HOT STUFF
Nous sommes alle a New York pour tourner mon premier clip. Ces incroyable danseurs sont les Krumps danseurs du film RISE de David Lachapelle. Envoyes moi vos commentaires....Love...SoShy
Date de création : le 15 juin 2006
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SO ADDICTIVE
Au carrefour de plusieurs cultures, continents, et influences musicales, commence le destin de Soshy (prononcez So-chaille), jeune artiste auteur-compositeur prolifique, d’une vingtaine d’années, pour qui la musique se conjugue avec énergie, rencontres, et anticonformisme affiché. Dans la lignée des Kelis, Gwen Stefani, Prince ou Nikka Costa, Soshy pratique en effet un mélange des genres, que l’on pourrait qualifier de pop urbaine. Baignée dans un univers musical depuis sa plus tendre enfance, c’est aux Etats-Unis que Soshy s’immerge dans le monde de la musique, par le biais de parents artistes ayant émigré outre Atlantique. « Depuis toute petite, j’ai été baignée dans un univers musical du matin au soir, avec de nombreux musiciens autour de moi, ainsi que des concerts et des décibels plein les oreilles. À l’age de deux ans, j’assistais à de gros concerts, comme ceux des Rolling Stones, de Joe Cocker, Bruce Springsteen, ou Aretha Franklin. De plus mon père jouait de la guitare, chantait et écrivait des chansons » nous confie-t-elle. Nous sommes alors à New York, et c’est tout naturellement que Soshy y fait ses premiers pas dans la musique, en mettant la main sur la guitare de son paternel. Elle explique, « je me souviendrais tout le temps qu’a l’âge de 8 ans, j’ai pris la guitare de mon père, et même si je ne savais pas jouer, ce qui est toujours le cas d’ailleurs, j’ai mis au point une mélodie qui était plutôt pas mal pour une première fois. Un jour il m’a donc demandé d’arrêter de jouer de la guitare et de chanter a cappella. Ce fut la révélation ». De New York à Los Angeles, il n’y avait qu’un pas, que Soshy franchi avec sa famille avant de revenir dans l’hexagone pour achever son enfance. Bilingue, elle se met néanmoins à l’heure française, ce qui ne l’empêche pas de garder un œil sur la musique et les Etats-Unis. Soshy mène alors une adolescence classique, et ses goûts musicaux se veulent éclectiques « je kiffais Aretha Franklin, Run Dmc, Cypress Hill, Aerosmith, mais j’étais aussi très rythm and blues et funk. J’aimais Stevie Wonder, Michael Jackson, et j’adorais Betty Davis, l’artiste Fonk la plus vibrante du siècle ». Les allers-retour entre la France et les Etats-Unis sont cependant nombreux et l’ébauche d’une carrière musicale se fait un peu plus précise. Il y a d’abord une rencontre avec le producteur Lone, qui séduit par son potentiel, la convainc de partir tenter sa chance aux Etats-Unis. Soshy chante en effet dans sa langue d’adoption, l’anglais, et il paraît plus logique de convaincre le public Américain avant de séduire les auditeurs Français. À l’épreuve du feu, Soshy, multiplie les shows cases outre Atlantique et affine son style : un mélange de guitares, de sonorités hip hop, reggae et pop, sur lequel elle livre son regard et ses expériences de femme. De concert en concert, elle finit par attirer l’attention des professionnels de l’industrie du disque, par exemple lors d’une performance à MUSEXPO (l’équivalent américain du Midem). C’est avec Sony Music USA que Soshy signe un contrat international, et avec cette signature, les portes s’ouvrent plus facilement, l’opportunité de travailler avec des producteurs ainsi que des artistes de renom s’offre à elle. « Mais tout ça a pris un certain temps » précise Soshy, « je n’ai pas été signée tout de suite, sinon cela aurait été trop beau et surtout trop facile. Toujours est- il que j’ai commencé à rencontrer des gens, dont Estelle, avec qui je me suis mise à travailler en Angleterre ». Estelle ne sera, bien entendu, pas la seule artiste que Soshy rencontrera, puisqu’elle croisera la route de Mark Ronson, Linda Perry, Steve Kipner, Midi Mafia, mais aussi Cool and Dre. Les rencontres se font de manière originale, puisque à chaque fois, Soshy se produira en concert privé, avant une quelconque collaboration. Au final, devrait apparaître sur son premier album Mark Ronson, Estelle, Lone, BloodShy, Sam Watters et Midi Mafia. Servit par des productions léchées, puissantes et éclectiques, ce dernier, dont le lancement international se fera dans l’hexagone grâce au soutien de Columbia, se veut donc le reflet d’une voix derrière laquelle se cache une femme aussi bien enfant que féline, dont la personnalité est à la fois sauvage, sensuelle, ironique, et écorchée. « C’est un album de femme sur lequel je ne raconte que des histoires. J’ai par exemple une chanson qui s’appelle Guilty, dans laquelle je rentre chez moi, je trouve mon mec avec une nana, et je finis par les tuer pour me retrouver par la suite en procès. Je m’inspire de faits réels et je les pousse à l’extrême, mais attention, j’ai aussi des chansons d’amour, plus douces, le concept général de mon album étant la femme moderne sous toutes ses coutures, c’est-à-dire une femme-enfant et une femme de caractère, qui souhaite juste maîtriser sa vie, ce qui finalement me ressemble assez bien ». Loin de verser dans la tragédie, le premier effort de Soshy se veut aussi versatile que la personnalité de son auteur comme l’atteste « Nothing », une chanson que ne renierait pas Timbaland, et Hot Stuff, un single décapant qui constitue une bonne porte d’accès pour découvrir l’univers de Soshy. « Ces dernières années j’ai appris et j’apprends toujours auprès de gens très talentueux et fous de zique, aujourd’hui c’est à moi de faire goûter ma recette aux autres. Comme on dit là-bas « I’m blessed ».