La faute sur mer, la faute à qui?
M--Bruno-Lalouette
L'ouverture du film, Toccata et Fugue en ré mineur, est du dernier genre, celui de la musique absolue.
La silhouette du chef d'orchestre apparaît alors, dirigeant les artistes avec des éclairages colorés mettant en exergue les silhouettes des musiciens. Des silhouettes rouges, vertes, oranges, jaunes, bleues se superposent jusqu'à former un ciel nuageux. Les cordes et archets deviennent éclairs, pluies ; puis le ciel s'éclaircit et les archets deviennent oiseaux, les cordes évoquent des chemins ou des vagues. Les bois, représentés par des points lumineux puis des cercles de couleurs, alternent dans une danse avec les cordes-archets au rythme de la musique. Le climat devient plus froid, les cuivres et les graves se font plus intenses. D'énormes nuages orange puis blancs apparaissent, tandis que le mouvement de caméra évoque une ascension vers l'espace. Une pluie de nuages colorée tombe, avant qu'un rayon lumineux transperce le ciel et provoque des étincelles sur un ciel rouge puis, sous un soleil resplendissant au travers des nuages, la silhouette du chef d'orchestre apparaît alors dans un cercle rouge pour le final.
M--Bruno-Lalouette
Sacre du printemps
Le narrateur, sur une vue des contrebasses, annonce Le Sacre du printemps, qui était pour Stravinski une évocation de la vie primitive, thème repris par l'équipe de Disney. Mais au lieu d'illustrer cet événement par des danses tribales, les artistes de Disney évoquent l'apparition de la vie.
Un écran noir s'illumine au fur et à mesure que l'on se rapproche d'une galaxie puis du système solaire et enfin de la Terre. Après avoir traversé des nuages rouges, des montagnes se profilent, puis des volcans crachant de la lave et des cendres. La nature est déchaînée, des explosions de magma incandescent se succèdent à un rythme effréné. Un lac de lave au sommet d'une caldeira déborde, recouvre les alentours dans un tumulte emportant les rochers et éclaboussant à chaque obstacle. La lave rejoint un océan, l'eau et le magma s'affrontent avec forte évaporation. Mais l'eau semble gagner.
M--Bruno-Lalouette