Interview France Inter
Jean Pierre Mocky «CETTE FOIS JE FLINGUE » Le témoignage irrésistible d’un artiste libre qui retrace son parcours du combattant dans la jungle du cinéma --- « Il était nécessaire d’écrire ce témoignage d’un fou de cinéma qui n’a recherché ni l’argent ni la gloriole mais la réponse à cette question essentielle : « Que demande le peuple ? » Le contraire de la démagogie ! » Voilà qui est fait. Moteur ! Jean-Pierre Mocky ---- Champion toutes catégories du cinéma indépendant, Mocky démonte le système qui tend à paralyser les cinéastes créateurs et étouffer les films originaux et subversifs. Il le démasque en tirant les preuves de son expérience personnelle et des rencontres qui ont jalonné sa vie. Il ne se pose pas en victime, mais en combattant. Comparaissent à la barre des accusés : les producteurs-distributeurs, les gaspilleurs des deniers de la culture, les tricheurs des avances sur recette, les critiques, la parodie des Césars, la fumisterie du cinéma d’art et d’essai ou la face cachée des castings. Témoignage irrésistible, Cette fois, je flingue est le cri d’un cinéaste qui a fait travailler les plus grands, des écrivains célèbres comme Anouilh, Queneau, Frédéric Dard, Marcel Aymé, Hervé Bazin ou des acteurs mythiques comme Michel Simon, Bourvil, Fernandel, Serrault, Bohringer, Jeanne Moreau… Le septième art est devenu une industrie. Mocky en demeure un compagnon artisan prompt à dénoncer la censure économique qui tue la liberté de création. Il pardonne aux hommes mais condamne le système. Il reste cependant optimiste : dans une lettre à jeune cinéaste, il guide la relève vers ce métier semé d’embûche, mais comme lui a écrit Cocteau, « la bravoure finit par payer ».
