Luis Mariano, de son vrai nom Mariano Eusebio González y García, né le 13 août 1914 à Irun au Pays basque espagnol et décédé d'une hémorragie cérébrale le 14 juillet 1970 à l'Hôpital de la Salpêtrière à Paris, était un ténor qui vécut la majeure partie de sa vie en France.
Il accéda à la célébrité en 1945 grâce à La Belle de Cadix, opérette de Francis Lopez ou encore Le Chanteur de Mexico. Il devint alors, à la scène comme au grand écran, le prince de l'opérette.
Sa tombe à Arcangues est encore visitée et fleurie par ses fans presque quarante ans après son décès.
Timione
Marcel Amont, de son vrai nom Marcel, Jean-Pierre, Balthazar Miramon, né le 1er avril 1929 à Bordeaux, est un chanteur et un acteur français qui connut un succès considérable durant les années 1960 et 1970.
Biographie
Marcel Amont sort son premier disque en 1956 et, la même année, fait la première partie des concerts d'Édith Piaf. En 1962, il se produit 100 jours de suite à Bobino. En 1970, il se produit à L'Olympia dans un vrai "one man show" avec danseuses, cascades, écrans géants, etc..Le succès est tel, que le spectacle est prolongé de deux semaines. Du jamais vu à l'Olympia .Un producteur américain lui fera une offre. La BBC le réclame mais il est obligé de décliner l'offre, car il prépare une comédie musicale. Ce sera finalement Sacha Distel qui fera l'émission anglaise. Il incarne alors le chanteur populaire dynamique, souriant et léger. Parmi ses plus grands succès : "Un Mexicain" en 1962, et "L'amour ça fait passer le temps" en 1971. Il met en musique deux textes de Georges Brassens, qui lui donne le "Chapeau de Mireille". Il est, en France, le premier chanteur à se produire avec des danseuses accompagnant le chanteur, bien avant Claude François. Il participe à de très nombreuses émissions de variétés dans les années 60 et 70, notamment celles de Maritie et Gilbert Carpentier ou Guy Lux. Il fut l'animateur de l'émission Toutankhamont en 1974. À plusieurs reprises, il chante dans le dialecte gascon de la langue occitane dans sa forme béarnaise, notamment dans "Marcel Amont canta en biarnes" ou "Marcel Amont canta los poetas gascons". Il écrit également une comédie musicale en béarnais. A partir des années 80, sa popularité décline brutalement. On ne le voit plus à la télévision et les radios ne passent plus guère ses disques, même si nombreux sont ceux qui les écoutent. Il devient une sorte de symbole de la cruauté du métier de chanteur. En 2006, 27 ans après ses précédentes créations, il revient avec un nouvel album "Décalage horaire", signant des collaborations avec Agnès Jaoui, Gérard Darmon, Didier Lockwood, Biréli Lagrène. Plus récemment fin 2008, il participe à l'album pour enfants de Guillaume Aldebert intitulé Enfantillages (sorti le 27 octobre 2008).
Il est actuellement l'une des têtes d'affiche, de la tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 4. En Octobre 2009, il se produit à la Grande Comédie de Paris, pour une rétrospective de toute sa carrière.
Timione
Chanteur et acteur français, Maurice Chevalier est né le 12 septembre 1888 à Paris et est décédé le 1er janvier 1972 (83 ans) à Paris.
Biographie
Il fait de modestes débuts dans les caf'conc' de Ménilmuche (Ménilmontant) dès la fin du XIXe siècle. C'est en 1909 qu'il tombe amoureux de Mistinguett et qu'il quitte la chanteuse Fréhel pour elle. Leur liaison s'arrêtera en 1919. Désormais jeune premier, il incarne pendant les Années folles un personnage de dandy frivole à l'accent faubourien qu'il garde lorsqu'il parle, parfaitement, anglais. Le phonographe relaie ses succès à la scène dans diverses revues et opérettes. Valentine et Dans la vie faut pas s'en faire sont des triomphes des années 1920, toutes écrites par Albert Willemetz. C'est ainsi qu'il a l'occasion de faire remonter une dernière fois sur scène, La Goulue, créatrice du fameux « French-cancan », et modèle de Toulouse-Lautrec, que le public ne reconnait plus .
En 1928, il se marie avec Yvonne Vallée et commence cette même année, une carrière cinématographique à Hollywood qui l'éloigne de la France jusqu'en 1935 où il s'illustre notamment en 1934 dans les deux versions anglaise et française de La Veuve joyeuse d'Ernst Lubitsch. Il fera la rencontre de Duke Ellington qu'il fera engager pour faire sa première partie à Broadway et rencontrera à Hollywood Marlène Dietrich qui lui vaudra son divorce avec Yvonne. Le hit qui le rendit connu aux États-Unis était composé par Al Sherman et Al Lewis et s'intitulait: "Living In the Sunlight, Loving In the Moonlight" du film de Paramount La Grande Mare (The Big Pond).
En perte de vitesse à Hollywood, il décide de rompre avec la MGM et de rentrer en France. Nous sommes en 1935, ce sont de nouveaux succès de la chanson : Prosper (1935), Ma Pomme (1936), Y'a d'la joie (1937) qu'il crée pour un jeune auteur dont le nom deviendra célèbre, Charles Trenet, puis la Marche de Ménilmontant (1941) en hommage à son enfance.
Symbole de la réussite d'un « p'tit gars » du peuple, Maurice Chevalier est un travailleur acharné de la chanson populaire.
En 1939, après la déclaration de la guerre, il va chanter pour les troupes sur le front de l'Est de nouvelles chansons dont « D’excellents Français » (paroles et musique de Jean Boyer et Georges Van Parys), dans laquelle il décrit une France unie contre l’envahisseur, mais qui en elle-même montre le flottement qui suivit l’entrée en guerre de la Troisième République. Cette chanson fut le symbole de la « Drôle de guerre ».
Sous l'Occupation, il n'arrêtera de travailler qu'en 1942, reproche lui sera fait à l'heure de l'épuration de la Libération. Pierre Dac fit depuis Londres une grinçante critique contre Chevalier, en raison de son manque d’engagement au côté de la Résistance, l'accusant notamment de lâcheté, alors que Maurice protégeait une famille juive, sa compagne Nita Raya et les parents de celle-ci. Sauvé par le Parti communiste, il sera lavé de tout soupçon de collaboration.
Très vite cependant, il renoue avec le succès, allant même jusqu'à s'illustrer dans les années 1960 dans un genre inattendu : le twist : Le twist du canotier, enregistré avec le groupe rock français Les Chaussettes Noires. À cette époque, il parraine également dès 1966 la jeune carrière de Mireille Mathieu qui deviendra très vite une vedette internationale.
De sa deuxième moitié de carrière cinématographique, il faut remarquer son passage chez René Clair (Le silence est d'or) primé à Cannes en 1948, Ariane de Billy Wilder avec Gary Cooper et Audrey Hepburn, la comédie musicale Gigi de Vincente Minnelli en 1958 le film aux 9 Oscars et 3 Golden Globe Awards, et sa participation au remake américain de la trilogie de Marcel Pagnol : Fanny de Joshua Logan en 1961 dans lequel il interprète le rôle de Panisse.
Il fut déclaré dangereux pour la sécurité des États-Unis d'Amérique et interdit d'entrée sur leur territoire de 1951 à 1955 pour avoir signé l'Appel de Stockholm.
Il se produira en 1956 à Paris, à l'Alhambra (Paris) rebaptisé l'Alhambra-Maurice Chevalier et fera passer en première partie un orchestre iconoclaste dirigé par son jeune arrangeur talentueux de l'époque, Michel Legrand.
En 1968, il fait ses adieux à la scène après 68 ans de carrière, à « 80 berges » avec son sourire enchanteur. Il meurt en 1972 à l'âge de 83 ans. Il repose au cimetière nouveau de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) où il avait acheté une propriété à côté d'Albert Willemetz, à qui il devait ses plus grands succès.
L'ancienne salle de spectacle de l'Alhambra, à Paris, depuis reconstruite dans de moindres proportions en plus loin, porte le nom d'Alhambra-Maurice Chevalier.
Timione
Biographie de Marcel Mouloudji
Marcel Mouloudji (16 septembre 1922, Paris - 14 juin 1994, Paris) fut un chanteur-compositeur et acteur français.
Biographie
Son père, kabyle, est originaire de Sidi Aïch en Kabylie (Algérie), exerce le métier d'agriculteur et s'inscrit au Parti communiste. Il épouse une bretonne catholique fondamentaliste qui sombre assez vite dans l'alcoolisme et la folie .
Il est affligé d'un léger strabisme. Il s'inscrit avec son frère André dans un mouvement de jeunesse (soit aux jeunesses communistes, soit aux Faucons rouges mouvement d'éducation de l'enfance - proche de la SFIO - et animé par des éducateurs issus de différents courants du monde ouvrier, libertaire, coopératif, ajiste, anarcho-syndicaliste, etc.). En 1935, il fait la connaissance de Sylvain Itkine, metteur en scène dans le Groupe Octobre, organisation affiliée à la Fédération des théâtres ouvriers de France. Il participe à la vie artistique associée au Front populaire de 1936, et vit en semi-clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale. Il racontera son expérience dans le livre « Enrico » en 1945 qui reçoit le prix de la Pléiade.
En 1938, il apparaît dans le film Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque.
Dans les cabarets en vogue, il chante Boris Vian (Le Déserteur) ou Jacques Prévert, interprète son rôle dans le film « Eaux troubles » de Henri Calef en 1949 et participe à « Boule de Suif » (Christian-Jaque, 1947) et « Nous sommes tous des assassins » (André Cayatte, 1952). En 1958, il fait sa dernière apparition au cinéma dans « Rafles sur la ville » de Pierre Chenal et dans un film hispano-suédois, « Llegaron dos hombres ».
Jacques Canetti, célèbre agent artistique et patron du cabaret les Trois Baudets entraîne Mouloudji vers le succès. Il lui fait enregistrer « Comme un p'tit coquelicot » qui obtient le Grand Prix du disque 1953 et le Prix Charles-Cros en 1952 et 1953. Même succès pour par exemple « Un jour tu verras » en 1954 extrait du film « Secrets d'alcôve ».
Louise Fouquet, dite Lola, est son épouse et son agent artistique de 1943 à 1969. Il a deux enfants: Grégory Mouloudji avec Lilia Lejpuner en 1960 et Annabelle Mouloudji (elle-même interprète de plusieurs chansons dont "Fuis Laurence d'Arabie" durant les années 80) avec Nicolle Tessier en 1967. Lilianne Patrick est sa dernière compagne.
En 1976, il enregistre avec l'accordéoniste Marcel Azzola une anthologie du musette, « Et ça tournait ». En 1980 il sort un album "Inconnus Inconnues" et donne d'innombrables concerts à travers le pays dont les médias se font rarement l'écho. Fatigué, il consacre plus de temps à l'écriture et à la peinture, ses anciennes amours. On le retrouve sur scène en 1987 à l'Élysée Montmartre.
A 70 ans, en 1992, une pleurésie lui enlève en partie sa voix. Cela ne l'empêche pas de sortir un album qui n'aura cependant pas le temps de voir le jour. En mars 1994, il est invité au festival Chorus des Hauts-de-Seine en région parisienne pour un hommage. Puis il donne un ultime récital près de Nancy en avril.
Il s'éteint le 14 juin 1994 alors qu'il avait de nombreux projets en route : la suite de ses mémoires 50 ans après le premier volume et un nouvel album. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Filmographie
1936 : Ménilmontant de René Guissart - Toto
1936 : La Guerre des gosses de Jacques Daroy - La Crique
1936 : Jenny de Marcel Carné - Le chanteur des rues
1937 : Mirages ou Si tu m'aimes de Alexandre Ryder - Le groom
1937 : Claudine à l'école de Serge de Poligny - Moulou
1937 : À Venise, une nuit de Christian-Jaque - Le jeune Toto
1937 : Record 37 de Jacques B. Brunius et Jean Tarride
1938 : Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque : Philippe Macroy
1939 : Le grand élan de Christian-Jaque et Harry R. Sokal - Pierrot
1939 : Les gaités de l'exposition de Ernest Hajos
1940 : L'Entraîneuse de Albert Valentin - Le cancre
1941 : L'Enfer des anges de Christian-Jaque : le jeune Léon
1941 : Premier bal de Christian-Jaque - Le télégraphiste
1941 : Les Inconnus dans la maison de Henri Decoin : Ephraïm "Amédé" Luska
1943 : Adieu Léonard de Pierre Prévert - Le ramoneur
1943 : Les Roquevillard de Jean Dréville
1944 : Vautrin de Pierre Billon - Calvi
1944 : L'Ange de la nuit de André Berthomieu - Un étudiant
1945 : Boule de suif de Christian-Jaque - Un Franc-tireur
1945 : Les Cadets de l'océan de Jean Dréville : Passicot
1946 : Le Bataillon du ciel (Film tourné en deux époques : "Ce ne sont pas des anges" et "Terre de France") de Alexander Esway - Le Canaque
1946 : La Maternelle (film) de Henri Diamant-Berger - Paulo
1947 : Les jeux sont faits de Jean Delannoy : Lucien Derjeu
1948 : Bagarres de Henri Calef - Angelin
1948 : Tête blonde de Maurice Cam - Bernard
1949 : Les Eaux troubles de Henri Calef - Ernest
1950 : Justice est faite de André Cayatte : Amadéo, le valet de ferme
1950 : La Souricière de Henri Calef - Mouton
1951 : La maison Bonnadieu de Carlo Rim - Il est uniquement l'interprète des chansons
1951 : Gibier de potence de Roger Richebé - Ernest
1952 : Nous sommes tous des assassins de André Cayatte : René Le Guen
1952 : Trois femmes de André Michel - Raoul, dans le sketch : Mouche
1953 : La Vie d'un honnête homme de Sacha Guitry - Le chanteur
1953 : La ballade des réverbères - court métrage - de Pierre Gout
1954 : Boum sur Paris de Maurice de Canonge - Il tient son propre rôle
1954 : Secrets d'alcôve de Ralph Habib - Ricky dans le sketch : Riviera experss / Il Letto.
1955 : Tout chante autour de moi de Pierre Gout - Georges
1955 : Les indiscrètes de Raoul André
1957 : Jusqu'au dernier de Pierre Billon : Quedchi
1958 : Rafles sur la ville de Pierre Chenal - Lucien Donati dit: "Le Niçois"
1958 : Deux hommes sont arrivés (Llegaron dos hombres) de Eusebio Fernández Ardavín et Arne Mattsson - Angel garcia
1958 : 58.2/B de Guy Chalon - Il assure le commentaire
1960 : La belle saison est proche - court métrage, documentaire - de Jacques Barral - Il joue son propre rôle
1961 : La Planque de Raoul André - Georges
1962 : Le livre muet - court métrage - de Gérard Dumont - Le jeune homme romantique
1977 : Jacques Prévert - moyen métrage, documentaire - de Jean Desvilles - Il tient son propre rôle
Il interprète uniquement des chansons dans les films suivants:
1958 : Ma Jeannette et mes copains - court métrage - de Robert Menegoz
1970 : Biribi de Daniel Moosman
1972 : Le Franc-tireur de Jean-Max Causse et Roger Taverne
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