en compagnie de son frère Maurice : FORCE ONE. Ce groupe qui se produisait en live, a effectué une tournée extraordinaire à la REUNION en 1988 sur la même scène que Frédéric FRANCOIS. Guitariste Arrangeur en dehors de son groupe, Hermann FLERET a réalisé en grande partie le premier album de Batterie CREMIL. Il a également travaillé pendant deux ans sur l'ensemble des produits MORADISC avec Frédéric CARACAS ainsi que sur tous ceux de JE Production avec Paulo ALBIN et Jean-Pierre ZABULON. Il travaille encore avec Ronald RUBINEL, Edith LEFEL, Jean-Philippe MARTHELY, Albéric LOUISON, Michel LINEROL, Phil CONTROL et Jocelyn DELOUMEAUX. C'est également à lui que l'on doit l'album de Josseline VARANE grâce auquel il remporta le grand prix décerné aux compositeurs au GABON. C'est après l'interprétation du titre "Voyou" en duo avec Josseline VARANE et avec l'appui du public qu'il s'est décidé à faire un album en solo. Coup de maître, puisqu'il est l'une des meilleures ventes de zouk du moment. On retrouve sur cet album des compositeurs qui ont toujours été à ses côtés : Jean-Pierre ZABULON, Dominique GENGOUL et Edith LEFEL pour ne citer que ceux-là. Musicien sérieux, réalisateur incontesté, il voit d'une manière très positive l'arrivée de jeunes talents sur le marché même si la diversité des produits proposés n'est pas toujours conforme aux souhaits du public. Il parle souvent de la musique Haïtienne qui a beaucoup bercée son enfance et qui lui a permis de comprendre que dans la vie on peut faire de la musique professionnellement tout en chantant la Réalité, la Misère, l'Amour et le Business. L'année 1998 a rajouté à son expérience une tournée "Le Top du Zouk" effectuée à la REUNION, où le Zouk est apprécié, en compagnie des autres artistes du label SINGAMALON Production, c'est à dire : Jocelyn DELOUMEAUX, Phil CONTROL, LUDO et Thierry CHAM. Ce fut un réel succès avec notamment comme point d'orgue un concert donné à l'occasion de la grande foire commerciale de BRASPANON devant un public chaleureux de plus de 12 000 personnes.
La petite fée", ainsi surnomme-t-on Edith Lefel, l'une des plus grandes voix des musiques afro-caribéennes. Née à Cayenne au mois de novembre 1963, de mère guyanaise et de père martiniquais, elle passera les trois premières années de sa vie en Guyane avant de suivre ses parents en Martinique. "Ils m'ont appelée Edith en souvenir d'un cyclone qui dévasta toute l'île", sans doute un signe du destin puisque quelques années plus tard son émergence sur la scène musicale internationale provoqua une secousse sismique dans le gotha du genre zouk au féminin. Dans les années 70, en marge des rythmes traditionnels, belair, biguine, mazurka, la Martinique vibre à l'unisson à l'écoute des grands orchestres haïtiens dont la musique compas alimente la créativité de jeunes artistes qui, près d'une décennie plus tard, deviendront les stars du zouk. Edith suit d'abord les traces de son frère aîné, guitariste. Ce dernier la fait chanter dans son groupe rock folk. Avec lui, elle sillonne tous les samedis soirs les routes et sentiers de la Martinique pour animer les fêtes communales. C'est la première fois que l'artiste affronte directement le public. Son répertoire puise alors essentiellement dans l'interprétation de standards de groupes mythiques du compas, Tabou Combo, Skasha... Sur les pas d'une autre Edith Lors de ses nombreux tours de chants, de son homonyme Edith Piaf, elle se dit aussi très fan, et n'hésite pas à interpréter le fameux "Hymne à l'amour". "J'imitais Edith Piaf à la maison, mes parents l'écoutaient beaucoup, ainsi que Brel et Aznavour." À l'âge de quatorze ans elle suit sa mère en France, à Saint-Denis en région parisienne. Elle poursuit ses études et s'oriente vers une formation de droit. Mais sa passion première ne cesse de grandir, elle prête sa voix pour quelques spots radios. Mais surtout elle devient choriste professionnelle dans les studios parisiens. Sur son chemin elle croise les pionniers de la saga zouk. Avec eux, elle peaufine son apprentissage du métier d'artiste, Simon Jurad, Jean-Philippe Marthély, Patrick Saint Eloi... À cette époque, Kassav s'est déjà imposé comme une valeur sûre des musiques caraïbes francophones. C'est réellement en 1984 qu'Edith Lefel franchira un pas décisif pour la suite de sa carrière. Grâce au chanteur martiniquais Jean-Michel Cabrimol, leader du groupe la Mafia, formation qui mélange salsa, cadence-compas et jazz, elle part en tournée aux Antilles. C'est là-bas qu'elle rencontre Jean-Luc Alger, chanteur-leader du groupe Lazair pour qui elle interprète "Ich Maman", un classique du zouk, et surtout Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Avec lui, Edith affine son talent, ce dernier devient l'architecte d'un succès fulgurant, arrangeur et producteur, il est aussi le père de ses jumeaux. Chanter avec Malavoi En 1987, le destin favorise la carrière de la petite fée. Malavoi, le plus grand orchestre de Martinique, l'invite sur la scène du Zénith de Paris où elle remplace au pied levé sa compatriote Marie-José Alie, interprète du fameux "Caréssé moin" et journaliste de télévision sur la chaîne RFO. Cette étape renforce durablement la complicité palpable qu'établit Edith Lefel avec le public, et lui offre sa première grande scène internationale. En tournée avec le groupe, elle multiplie les rencontres avec Philippe Lavil dont elle devient la choriste, Ralph Thamar le "Latin Crooner" avec qui elle enregistre le duo "Sos mémé" qui figure sur son premier album "La Klé". Cet opus produit par Georges Debs, l'un des frères de la célèbre écurie qui propulsa déjà notamment Kassav et Zouk Machine, lui vaut le prix de la Sacem du meilleur auteur. Depuis lors, Edith Lefel est une star consacrée dans la Caraïbe et en Afrique, qu'elle découvre la première fois au Mozambique grâce au groupe Gazoline. En 1992 le trophée de la Sacem la désigne meilleure chanteuse de l'année pour son deuxième album "Mèci" écoulé à plus de 40.000 exemplaires, record de vente pour une artiste afro-caraïbe qui ne dispose pas de l'exposition d'une major. La sortie de son troisième album "Rendez-vous" intervient en 1996, avec en filigrane toujours la griffe de son Pygmalion Ronald Rubinel qui à cette occasion inaugure un modèle de promotion inédit par un affichage massif dans le métro parisien. Consécration parisienne C'est le 11 mai 1996 que la "petite sirène" a rendez-vous avec la consécration sur les planches mythiques de l'Olympia sur les traces de la grande Piaf, et de Léona Gabriel, cantatrice martiniquaise inoubliable. Ce soir-là, Edith Lefel déploie toute l'étendue de son immense talent avec à ses côtés sur scène, ses plus fidèles complices Ralph Thamar, Jean-Luc Alger, et, dans les coulisses, les jumeaux, Ronald Rubinel, orfèvre d'un joyau musical couleur caraïbe. En 1998, invitée sur un album de Malavoi, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman qui l’accompagnera pendant la tournée martiniquaise de mai 1999. Elle revient avec un nouvel opus "À fleur de peau" en 1999 sur lequel on peut entendre deux reprises célèbres "Si j'étais un homme" de Diane Tell version zouk et "l'Hymne à l'amour" d'Edith Piaf sur des rythmes salsa. L'album est réalisé par le toujours présent Ronald Rubinel qui est allé régulièrement travailler dans les studios cubains. Ceci explique cela. D'autres invités de marque sont venus apporter leur contribution artistique : Tony Chasseur, Dominique Zorozabel des Zouk Machine, la célèbre chanteuse guyanaise Sylviane Cedia, Jean-Philippe Marthély et même le fameux pianiste, Mario Canonge. "Si seulement..." Son dernier album "Si seulement...", sorti en décembre 2002, est réalisé par Harry Diboula et produit par Créon Music. Ce dernier bébé est un album de zouk intégrant également la biguine, une mazurka (accompagnée au piano par Mario Canonge) et la reprise merengué d '"Apartheid" de Paulo Rosine, avec un big band de cuivres. Et, pour la première fois sur un projet zouk, on peut noter la présence d’une chorale de gospel (celle du Camerounais Georges Séba que l’on a déjà pu voir aux côtés de Garou et Céline Dion). Les plus grands noms de la musique antillaise ont participé à cet ultime enregistrement : Frédéric Caracas, Thierry Delannay, Jocelyne Labylle et Jean-Michel Rotin ont collaboré à la création de cet album qu’Edith a conçu comme très ouvert et très actuel. Aboutissement de son tempérament mélancolique, Edith y opte également pour les ambiances dépouillées et intimistes du piano-bar. Une série de concerts était prévue début 2003, mais un malaise cardiaque dans sa maison de Dreux l'a emportée le 20 janvier 2003. Ses obsèques se sont déroulées le 25 janvier en l'Eglise Saint-Sulpice de Paris, puis elle a été inhumée au cimetière du Père-Lachaise, à quelques pas d'Edith Piaf qu'elle aimait tant. Avec plusieurs albums solos à son actif, Edith Lefel a tracé le sillon d'une carrière dense qui a combiné bonheur, talent, professionnalisme et beauté.
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