A 27 ans, Olivier Langevin a déjà plus de 10 ans d’activisme musical, de guitariste chevronné au "collectif utopiste" du label C4, en passant par la réalisation d’albums... Loin du vide et de l'avidité qui gangrènent le rock du 21ème siècle, le plus remarquable n'est autre que sa volonté inébranlable de ne vivre que des projets artistiques qui le font vibrer, sans la moindre considération mercantile ou carrièriste. Car au delà de son génie musical, c’est surtout un musicien "habité", qui donne toujours une ampleur impressionnante au son de ceux qu'il accompagne.
Galaxie (ex Galaxie 5OO, Ford des sixties) est le 1er projet personnel d'Olivier Langevin, multi-instrumentiste et guitariste de génie, au volant d'un groupe à géométrie variable, devenu au fil du temps "LA" récréation favorite de la crème des musiciens du Québec. Un projet artistique riche d’une vraie substance, qui explosera littéralement sur scène, transporté par l'interprétation magistrale de ses musiciens...
Parmi ses multiples collaborations artistiques, sa Galaxie est avant tout une aventure humaine née d'amités fraternelles ; un trip exutoire entre potes, kiffant de fusionner sur scène pour « danser la misère ».
Au printemps 2002, arrive le premier album éponyme de Galaxie 500. Une volée de brûlots sonores distorsionnés à souhait. Un premier jet intense, fulgurant et mélodique enregistré dans un local aveugle avec un simple SM57. Un rock lourd comme le plomb, corrosif, sans concession, et pétri de racines blues Hookeriennes totalement assumées.
Olivier Langevin reprend enfin la route dans sa Galaxie au printemps 2006, au grand plaisir des amateurs de rock lourd et rutilant. Sous le capot, on retrouve une mécanique plus propre réglée au quart de tour, mais toute aussi puissante et détonante. Langevin embarque comme fidèles passagers la crème du rock indé local, Vince Peake leader du feu groupe culte Groovy Aadvark à la basse, Pierre Girard à la guitare, François Lafontaine de Karkwa, sans oublier l’incomparable Fred Fortin à la batterie. "Le Temps au point mort" surprendra par son ouverture à d’autres univers, sa richesse et subtilité musicale, sous une apparente simplicité. Les guitares corrosives se mélangent aux élans mélodiques, apportant émotions et sentiments à un opus qui frappe et décape, avec sophistication, atmosphère et souci du détail, jusqu’à la splendide pochette, véritable œuvre d’art signée du peintre Martin Bureau.
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Au sein de la culture rock dominante on attend souvent d’un groupe qu’il se positionne clairement : soit il est pop et son message léger et festif ; soit rebelle et engagé, il doit sonner dur, vindicatif et exhiber ses oripeaux alter mondialistes. MacZde Carpate s'est vite rendu compte qu’il reste peu de place pour un autre positionnement, plus flou, même si des exceptions poétiques arrivent à se faire entendre. Le groupe a fait sienne cette démarche, laissant l’improvisation déterminer les bases des chansons, tout en tirant partie des compromis indispensables à la composition collective.
Le quatuor confronte ainsi la traditionnelle base rock à d’autres perspectives et tente des croisements : La tension et le son brut du rock s'enrichissent de contrastes prononcés, de folklores inattendus, et d’une écriture poétique portée par une tessiture vocale inhabituellement claire, parfois contrebalancée de chœurs scandés.
La scène, où l’intensité des émotions guide la recherche de frénésie, transcende les compositions. En longues montées ou violents feux de paille, les titres sont autant chansons que morceaux de musiques ; les mots deviennent instruments, se mêlent aux sons, préférant les images instinctives aux histoires pour dépeindre des sensations étranges ou des expériences troublantes...
Après 10 ans d'aventures et plus de 300 concerts en France ou ailleurs, voici venu le temps pour les 4 fondateurs du projet MacZde Carpate de proposer leur 3ème album « Tue-tête »...
Réalisé au studio Le passe-Muraille avec François Carle (sonorisateur du groupe depuis 4 ans) et Olivier Depardon, (musicien et faiseur de son prolifique : Virago, Zygoma, Jull...), le groupe a principalement enregistré live, laissant place aux incidents et marges d'improvisations, pour enrichir des compositions minutieusement préparées. Le pari étant de retranscrire l'urgence et les débordement sonores de la scène, où l'identité du groupe est la plus affirmée.
De cette matière brute résulte des couleurs sonores organiques grouillantes d’éléments autant familiers qu’inattendus. Le chant clair guide l'attention, se laisse envahir par la frénésie des instruments jusqu'à ce que l'agressivité s’impose et finisse en silence assourdissant.
De tourneries hypnotiques en riffs mécaniques, de dissonances magmatiques en accalmies épurées, la musique et les mots rêvent d'expériences sans retour, convoquant souvent les forces de la nature en d'inquiétants paysages mentaux. On nous invite alors au survol de continents fantasmés, anticipant la prochaine explosion, tandis que les mots étoffent & nourrissent le tumulte salvateur. (Participation de Jull sur Eau et Poussière & de Nadj sur Finalement).
Comment comprendre l'origine de cette mélancolie ? A qui s'adresse cette rage et quel est le sens de « Tue-tête » ? Et si la musique n'avait pour seul but que de se confronter à l'oppression des forces qui régissent nos vies…
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