Le "rookie" des insiders fait un court bilan en plein festival. Ses coups de cœur, ses surprises... et la suite...
Thomas, le blogueur, part de Cannes, après seulement 5 jours de Festival. Bilan pour le cinéphage...
Le vino epistaxis est une régurgitation inappropriée vin rouge par la narine. L'attitude thérapeutique consiste au sniffage de coton hydrophile.
bientôt disponible en VOD! ça sent l'être / skin under TRAILER VF Un film de Victor EDE autour du travail de Ralf MARSAULT 55mn - 2007 - CINEPHAGE! productions www.cinephage.org Virée déambulatoire autour d’une intense circulation de sang, de Mythes et d’excréments (Antonin Artaud et Otto Muehl), dans les décombres de l’Histoire contemporaine, à la frontière entre ce qu’une société juge comme norme ou relègue dans ses marges. Virée à travers le temps, les souvenirs, la mémoire, collective et individuelle ; à travers des lieux de représentation aussi : musée, mémorial, cimetière, parc d’attraction, zone en friche ou WagenBurg.
Reprise en Janvier 2009 au théâtre de la Bastille. Mise en scène de François Orsoni Compagnie Théâtre NéNéKa Avec Suliane Brahim, Alban Guyon, Clotilde Hesme, Masto, ThomaS Landbo ‘‘Car la pauvreté est une grande lumière du dedans’’, écrivait rilke au début du siècle dernier dans Le Livre de la pauvreté et de la mort, recueil poétique hanté par les mendiants, les esseulés et infirmes de la grande ville, hissés au rang de saints dans la modernité. Qu’en est-il de ce personnage forgé par Brecht quelques années plus tard (mais il y avait eu une grande guerre entre-temps) à partir d’un conte publié par les frères Grimm au début du 19e siècle ? Cette pièce inachevée est un vaste fragment dramatique comportant plusieurs scènes entièrement rédigées, ainsi que, de la plume de Brecht, une trame laconiquement esquissée dans son ensemble : 1. Femme contre maison. 2. Maison contre charrette. 3. Charrette contre manège. 4. Manège contre femme. 5. Femme contre oie. 6. oie contre liberté. 7. liberté contre vie. 8. Vie. Brecht s’attache à la structure de ce conte dont il exploite les potentialités dramatiques, celles d’une ronde - une ronde qui tombe, où le ‘‘héros’’ court à sa perte. la ronde ici n’est pas celle de l’échange amoureux comme dans la pièce d’Arthur Schnitzler, mais celle de l’échange de biens, de marchandises, qui forme une boucle étrange, à la fois lumineuse et bancale : elle mène de la possession matérielle dans la vie conjugale à la solitude dépossédée. Bizarre échange, car Jean joue (résolument ? apparemment ?) à qui perd gagne. tel semble du moins être le ‘‘message’’. Plus il se fait rouler, plus il semble exalté, et s’écrie : ‘‘Maintenant, il ne me reste plus que la vie !’’. Celui dont un mendiant dit dans la pièce ‘‘Voilà un homme !’’ a des traits christiques, ce qui n’est pas pour étonner chez Brecht, pétri comme maint Allemand de son époque par la Bible dans la traduction de luther. Mais est-ce là pour autant une inédite parabole de l’evangile qui nous est livrée, avec un homme qui de scène en scène ne fait que tendre l’autre joue ? Bienheureux les pauvres d’esprit ? Aux innocents les mains pleines ? Non, on ne sort pas du tunnel si l’on s’engouffre dans une interprétation chrétienne - on a bien plutôt l’impression d’être précipité tête la première contre un trempolino vertical. l’itinéraire de Jean demeure indécidable : il ne se laisse pas enfermer, le drôle, même pas en prison. entre le sens du sacrifice, le dévouement, la bonté, le nihilisme et le nirvana, Jean nous entraîne nous aussi dans la ronde de l’interprétation, se dérobant sans cesse et proclamant tel un nouveau prophète peu soucieux d’être entendu la gloire de ‘‘la vie nue’’, qui est sa mélodie du bonheur, sa roue de la fortune, sa chance, ces trois mots n’en étant qu’un seul en allemand : Glück. texte de Bernard Banoun, traducteur www.neneka.fr www.theatre-bastille.com teaser réalisé par Victor Ede / www.cinephage.org
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