Un combat illimité dans le temps…
Aujourd'hui, comme tous les cinq jours, c'est le jour du renouvellement de l'inestimable papier. Une "fleur" (au fusil ?) ou un précieux sésame vers la normalisation d'une situation qui a déjà explosé, comme en 1991 à Narbonne. La colère des Harkis est à son comble et c'est une véritable situation d'insurrection que les gendarmes doivent maîtriser. Il y a 1 tué du côté des gendarmes et 1 tué du côté des Harkis.
Le combat a maintenant lieu sur le terrain juridique. Trois millions de français attendent que le gouvernement prenne une ordonnance, sur la base de l'article 38-1 de la Constitution de la Ve République, en faveur de la communauté Harkis et de leurs descendants. Ils sont soutenus par les pieds-noirs, les anciens combattants du Maroc, d'Algérie et de Tunisie et leurs familles et tous les sympathisants de la cause. Les Harkis demandent à rencontrer le président de la République Française Nicolas Sarkozy qui leur a déclaré "Harkis, je vous ai compris !", à l'instar d'un certain général qui avait déclaré en son temps "Français, je vous ai compris". La suite est connue : indépendance de l'Algérie, rapatriement des français d'Algérie et celui des Harkis ayant pu échapper aux massacres du FLN. Pourtant en France, ils ne sont pas considérés comme des rapatriés et sont aussitôt placés dans des camps "pour leur propre sécurité". Des camps provisoires qui durent et qui existent jusqu'à ce jour, ainsi que l'attestent ceux du Perthuis à la frontière espagnole et à Bisas dans le Lot-et-Garonne.
Le 13 juin à 13h30 sur la place du président Edouard Herriot est prévu un grand rassemblement de concertation. Le combat continue sous l'oeil vigilant de la Préfecture de police de Paris. Et de l'Elysée situé juste de l'autre côté du pont.
Abdallah Kourk est joignable au 06 11 26 77 98
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Ci-dessous une histoire parmis d'autres histoires...
La petite école, à quelques centaines de mètres du village, a été fortifiée. Sur le toit, on a dressé des créneaux et aménagé une petie chambre. C'est la chambre du sergent Jean-Mary D.. De là la vue est belle, sur l'oued aride ou s'accrochent quelques oliviers et lauriers-roses. Plus loin les collines des Aurès, d'ou viennent parfois des bruits de tirs.
Là au cantonnement, il découvrent les harkis qui se battent aux côtés des Français, étranges compagnons qui vivent entre eux et ne parlent pas un mot français. Ils sont utiles, très utiles au cours des opérations de ratissage... la guerre n'en finit pas de finir, quand, un jour de la fin mars 1962, le commandant du bataillon annonce à ses hommes qu'ils vont être démobilisés. Pour le sergent s'était un soulagement, c'était évident : on partait tous ensemble, avec nos frères harkis.
Mais un officier convoque les sous-officiers et leur donne l'ordre de récuperer les culasses des harkis qui, sinon pourraient déserter. Bientôt arrivent une dizaine de camions, les gradés ont envoyé les harkis toucher leur solde. Pendant ce temps, on nous a fait monter dans les camions.
Quand les harkis ont compris qu'on les laisser, ils se sont mis à courir derrière les camions. Certains ont réussi à s'accrocher aux hayons. Nous, on a voulu les hisser pour les emmener avec nous. Lordre d'un gradé tombe : "Faites lâcher ! On a ordre de ne pas les emmener !"
C'était dégueulasse... extrait du sergent Jean-Mary D.
Le 12 mai 1962, Pierre MESSMER, Ministre des Amées, ordonnera que tout ancien supplétif arrivé en métropole sans autorisation soit refoulé vers l'Algérie.
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août 2007 a eu lieu à AMBOISE à 14 heure dans le cimetière communal une cérémonie du souvenir en Hommage aux Harkis Aurésiens soldats morts aux champs d'honneurs pour que vive la France.
Ce devoir de mémoire est un acte fort, qui nous remémore notre dramatique Histoire,cela fait partie de notre passé commun.
Cet accident que l'Histoire a imposé à nos parents dans l'épreuve de la souffrance physique et morale doit nous servir de repère dans la construction de notre avenir et celui des générations futures dans ce pays qu'est la France, autour de ce patrimoine historique, de nos parents et de notre identité Harkie, ceci doit nous inciter à être digne de nos aïeux pour continuer la lutte jusqu'à l'aboutissement de notre droit à la Justice dans la reconnaissance de nos revendications en tant que français à parts entières.
Cette cérémonie est une initiative courageuse et de bon sens, elle doit être un catalyseur pour éveiller les consciences des harkis, et les encourager à continuer le combat pour la bonne cause.
Ne faisant pas attention à tous ceux qui font de notre combat un fond de commerce, nous les connaissons tous, il faut aussi qu'il prennent conscience que le monde à changé.
Rendez vous pris pour l'année ( 2008, 2009 ) et 2010 dont la journée du 25 septembre tombe un samedi pour être aussi et voir nombreux pour continuer la lutte.
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