Plus de vidéos crétines sur : http://lapinscretins.fr Quand les lapins remontent au temps des Bwaaayas, ils deviennent quasiment des divinités. Mais quand les lapins sont vénérés, ils s’énervent, et nous sortent du bon gros son ouaiste-coste. Ainsi, les Lapins Crétins sont bien à l’origine de la première rappeuse de tout l’Amérique : Mama Yaya.
Les manuels d’histoire nous bwaaahssinnent avec les découvertes de Christophe Colomb. En fait, c’est la roue de la fortune qui a permis la découverte de l’Amérique de Joe Bwaaassin. Si, si : la preuve en images. Plus de vidéos sur http://www.thelapinscretins.fr
L’Amérique est une nation perdue. Quand une épidémie de vampirisme frappe le pays, les hommes sont obligés de fuir pour échapper aux bêtes sauvages assoiffées de sang que sont devenus les morts. Les villes ne sont plus que des cimetières et les survivants se rassemblent dans des petits villages, terrifiés, à la tombée de la nuit. Un mystérieux fugitif (Nick Damici) à la traque des vampires, prend sous son aile le jeune Martin (Connor Paolo) dont la famille vient d’être sauvagement assassinée sous ses yeux. Accompagnés d’une religieuse (Kelly McGillis) et d’une jeune femme enceinte (Danielle Harris), ils sillonnent le pays en direction du Canada « Nouvel Eden » selon les rumeurs…En Blu-ray, DVD et VOD le 4 Octobre !
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Tous les amis de Caitlin Lamarck lui ont tourné le dos après son "Traité des relations au bureau", un comparatif de ses amants durant les trois dernières années qui a été mis en ligne à son insu. Durant la soirée organisée par Jill, elle est retrouvée inconsciente, le crâne ensanglanté et le chemisier déchiré. Elle décède aux urgences. Warner prélève sur son corps une substance bleue et des microparticules. Jill avoue s’être disputée avec Caitlin et l’avoir poussée contre un miroir. Par ailleurs, un ambulancier a violé Caitlin. Tinta et O’Doole étaient présents sur cette intervention. Les deux coéquipiers se couvraient mutuellement : O’Doole volait des objets de valeur aux victimes et Tinta abusait des femmes blessées. Pour se racheter, O’Doole aide l’équipe à arrêter Tinta mais celui-ci se provoque une embolie gazeuse et échappe à la justice. L’enquête remet Vivian sur le chemin d’Olivia. Cragen lui retire l’affaire, ainsi qu’à Stabler. Olivia part tout de même à la recherche de Vivian et la retrouve dans un squat.
Bande annonce 1 du film Monsters. Quand la NASA découvre l’éventualité d’une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s’écrase au-dessus de l’Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la
Bande annonce 1 VOST du film Monsters. Quand la NASA découvre l’éventualité d’une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s’écrase au-dessus de l’Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la
Bande annonce 2 du film Monsters. Quand la NASA découvre l’éventualité d’une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s’écrase au-dessus de l’Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la
11 Miss vont maintenant défiler sur un tableau ayant pour thème l’Amérique du Nord
Voir ce Film : http://www.filmsdocumentaires.com/films/656-odyssee-climatique-du-southern-star 12 mois dexpédition, 18000 miles nautiques, 21 étapes, 9 mers, 9 pays A loccasion de lAnnée Polaire internationale, Olivier Pitras, premier navigateur français à avoir traversé locéan Glacial Arctique à la voile, et son équipage, embarquent à bord du voilier polaire Southern Star pour un an dexpédition autour de lAmérique du nord. Une aventure humaine hors du commun qui nous emmène au cœur des problématiques liées aux bouleversements actuels du climat... Lexpédition sest fixée pour objectif dêtre une vraie plateforme de réflexion en allant se rendre compte sur place des changements liés au réchauffement climatique. Lexpédition recueillera à chaque escale le sentiment des populations locales et les scientifiques nous éclaireront sur les enjeux. Web site de la production : http://www.injam.com/
Quand la NASA découvre l’éventualité d’une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s’écrase au-dessus de l’Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la frontière américaine.
Quand la NASA découvre l’éventualité d’une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s’écrase au-dessus de l’Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la frontière américaine.
Quand la NASA découvre l’éventualité d’une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s’écrase au-dessus de l’Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L’histoire commence lorsqu’un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la frontière américaine.
La république de Cuba, dans Destination soleil sur Otoradio (27 mai 2010) Présentée par Ambroise L’artiste peintre Lisa Gardner, nous propose une visite guidée de La Havane à Cuba Tout commence à New-York, la ville natale de Lisa Gardner. Cette artiste peintre, passionnée de musique et de danse de salon, décide d’aller explorer les paysages historiques de Cuba, ce pays de l’Amérique Centrale, situé au nord des Antilles à la confluence de la mer des Caraïbes , du golfe du Mexique et de l’océan atlantique. plus d'infos : http://www.otoradio.com/aller-retour-new-york-cuba-en-1heure-chrono-avec-lisa-gardner
BIOGRAPHIE de Léo FERRE Léo Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti (Toscane), est un poète, musicien et chanteur franco-monégasque. Bénéficiant d'un souffle créateur continu et d'une période d'activité longue (46 ans, contre 24 ans pour Jacques Brel, 30 ans pour Brassens, 34 ans pour Gainsbourg), Ferré est à ce jour le plus prolifique auteur-compositeur-interprète d'expression française, ayant réalisé plus d'une quarantaine d'albums originaux. L'enfance Fils de Joseph Ferré, directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo, et de Marie Scotto, couturière d'origine italienne, il a une sœur, Lucienne, de deux ans son aînée. Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique. À l’âge de sept ans, il intègre la Chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Monaco comme soprano. Il découvre la polyphonie au contact des œuvres de Palestrina et de Tomás Luis de Victoria. Son oncle, ancien violoniste et secrétaire au Casino, le fait assister aux spectacles et répétitions qui ont lieu à l'opéra de Monte-Carlo, alors haut-lieu de la vie musicale internationale. Léo Ferré y entend le chanteur basse Fédor Chaliapine, y découvre Beethoven, qui l'émeut profondément, que ce soit sous la baguette d'Arturo Toscanini (Coriolan), ou à la radio (Cinquième symphonie). Mais c'est la présence du compositeur Maurice Ravel aux répétitions de L'enfant et les sortilèges qui l'impressionne le plus durablement.1 À neuf ans il entre au collège Saint-Charles de Bordighera tenu par les Frères des Écoles chrétiennes, en Italie. Il y reste en pension pendant huit longues années. Il racontera cette enfance solitaire et encagée dans une fiction autobiographique (Benoît Misère, 1970). Il y approfondit sa connaissance du solfège et joue du piston dans l'harmonie. A quatorze ans, il compose le Kyrie d'une Messe à trois voix. En cachette, il lit les auteurs considérés comme subversifs par les Frères : Voltaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Céline. De retour à Monaco pour préparer son baccalauréat, il devient pigiste pour le journal Le Petit Niçois comme critique musical, ce qui lui permet d'approcher des chefs d'orchestre prestigieux comme Antal Dorati ou Mitropoulos. A cette époque il découvre avec enthousiasme Daphnis et Chloé et le Concerto pour la main gauche de Ravel, sous la direction de Paul Paray, ainsi que le Boléro et la Pavane pour une infante défunte, dirigés par le compositeur en personne. Il passe et obtient son baccalauréat de philosophie au lycée de Monaco. Son père refuse qu'il s'inscrive au Conservatoire de musique. Années de formation En 1935, il vient à Paris pour y faire des études de droit. Il peaufine alors son apprentissage du piano en complet autodidacte. Fort d’un diplôme de Sciences Politiques il revient à Monaco en 1939 avant d’être mobilisé l'année d'après. Il est affecté à l'infanterie et dirige un groupe de tirailleurs algériens. Sa vocation de compositeur s’affirme après sa démobilisation. En 1940, à l'occasion du mariage de sa sœur, il écrit un Ave Maria pour orgue et violoncelle2, et débute la mise en musique de chansons écrites par une amie. C’est avec ce répertoire qu’il se produit pour la première fois en public le 26 février 1941, au Théâtre des Beaux-arts de Monte-Carlo, sous le nom de Forlane. Ses premiers textes personnels datent sans doute de cette année-là. À la fin d'un concert à Montpellier où se produit Charles Trénet, il présente à la "star" trois de ses chansons, mais celle-ci lui conseille de ne pas les chanter lui-même et de se contenter d'écrire pour les autres. En 1943 René Baer lui confie des textes qui deviendront plus tard des succès : La Chanson du scaphandrier et La Chambre. La même année, Léo Ferré épouse Odette Shunck, qu'il a rencontrée en 1940 à Castres. Le couple s'installe dans une ferme à Beausoleil, sur les hauteurs de Monaco. En 1945, alors qu’il est toujours "fermier" et occasionnellement "homme à tout faire" à Radio Monte-Carlo, Léo Ferré rencontre Édith Piaf qui l’encourage à tenter sa chance à Paris. Les débuts à Paris A la fin de l'été 1946, Léo Ferré s'installe dans la capitale où il se lie d'amitié avec Jean-Roger Caussimon, à qui il demande s'il peut mettre en musique son poème A la Seine. Caussimon devient son parolier privilégié et ensemble ils feront plusieurs chansons particulièrement appréciées du public comme Monsieur William (1950), Le Temps du tango (1958) ou encore Comme à Ostende (1960). Ferré obtient un engagement de trois mois au cabaret Le Bœuf sur le toit. Il s'accompagne au piano. Les débuts sont psychologiquement et financièrement difficiles. Pendant huit ans il doit se contenter d’engagements aléatoires et épisodiques dans les caves à chansons de la capitale : Les Assassins, les Trois Mailletz, Le Trou, le Quod Libet, ou encore le Milord l'Arsouille, ces trois derniers étant successivement dirigés par son ami Francis Claude, avec lequel il co-écrit plusieurs chansons, dont La Vie d'artiste (1950), en écho à sa récente séparation d'avec Odette. Ferré finit par se faire une réputation, parvenant non sans peine à placer quelques titres chez les interprètes de l’époque : Renée Lebas3, Édith Piaf, Yvette Giraud, Henri Salvador, Les Frères Jacques. Mais c'est avec la chanteuse Catherine Sauvage qu'il va trouver sa plus fidèle, passionnée et convaincante ambassadrice. Dès 1947, il fréquente le milieu des anarchistes espagnols, exilés du franquisme. Cela nourrira sa rêverie romantique de l'Espagne, dont Le Bateau Espagnol et Le Flamenco de Paris sont déjà des manifestations. Pour l'anecdote, Ferré la "graine d'ananar" adhère au Parti communiste pendant cinq minutes4. Sa rencontre en 1950 avec Madeleine Rabereau donne une nouvelle impulsion à sa vie et sa carrière. Il en fait sa muse et elle influe sur certains choix artistiques. Il enregistre la même année treize chansons en s'accompagnant au piano, pour le compte du label Le Chant du Monde, avec qui il a signé un contrat de trois ans. Ces chansons sont diffusées en 78 tours. En 1951, Ferré écrit et compose De sacs et de cordes, un feuilleton radiophonique dont le récitant est Jean Gabin. Il en profite pour mêler aux chansons et aux récitatifs des passages orchestraux, qui lui donnent l'opportunité de diriger pour la première fois un orchestre symphonique et un choeur, ceux de la radiodiffusion française. Depuis la fin 1947 Ferré y produit et anime plusieurs cycles d'émissions consacrées à la musique classique. Dans Musique byzantine (1953-54), il élargit son propos à des questions esthétiques sur la tonalité, l'exotisme, la mélodie, l'opéra, l'ennui, l'originalité ou la "musique guimauve"5, et affirme avec une acuité polémique ses conceptions anti-modernes, épinglant tout à la fois l'assujettissement nouveau de la musique au mercantilisme industriel ("la musique de conserve"6) et la décadence intellectualiste en quoi consiste la recherche éperdue de procédés et de systèmes ("le terminus des dilettantes"7), incarnée à ses yeux par les avant-gardes, au premier rang desquelles l'école sérielle en plein essor. Un projet ultérieur d'émission ayant été refusé et le succès venant, Léo Ferré cesse de travailler à la radio. 8 En 1952, pour présenter le concours Verdi à la La Scala de Milan Léo Ferré écrit le livret et la musique d'un opéra qui transpose de manière grinçante et très noire ses récentes années de galère : La Vie d'artiste9. Il semble qu'il n'y ait pas tellement tenu, abandonnant très vite cet "exercice"10) pour d'autres projets. Il en tirera néanmoins très tardivement la chanson Vison l'éditeur (1990). Les années Odéon Début 1953, Paris canaille chantée par Catherine Sauvage devient un "tube" international11. Pour Ferré c'est la fin de la précarité, les interprètes qui l'évitaient viennent à lui. Il met à profit cette bouffée d’oxygène pour se consacrer à la composition d'un oratorio sur La Chanson du Mal-Aimé, vaste poème de Guillaume Apollinaire, dont le recueil Alcools exerce une influence majeure sur sa propre écriture poétique. L'oeuvre, pour quatre chanteurs lyriques, est créée sous la baguette du compositeur en 1954 à l'Opéra de Monte-Carlo12. Après plusieurs démarches infructueuses pour la faire vivre sur scène, Ferré en fera un album en 1957. De 1953 à 1958 Ferré est sous contrat avec Odéon, un label qui lui alloue plus de moyens. Il y enregistre son premier LP, contenant entre autres Monsieur William, Le Pont Mirabeau (poème d'Apollinaire), La Chambre et Paris canaille. Pour des raisons de contrat, il réenregistre la même année, toujours au piano mais dans de meilleures conditions techniques, les chansons déjà gravées en 1950 pour Le Chant du monde. Dès lors, sa renommée va croître au fil des disques et de succès comme Le Piano du pauvre, L'Homme13 (1954), Le Guinche ou encore Pauvre Rutebeuf, dont le "parolier" n'est autre que le poète du 13ème siècle Rutebeuf14 (1955). Cette montée progressive vers la reconnaissance se manifeste par un passage du cabaret au music-hall, avec un récital à l'Olympia en mars 1955, puis à Bobino en janvier 1958. Durant ces années Ferré se lie à des musiciens : l'accordéonniste Jean Cardon, le pianiste Paul Castanier et le guitariste Barthélémy Rosso, le pianiste et arrangeur Jean-Michel Defaye. En 1956, les surréalistes Benjamin Péret et André Breton saluent ses talents de poète. Breton entretient une amitié suivie avec lui, mais refuse cependant de rédiger la préface de son premier recueil de poésies Poète… vos papiers !, dont il n'apprécie pas la teneur. Les deux hommes se brouillent. La même année Ferré compose La Nuit, un ballet-oratorio que lui a commandé le chorégraphe Roland Petit. C'est une expérience malheureuse et Ferré va abandonner pour de longues années ses ambitions musicales au profit de l'écriture. Il débute la rédaction de Benoît Misère et des Lettres non postées. En 1957, Léo Ferré est le premier à consacrer la totalité d'un LP à un poète. Il s'agit de Charles Baudelaire dont on célèbre le centenaire des Fleurs du mal. Ferré désire mener une "croisade poétique" pour faire voler en éclat la distinction entre poésie et chanson, et pour contrecarrer par le haut ce qu'il juge être la médiocrité des paroliers de son époque.15 Il s'attèle ensuite à mettre en musique Louis Aragon en 1958 et Verlaine en 1959, puis Rimbaud vraisemblablement en 1963. Ce travail intensif l'amènera en toute logique à consacrer un récital entier aux poètes en 1966. En 1959, il noue contact avec le photographe Hubert Grooteclaes. Ce dernier devient son ami fidèle et réalisera pour lui plusieurs couvertures d'album dans les années 60 et 80. La même année, Ferré se porte acquéreur de l'île dont il rêve, entre Cancale et Saint-Malo. C'est le début d'un amour-passion pour la Bretagne, qui lui inspire entre autres le long poème Guesclin, intitulé ultérieurement La Mémoire et la mer, dans lequel il va puiser la matière de pas moins de sept chansons16. L'éditeur Pierre Seghers et Aragon en éditeront chacun des fragments, qui dans la collection Poètes d'aujourd'hui (1962), qui dans Les Lettres françaises (1963). Mais Ferré n'en donnera une version définitive, considérablement modifiée, qu'en 1980 Les années Barclay : avant 1968 En 1960, Léo Ferré rejoint le label florissant d'Eddie Barclay. L'artiste vitupère comme jamais auparavant son époque ; entrée dans la société de consommation, bellicisme (en pleine Guerre d'Algérie), tutelle de De Gaulle, bourgeoisie étouffante... Cette liberté de ton se voit régulièrement interdite d'antenne, mais finit par s'imposer puisque Ferré, porté par ses succès Paname, Jolie môme (1960) et dans une moindre mesure L'Affiche rouge (sur le texte d'Aragon, 1961), connaît enfin la consécration critique et publique lors de son spectacle triomphal à l'Alhambra en 1961, qui donne lieu à une captation. Dans la foulée l'album Aragon fait date, et va s'imposer au fil du temps comme une référence dans le monde de la chanson. Jusqu'en 1970 Léo Ferré confie à Jean-Michel Defaye les arrangements de ses partitions, ce qui lui permet de maintenir un rythme soutenu de création, réalisant pratiquement un album par an, parfois plus. Il est difficile de savoir ce qui dans ces arrangements est le fait de la sensibilité de Defaye, des désirs de Ferré, et des conventions de l'époque, l'ensemble étant d'une grande homogénéité formelle. Ferré se produit à guichets fermés dans les plus grandes salles parisiennes, pour des périodes de deux à six semaines, en privilégiant tout particulièrement Bobino. Il tourne peu en province, mais se rend pour la première fois au Canada en 1963. Il y retournera régulièrement jusqu'à la fin de sa vie. Il se montre peu à la télévision et se tient volontairement éloigné du "métier". De 1963 à 1968, Léo Ferré vit dans le Lot, où il a acheté une demeure du XVIème siècle plutôt vétuste, le Château de Pechrigal ("tertre royal" en quercynois), que Ferré rebaptise Perdrigal. En sus de sa production de chansons, il y écrit, sans chercher à faire publier quoi que ce soit, des proses poétiques et de longs poèmes aux recherches stylistiques affirmées. Il s'adonne en outre à sa passion de l'imprimerie, en s'y faisant installer du matériel professionnel. Ainsi, il apprend à typographier, à brocher et édite dans le commerce le journal de sa femme, un livre de deux-cent pages qui décrit leur quotidien difficile. Le couple – dont la relation se dégrade - vit entouré de très nombreux animaux, à commencer par la chimpanzée Pépée, achetée en 1961 à un dresseur. Léo Ferré a développé une relation privilégiée avec cet animal, mais n'a pas su s'en montrer le maître ; le singe est invivable, colérique, destructeur. Cela devient très contraignant et isolant. En 1967, Barclay censure la chanson À une chanteuse morte. Ferré lui intente un procès, qu'il perd. En mars 1968, Léo Ferré part assurer un gala et ne revient pas au domicile conjugal, malgré les menaces de sa femme. Pépée se blesse et ne se laisse approcher par personne. Au désespoir, Madeleine fait tuer le chimpanzée et plusieurs autres animaux par un voisin chasseur. Ferré en sera terriblement affecté. La chanson Pépée est le requiem de ce drame intime. Après l'avoir raillée (Épique époque en 1964, Le Palladium et Les Romantiques en 1966), et alors qu'il vilipende l'immobilisme et la soumission du peuple dans une France repue et bien-pensante (Ils ont voté, La Grève, 1967), c'est dans la jeunesse que Léo Ferré place ses derniers espoirs de changement (Salut, beatnik !, 1967). Le 10 mai, première nuit des barricades au Quartier latin de Paris, Léo Ferré chante à la Mutualité pour la Fédération anarchiste comme il le fait chaque année depuis 1948. Il interprète pour la première fois la chanson Les Anarchistes. Puis il repart dans le Sud rejoindre sa nouvelle compagne, sans prendre part aux événements de Mai. Il vit quelques temps en Lozère, puis en Ardèche. Les années Barclay : après 1968 A partir de l’été 68 Léo Ferré se plonge dans la mise en musique de poèmes extraits de son recueil Poète... vos papiers !. Ces nouvelles chansons, enregistrées sur les albums L'été 68 et surtout Amour Anarchie, seront perçues par la critique comme un profond renouvellement de son inspiration alors que ces textes ont été pour la plupart écrits au début des années 50. Le succès de C'est extra en 1969 élargit considérablement son audience, tout particulièrement auprès de la jeunesse. La réceptivité de ce nouvel auditoire, qui reconnaît dans le poète le "prophète" de sa propre révolte, amène Ferré à éclater dans certaines de ses chansons les structures traditionnelles au profit de longs monologues discursifs (voire théoriques) s'apparentant aux arts oratoires. Par un travail très précis sur la voix parlée (rythme, élocution) et une écriture rhétorique dérivée de la prose de Rimbaud, Ferré ritualise sa parole sur un mode incantatoire18 et dramatique, qui vise à emporter son auditoire (Le Chien, La Violence et l'ennui, Le Conditionnel de variétés, Préface, Il n'y a plus rien). Cette recherche ne sera pas toujours bien comprise et Ferré va dorénavant partager le public et la critique comme jamais. A cela s'ajoute son attrait pour le rock anglo-saxon, qu'il envisage comme un moyen de dépoussiérer les vieilles habitudes du paysage musical français. Ainsi en 1969, il enregistre à New York une version inédite du Chien avec des musiciens de jazz-rock (John McLaughlin et Billy Cobham, respectivement guitariste et batteur du Mahavishnu Orchestra, et Miroslav Vitous, bassiste de Weather Report). Initialement ce devait être avec Jimi Hendrix. Pour d'obscures raisons, Ferré n'utilise pas cette version et réenregistre le titre avec une jeune groupe français que sa maison de disque veut mettre en avant : Zoo. La collaboration durera le temps de deux albums (Amour Anarchie, La Solitude) et d'une tournée en 1971. Toujours en 1969, il rencontre Brel et Brassens lors d'un célèbre entretien pour RTL. Chacun est sur la défensive, les trois "star" n'ont pas grand-chose à se dire. Ferré s’établit en Italie, entre Florence et Sienne. En 1970 Ferré devient père pour la première fois. Sa maison de disque écarte Avec le temps du double-album Amour Anarchie. Sortie "à la sauvette" en 45 tours, cette chanson tragique inspirée de ses propres désillusions devient un classique instantané, le plus grand succès de Ferré, qui ne cesse d'être repris en France et à l'étranger (voir la Liste des interprètes de Léo Ferré). La même année voit la publication de Benoît Misère, son unique roman. L'indifférence du monde littéraire et le peu d'implication de l'éditeur retiendront Ferré de retenter l'expérience (malgré des projets ultérieurs). Il saute par contre sur l'occasion que lui offre Jean-Pierre Mocky de renouer avec ses rêves orchestraux en lui demandant de lui composer la musique de son film L'Albatros. Ferré écrit et orchestre quarante minutes de musique symphonique. La collaboration se passe mal ; Mocky n'utilise que cinq minutes. Ferré reprend ce matériau pour créer l'année d'après les chansons Ton style et Tu ne dis jamais rien, avec quoi il décide de se passer désormais d'un arrangeur. Voulant s'affirmer aux yeux de tous comme musicien, Ferré décide alors de ré-enregistrer La Chanson du mal-aimé dans de meilleures conditions techniques. Cette fois il chante et dit le texte seul, en lieu et place des chanteurs lyriques d'autrefois, ce qui l'amène à modifier légèrement son orchestration. Après avoir été idolâtré par de nombreux jeunes, Ferré subit en 1971 une contestation virulente d'une minorité du public se disant gauchiste, qui vient régulièrement perturber les concerts. Ces "désordres" reprendront de plus belle en 1973 et en 1974, au point de lui faire un temps envisager d'arrêter la scène. 1972 signe son retour à l'Olympia, où il ne s'est pas produit depuis 1955. Très actif durant ces années, il fait une tournée au Liban, en Algérie, effectue de nombreux galas au profit d'ouvriers grévistes, ou encore du jeune journal Libération, alors totalement indépendant financièrement et politiquement. Il tourne partout en France, en Suisse, en Belgique, et participe avec Brassens à un concert en faveur de l'abolition de la peine de mort, contre laquelle il a déjà écrit en 1964 la chanson Ni Dieu ni maître, considérée comme un de ses classiques, et contre laquelle il écrira encore La Mort des loups (1975). En 1973 il épouse sa compagne Marie-Christine Diaz. Cette même année sortent deux disques très noirs : Il n'y a plus rien, qui met en mots la désillusion de Mai 68, et Et... basta !, où Ferré fait un bilan de ses blessures et règle ses comptes dans un très long texte en prose qui n'est plus à proprement parler de la chanson. Sur le premier disque, Ferré est exclusivement symphonique. Sur le second, l'accompagnement se réduit au contraire à quelques instruments. Le départ de son pianiste Paul Castanier, fidèle accompagnateur depuis 1957, ainsi que la rupture en 1974 avec la maison Barclay suite à une accumulation de différends19, vont conduire Léo Ferré à se consacrer principalement à la composition et la direction d’orchestre. C'est en participant au Festival de Vence organisé par son ami le violoniste Ivry Gitlis, qu'il rencontre le pianiste classique Dag Achatz, avec lequel il enregistre le Concerto pour la main gauche de Ravel. Ensemble et avec quelques autres musiciens, ils donnent cinq semaines durant un spectacle hors-normes à l'Opéra comique, avec La Chanson du mal-aimé en piano-voix, Et... basta ! et de nouvelles chansons "en chantier", dont L'espoir, qui est emblématique du lyrisme "espagnol" de l'artiste. C'est un véritable succès public, malgré une incompréhension et un rejet critique quasiment unanimes. En 1975 Léo Ferré dirige sur scène l’Orchestre de l’Institut des Hautes Etudes Musicales de Montreux, puis l’Orchestre Symphonique de Liège et en novembre, l’Orchestre Pasdeloup au Palais des congrès de Paris, à l’occasion de la publication de l’album Ferré muet dirige…, enregistré avec Dag Achatz. Ferré tient la gageure de diriger l'orchestre et chanter en même temps. Il mélange Ravel et Beethoven à ses propres compositions, et inverse le placement de l'orchestre. 140 musiciens et choristes sont présents sur scène. C'est de nouveau une expérience de spectacle inédite, cassant les conventions et décloisonnant les univers. Ferré fait salle comble durant cinq semaines, mais la critique issue du monde musical classique marque un net rejet de ce spectacle hybride et met en cause ses qualités de chef d'orchestre. Ferré en est profondément blessé. Les années toscanes En 1976, Léo Ferré signe chez RCA. A partir de cette date la majeure partie de ses enregistrements studio sera réalisée avec l’Orchestre Symphonique de Milan placé sous sa direction. Sur scène il dirigera également l’Orchestre Symphonique de l’Essonne (1978), l’Orchestre Symphonique de Lorient (1984), l'Orchestre de la Cité de Barcelone (1985), l’Orchestre Métropolitain de Montréal (1985), l’Orchestre Philharmonique de Lorraine (1991). En 1981, il dédie à Bobby Sands et à ses amis de l'IRA la chanson Thank You Satan. En 1982, il publie le triple album Ludwig- L'Imaginaire-Le Bateau ivre. En 1983, il publie le quadruple-album vinyle L'Opéra du pauvre et entame une « tournée marathon » en Italie, en France, au Portugal et en Belgique20. Il soutient à la même époque Radio libertaire. L'année suivante il chante à l'Olympia et au Théâtre des Champs-Élysées. Ses concerts durent alors trois heures. En 1985, il publie un album entièrement consacré à son ami Jean-Roger Caussimon et effectue une nouvelle tournée à travers la France. En mars, il refuse d'être Commandeur des Arts et Lettres, et quitte RCA. Il inaugure en 1986 le Théâtre Libertaire Parisien. Il se produit pendant 6 semaines au TLP avec au programme un tour de chant consacré aux poètes qu'il a mis et continue de mettre en musique. En 1987, Ferré entame une nouvelle tournée marathon en France, Allemagne, Autriche, Italie, Belgique, Canada et Japon. Jean-Louis Foulquier organise une Fête à Ferré dans le cadre des Francofolies de La Rochelle ; Jacques Higelin interprète pour l'occasion une version de "Jolie Môme" « survitaminée ». L'année suivante, il refuse une nouvelle fois de soutenir la candidature de Mitterrand et appelle à l'abstention. Il effectue une tournée en France, au Canada, en Espagne, au Maroc, et un récital au TLP21. Léo Ferré à l'Olympia pour un spectacle en hommage à Paul Castanier en 1992. En 1989, Léos Carax lui propose d'écrire la musique du film Les Amants du Pont-Neuf22. En 1990, il chante avec Renaud, et Francis Lemarque à Bercy pour la fête des 70 ans du Parti Communiste. En 1991, il signe en compagnie de Renaud un appel pour la Paix maintenant contre l'intervention militaire dans le Golfe. Il publie le disque Une saison en enfer pour le centenaire de la mort de Rimbaud, et effectue en début d'année 1992 une tournée en France et en Belgique. Le 9 février 1992 il retrouve sur la scène de l'Olympia : Jacques Higelin, Georges Moustaki, Rufus, Font et Val, Alain Meilland, Jacques Serizier, Patrick Siniavine pour un spectacle en hommage à Paul Castanier. Hospitalisé fin 1992 il doit annuler sa rentrée parisienne au Rex. Il décède chez lui, le 14 juillet 1993, à l'âge de 76 ans. Son style Léo Ferré est une des références incontournables de la chanson française. Mêlant le lyrique et le populaire, la tradition et l'utopie, l'amour et l'anarchie, Ferré dépeint des états d'âmes plus qu'il ne raconte des histoires. Il secoue plus qu'il ne flatte. « Se demander si "on aime" Untel ou untel revient à s'interroger sur le plaisir qu'il nous procure. Avec Léo Ferré, il n'y a aucun doute possible : le plaisir est immense. D'abord un plaisir abstrait, cérébral. On est happé par le sens des mots. Puis une sensation plus physique qui est un effet du plaisir cérébral et qui parle au corps lui-même. Typiquement on appelle cela la jouissance. Et puis cet homme superbe à qui l'âge ne donne pas, comme on dit bêtement, une "éternelle jeunesse", mais une tonalité de liberté absolue, une grâce incomparable qui va bien au-delà de la vie et de la mort elles-mêmes. Léo Ferré a ce don extrême de dire des choses simples en révélant ses affects et ses expériences dont nous nous sentons les complices. C'est ce qu'[on] devrait montrer : ce complot d'affects, […] cette culture de la joie, cette dénonciation radicale des pouvoirs, ce glissement progressif vers un plaisir qui est le contraire de la mort. Ce que je peux exprimer bêtement par : j'aime Léo Ferré. Non parce qu'il est bête d'aimer Léo Ferré, mais parce que c'est dire bêtement une complicité qui peut mettre l'ordre en péril. Ferré est dangereux parce qu'il y a chez lui une violence (maîtrisée) qui s'appelle le courage de dire. Il perçoit partout, dans le monde, dans la vie individuelle, l'intolérable. C'est un homme de passion habité par la sérénité. C'est un plongeur de l'émotion qui utilise les mots comme des grains de sable dansant dans la poussière du visible. » — Gilles Deleuze, conversation de juin 1991 avec Domique Lacout, reproduite dans Dominique Lacout, Léo Ferré, Éditions Sévigny, 1991, p. 321-322 Ferré est considéré comme un poète marquant de la deuxième moitié du XXe siècle, avec une expression riche et profonde, où l'influence du surréalisme se fait sentir notamment dans la deuxième moitié de l'œuvre enregistrée. Il utilise un vocabulaire étendu, des champs lexicaux récurrents plutôt inattendus (du moins pour la chanson), joue avec la connotation usuelle des mots, forge des néologismes, crée des images complexes s'engendrant les unes les autres, avec de nombreux changements de registre et de rythme ; l'intertexte littéraire y est abondant, le sens rarement univoque. En tant qu'écrivain, il a abordé - en les subvertissant à des degrés divers - le récit d'enfance (Benoît Misère), le genre épistolaire (Lettres non postées), le texte de réflexion (Introduction à l'anarchie, Technique de l'exil, Introduction à la folie), le portrait, voire l'autoportrait (préfaces à Verlaine et à Caussimon). Il s'est frotté au théâtre (L'Opéra des rats), il a publié des recueils (Poètes... vos papiers !, Testament phonographe) et composé de vastes poèmes ouvragés (La Mémoire et la Mer23, Le Chemin d'enfer, Perdrigal/Le Loup, Death... Death... Death..., Métamec). Léo Ferré est aussi un infatigable passeur. En mettant en musique ses modèles et ses affinités (Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Villon, Jean-Roger Caussimon, Aragon, Rutebeuf, Cesare Pavese et quelques autres), il contribue à les faire connaître et aimer d'un public élargi. On reconnaît moins unanimement ses qualités de musicien, alors que les harmonies chez lui sont riches et la mélodie inspirée. À partir de 1971, devenant son propre orchestrateur, Léo Ferré donne vie à son idéal esthétique de la chanson symphonique, pour un résultat souvent flamboyant. Ce choix a pu sembler hasardeux à certains, mais ce classicisme des arrangements l'éloigne d'une inscription précise dans une époque et le prémunit avec une belle ampleur des aléas de l'air du temps. Hors de la chanson, il s'est essayé à la composition de différents genres : l'opéra avec La Vie d'artiste (inachevé), l'oratorio avec La Chanson du mal-aimé (texte d'Apollinaire), le « ballet » avec La Nuit, la musique instrumentale avec La Symphonie interrompue, Le Chant du hibou, Le Concerto pour bandonéon (inachevé), et enfin la BO pour le cinéma avec des films comme Douze heures d'horloge, avec Lino Ventura, ou L'Albatros de Jean-Pierre Mocky. Il faut ajouter à cela la direction d'orchestre, qu'il apprend en autodidacte. De 1975 à 1990, Léo Ferré dirige occasionnellement les orchestres symphoniques qu'on veut bien lui prêter, lors de représentations en France, en Italie, au Canada, en Espagne, en Suisse et en Belgique. Mathieu Ferré24, avec les Éditions La Mémoire et la Mer, réédite régulièrement l'œuvre originale de son père tout en sortant de nombreux inédits. Honneurs officiels De son vivant, Léo Ferré a refusé de recevoir le Grand Prix de la chanson française, d'être fait Commandeur des Arts et Lettres, de soutenir François Mitterrand contre la promesse d'avoir à sa disposition un orchestre symphonique de premier ordre, et d'être l'invité d'honneur des premières Victoires de la musique. En 2003, a été inauguré la place Léo Ferré à Monaco, sur laquelle a été installée le visage en bronze de l'artiste, par le sculpteur Blaise Devissi. La Cité scolaire de Gourdon (Lot) porte le nom de l'artiste. Elle comprend un collège, un lycée général et un lycée professionnel. Il existe une rue Léo Ferré à Bagneux et une autre à Pierrefitte-sur-Seine. Une variété de rose originaire d'Asie porte le nom de l'artiste. Sa fleur est bicolore : blanc-or bordé de rouge carmin. En 2006, la commune de Grigny, dans le Rhône, inaugure une médiathèque Léo Ferré. En 2007, l'artiste plasticienne Miss.Tic a réalisé deux grands pochoirs muraux représentant Ferré pour la résidence universitaire d'Orly. En 2009 ont été inaugurés la place et le square Léo Ferré, à Paris (12ème arrondissement). En novembre 2009, le collectif Les derniers hommes rend hommage à Léo Ferré dans une création "il n'y a plus rien" lors du premier festival d'arts numériques "Labomatique" à Dijon.
BIOGRAPHIE d’Edith PIAF Édith Piaf née Édith Giovanna Gassion le 19 décembre 1915 à Paris, morte le 10 octobre 1963 à Grasse est une chanteuse française de music-hall et de variétés. Surnommée à ses débuts « la Môme Piaf », on lui doit de très nombreux succès du répertoire francophone comme La Vie en rose, Non, je ne regrette rien, Hymne à l'amour, Mon légionnaire, La Foule ou Milord. Personnalité hors norme, elle a inspiré de nombreux compositeurs, fut le mentor de nombreux jeunes artistes et a connu une renommée internationale, malgré une fin de carrière rendue difficile par de graves problèmes de santé. Édith Piaf fut aussi comédienne au théâtre et au cinéma. Enfance Édith naît le 19 décembre 1915 à Paris, au 72 rue de Belleville, dans le 20e arrondissement, d'après la plaque apposée sur la maison sise à cette adresse ; selon son acte d'état-civil, Édith Giovanna Gassion est née 4 rue de la Chine, adresse de l'hôpital Tenon[1]. Enfant du spectacle[2], née dans la misère, elle est la fille de Louis Alphonse Gassion, artiste de cirque contorsionniste (né à Castillon dans le Calvados le 10 mai 1881, mort le 3 mars 1944 à Paris) et d'Annetta Maillard (4 août 1895-6 février 1945), Line Marsa de son nom d'artiste, chanteuse de rue d’origine française, née à Livourne (Italie). Le prénom « Édith » est choisi en référence à l'infirmière anglaise Edith Cavell[3], morte en héroïne quelques mois plus tôt, fusillée par les Allemands. Plaque commémorant la naissance d'Édith Piaf, au 72 rue de Belleville, Paris XXeSa mère, trop misérable pour l'élever, la confie très petite à sa grand-mère maternelle, Emma Saïd Ben Mohammed, Aïcha de son nom d'artiste (1876-1930), d'ascendance berbère marocaine[4] par son père Saïd Ben Mohammed[5], ancienne dresseuse de puces, vivant désormais de ménages. Sa grand-mère ne se serait pas occupée d'elle, laissant la petite fille dans la saleté, ignorant l'eau et l'hygiène. Ses biberons, selon la légende, se seraient faits au vin rouge... Elle reste 18 mois dans cette pauvre demeure avant que son père en permission de retour du front, ou peut-être sa tante Zéphora, la confie à sa grand-mère paternelle, patronne d'une maison close à Bernay en Normandie. Édith est choyée par les prostituées de la maison, mangeant pour la première fois à sa faim, portant de jolies robes et buvant du lait de Normandie. Vers l'âge de 7 ou 8 ans, elle perd momentanément la vue en raison d'une kératite. La grand-mère, ayant appris la guérison d'une gamine atteinte de la même maladie après qu'on eut prié pour elle sur la tombe de Thérèse Martin à Lisieux, décide d'aller avec ses « filles » y demander la guérison de la petite. On prend le train, on prie sur la tombe de Thérèse, on ramène de la terre qu'on lui applique en bandeau sur les yeux tous les soirs. Après huit jours environ, Édith est guérie ! Elle conservera toute sa vie une dévotion particulière à la « petite » Thérèse, dont elle gardera la médaille autour du cou sa vie durant[6]. En 1922, son père la reprend avec lui, pour vivre la vie d'artiste de petits cirques itinérants, puis la vie d'artiste de rue indépendant et misérable. C'est, à l'image de sa mère, en chantant des airs populaires dans la rue avec son père qu'Édith révèle son talent et sa voix d'exception. En 1930, elle quitte son père et chante en duo avec Simone Berteaut, qui deviendra son amie, son alter ego dans la rue. Le 11 février 1933, âgée de seulement 17 ans, elle a une fille, Marcelle, de son amant d'alors, Louis Dupont. Deux ans plus tard, l'enfant meurt, sans doute d'une méningite, le 7 juillet 1935. Chanteuse de cabaret À l'automne 1935, elle est découverte dans la rue par Louis Leplée, gérant du cabaret Le Gerny's, sur les Champs-Élysées. À cette époque, Piaf fredonne principalement des chansons du répertoire de Fréhel. Leplée lui choisit comme nom d'artiste « la môme Piaf » (un « piaf », familièrement, est un moineau, et « la môme Moineau » existait déjà). Le succès arrive. Son talent et sa voix hors normes sont remarqués entre autres par le compositeur Raymond Asso, et par Marguerite Monnot, compositrice et pianiste virtuose, sa future, et fidèle, grande amie, qui l'accompagnera tout au long de sa carrière et composera les musiques de Mon légionnaire, Hymne à l'amour, Milord, Les Amants d'un jour. En 1936, elle enregistre son premier disque, Les Mômes de la cloche, chez Polydor, et connaît un succès public et critique immédiat. Mais en avril, on retrouve Leplée assassiné à son domicile parisien. On découvre qu'il fréquentait les milieux du banditisme de Pigalle, ce qui précipite Édith dans le scandale. Elle est mise en cause par la presse et risque de retourner d'où elle est venue : la rue et les petits cabarets de misère. Elle passe cependant à Bobino et à L'Européen à la fin du printemps. Mais, quelques disques et un peu de scène ne peuvent nourrir une artiste débutante. À la fin de l'été, elle reprend contact avec Raymond Asso, auquel elle avait refusé Mon légionnaire (créé par Marie Dubas en 1935, titre que Piaf reprend début 1937, avec le Fanion de la légion). Après Leplée, Asso devient son nouveau mentor. Il la prend en main et la fait travailler pour en faire une chanteuse professionnelle de music-hall. À l'automne 1936, elle décroche l'Alhambra. Au printemps 1937 elle est à nouveau à Bobino. Mais, Édith veut plus : l'ABC. Le plus prestigieux music-hall parisien. Vedette de music-hall En mars 1937, Édith débute sa carrière de music-hall à l'ABC à Paris, où elle devient immédiatement une immense vedette de la chanson française, aimée du public et diffusée à la radio. Star de la fin des années 1930, Piaf triomphe à Bobino, ainsi qu'au théâtre en 1940, dans Le Bel Indifférent, une pièce spécialement écrite pour elle par Jean Cocteau et qu'elle interprète avec succès en compagnie de son compagnon du moment, l’acteur Paul Meurisse. Toujours avec Paul comme partenaire, elle joue dans le film Montmartre-sur-Seine de Georges Lacombe (1941). C’est lors du tournage de ce long métrage qu’elle fait la connaissance d'Henri Contet, qui deviendra, à l’instar de Marguerite Monnot, l’un de ses auteurs fétiches. Pendant l’occupation allemande, Édith, qui a définitivement troqué « La Môme Piaf » contre « Édith Piaf », continue de donner des concerts, mais ne cède pas face à l’occupant nazi : elle interprète des chansons à double sens, évoquant la résistance sous les traits d’un amant (Tu es partout) et protège les artistes juifs menacés par la milice et les Allemands. Au printemps 1944, elle se produit au Moulin Rouge où le tout jeune chanteur de music-hall Yves Montand passe en première partie de son spectacle. C'est le coup de foudre et Édith Piaf, déjà célèbre et adulée, entreprend de l'initier aux ficelles du métier et à la vie d'artiste. Elle va propulser sa carrière en lui présentant des gens importants à cette époque dans le monde du spectacle : Joseph Kosma, Henri Crolla, Loulou Gasté, Jean Guigo, Henri Contet, Louiguy, Marguerite Monnot, Philippe-Gérard, Bob Castella, Francis Lemarque… C'est également cette année-là que le père d'Édith meurt. Elle perdra sa mère l'année suivante. En 1945, Piaf écrit l’un de ses premiers titres : La Vie en rose (qu'elle n'enregistrera qu'en 1946), sa chanson la plus célèbre, désormais devenue un classique. Elle joue également à la Comédie-Française. Yves Montand devient à son tour une vedette du music-hall. Il débute au cinéma aux côtés de Piaf dans Étoile sans lumière, puis obtient son grand premier rôle dans Les Portes de la nuit, de Marcel Carné. Ils partent en tournée jusqu'en 1946, l'année où ils se séparent. C'est en 1946 que la chanteuse rencontre Les Compagnons de la Chanson, avec lesquels elle interprète le morceau Les Trois cloches, qui connaît un immense succès. Elle part ensuite avec ses protégés donner des concerts aux États-Unis pendant l’année 1947. Carrière internationale En 1948, alors qu'elle est en tournée triomphale à New York, elle vit la grande histoire d'amour de sa vie avec le boxeur français, de Casablanca, Marcel Cerdan, qui devient champion du monde de boxe des poids moyens le 21 septembre 1948. Mais un an plus tard, Cerdan meurt dans un accident d'avion le 28 octobre 1949 sur le vol Paris-New York, aux Açores, alors qu'il venait la rejoindre. Parce qu'il n'y avait plus de place dans cet avion, un couple avait cédé, avec gentillesse, ses places au boxeur... Anéantie par la souffrance morale (et la culpabilité) et par une polyarthrite aiguë, Édith Piaf prend, pour calmer sa douleur, de fortes doses de morphine. Elle chantera son grand succès, Hymne à l'amour et également Mon Dieu, en sa mémoire. En 1951, le jeune auteur-compositeur-interprète Charles Aznavour devient son « homme à tout faire », secrétaire, chauffeur et confident. Il lui écrit certaines chansons particulièrement notables comme Plus bleu que tes yeux ou encore Jezebel. Le 29 juillet 1952, elle épouse le chanteur français Jacques Pills, avec pour témoin l'actrice Marlène Dietrich (qui choisit sa robe de mariée pour elle), puis divorce en 1956. En 1953, elle entame une cure de désintoxication, puis devient une immense vedette de music-hall en Occident et en particulier aux États-Unis, où elle fait un triomphe en 1956 au Carnegie Hall de New York, dont elle devient une habituée. Elle connaît une histoire d'amour avec Georges Moustaki, qu'elle lance dans la chanson et avec qui elle a un grave accident de voiture en 1958, ce qui fait empirer son mauvais état de santé et sa dépendance à la morphine. Elle enregistre la chanson Milord (sur une musique de Marguerite Monnot), dont il est l'auteur, l'un de ses plus grands succès. En 1959, Édith s'effondre sur scène durant une tournée à New York. Elle subit de nombreuses opérations chirurgicales et revient à Paris en piteux état et sans Moustaki, qui l'a quittée en route. Elle est cependant récompensée pour la chanson Milord au cours d'une émission de télévision du nom de TV Award ; dans le studio d'enregistrement se trouvent Georges Moustaki et Edith Piaf en compagnie de Marguerite Monnot, les auteurs de la chanson. En 1960, l'auteur-compositeur-interprète québécois Claude Léveillée vient travailler avec elle à Paris. Edith interprètera deux de ses chansons : Les Vieux Pianos et Boulevard du Crime[7]. En 1961, à la demande de Bruno Coquatrix, Édith Piaf donne à l'Olympia de Paris, menacé de disparition à cause de problèmes financiers, une série de concerts parmi les plus mémorables et émouvants de sa carrière. C'est dans sa salle de spectacle de prédilection qu'elle interprète Non, je ne regrette rien, une chanson qui lui colle à la peau et que Charles Dumont et Michel Vaucaire viennent d'écrire pour elle. Édith sauve l'Olympia de la faillite, mais a du mal à se tenir debout et à bouger du fait de sa polyarthrite très invalidante, et ne réussit à chanter que grâce à une importante perfusion de morphine. Le 9 octobre 1962, âgée de 46 ans, épuisée et malade, elle épouse Théo Sarapo, un jeune et beau chanteur âgé de 26 ans et déclare qu'elle a parfois l'impression qu'il est en fait « un fils qui veille sa vieille mère malade ». Ils chantent en duo À quoi ça sert l'amour ? écrit par Michel Emer, un de ses fidèles compositeur. Début 1963, elle enregistre sa dernière chanson, L'Homme de Berlin, écrite par Francis Lai (un des auteurs de la fin de sa carrière, la moitié du récital de Nimegue en 1962 est composé de ses chansons) et Michèle Vendôme Disparition Édith Piaf meurt le 10 octobre 1963 à 13 h 10 à Plascassier (un quartier excentré de Grasse dans les Alpes-Maritimes) à l'âge de 47 ans d'une hémorragie interne (rupture d'anévrisme) due à une insuffisance hépatique[1], usée par les excès, la morphine et les souffrances de toute une vie. Le transport de sa dépouille vers Paris est organisé clandestinement et dans l'illégalité ; son décès est annoncé officiellement le 11 octobre à Paris, le même jour que celui de son ami Jean Cocteau. Cocteau, avec lequel Édith entretenait une correspondance suivie, apprenant la nouvelle de sa mort, a dit : « C'est le bateau qui achève de couler. C'est ma dernière journée sur cette terre »[8]. Il a ajouté : « Je n'ai jamais connu d'être moins économe de son âme. Elle ne la dépensait pas, elle la prodiguait, elle en jetait l'or par les fenêtres »[9], avant de mourir lui-même. Les obsèques de Piaf ont lieu au cimetière du Père-Lachaise (division 97). Malgré sa foi, parce que divorcée et ayant mené une vie « tumultueuse » au regard de l'Église, elle est interdite d'obsèques religieuses ; L'Osservatore Romano, organe du Vatican écrit qu'elle a vécu « en état de péché public » et qu'elle était une « idole du bonheur préfabriqué ». L'aumônier du théâtre et de la musique, le père Thouvenin de Villaret, peut cependant, au cimetière, lui accorder une dernière bénédiction. Une immense foule de dizaines de milliers d'admirateurs est venue lui rendre un dernier hommage tout au long du parcours du cortège à travers Paris, du boulevard Lannes jusqu'au Père-Lachaise[10]. Édith Piaf a été embaumée avant d'être enterrée. Elle se trouve dans un caveau où reposent également son père, Louis-Alphonse Gassion, mort en 1944, son mari, Théo Sarapo, tué dans un accident de voiture en 1970, et sa petite fille Marcelle, morte en 1935, à l'âge de 2 ans. Influence Personnalité et voix de la chanson française hors du commun, elle reste l'une des chanteuses françaises les plus célèbres au monde et a lancé avec succès la carrière de nombreux chanteurs, comme Yves Montand, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud ou Georges Moustaki. Son image est associée à son inséparable petite robe noire qui la rendait aisément identifiable. Citations « C’était une grande, une valeur véritable dans le domaine de la chanson. Cette voix grave dans un si petit corps… » — Arletty « Madame Édith Piaf a du génie. Elle est inimitable. Il n'y a jamais eu d'Édith Piaf, il n'y en aura plus jamais. » — Jean Cocteau « Le seul mot qui puisse remplacer le mot Paris c'est le mot Piaf. » — Marlène Dietrich « Votre voix est comme l'âme de Paris... » — Marlène Dietrich « Je me souviens que c'est grâce à Édith Piaf que Les Compagnons de la chanson, Eddie Constantine et Yves Montand débutèrent. » — Georges Perec, Je me souviens.
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