Eté 67 - Dis moi encore

 

Premier clip du groupe liégeois Eté 67, extrait de l'album "Eté 67" qui sortira en mars 2007 chez Wagram France. Eté 67 jouera à Rennes, dans le cadre des Bars en Trans, le 8 décembre au bar La Place, avec Le Fils de Jack

ete67

 
 
 

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Date de création : le 26 novembre 2006

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Si on ne parle bien que des choses que l’on connaît bien, Nicolas et ses acolytes du groupe Eté 67 connaissent bien la vie dans le monde d’aujourd’hui.

Celui qui « force à croire sans y croire » , à « dire que tout est bien et à marcher droit ». Un monde d’égoïste où heureusement, il nous reste l’amour et la chanson pour ne pas perdre goût à l’existence.





Eté 67 au cinéma, ce serait la Nouvelle Vague façon « Les 400 coups » pleine de rage et d’espièglerie, de drame et de légèreté, le paradoxe de la vie. En littérature, ce serait une collection de nouvelles ancrées dans un univers rétro-moderniste où la mode elle-même serait démodée, l’image désormais superflue, sans importance, où chacun pourrait enfin suivre son chemin vers la personne qu’il est vraiment.



Eté 67 se moque des superstitions et se raille de l’obscurantisme en 13 titres où se bousculent les désirs noirs, les humeurs bleues, les envies multicolores.



« Viens mon amour et prends ma main », une invitation musicale à se mettre à table autant qu’à l’introspection. Quand la guitare se fait pressante, le vertige vous gagne devant tant de lucidité.

Un manifeste de cordes d’autant plus percutant qu’il reste humble tout en défendant la cause ultime : celle de la liberté. Car Eté 67 est courageux juste ce qu’il faut, cynique juste comme il faut et fort juste quand il faut. Lorsque le clavier s’impose, c’est comme une traînée de poussière d’étoile (stardust) et puis viennent les cuivres et vous faites un bond dans l’espace-temps. Enfin, il y a la voix, comme une caresse de soie.



Les membres du groupe sont nés alors que le vinyle agonisait, sans autre image des Golden Sixties d’où ils tirent leur nom que des photos écornées d’une époque où digital ne désignait qu’une fleur. Mais leur vénération de cette époque radieuse faite d’insouciance et de chefs-d’œuvre pop et rock traverse ce premier album. « La valeur n’attend pas le nombre des années ». Eté 67 en est la preuve magistrale.



Un disque précieux parce qu’il n’est pas prétentieux. Un disque important parce qu’il est vrai, une qualité qui se perd. Un disque humain, et c’est bien !

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