Si vous voulez télécharger, allez sur http://myreplay.tv/v/Bq3WsJjj . - Le rappeur controversé Orelsan participera au festival Aucard de Tours. Un collectif libertaire tourangeau appelle au boycott. - Plus sur http://wizdeo.com/s/tvtours . Pour exploitation TV, droits réservés, nous contacter sur http://wizdeo.com/s/banqueimages
"La bataille de France ne fait que commencer (...) Rien ne sera plus jamais comme avant", a lancé sous les vivats, Marine Le Pen salle de l'Equinoxe au soir du premier tour de la présidentielle. "Nous sommes désormais la seule et véritable opposition à la gauche ultra-libérale, laxiste et libertaire".
Playlist du 8 février 2012 JAzzAct propose pour cette nouvelle émission de s’aventurer du côté des duos avec piano : un choix de rencontres marquées par un esprit plus ou moins libertaire comme celle, magnifique, réunissant Johnny Dyani et Mal Waldron... La nouveauté de la semaine est d’ailleurs un disque rassemblant le batteur Bruno Tocanne et le pianiste et guitariste Henri Roger ; une inspiration littéraire a nourri l’imaginaire de ce duo, en particulier l’œuvre « Cent ans de Solitude » de l’auteur colombien Gabriel Garcia Marquez. Ce disque porte en effet le beau nom de Remedios la Belle, personnage qui a un moment du roman prend son envol... Chaque séquence porte ainsi le nom d’un personnage ou d’un lieu de ce roman, dont le réalisme côtoyant la magie a sans doute bien inspiré les deux improvisateurs... 1. MARTIAL SOLAL / LEE KONITZ « STAR EYES 1983 » Titre : « Just You » (Lee Konitz) Durée : 6’22 Musiciens : Martial SOLAL, piano ; Lee KONITZ, saxophone Label : HAT ART Collection Hatology (www.hathut.com) Dist : HARMONIA MUNDI (www.harmoniamundi.fr) Année : 2009 / 1983 2. JOHNNY DYANI / MAL WALDRON « SOME JIVE ASS BOER - LIVE AT JAZZ UNITÉ » Titre : « Safari » (M. Waldron - J. Dyani) Durée : 6’09 Musiciens : Johnny DYANI, contrebasse, voix, piano ; Mal WALDRON, piano + Pablo SAUVAGE, percussions. LABEL : FUTURA ET MARGE (http://futuramarge.free.fr) Dist : SOCADISC (www.socadisc.com) Année : 1981 /2010 3. DUO BRUNO TOCANNE ET HENRI ROGER « REMEDIOS LA BELLE » Titre : « Remedios La Belle » ; « Melquiades » Durée : 3’13 / 4’18 Musiciens : Henri ROGER , piano, guitare ; Bruno TOCANNE, batterie. LABEL : PETIT LABEL (www.petitlabel.com) Dist : Année : 2011 4. DUO BRUNO TOCANNE ET HENRI ROGER « REMEDIOS LA BELLE » Titre : « Mauricio Babilonia » Durée : 3’30 Musiciens : Henri ROGER , piano, guitare ; Bruno TOCANNE, batterie. LABEL : PETIT LABEL (www.petitlabel.com) Dist : Année : 2011 5. SIEGFRIED KESSLER « PHENIX 14 » Titre : « Phenix-Re-naissance » (S. Kessler) Durée : 5’32 Musiciens : Siegfried KESSLER, piano, orgue, clavinette ; Jean-François PAUVROS, guitare LABEL : LE CHANT DU MONDE Dist : Année : 1978 6. DIETRICH EICHMANN / JEFF ARNAL « THE TEMPERATURE DROPPED AGAIN » Titre : « L’Appat » Durée : 3’10 Musiciens :Dietrich EICHMANN, piano ; Jeff ARNAL, percussions. Label : LEO RECORDS Dist : Année : 2004 7. JOËLLE LEANDRE / GIANNI LENOCI « SUR UNE BALANÇOIRE » Titre : « Balançoire 5 » Durée : 4’38 Musiciens : Joëlle LEANDRE, contrebasse ; Gianni LENOCI, piano Label : AMBIANCES MAGNETIQUES Dist : ACTUELLECD (actuellecd.com) ORKHESTRA (www.orkhestra.fr) Année : 2004 8. JOHNNY DYANI / MAL WALDRON « SOME JIVE ASS BOER - LIVE AT JAZZ UNITÉ » Titre : « African Cake Walk » (Mal Waldron) Durée : 11’01 Musiciens : Johnny DYANI, contrebasse, voix, piano ; Mal WALDRON, piano + Pablo SAUVAGE, percussions. LABEL : FUTURA ET MARGE (http://futuramarge.free.fr) Dist : SOCADISC (www.socadisc.com) Année : 1981 /2010
Ce jour Samedi 05 Novembre 2011, une importante manifestation avait lieu Place de La Bastille jusqu'à la rue du Bac il me semble. Celle la était faite à la demande d'une cinquantaine d'associations coordonnées par la CNIF. Au départ du cortége de légers incidents se sont produit, toujours des infiltrations de casseurs ou des personnes qui ont des intêrets à faire dégenerer, pour de multiples raisons. Sinon début de manif bon enfant mais une certaine tension bien palpable par la présence d'une dizaine de CRS. Reportage FIL INFO FRANCE bénevole jjGAUMET
Les intellectuels n'ont pas forcément quelque chose à dire de plus intéressant que le charpentier du coin, selon Chomsky... Excellent...
Playlist du 22 juin 2011 L’émission est consacrée à deux découvertes, que l’on apprécie particulièrement dans Jazzact : le batteur, Bruno TOCANNE et la chanteuse Émilie LESBROS. Influencé par le mouvement poprock libertaire de la fin des années 70, Bruno Tocanne s’intéresse ensuite au jazz et aux musiques improvisées et participe à certains projets de Sophia Domancich, Laurent Dehors, Denis Badault, Louis Sclavis ou bien encore Hasse Poulsen, Hugh Hooper, Dave Burrell ou Russ Johnson. Il a, par ailleurs, initié plusieurs projets : le Trio Résistances, le Bruno Tocanne Réunion, le Collectif Polysons, etc. Il travaille actuellement à la fois sur des projets électriques avec L’Overdrive Trio (hommage à Syd Barret) , Libre Ensemble et plus acoustiques comme cette série de New Dreams entamée en 2008. Il est aussi directeur artistique du Label IMR (Instant MusicRecords), un label implanté à Lyon consacré au jazz et aux musiques innovantes, _ une émanation du collectif de musiciens Réseau IMUZZIC... Émilie LESBROS étudie le violon, le chant lyrique et jazz au conservatoire de Marseille ; elle expérimente en parallèle plusieurs styles musicaux en participant à des projets très divers qui vont du rock expérimental et de la musique électronique au baroque et à la musique contemporaine... Elle semble cependant avoir le plus d’affinités avec la musique improvisée, notamment après sa rencontre avec le contrebassiste Barre Phillips, avec lequel elle se produit souvent. Elle collabore aussi avec des musiciens importants de la scène improvisée installés dans le sud de la France, comme par exemple le saxophoniste Lionel Garcin, le guitariste Raymond Boni, la chanteuse Catherine Jauniaux, etc. Elle participe aussi à des projets pluridisciplinaires avec la compagnie de théâtre l’Orpheline est une Épine dans le Pied, ainsi que sur des projets avec des danseurs, Geneviéve Sorin, Georgio Rossi, et Archaos (cirque contemporain). Toutes ces rencontres la propulsent vers une large exploration de la voix, dévoilant une certaine intimité... Sites des artistes : www.myspace.com/emilielesbros www.brunotocanne.com 1. BRUNO TOCANNE « 4 NEW DREAMS » Titre : « Pas si simple » (Rémi Gaudillat) Durée : 4’49 Musiciens : Bruno TOCANNE, batterie ; Michael BATES, contrebasse ; Rémi GAUDILLAT, trompette ; Samuel BLASER, trombone. LABEL : IMR (www.instantmusics.com) Dist : MUSEA (www.musearecords.com) / LES ALLUMES DU JAZZ (www.allumesdujazz.com) Année : 2011 2. BRUNO TOCANNE « 4 NEW DREAMS » Titre : « Shape » (Rémi Gaudillat) Durée : 3’4 Musiciens : Bruno TOCANNE, batterie ; Michael BATES, contrebasse ; Rémi GAUDILLAT, trompette ; Samuel BLASER, trombone. LABEL : IMR (www.instantmusics.com) Dist : MUSEA (www.musearecords.com) / LES ALLUMES DU JAZZ (www.allumesdujazz.com) Année : 2011 3. « LIBRE(S) ENSEMBLE » Titre : « Free KC to Gawa » ( Philippe Giordni) Durée : 7’55 Musiciens : Rémi GAUDILLAT, Fred ROUDET, trompette et bugle ; Damien SABATIER, saxophones ; Philippe GIORDANI, Fred MEYER, guitares ; Élodie PASQUIER, clarinette ; Arnaud LAPRÊT, percussions ; Bruno TOCANNE, batterie ; Benoît KELLER, contrebasse. LABEL : IMR (www.instantmusics.com) Dist : MUSEA (www.musearecords.com) / LES ALLUMES DU JAZZ (www.allumesdujazz.com) Année : 2011 4. « LIBRE(S) ENSEMBLE » Titre : « Crépuscule avec Nelly » (Rémi Gaudillat) Durée : 3’50 Musiciens : Rémi GAUDILLAT, Fred ROUDET, trompette et bugle ; Damien SABATIER, saxophones ; Philippe GIORDANI, Fred MEYER, guitares ; Élodie PASQUIER, clarinette ; Arnaud LAPRÊT, percussions ; Bruno TOCANNE, batterie ; Benoît KELLER, contrebasse. LABEL : IMR (www.instantmusics.com) Dist : MUSEA (www.musearecords.com) / LES ALLUMES DU JAZZ (www.allumesdujazz.com) Année : 2011 5. ROSA « THE GIFT » Titre : « Look At Me » Durée : 5’06 Musiciens :Emilie LESBROS, voix ; Virgile ABELA, guiitare ; Remy DECROUY, guitare ; Stéphane DIAMANTAKIOU, basse ; François ROSSI, batterie ; + Sylvain THÉVENARD, samples, claviers, flûte, clarinette ; Rémi SCIUTO, saxophone ; Uli WOLTERS, saxophone ; Lucien BERTOLINA, trombone. Label : KOLIAPOV (koliapov.official.fm ) Dist : ORKHESTRÂ INTERNATIONAL (www.orkhestra.fr) Année : 2009 6. ROSA « THE GIFT » Titre : « The Moon part I et II » Durée : 4’57 Musiciens :Emilie LESBROS, voix ; Virgile ABELA, guiitare ; Remy DECROUY, guitare ; Stéphane DIAMANTAKIOU, basse ; François ROSSI, batterie ; + Sylvain THÉVENARD, samples, claviers, flûte, clarinette ; Rémi SCIUTO, saxophone ; Uli WOLTERS, saxophone ; Lucien BERTOLINA, trombone. Label : KOLIAPOV (koliapov.official.fm ) Dist : ORKHESTRÂ INTERNATIONAL (www.orkhestra.fr) Année : 2009 7. ÉMILIE LESBROS « ATTRACTION TERRESTRE » Titre : « Dla Ciebie » Durée : 2’44 Musiciens : Émilie LESBROS, voix et instruments. Label : DFRAGMENT-FULL RHIZOME (www.iot-records.org) Dist : L’AUTRE DISTRIBUTION (www.lautredistribution.com) Année : 2011 8. ÉMILIE LESBROS « ATTRACTION TERRESTRE » Titre : « Brushing Your Hair » (Émilie Lesbros) Durée : 5’07 Musiciens : Émilie LESBROS, voix et instruments. Label : DFRAGMENT-FULL RHIZOME (www.iot-records.org) Dist : L’AUTRE DISTRIBUTION (www.lautredistribution.com) Année : 2011 9. ÉMILIE LESBROS « SOLO VOCAL » Titre : Durée : 6’21 Musiciens : Émilie LESBROS, voix et instruments. Label : autoproduction Dist : Année : 2005 Voir le site de l'émission : http://www.jazzact.org
Dernier volet du Journal du Court de Richard Beaune: Reportage sur le concours My Score organisé par le Transfo, La coopérative de mai, Sauve qui peut le court-métrage et europavox qui invite deux jeunes compositeurs de la région à réaliser la bande originale d'un film primé l'année précédente. Critique: Francis gavelle de radio libertaire critique Kamene (Les Pierres) de Katarina Kerekesova et Waiting for gorgo de Benjamin Craig Expo au petit vélo: Règlements de contes Zic: The Elektrocution à l'Electric palace
En février 1986, toujours fidèle aux anarchistes, Léo Ferré inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (Théâtre Déjazet) pendant six semaines avec un récital de nouveau exclusivement consacré aux poètes, qu'il n'a pas cessé de mettre en musique (dans les années 80 surtout Rimbaud et Apollinaire). Il reviendra au TLP pour chacun de ses grands rendez-vous parisiens, en 1988 et en 1990. source wikipedia
VINTAGE VENDETTA Groupe rock-hard-rock France 54 http://libertaire.skyblog.com
Biographie de Marcel Mouloudji Marcel Mouloudji (16 septembre 1922, Paris - 14 juin 1994, Paris) fut un chanteur-compositeur et acteur français. Biographie Son père, kabyle, est originaire de Sidi Aïch en Kabylie (Algérie), exerce le métier d'agriculteur et s'inscrit au Parti communiste. Il épouse une bretonne catholique fondamentaliste qui sombre assez vite dans l'alcoolisme et la folie . Il est affligé d'un léger strabisme. Il s'inscrit avec son frère André dans un mouvement de jeunesse (soit aux jeunesses communistes, soit aux Faucons rouges mouvement d'éducation de l'enfance - proche de la SFIO - et animé par des éducateurs issus de différents courants du monde ouvrier, libertaire, coopératif, ajiste, anarcho-syndicaliste, etc.). En 1935, il fait la connaissance de Sylvain Itkine, metteur en scène dans le Groupe Octobre, organisation affiliée à la Fédération des théâtres ouvriers de France. Il participe à la vie artistique associée au Front populaire de 1936, et vit en semi-clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale. Il racontera son expérience dans le livre « Enrico » en 1945 qui reçoit le prix de la Pléiade. En 1938, il apparaît dans le film Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque. Dans les cabarets en vogue, il chante Boris Vian (Le Déserteur) ou Jacques Prévert, interprète son rôle dans le film « Eaux troubles » de Henri Calef en 1949 et participe à « Boule de Suif » (Christian-Jaque, 1947) et « Nous sommes tous des assassins » (André Cayatte, 1952). En 1958, il fait sa dernière apparition au cinéma dans « Rafles sur la ville » de Pierre Chenal et dans un film hispano-suédois, « Llegaron dos hombres ». Jacques Canetti, célèbre agent artistique et patron du cabaret les Trois Baudets entraîne Mouloudji vers le succès. Il lui fait enregistrer « Comme un p'tit coquelicot » qui obtient le Grand Prix du disque 1953 et le Prix Charles-Cros en 1952 et 1953. Même succès pour par exemple « Un jour tu verras » en 1954 extrait du film « Secrets d'alcôve ». Louise Fouquet, dite Lola, est son épouse et son agent artistique de 1943 à 1969. Il a deux enfants: Grégory Mouloudji avec Lilia Lejpuner en 1960 et Annabelle Mouloudji (elle-même interprète de plusieurs chansons dont "Fuis Laurence d'Arabie" durant les années 80) avec Nicolle Tessier en 1967. Lilianne Patrick est sa dernière compagne. En 1976, il enregistre avec l'accordéoniste Marcel Azzola une anthologie du musette, « Et ça tournait ». En 1980 il sort un album "Inconnus Inconnues" et donne d'innombrables concerts à travers le pays dont les médias se font rarement l'écho. Fatigué, il consacre plus de temps à l'écriture et à la peinture, ses anciennes amours. On le retrouve sur scène en 1987 à l'Élysée Montmartre. A 70 ans, en 1992, une pleurésie lui enlève en partie sa voix. Cela ne l'empêche pas de sortir un album qui n'aura cependant pas le temps de voir le jour. En mars 1994, il est invité au festival Chorus des Hauts-de-Seine en région parisienne pour un hommage. Puis il donne un ultime récital près de Nancy en avril. Il s'éteint le 14 juin 1994 alors qu'il avait de nombreux projets en route : la suite de ses mémoires 50 ans après le premier volume et un nouvel album. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Filmographie 1936 : Ménilmontant de René Guissart - Toto 1936 : La Guerre des gosses de Jacques Daroy - La Crique 1936 : Jenny de Marcel Carné - Le chanteur des rues 1937 : Mirages ou Si tu m'aimes de Alexandre Ryder - Le groom 1937 : Claudine à l'école de Serge de Poligny - Moulou 1937 : À Venise, une nuit de Christian-Jaque - Le jeune Toto 1937 : Record 37 de Jacques B. Brunius et Jean Tarride 1938 : Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque : Philippe Macroy 1939 : Le grand élan de Christian-Jaque et Harry R. Sokal - Pierrot 1939 : Les gaités de l'exposition de Ernest Hajos 1940 : L'Entraîneuse de Albert Valentin - Le cancre 1941 : L'Enfer des anges de Christian-Jaque : le jeune Léon 1941 : Premier bal de Christian-Jaque - Le télégraphiste 1941 : Les Inconnus dans la maison de Henri Decoin : Ephraïm "Amédé" Luska 1943 : Adieu Léonard de Pierre Prévert - Le ramoneur 1943 : Les Roquevillard de Jean Dréville 1944 : Vautrin de Pierre Billon - Calvi 1944 : L'Ange de la nuit de André Berthomieu - Un étudiant 1945 : Boule de suif de Christian-Jaque - Un Franc-tireur 1945 : Les Cadets de l'océan de Jean Dréville : Passicot 1946 : Le Bataillon du ciel (Film tourné en deux époques : "Ce ne sont pas des anges" et "Terre de France") de Alexander Esway - Le Canaque 1946 : La Maternelle (film) de Henri Diamant-Berger - Paulo 1947 : Les jeux sont faits de Jean Delannoy : Lucien Derjeu 1948 : Bagarres de Henri Calef - Angelin 1948 : Tête blonde de Maurice Cam - Bernard 1949 : Les Eaux troubles de Henri Calef - Ernest 1950 : Justice est faite de André Cayatte : Amadéo, le valet de ferme 1950 : La Souricière de Henri Calef - Mouton 1951 : La maison Bonnadieu de Carlo Rim - Il est uniquement l'interprète des chansons 1951 : Gibier de potence de Roger Richebé - Ernest 1952 : Nous sommes tous des assassins de André Cayatte : René Le Guen 1952 : Trois femmes de André Michel - Raoul, dans le sketch : Mouche 1953 : La Vie d'un honnête homme de Sacha Guitry - Le chanteur 1953 : La ballade des réverbères - court métrage - de Pierre Gout 1954 : Boum sur Paris de Maurice de Canonge - Il tient son propre rôle 1954 : Secrets d'alcôve de Ralph Habib - Ricky dans le sketch : Riviera experss / Il Letto. 1955 : Tout chante autour de moi de Pierre Gout - Georges 1955 : Les indiscrètes de Raoul André 1957 : Jusqu'au dernier de Pierre Billon : Quedchi 1958 : Rafles sur la ville de Pierre Chenal - Lucien Donati dit: "Le Niçois" 1958 : Deux hommes sont arrivés (Llegaron dos hombres) de Eusebio Fernández Ardavín et Arne Mattsson - Angel garcia 1958 : 58.2/B de Guy Chalon - Il assure le commentaire 1960 : La belle saison est proche - court métrage, documentaire - de Jacques Barral - Il joue son propre rôle 1961 : La Planque de Raoul André - Georges 1962 : Le livre muet - court métrage - de Gérard Dumont - Le jeune homme romantique 1977 : Jacques Prévert - moyen métrage, documentaire - de Jean Desvilles - Il tient son propre rôle Il interprète uniquement des chansons dans les films suivants: 1958 : Ma Jeannette et mes copains - court métrage - de Robert Menegoz 1970 : Biribi de Daniel Moosman 1972 : Le Franc-tireur de Jean-Max Causse et Roger Taverne
BIOGRAPHIE de Léo FERRE Léo Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti (Toscane), est un poète, musicien et chanteur franco-monégasque. Bénéficiant d'un souffle créateur continu et d'une période d'activité longue (46 ans, contre 24 ans pour Jacques Brel, 30 ans pour Brassens, 34 ans pour Gainsbourg), Ferré est à ce jour le plus prolifique auteur-compositeur-interprète d'expression française, ayant réalisé plus d'une quarantaine d'albums originaux. L'enfance Fils de Joseph Ferré, directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo, et de Marie Scotto, couturière d'origine italienne, il a une sœur, Lucienne, de deux ans son aînée. Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique. À l’âge de sept ans, il intègre la Chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Monaco comme soprano. Il découvre la polyphonie au contact des œuvres de Palestrina et de Tomás Luis de Victoria. Son oncle, ancien violoniste et secrétaire au Casino, le fait assister aux spectacles et répétitions qui ont lieu à l'opéra de Monte-Carlo, alors haut-lieu de la vie musicale internationale. Léo Ferré y entend le chanteur basse Fédor Chaliapine, y découvre Beethoven, qui l'émeut profondément, que ce soit sous la baguette d'Arturo Toscanini (Coriolan), ou à la radio (Cinquième symphonie). Mais c'est la présence du compositeur Maurice Ravel aux répétitions de L'enfant et les sortilèges qui l'impressionne le plus durablement.1 À neuf ans il entre au collège Saint-Charles de Bordighera tenu par les Frères des Écoles chrétiennes, en Italie. Il y reste en pension pendant huit longues années. Il racontera cette enfance solitaire et encagée dans une fiction autobiographique (Benoît Misère, 1970). Il y approfondit sa connaissance du solfège et joue du piston dans l'harmonie. A quatorze ans, il compose le Kyrie d'une Messe à trois voix. En cachette, il lit les auteurs considérés comme subversifs par les Frères : Voltaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Céline. De retour à Monaco pour préparer son baccalauréat, il devient pigiste pour le journal Le Petit Niçois comme critique musical, ce qui lui permet d'approcher des chefs d'orchestre prestigieux comme Antal Dorati ou Mitropoulos. A cette époque il découvre avec enthousiasme Daphnis et Chloé et le Concerto pour la main gauche de Ravel, sous la direction de Paul Paray, ainsi que le Boléro et la Pavane pour une infante défunte, dirigés par le compositeur en personne. Il passe et obtient son baccalauréat de philosophie au lycée de Monaco. Son père refuse qu'il s'inscrive au Conservatoire de musique. Années de formation En 1935, il vient à Paris pour y faire des études de droit. Il peaufine alors son apprentissage du piano en complet autodidacte. Fort d’un diplôme de Sciences Politiques il revient à Monaco en 1939 avant d’être mobilisé l'année d'après. Il est affecté à l'infanterie et dirige un groupe de tirailleurs algériens. Sa vocation de compositeur s’affirme après sa démobilisation. En 1940, à l'occasion du mariage de sa sœur, il écrit un Ave Maria pour orgue et violoncelle2, et débute la mise en musique de chansons écrites par une amie. C’est avec ce répertoire qu’il se produit pour la première fois en public le 26 février 1941, au Théâtre des Beaux-arts de Monte-Carlo, sous le nom de Forlane. Ses premiers textes personnels datent sans doute de cette année-là. À la fin d'un concert à Montpellier où se produit Charles Trénet, il présente à la "star" trois de ses chansons, mais celle-ci lui conseille de ne pas les chanter lui-même et de se contenter d'écrire pour les autres. En 1943 René Baer lui confie des textes qui deviendront plus tard des succès : La Chanson du scaphandrier et La Chambre. La même année, Léo Ferré épouse Odette Shunck, qu'il a rencontrée en 1940 à Castres. Le couple s'installe dans une ferme à Beausoleil, sur les hauteurs de Monaco. En 1945, alors qu’il est toujours "fermier" et occasionnellement "homme à tout faire" à Radio Monte-Carlo, Léo Ferré rencontre Édith Piaf qui l’encourage à tenter sa chance à Paris. Les débuts à Paris A la fin de l'été 1946, Léo Ferré s'installe dans la capitale où il se lie d'amitié avec Jean-Roger Caussimon, à qui il demande s'il peut mettre en musique son poème A la Seine. Caussimon devient son parolier privilégié et ensemble ils feront plusieurs chansons particulièrement appréciées du public comme Monsieur William (1950), Le Temps du tango (1958) ou encore Comme à Ostende (1960). Ferré obtient un engagement de trois mois au cabaret Le Bœuf sur le toit. Il s'accompagne au piano. Les débuts sont psychologiquement et financièrement difficiles. Pendant huit ans il doit se contenter d’engagements aléatoires et épisodiques dans les caves à chansons de la capitale : Les Assassins, les Trois Mailletz, Le Trou, le Quod Libet, ou encore le Milord l'Arsouille, ces trois derniers étant successivement dirigés par son ami Francis Claude, avec lequel il co-écrit plusieurs chansons, dont La Vie d'artiste (1950), en écho à sa récente séparation d'avec Odette. Ferré finit par se faire une réputation, parvenant non sans peine à placer quelques titres chez les interprètes de l’époque : Renée Lebas3, Édith Piaf, Yvette Giraud, Henri Salvador, Les Frères Jacques. Mais c'est avec la chanteuse Catherine Sauvage qu'il va trouver sa plus fidèle, passionnée et convaincante ambassadrice. Dès 1947, il fréquente le milieu des anarchistes espagnols, exilés du franquisme. Cela nourrira sa rêverie romantique de l'Espagne, dont Le Bateau Espagnol et Le Flamenco de Paris sont déjà des manifestations. Pour l'anecdote, Ferré la "graine d'ananar" adhère au Parti communiste pendant cinq minutes4. Sa rencontre en 1950 avec Madeleine Rabereau donne une nouvelle impulsion à sa vie et sa carrière. Il en fait sa muse et elle influe sur certains choix artistiques. Il enregistre la même année treize chansons en s'accompagnant au piano, pour le compte du label Le Chant du Monde, avec qui il a signé un contrat de trois ans. Ces chansons sont diffusées en 78 tours. En 1951, Ferré écrit et compose De sacs et de cordes, un feuilleton radiophonique dont le récitant est Jean Gabin. Il en profite pour mêler aux chansons et aux récitatifs des passages orchestraux, qui lui donnent l'opportunité de diriger pour la première fois un orchestre symphonique et un choeur, ceux de la radiodiffusion française. Depuis la fin 1947 Ferré y produit et anime plusieurs cycles d'émissions consacrées à la musique classique. Dans Musique byzantine (1953-54), il élargit son propos à des questions esthétiques sur la tonalité, l'exotisme, la mélodie, l'opéra, l'ennui, l'originalité ou la "musique guimauve"5, et affirme avec une acuité polémique ses conceptions anti-modernes, épinglant tout à la fois l'assujettissement nouveau de la musique au mercantilisme industriel ("la musique de conserve"6) et la décadence intellectualiste en quoi consiste la recherche éperdue de procédés et de systèmes ("le terminus des dilettantes"7), incarnée à ses yeux par les avant-gardes, au premier rang desquelles l'école sérielle en plein essor. Un projet ultérieur d'émission ayant été refusé et le succès venant, Léo Ferré cesse de travailler à la radio. 8 En 1952, pour présenter le concours Verdi à la La Scala de Milan Léo Ferré écrit le livret et la musique d'un opéra qui transpose de manière grinçante et très noire ses récentes années de galère : La Vie d'artiste9. Il semble qu'il n'y ait pas tellement tenu, abandonnant très vite cet "exercice"10) pour d'autres projets. Il en tirera néanmoins très tardivement la chanson Vison l'éditeur (1990). Les années Odéon Début 1953, Paris canaille chantée par Catherine Sauvage devient un "tube" international11. Pour Ferré c'est la fin de la précarité, les interprètes qui l'évitaient viennent à lui. Il met à profit cette bouffée d’oxygène pour se consacrer à la composition d'un oratorio sur La Chanson du Mal-Aimé, vaste poème de Guillaume Apollinaire, dont le recueil Alcools exerce une influence majeure sur sa propre écriture poétique. L'oeuvre, pour quatre chanteurs lyriques, est créée sous la baguette du compositeur en 1954 à l'Opéra de Monte-Carlo12. Après plusieurs démarches infructueuses pour la faire vivre sur scène, Ferré en fera un album en 1957. De 1953 à 1958 Ferré est sous contrat avec Odéon, un label qui lui alloue plus de moyens. Il y enregistre son premier LP, contenant entre autres Monsieur William, Le Pont Mirabeau (poème d'Apollinaire), La Chambre et Paris canaille. Pour des raisons de contrat, il réenregistre la même année, toujours au piano mais dans de meilleures conditions techniques, les chansons déjà gravées en 1950 pour Le Chant du monde. Dès lors, sa renommée va croître au fil des disques et de succès comme Le Piano du pauvre, L'Homme13 (1954), Le Guinche ou encore Pauvre Rutebeuf, dont le "parolier" n'est autre que le poète du 13ème siècle Rutebeuf14 (1955). Cette montée progressive vers la reconnaissance se manifeste par un passage du cabaret au music-hall, avec un récital à l'Olympia en mars 1955, puis à Bobino en janvier 1958. Durant ces années Ferré se lie à des musiciens : l'accordéonniste Jean Cardon, le pianiste Paul Castanier et le guitariste Barthélémy Rosso, le pianiste et arrangeur Jean-Michel Defaye. En 1956, les surréalistes Benjamin Péret et André Breton saluent ses talents de poète. Breton entretient une amitié suivie avec lui, mais refuse cependant de rédiger la préface de son premier recueil de poésies Poète… vos papiers !, dont il n'apprécie pas la teneur. Les deux hommes se brouillent. La même année Ferré compose La Nuit, un ballet-oratorio que lui a commandé le chorégraphe Roland Petit. C'est une expérience malheureuse et Ferré va abandonner pour de longues années ses ambitions musicales au profit de l'écriture. Il débute la rédaction de Benoît Misère et des Lettres non postées. En 1957, Léo Ferré est le premier à consacrer la totalité d'un LP à un poète. Il s'agit de Charles Baudelaire dont on célèbre le centenaire des Fleurs du mal. Ferré désire mener une "croisade poétique" pour faire voler en éclat la distinction entre poésie et chanson, et pour contrecarrer par le haut ce qu'il juge être la médiocrité des paroliers de son époque.15 Il s'attèle ensuite à mettre en musique Louis Aragon en 1958 et Verlaine en 1959, puis Rimbaud vraisemblablement en 1963. Ce travail intensif l'amènera en toute logique à consacrer un récital entier aux poètes en 1966. En 1959, il noue contact avec le photographe Hubert Grooteclaes. Ce dernier devient son ami fidèle et réalisera pour lui plusieurs couvertures d'album dans les années 60 et 80. La même année, Ferré se porte acquéreur de l'île dont il rêve, entre Cancale et Saint-Malo. C'est le début d'un amour-passion pour la Bretagne, qui lui inspire entre autres le long poème Guesclin, intitulé ultérieurement La Mémoire et la mer, dans lequel il va puiser la matière de pas moins de sept chansons16. L'éditeur Pierre Seghers et Aragon en éditeront chacun des fragments, qui dans la collection Poètes d'aujourd'hui (1962), qui dans Les Lettres françaises (1963). Mais Ferré n'en donnera une version définitive, considérablement modifiée, qu'en 1980 Les années Barclay : avant 1968 En 1960, Léo Ferré rejoint le label florissant d'Eddie Barclay. L'artiste vitupère comme jamais auparavant son époque ; entrée dans la société de consommation, bellicisme (en pleine Guerre d'Algérie), tutelle de De Gaulle, bourgeoisie étouffante... Cette liberté de ton se voit régulièrement interdite d'antenne, mais finit par s'imposer puisque Ferré, porté par ses succès Paname, Jolie môme (1960) et dans une moindre mesure L'Affiche rouge (sur le texte d'Aragon, 1961), connaît enfin la consécration critique et publique lors de son spectacle triomphal à l'Alhambra en 1961, qui donne lieu à une captation. Dans la foulée l'album Aragon fait date, et va s'imposer au fil du temps comme une référence dans le monde de la chanson. Jusqu'en 1970 Léo Ferré confie à Jean-Michel Defaye les arrangements de ses partitions, ce qui lui permet de maintenir un rythme soutenu de création, réalisant pratiquement un album par an, parfois plus. Il est difficile de savoir ce qui dans ces arrangements est le fait de la sensibilité de Defaye, des désirs de Ferré, et des conventions de l'époque, l'ensemble étant d'une grande homogénéité formelle. Ferré se produit à guichets fermés dans les plus grandes salles parisiennes, pour des périodes de deux à six semaines, en privilégiant tout particulièrement Bobino. Il tourne peu en province, mais se rend pour la première fois au Canada en 1963. Il y retournera régulièrement jusqu'à la fin de sa vie. Il se montre peu à la télévision et se tient volontairement éloigné du "métier". De 1963 à 1968, Léo Ferré vit dans le Lot, où il a acheté une demeure du XVIème siècle plutôt vétuste, le Château de Pechrigal ("tertre royal" en quercynois), que Ferré rebaptise Perdrigal. En sus de sa production de chansons, il y écrit, sans chercher à faire publier quoi que ce soit, des proses poétiques et de longs poèmes aux recherches stylistiques affirmées. Il s'adonne en outre à sa passion de l'imprimerie, en s'y faisant installer du matériel professionnel. Ainsi, il apprend à typographier, à brocher et édite dans le commerce le journal de sa femme, un livre de deux-cent pages qui décrit leur quotidien difficile. Le couple – dont la relation se dégrade - vit entouré de très nombreux animaux, à commencer par la chimpanzée Pépée, achetée en 1961 à un dresseur. Léo Ferré a développé une relation privilégiée avec cet animal, mais n'a pas su s'en montrer le maître ; le singe est invivable, colérique, destructeur. Cela devient très contraignant et isolant. En 1967, Barclay censure la chanson À une chanteuse morte. Ferré lui intente un procès, qu'il perd. En mars 1968, Léo Ferré part assurer un gala et ne revient pas au domicile conjugal, malgré les menaces de sa femme. Pépée se blesse et ne se laisse approcher par personne. Au désespoir, Madeleine fait tuer le chimpanzée et plusieurs autres animaux par un voisin chasseur. Ferré en sera terriblement affecté. La chanson Pépée est le requiem de ce drame intime. Après l'avoir raillée (Épique époque en 1964, Le Palladium et Les Romantiques en 1966), et alors qu'il vilipende l'immobilisme et la soumission du peuple dans une France repue et bien-pensante (Ils ont voté, La Grève, 1967), c'est dans la jeunesse que Léo Ferré place ses derniers espoirs de changement (Salut, beatnik !, 1967). Le 10 mai, première nuit des barricades au Quartier latin de Paris, Léo Ferré chante à la Mutualité pour la Fédération anarchiste comme il le fait chaque année depuis 1948. Il interprète pour la première fois la chanson Les Anarchistes. Puis il repart dans le Sud rejoindre sa nouvelle compagne, sans prendre part aux événements de Mai. Il vit quelques temps en Lozère, puis en Ardèche. Les années Barclay : après 1968 A partir de l’été 68 Léo Ferré se plonge dans la mise en musique de poèmes extraits de son recueil Poète... vos papiers !. Ces nouvelles chansons, enregistrées sur les albums L'été 68 et surtout Amour Anarchie, seront perçues par la critique comme un profond renouvellement de son inspiration alors que ces textes ont été pour la plupart écrits au début des années 50. Le succès de C'est extra en 1969 élargit considérablement son audience, tout particulièrement auprès de la jeunesse. La réceptivité de ce nouvel auditoire, qui reconnaît dans le poète le "prophète" de sa propre révolte, amène Ferré à éclater dans certaines de ses chansons les structures traditionnelles au profit de longs monologues discursifs (voire théoriques) s'apparentant aux arts oratoires. Par un travail très précis sur la voix parlée (rythme, élocution) et une écriture rhétorique dérivée de la prose de Rimbaud, Ferré ritualise sa parole sur un mode incantatoire18 et dramatique, qui vise à emporter son auditoire (Le Chien, La Violence et l'ennui, Le Conditionnel de variétés, Préface, Il n'y a plus rien). Cette recherche ne sera pas toujours bien comprise et Ferré va dorénavant partager le public et la critique comme jamais. A cela s'ajoute son attrait pour le rock anglo-saxon, qu'il envisage comme un moyen de dépoussiérer les vieilles habitudes du paysage musical français. Ainsi en 1969, il enregistre à New York une version inédite du Chien avec des musiciens de jazz-rock (John McLaughlin et Billy Cobham, respectivement guitariste et batteur du Mahavishnu Orchestra, et Miroslav Vitous, bassiste de Weather Report). Initialement ce devait être avec Jimi Hendrix. Pour d'obscures raisons, Ferré n'utilise pas cette version et réenregistre le titre avec une jeune groupe français que sa maison de disque veut mettre en avant : Zoo. La collaboration durera le temps de deux albums (Amour Anarchie, La Solitude) et d'une tournée en 1971. Toujours en 1969, il rencontre Brel et Brassens lors d'un célèbre entretien pour RTL. Chacun est sur la défensive, les trois "star" n'ont pas grand-chose à se dire. Ferré s’établit en Italie, entre Florence et Sienne. En 1970 Ferré devient père pour la première fois. Sa maison de disque écarte Avec le temps du double-album Amour Anarchie. Sortie "à la sauvette" en 45 tours, cette chanson tragique inspirée de ses propres désillusions devient un classique instantané, le plus grand succès de Ferré, qui ne cesse d'être repris en France et à l'étranger (voir la Liste des interprètes de Léo Ferré). La même année voit la publication de Benoît Misère, son unique roman. L'indifférence du monde littéraire et le peu d'implication de l'éditeur retiendront Ferré de retenter l'expérience (malgré des projets ultérieurs). Il saute par contre sur l'occasion que lui offre Jean-Pierre Mocky de renouer avec ses rêves orchestraux en lui demandant de lui composer la musique de son film L'Albatros. Ferré écrit et orchestre quarante minutes de musique symphonique. La collaboration se passe mal ; Mocky n'utilise que cinq minutes. Ferré reprend ce matériau pour créer l'année d'après les chansons Ton style et Tu ne dis jamais rien, avec quoi il décide de se passer désormais d'un arrangeur. Voulant s'affirmer aux yeux de tous comme musicien, Ferré décide alors de ré-enregistrer La Chanson du mal-aimé dans de meilleures conditions techniques. Cette fois il chante et dit le texte seul, en lieu et place des chanteurs lyriques d'autrefois, ce qui l'amène à modifier légèrement son orchestration. Après avoir été idolâtré par de nombreux jeunes, Ferré subit en 1971 une contestation virulente d'une minorité du public se disant gauchiste, qui vient régulièrement perturber les concerts. Ces "désordres" reprendront de plus belle en 1973 et en 1974, au point de lui faire un temps envisager d'arrêter la scène. 1972 signe son retour à l'Olympia, où il ne s'est pas produit depuis 1955. Très actif durant ces années, il fait une tournée au Liban, en Algérie, effectue de nombreux galas au profit d'ouvriers grévistes, ou encore du jeune journal Libération, alors totalement indépendant financièrement et politiquement. Il tourne partout en France, en Suisse, en Belgique, et participe avec Brassens à un concert en faveur de l'abolition de la peine de mort, contre laquelle il a déjà écrit en 1964 la chanson Ni Dieu ni maître, considérée comme un de ses classiques, et contre laquelle il écrira encore La Mort des loups (1975). En 1973 il épouse sa compagne Marie-Christine Diaz. Cette même année sortent deux disques très noirs : Il n'y a plus rien, qui met en mots la désillusion de Mai 68, et Et... basta !, où Ferré fait un bilan de ses blessures et règle ses comptes dans un très long texte en prose qui n'est plus à proprement parler de la chanson. Sur le premier disque, Ferré est exclusivement symphonique. Sur le second, l'accompagnement se réduit au contraire à quelques instruments. Le départ de son pianiste Paul Castanier, fidèle accompagnateur depuis 1957, ainsi que la rupture en 1974 avec la maison Barclay suite à une accumulation de différends19, vont conduire Léo Ferré à se consacrer principalement à la composition et la direction d’orchestre. C'est en participant au Festival de Vence organisé par son ami le violoniste Ivry Gitlis, qu'il rencontre le pianiste classique Dag Achatz, avec lequel il enregistre le Concerto pour la main gauche de Ravel. Ensemble et avec quelques autres musiciens, ils donnent cinq semaines durant un spectacle hors-normes à l'Opéra comique, avec La Chanson du mal-aimé en piano-voix, Et... basta ! et de nouvelles chansons "en chantier", dont L'espoir, qui est emblématique du lyrisme "espagnol" de l'artiste. C'est un véritable succès public, malgré une incompréhension et un rejet critique quasiment unanimes. En 1975 Léo Ferré dirige sur scène l’Orchestre de l’Institut des Hautes Etudes Musicales de Montreux, puis l’Orchestre Symphonique de Liège et en novembre, l’Orchestre Pasdeloup au Palais des congrès de Paris, à l’occasion de la publication de l’album Ferré muet dirige…, enregistré avec Dag Achatz. Ferré tient la gageure de diriger l'orchestre et chanter en même temps. Il mélange Ravel et Beethoven à ses propres compositions, et inverse le placement de l'orchestre. 140 musiciens et choristes sont présents sur scène. C'est de nouveau une expérience de spectacle inédite, cassant les conventions et décloisonnant les univers. Ferré fait salle comble durant cinq semaines, mais la critique issue du monde musical classique marque un net rejet de ce spectacle hybride et met en cause ses qualités de chef d'orchestre. Ferré en est profondément blessé. Les années toscanes En 1976, Léo Ferré signe chez RCA. A partir de cette date la majeure partie de ses enregistrements studio sera réalisée avec l’Orchestre Symphonique de Milan placé sous sa direction. Sur scène il dirigera également l’Orchestre Symphonique de l’Essonne (1978), l’Orchestre Symphonique de Lorient (1984), l'Orchestre de la Cité de Barcelone (1985), l’Orchestre Métropolitain de Montréal (1985), l’Orchestre Philharmonique de Lorraine (1991). En 1981, il dédie à Bobby Sands et à ses amis de l'IRA la chanson Thank You Satan. En 1982, il publie le triple album Ludwig- L'Imaginaire-Le Bateau ivre. En 1983, il publie le quadruple-album vinyle L'Opéra du pauvre et entame une « tournée marathon » en Italie, en France, au Portugal et en Belgique20. Il soutient à la même époque Radio libertaire. L'année suivante il chante à l'Olympia et au Théâtre des Champs-Élysées. Ses concerts durent alors trois heures. En 1985, il publie un album entièrement consacré à son ami Jean-Roger Caussimon et effectue une nouvelle tournée à travers la France. En mars, il refuse d'être Commandeur des Arts et Lettres, et quitte RCA. Il inaugure en 1986 le Théâtre Libertaire Parisien. Il se produit pendant 6 semaines au TLP avec au programme un tour de chant consacré aux poètes qu'il a mis et continue de mettre en musique. En 1987, Ferré entame une nouvelle tournée marathon en France, Allemagne, Autriche, Italie, Belgique, Canada et Japon. Jean-Louis Foulquier organise une Fête à Ferré dans le cadre des Francofolies de La Rochelle ; Jacques Higelin interprète pour l'occasion une version de "Jolie Môme" « survitaminée ». L'année suivante, il refuse une nouvelle fois de soutenir la candidature de Mitterrand et appelle à l'abstention. Il effectue une tournée en France, au Canada, en Espagne, au Maroc, et un récital au TLP21. Léo Ferré à l'Olympia pour un spectacle en hommage à Paul Castanier en 1992. En 1989, Léos Carax lui propose d'écrire la musique du film Les Amants du Pont-Neuf22. En 1990, il chante avec Renaud, et Francis Lemarque à Bercy pour la fête des 70 ans du Parti Communiste. En 1991, il signe en compagnie de Renaud un appel pour la Paix maintenant contre l'intervention militaire dans le Golfe. Il publie le disque Une saison en enfer pour le centenaire de la mort de Rimbaud, et effectue en début d'année 1992 une tournée en France et en Belgique. Le 9 février 1992 il retrouve sur la scène de l'Olympia : Jacques Higelin, Georges Moustaki, Rufus, Font et Val, Alain Meilland, Jacques Serizier, Patrick Siniavine pour un spectacle en hommage à Paul Castanier. Hospitalisé fin 1992 il doit annuler sa rentrée parisienne au Rex. Il décède chez lui, le 14 juillet 1993, à l'âge de 76 ans. Son style Léo Ferré est une des références incontournables de la chanson française. Mêlant le lyrique et le populaire, la tradition et l'utopie, l'amour et l'anarchie, Ferré dépeint des états d'âmes plus qu'il ne raconte des histoires. Il secoue plus qu'il ne flatte. « Se demander si "on aime" Untel ou untel revient à s'interroger sur le plaisir qu'il nous procure. Avec Léo Ferré, il n'y a aucun doute possible : le plaisir est immense. D'abord un plaisir abstrait, cérébral. On est happé par le sens des mots. Puis une sensation plus physique qui est un effet du plaisir cérébral et qui parle au corps lui-même. Typiquement on appelle cela la jouissance. Et puis cet homme superbe à qui l'âge ne donne pas, comme on dit bêtement, une "éternelle jeunesse", mais une tonalité de liberté absolue, une grâce incomparable qui va bien au-delà de la vie et de la mort elles-mêmes. Léo Ferré a ce don extrême de dire des choses simples en révélant ses affects et ses expériences dont nous nous sentons les complices. C'est ce qu'[on] devrait montrer : ce complot d'affects, […] cette culture de la joie, cette dénonciation radicale des pouvoirs, ce glissement progressif vers un plaisir qui est le contraire de la mort. Ce que je peux exprimer bêtement par : j'aime Léo Ferré. Non parce qu'il est bête d'aimer Léo Ferré, mais parce que c'est dire bêtement une complicité qui peut mettre l'ordre en péril. Ferré est dangereux parce qu'il y a chez lui une violence (maîtrisée) qui s'appelle le courage de dire. Il perçoit partout, dans le monde, dans la vie individuelle, l'intolérable. C'est un homme de passion habité par la sérénité. C'est un plongeur de l'émotion qui utilise les mots comme des grains de sable dansant dans la poussière du visible. » — Gilles Deleuze, conversation de juin 1991 avec Domique Lacout, reproduite dans Dominique Lacout, Léo Ferré, Éditions Sévigny, 1991, p. 321-322 Ferré est considéré comme un poète marquant de la deuxième moitié du XXe siècle, avec une expression riche et profonde, où l'influence du surréalisme se fait sentir notamment dans la deuxième moitié de l'œuvre enregistrée. Il utilise un vocabulaire étendu, des champs lexicaux récurrents plutôt inattendus (du moins pour la chanson), joue avec la connotation usuelle des mots, forge des néologismes, crée des images complexes s'engendrant les unes les autres, avec de nombreux changements de registre et de rythme ; l'intertexte littéraire y est abondant, le sens rarement univoque. En tant qu'écrivain, il a abordé - en les subvertissant à des degrés divers - le récit d'enfance (Benoît Misère), le genre épistolaire (Lettres non postées), le texte de réflexion (Introduction à l'anarchie, Technique de l'exil, Introduction à la folie), le portrait, voire l'autoportrait (préfaces à Verlaine et à Caussimon). Il s'est frotté au théâtre (L'Opéra des rats), il a publié des recueils (Poètes... vos papiers !, Testament phonographe) et composé de vastes poèmes ouvragés (La Mémoire et la Mer23, Le Chemin d'enfer, Perdrigal/Le Loup, Death... Death... Death..., Métamec). Léo Ferré est aussi un infatigable passeur. En mettant en musique ses modèles et ses affinités (Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Villon, Jean-Roger Caussimon, Aragon, Rutebeuf, Cesare Pavese et quelques autres), il contribue à les faire connaître et aimer d'un public élargi. On reconnaît moins unanimement ses qualités de musicien, alors que les harmonies chez lui sont riches et la mélodie inspirée. À partir de 1971, devenant son propre orchestrateur, Léo Ferré donne vie à son idéal esthétique de la chanson symphonique, pour un résultat souvent flamboyant. Ce choix a pu sembler hasardeux à certains, mais ce classicisme des arrangements l'éloigne d'une inscription précise dans une époque et le prémunit avec une belle ampleur des aléas de l'air du temps. Hors de la chanson, il s'est essayé à la composition de différents genres : l'opéra avec La Vie d'artiste (inachevé), l'oratorio avec La Chanson du mal-aimé (texte d'Apollinaire), le « ballet » avec La Nuit, la musique instrumentale avec La Symphonie interrompue, Le Chant du hibou, Le Concerto pour bandonéon (inachevé), et enfin la BO pour le cinéma avec des films comme Douze heures d'horloge, avec Lino Ventura, ou L'Albatros de Jean-Pierre Mocky. Il faut ajouter à cela la direction d'orchestre, qu'il apprend en autodidacte. De 1975 à 1990, Léo Ferré dirige occasionnellement les orchestres symphoniques qu'on veut bien lui prêter, lors de représentations en France, en Italie, au Canada, en Espagne, en Suisse et en Belgique. Mathieu Ferré24, avec les Éditions La Mémoire et la Mer, réédite régulièrement l'œuvre originale de son père tout en sortant de nombreux inédits. Honneurs officiels De son vivant, Léo Ferré a refusé de recevoir le Grand Prix de la chanson française, d'être fait Commandeur des Arts et Lettres, de soutenir François Mitterrand contre la promesse d'avoir à sa disposition un orchestre symphonique de premier ordre, et d'être l'invité d'honneur des premières Victoires de la musique. En 2003, a été inauguré la place Léo Ferré à Monaco, sur laquelle a été installée le visage en bronze de l'artiste, par le sculpteur Blaise Devissi. La Cité scolaire de Gourdon (Lot) porte le nom de l'artiste. Elle comprend un collège, un lycée général et un lycée professionnel. Il existe une rue Léo Ferré à Bagneux et une autre à Pierrefitte-sur-Seine. Une variété de rose originaire d'Asie porte le nom de l'artiste. Sa fleur est bicolore : blanc-or bordé de rouge carmin. En 2006, la commune de Grigny, dans le Rhône, inaugure une médiathèque Léo Ferré. En 2007, l'artiste plasticienne Miss.Tic a réalisé deux grands pochoirs muraux représentant Ferré pour la résidence universitaire d'Orly. En 2009 ont été inaugurés la place et le square Léo Ferré, à Paris (12ème arrondissement). En novembre 2009, le collectif Les derniers hommes rend hommage à Léo Ferré dans une création "il n'y a plus rien" lors du premier festival d'arts numériques "Labomatique" à Dijon.
Doolayz & Devil b avec Cori Freestyle radio libertaire reveil hiphop
Essai d'appréhender la philosophie sans être philosophe