Nouvelle-Calédonie le Caillou 01

 

Nouméa, pas plus que Paris, ne se sont faits en un jour. C’est particulièrement vrai pour le grand Centre-Ville qui au fil des ans s’est étendu jusqu’au Quartier Latin et au bas de la Vallée du Génie. Le centre de l’administration du chef-lieu de Fort de France, premier nom de Nouméa s’est d’abord développé autour du premier fort militaire, Fort Constantine, édifié à l’emplacement du CHT Gaston Bourret. Il ne s’est étendu par la suite qu’au prix d’incessants travaux d’arasement (butte Conneau) et de remblaiement pour gagner sur les marécages et la mer. La physionomie du Centre-Ville actuel se dessine dès 1855 avec la mise en œuvre du plan dressé par un chef de bataillon du Génie, Paul Coffyn (qui laissera son nom à la colline surplombant le Quartier Latin). Ce plan trace un Centre-Ville au carré avec des rues qui se coupent parallèlement ou perpendiculairement à l’axe qui se dessine entre le sémaphore et la colline qui prendra plus tard le nom de Mont Coffyn. Dès lors, L’urbanisation s’intensifie avec la construction : - De bâtiments civils : Messageries maritimes (1885), docks sur les quais, commerces principalement concentrés au début rue de l’Alma ; - De bâtiments administratifs : locaux et logements de l’administration pénitentiaire ; - D’édifices religieux : Eglise Sainte Clotilde (construite en 1858 et détruite par un incendie en 1890), Evêché (1879), Temple protestant (1890), Cathédrale Saint-Joseph (1887) - Bâtiments militaires : hôpital militaire (1870, dénommé plus tard « hôpital colonial » avant de devenir le CHT Gaston Bourret) Vers la fin du XIXème siècle, le rythme auquel le Centre-Ville se développe est plus rapide que celui des travaux d’assèchement permettant de conquérir des espaces constructibles. On se tourne alors vers les faubourgs qui connaissent une forte extension. Peu à peu le Centre-Ville trouve son équilibre autour de son cœur actuel, la place des Cocotiers. Autour de cet espace jadis occupé par les marécages, s’installent progressivement services administratifs et commerces, sans oublier la banque Marchand (1873-1877) dont le bâtiment est racheté par la municipalité en 1880 pour y installer la mairie de Nouméa, avant qu’il n’accueille en 1996, le Musée de la Ville. Aujourd’hui… Le Centre-Ville concentre ainsi de nombreux édifices intéressants du point de vue de l’histoire de la Ville. En plus de ceux qui sont cités ici ou présentés sous la forme de « Repères » sur ce site, on signalera encore : l’école du Sacré-Cœur (1876, ancien hôtel du directeur de l’Administration pénitentiaire), la résidence du général commandant les Forces Armées (1876), le Haut-commissariat de la République, l’ancien Evêché (1879), les anciens locaux du quotidien La France Australe, la gendarmerie Meunier (1875), la minoterie Morgan (1892), le magasin Ballande (1883)… Le quartier du Centre-Ville est en fait lui même constitué de plusieurs « quartiers » empreints de leur personnalité propre, qui font sa diversité Ainsi passe t-on du quartier de la place des Cocotiers au quartier chinois, au quartier du marché municipal, au quartier de la poste, au quartier des banques voisin du Quartier Latin… Ces dernières années le Centre-Ville a gagné en agrément avec l’aménagement de la place Feillet, de la place Courbet, de la place de la Marne et du square Olry, qui constituent la grande place des Cocotiers ; avec la création de plusieurs espaces verts urbains, de petites places, de parcs de stationnement… Les travaux de voirie se sont poursuivis en vue de faciliter la circulation des piétons et des automobilistes. Le Centre-Ville est appelé à évoluer au cours des prochaines années et à devenir encore plus attractif, sur le plan commercial notamment, mais aussi sur le plan résidentiel. Des projets sont à l’étude à ce sujet. Après avoir conquis son espace sur la mer et les marécages, le cœur de la cité va continuer à dynamiser sa façade sur la mer, à l’exemple du récent aménagement de la promenade du quai Ferry, aux abords de la gare maritime.

Taratoni

 
 
 
 

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Date de création : le 15 juillet 2008

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Métiss: Indonésienne (par ma mère) & Polynésienne (par mon père)

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