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L'histoire et les origines de la "danse du ventre" sont très controversées, ainsi que sa fonction artistique et sociale. Contrairement aux Occidentaux, on remarque que les écrivains et les artistes arabes n'ont jamais abordé sérieusement ce sujet, alors que la danse orientale remonte à des temps immémoriaux.
A l'origine, cette danse servait :

à exprimer l'ivresse et le désir sexuel
à atteindre un état de transe au cours de fêtes et de rituels religieux
à conjurer le mal
aux offrandes aux divinités
à célébrer des fêtes traditionnelles : moissons, crues du Nil, etc
à se détendre
Sur les origines de la danse plusieurs courants de pensée se distinguent :
Les Egyptiens se seraient inspirés de la danse Nubienne, les Arabes de la danse du nord de l'Inde, elle serait née en Mesopotamie, son berceau serait l'Egypte pharaonique etc.
Raqs sharqui en arabe se traduit par "danse orientale", mais dans les pays du Maghreb elle prend le nom de danse massri, ce terme venant de massr qui désigne l'Egypte en langue Arabe.
En Grèce, en Turquie, en Iran, en Irak et dans tous les pays arabes on peut voir une multitude de danses orientales, toutefois les connaisseurs s'accordent à dire que c'est en Egypte que la danse orientale a atteint un tel degré de perfection prouvant que cet art en est originaire.

En quoi cette danse diffère-t-elle des autres danses ?
Elle se caractérise par d'amples mouvements du ventre, des hanches et des fesses. Ce sont des mouvements qu'on retrouve dans de nombreuses îles (Polynésie, Nouvelle-Guinée, Zanzibar, etc.), et dans tout le continent africain, ainsi que l'a indiqué l'historien allemand Kurt Satch.
Plusieurs formes d'art, dont la danse, ont survécu à l'Egypte de la Haute Antiquité. Il y a plus de trois milles ans la société égyptienne prisait la musique et la danse comme en témoignent les fresques et les tombes, ainsi que des documents écrits relatant les cérémonies du temple de Abydos, la célébration de Wafa' il nil (la crue du nil), les moissons...
Incontestablement la civilisation de l'Egypte Antique était d'un point de vue technologique, politique et artistique beaucoup plus avancée que ne l'était celles de ses envahisseurs. L'art en Egypte a survécu aux occupations et aux conquêtes étrangères. En effet, il semble que les égyptiens aient encore enrichi leur immense patrimoine artistique gràce aux Perses (2525 avant notre ère), à l'émergence du christianisme, aux conquérants arabes.

Mais la population de l'Egypte essentiellement rurale était farouchement conservatrice, et l'art en Egypte a survécu aux occupations et aux conquêtes étrangères. Malheureusement, c'est l'occupation romaine qui a provoqué un éclatement de la société égyptienne, entraînant un ralentissement du dynamisme des arts populaires. Peu de temps après la conquête arabe, les caïds interdirent la danse. Statues, peintures et toutes les représentations de la danse furent également bannies, il en fut de même pour l'art théatral.
Pourtant de nos jours la danse du ventre est une forme d'art populaire très prisée en Egypte et dans tous les pays arabes. C'est une danse spontanée que toutes les femmes arabes pratiquent malgré les tabous qui l'entourent. Dans le monde arabe, la danse orientale diffère d'une région à une autre par des détails dans les mouvements, les pas, les costumes. Cette diversité démontre la très longue histoire de cette danse.

"Le joueur de Kanonan chantait sa philosophie, "respirez les
parfums les plus suaves, décorez de fleurs le cou et les bras
de votre épouse, gardez votre amante auprès de vous, veillez
à ce que ni la danse ni la musique ne s'arrêtent, chassez le
chagrin... Car bientôt vous partirez pour le Monde du Silence"

Le travail corporel de la danseuse orientale requiert tout d'abord un placement où le dos est redressé et la tête dégagée. L'analyse des différents mouvements de base permet de distinguer les mouvements en ligne courbe et ceux de torsion de la tête, du buste ou du bassin. S'y ajoutent les contractions de la région ventrale, et les tremblements ou frémissements intéressant une partie du corps ou son ensemble.

La grande règle en danse Orientale est l'isolation des différentes parties du corps, c'est-à-dire leur mobilité en toute indépendance. Cet apprentissage permet aux élèves une prise de conscience ainsi qu'une maîtrise des différentes parties de leur corps, en les travaillant d'abord séparément avant de les associer.

C'est un entraînement rigoureux qui, en associant tenue et souplesse, est très intéressant pour celles qui souhaitent se redresser, affiner leur taille, s'assouplir, et muscler l'ensemble de leur corps en harmonie.

Peu à peu, les capacités physiques s'améliorent, les mouvements gagnent en force et en vigueur tout en s'amplifiant. Le travail de rotation du bassin permet de muscler l'abdomen et les muscles dorsaux, (renforçant ainsi ce que l'on appelle la ceinture abdominale), améliore le soutien pelvien par le renforcement du périnée (le « plancher » de nos organes), et entretient également la mobilité articulaire de nos hanches.

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Thématique :Danse Spectacle / Théâtre | Tags :art danse femme spectacle danseuse ventre souplesse langueur

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batita | il y a 3 ans | Signaler
 
 
 
 
 

Danseuse du ventre.Histoire de la Danse Orientale

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