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    3 min 26

    TE ONE PAREA - JOHN GABILOU

    Tous fous de Gabilou Il a rempli le stade Tiéti et le champs de Foire de Koumac. Trente ans après son dernier concert en Brousse, Gabilou a retrouvé ses fans à l’occasion du spectacle gratuit de samedi soir. Trois heures de mélodies acidulées au rythme du tamouré. Gabilou et la Brousse, c’est une vieille histoire d’amour, et pourtant, cela faisait trente ans qu’il n’y avait pas chanté. C’est dire si ses fans l’attendaient. Et tant pis si samedi soir, il faisait froid et humide à Poindimié, la pelouse du stade Tiéti était pleine à craquer. Pour assister à ce concert gratuit, certains sont venus de loin, « Il y a des personnes qui ont adoré le spectacle d’hier soir (vendredi, NDLR) à Koumac et qui voulaient le revoir aujourd’hui », affirme même Gabilou, « les gens d’ici m’adorent ». C’est un fait, même si certains n’assument pas toujours. « C’est surtout ma mère qui écoute. Nous, on a juste été bercés dedans », explique Djémila, une jeune fille de Touho. « Moi, je suis venue pour ma petite fille », précise Éliane avant de reconnaître, qu’elle « aime bien certaines chansons elle aussi ». « J’aimerais bien faire une chanson en kanak, en hommage à tous les gens que j’aime ici » Finalement au moment du concert, tout le monde a les yeux brillants. Certaines femmes reprennent les refrains avec nostalgie, les petites filles s’essayent au tamouré tandis que les quelques hommes profitent du spectacle. Trois heures de scène où les tubes s’enchaînent et les chorégraphies se déchaînent. Gabilou, accompagné des enfants de la troupe de danse de sa femme Moeata, est parvenu à réchauffer le stade sur lequel se jouaient, l’après-midi même, les championnats de cricket. La mairie a profité de l’occasion pour organiser, en plus, des animations pendant la journée. Les jeunes ont pu s’initier aux canoë, va’a, volley et cricket. Au total, une trentaine d’associations ont participé aux festivités. Gâteaux, crêpes et brochettes, chaque stand avait sa spécialité. L’office culturel avait même réservé un stand à Gabilou pour qu’il vende ses tee-shirts et CD. Vers 17 heures, des groupes wallisiens et des îles Australes ont pris le relai. Histoire de chauffer la salle avant l’arrivée de Gabilou. « C’est un peu dommage, quand même, qu’il n’y ait pas de groupes locaux », déplore Éliane. Le groupe Macecelo qui devait se produire a effectivement dû annuler au dernier moment. La déception est vite passée lorsque Gabilou et Moeata sont arrivés. « Ce soir, ce sera le summum de ma tournée », confiait le chanteur avant de monter sur scène. « Je ne reviendrai pas avant deux ou trois ans mais d’ici là, j’aimerais faire une chanson en kanak, en hommage à tous les gens que j’aime ici. » Quelles langues va-t-il choisir ? « Un mot de chaque réuni dans une seule chanson ». Voilà qui devrait faire patienter les fans.

    Taratoni

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    A 30 ans, elle ressemble à un bébé de 9 mois

    A 30 ans, elle ressemble à un bébé de 9 mois

    videosinsolites

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    06 Travessia

    Travessia (Milton Nascimento/Fernando Brant) Encore un envol significatif ! Mais ici on pense encore à l’époque post bossa des festivals de la MPB, avec le compositeur interprète Milton Nascimento qui a traumatisé une génération pressentait un nouveau lyrisme post jobimien. L’interprétation originale doit beaucoup à l’arrangement du pianiste incontournable que fut Luiz Eça. Puis on ne pense qu’à l’interprétation de Elis Regina – et donc de l’accompagnateur de génie qu’est César Camargo – C’est l’occasion de dire ici que ce dernier est grandement responsable de la crédibilité du genre piano voix par lequel je suis happé depuis les cds de César avec Nana Caymmi, puis plus tard avec Leny Andrade. D’autres y ont sacrifié depuis, qui autorisent cette entorse au genre "Brésil" que nous commettons et qui se ramène souvent à guitare, percussions, même quand on renonce aux plumes bien placées du Carnaval. Travessia est une romance rurale (toada ? modinha ?) bien loin de la musique urbaine qui nous accueille à Rio. Une des dernières versions remarquées est celle ou Milton est accompagné par l’Orchestre symphonique, sous la direction de Daniel Barenbaum. Tant pis, notre duo piano voix s’y engouffre avec inconscience peut-être mais volupté sans aucun doute. C’est notre façon de dire merci à ce que cette MPB nous a apporté dans l’existence.

    nossoduo

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    Fractions

    L'articulation « grand huit » de Fractions vous hérissent les poils et l'échine du début à la fin et fait indubitablement penser aux meilleurs morceaux de Deus.

    NACIMIENTO

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    Pointy shoes

    Le très slacker « Pointy shoes » est un vibrant hommage aux Demoiselles portant des chaussures pointues : « I want to kill you but i won't » chante Fred avec ironie sur ce morceau aussi frais qu'un yéti à la menthe sur une plage en plein cagnard !

    NACIMIENTO

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