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Ségolène Royal    , née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et députée des Deux-Sèvres.

Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 par le vote des militants du PS le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre. La veille de cette investiture, le comité directeur du PRG lui avait accordé son soutien, décidant de fait de ne pas présenter de candidat issu de ses rangs. Le Mouvement républicain et citoyen a également choisi de la soutenir, lors d'une convention nationale réunie à Paris le 10 décembre 2006, au cours de laquelle l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a annoncé le retrait de sa propre candidature et son ralliement à celle de Ségolène Royal.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Études
1.2 Carrière politique
1.3 Ministre de l'Environnement
1.4 Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire
1.5 Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
1.6 Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
2 Mandats et fonctions
2.1 Fonctions ministérielles
2.2 Mandats politiques nationaux
2.3 Mandats politiques locaux
2.4 Actuellement
3 Présidentielle de 2007
3.1 Positionnement politique
3.1.1 Féminisme
3.1.2 Économie
3.1.3 Institutions
3.1.4 Immigration
3.1.5 Politique étrangère et Europe
3.1.5.1 Europe
3.1.5.2 Moyen-Orient
3.1.6 Société
3.1.7 Homosexualité et homoparentalité
3.1.8 Sécurité
3.1.9 Travail
3.1.10 Éducation
3.2 Association « Désirs d'avenir »
3.3 Soutiens
3.3.1 Au Parti socialiste
3.3.2 En dehors du Parti socialiste
4 Compléments
4.1 Traité établissant une Constitution pour l'Europe
4.2 Tony Blair
4.3 Affaires judiciaires
4.4 Entourage familial
4.5 Entartage
4.6 Patrimoine
4.7 Surnoms
5 Citations
5.1 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Liens externes
6.2 Bibliographie



Biographie
Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert). À 19 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme pour financer les études de ses enfants.

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, alors jeune magistrat de la Cour des comptes, rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992).


Études
Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges), puis intègre le lycée privé Notre-Dame d'Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l'été 1971[1]. Après une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration, promotion Voltaire. Elle en sort en 1980 (95e de sa promotion[2]) et choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.


Carrière politique
En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris. Remarquée avec François Hollande par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse[3], traversant donc les crises de Tchernobyl (dont le traitement par Pierre Pellerin fait l'objet d'une procédure judiciaire[4]), de l'attentat du Rainbow Warrior et des retombées des essais nucléaires français sur les polynésiens [5].

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1986. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[6]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau.

En 1988, elle demande à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider à s'implanter dans une circonscription en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean, la veille de la clôture des candidatures. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou[7] », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal. L'assise locale de la députée en est confortée.

En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.

Le 16 novembre 2006 elle a été désignée par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[8] comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Ses adversaires étaient Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius[9].


Ministre de l'Environnement
Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement[10] du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).

Elle accoucha de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle était ministre. C'était la première fois qu'une ministre en France accouchait pendant son mandat. De plus, elle a fortement médiatisé cette naissance en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, ce qui suscita un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée, d'autant plus que son compagnon, François Hollande, n'était pas favorable à une telle médiatisation[11].


Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire
Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.

En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs) . Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

Se voulant en pointe dans le domaine de la lutte contre la pédophilie, elle signe en 1997 une circulaire contre les violences sexuelles, à laquelle son nom restera attaché. Ce texte rappelle l'obligation légale faite à toute personne de signaler aux autorités judiciaires tout crime ou délit dont elle aurait eu connaissance. S'agissant des fonctionnaires qui, dans l'exercice de leurs fonctions, acquièrent la connaissance d'un crime ou d'un délit, l'article 40 du Code de procédure pénale leur fait particulièrement obligation d'en aviser sans délai le procureur de la République. Dans les cas où c'est un fonctionnaire qui est mis en cause, la circulaire indique qu'une mesure de « suspension » doit être prise sans délai, à titre conservatoire et « afin d'éviter des polémiques inutiles sur l'éventuelle inertie de l'Administration ». Dans un contexte marqué par l'augmentation du nombre des affaires voyant des enseignants mis en cause sur le plan pénal, ce point de la « circulaire Royal » sera critiqué et lu comme une incitation à porter des accusations, qui se révèlent fausses dans la grande majorité des cas (73% selon l'Autonome de solidarité réf. nécessaire). Si d'authentiques coupables sont confondus, nombre d'innocents voient leur réputation, voire leur vie, brisées. À la suite du suicide de Bernard Hanse, un enseignant d'éducation physique qui sera reconnu ultérieurement innocent, Ségolène Royal est ainsi l'objet de sévères critiques de la part de certains syndicats d'enseignants et de JAMAC (association de collègues et d'amis des mis en cause, spécialement créée pour les aider à faire face). Mais jamais elle n'exprimera de doutes ni de regrets quant au bien-fondé de son initiative, prise au nom de l'écoute de la parole de l'enfant.


Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance[12] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées[13] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public notamment par sa réforme de la loi sur l'autorité parentale.


Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).

Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur). Elle met ainsi en place des aides à la formation (10 000 en 2005) et à la reconversion pour les femmes ayant des métiers sans débouchés. À l'intention des jeunes, elle utilise la taxe sur les permis de conduire pour financer la gratuité du permis pour les diplômés du CAP (300 bénéficiaires en 2005), lance un portail Internet[14] pour « répondre aux questions des jeunes au quotidien » et met en place une aide au logement visant à la prise en charge de la caution par la Région (pour les jeunes ne bénéficiant pas d'une autre aide publique). Les « bourses de la découverte » permettent d'aider des jeunes (3240 entre 2004 et 2005) à effectuer des stages à l'étranger (obligatoires dans certains cursus scolaires) alors que les aides pour l'achat des livres scolaires sont affectées à 45 000 familles en 2005. Enfin, elle soutient la recherche en faisant signer à la Région des contrats de 3 ans avec de jeunes chercheurs en doctorat (80 en 2005).réf. nécessaire

Comme la plupart des régions françaises, la région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.

En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes[15].

Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis[16] la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.

Sa gestion politique de la région est néanmoins fortement critiquée, évoquant notamment le cas du comité régional du Tourisme (CRT) de Poitou-Charentes dont la totalité des décisions a été annulée par la justice pour l'absence de convocation d'une élue de l'opposition[17]. .


Mandats et fonctions

Fonctions ministérielles
Ministre :
3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy
Ministre déléguée :
4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre
27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Elisabeth Guigou
28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou

Mandats politiques nationaux
Députée :
13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
juin 2002 - en cours : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)

Mandats politiques locaux
Au Conseil régional :
23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 2004 - en cours : présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
Au Conseil général :
2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
Au Conseil municipal :
1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste fin 1986, attitude justifiée par elle par des fonctions d'importance croissance à l'Élysée, mais il semble qu'elle ait quitté le Calvados parce qu'elle se serait rendu compte qu'elle ne serait pas investie par le PS local pour les législatives de 1986
13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
Autres :
2004-2006 : Présidente du syndicat mixte du Parc interrégional du Marais Poitevin

Actuellement
Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
Candidate du Parti socialiste à la Présidence de la République française.

Présidentielle de 2007
Procédure interne et déclarations sur Parti socialiste - Élection présidentielle de 2007.

Ségolène Royal le 16 novembre 2006En 2006, le parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture[18], ainsi que l'élection présidentielle[19]. Finalement, Ségolène Royal a obtenu 60,60% des voix contre 20,81% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59% pour Laurent Fabius. La participation a été de 82,03%, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits[8].


Positionnement politique
Les commentateurs ont largement relevé ses prises de position fermes en matière d'ordre intérieur, souvent comparées aux positions de Nicolas Sarkozy.

Après une période d'écoute qu'elle qualifie de « diagnostic partagé », Ségolène Royal commence à exposer plus précisément ses prises de positions à partir du printemps 2006. Toutefois, ses détracteurs l'accusent toujours de ne pas avoir de programme clairement défini et de se situer dans l'aile droite du parti, ce qui est contesté par ses partisans.





Féminisme
Elle veut faire de la défense des femmes sa première priorité et déclare ainsi que « La première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes[20] ». Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles.[21] »

Wikinews propose des actualités concernant « Ségolène Royal ».


Économie
Consulter également les synthèses sur la fiscalité[22] et le co-développement[23].

En matière économique, Ségolène Royal explique dans les Échos[24] être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal[25] ») alliant performance économique et justice sociale.

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du Smic et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.

Ségolène Royal est de plus opposée à l'indépendance de la BCE (Banque centrale européenne) dans la conduite de sa mission. Elle a en effet déclaré vouloir que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques [26] ». Cette position va donc à l'encontre du traité de Maastricht, qui avait été soumis par référendum au peuple français en 1992, et qui prévoit que, si la mission de la BCE lui est bien dictée par les Etats de l'Eurogroupe, la conduite de sa mission se fait de manière indépendante. Ségolène Royal fait là écho aux positions de certains opposants au TCE (Traité pour l'Etablissement d'une Constitution pour l'Europe).

En matière fiscale, François Hollande a dévoilé[27] une série de mesures qui seraient prise en cas de victoire de la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Sont notamment prévues une hausse de l'impôt sur le revenu sur les dernières tranches du barême, la suppression du bouclier fiscal ainsi que la création d'une nouvelle contribution pour financer les retraites (sorte de « CSG-retraite ») payée par les entreprises et les salariés.


Institutions
Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres[28] qu'elle cumulait avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions à droite comme à gauche d'hommes politiques et d'éditorialistes la comparant à « Mao[29] », aux « sans-culotte de 1793[30] », à Boulanger, Déroulède, Pétain[31], « Pol Pot[32] », aux « soviets[33] », d'être une mesure qui « confine à la stupidité »[34] ou lui reprochant d'« épouser un populisme qui ferait le jeu de l'extrême droite[35] » ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.


Immigration
Elle est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d' "immigration choisie" voulue par Nicolas Sarkozy, estimant "insupportable" que la France aille "piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé" et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.


Politique étrangère et Europe
Voici certaines prises de positions le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle a honte du classement international de la France en matière d'aide au développement au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

La politique étrangère semble être le point faible de la candidate du PSréf. nécessaire. Si la presse étrangère la voit comme « celle qui peut sauver les socialistes », de plus en plus de critiques se font jour, dans les quotidiens de tous bordsréf. nécessaire. Pour le très conservateur quotidien espagnol ABC, « Royal est une personnalité vide d'idéologie, un pur produit marketing disant à chacun ce qu'il a envie d'entendre, sans autre objectif que de grappiller des voix, et qui n'a guère de scrupules à proposer plusieurs solutions contradictoires au même problème. »


Europe
Concernant le Traité établissant une Constitution pour l'Europe : elle fixe l'horizon, d'une Europe sociale, politique, de l'environnement et de la recherche comme chantiers majeurs. Elle exclut que les socialistes proposent à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire. Ségolène Royal défend depuis son discours du 11 octobre 2006 une « Europe par la preuve »[36]. Cette vision est très critiquée par les fédéralistes européens[37].

Concernant la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Ségolène Royal a déclaré qu'elle se rangerait à l'avis des Français. Cette phrase, prononcée lors de sa conférence de presse à l'Assemblée Nationale le 11 octobre 2006, a laissé sur leur faim les observateurs politiques.


Moyen-Orient
Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, elle estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère[38].

D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire, arguant du fait que l'Iran ne se conforme pas aux demandes d'inspection de ses sites et que de fait il perd tout droit garanti par le traité de non-prolifération nucléaire[39].

Une polémique, à laquelle contribuent certains membres de l'UMP[40], est née suite à son passage au Liban début décembre 2006 où après une conversation avec le député du Hezbollah Ali Ammar, elle dit ne pas avoir entendu que celui-ci faisait un parallèle entre l'État d'Israël et le nazisme[41]. Cette version est confirmée par l'ambassadeur de France au Liban.réf. nécessaire

Lors d'une conference de presse à Jérusalem, elle déclare à propos du « mur de séparation » : « Quand c'est nécessaire pour la sécurité, je crois qu'effectivement une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente et qu'en particulier le problème du tracé de ce mur puisse être résolu. » Les critiques portent aussi sur d'autres points abordés lors du voyage. Pierre Lellouche pointe ainsi la contradiction suivante : elle défend le survol par Israël du Liban au motif que « ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël », après les avoir condamnés quelques heures plus tôt lors de son passage à Beyrouth : « Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'Onu, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent[42]. » Il note également sa proposition d'une conférence internationale sur le Liban alors même qu'une telle conférence est déjà prévue le 24 janvier 2006 (à l'initiative de Jacques Chirac) et son plaidoyer pour la reprise de l'aide économique aux Palestiniens bien que celle-ci soit en fait déjà reconduite (et en augmentation sur l'année précédente).


Société
Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des droits de l'Homme.

Elle a de plus estimé que « le mariage, c'est une institution bourgeoise[43] ».


Homosexualité et homoparentalité
Ségolène Royal s'est par le passé opposée au mariage homosexuel[44] puis en 2006 a changé de position en émettant simplement des réserves sur ce sujet : « Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère[45]. » Néanmoins, depuis juin 2006 et un entretien paru dans le magazine Têtu, elle a déclaré qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en promettant leur mise en place en cas de victoire socialiste.


Sécurité
En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». A l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales[46] au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.


Travail
Elle vante le travail en tant que valeur le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse et se déclare pour un syndicalisme de masse (« Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse »).

Elle considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.


Éducation
Lors du second débat télévisé de la campagne d'investiture, elle propose d'instituer un soutien scolaire gratuit, dans le cadre des établissements scolaires.

Au cours de cette campagne, est apparue sur Internet une vidéo de Ségolène Royal, filmée à son insu en janvier 2006, dans laquelle elle y propose notamment que les enseignants effectuent 35 heures de présence au collège pour améliorer le soutien scolaire[47][48], ce qui représenterait un doublement de leur astreinte actuelle.


Association « Désirs d'avenir »
« Désirs d'avenir » est le nom de l'association de soutien à Ségolène Royal, présidée par Christophe Chantepy, dans sa « candidature à la candidature » au Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007.

« Désirs d'avenir » est aussi le nom d'un vaste « forum participatif » qu'elle a lancé sur Internet mi-février 2006[49]. Le site se veut une illustration de la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal. Plusieurs débats sont ouverts à la participation des citoyens internautes sur divers sujets (justice, prison, école, téléchargement, etc.). Les remarques et commentaires apportés par les internautes doivent, normalement, faire ensuite l'objet de synthèses (a priori sous forme de livres) où Ségolène Royal note les idées qu'elle a retenues de ces échanges. Des modérateurs contrôlent les messages, les moins constructifs et certains émettant des critiques sur les propositions de Royal ne sont pas diffusés.

Le principe a fait école et tout au long de 2005 se sont ouverts des blogs « Désirs d'avenir » départementaux, voire communaux.


Soutiens
Certaines personnalités ont ouvertement exprimé leur soutien à Ségolène Royal. Les organes de presse les ont parfois qualifiées de « royalistes », terme auquel Ségolène Royal préfère celui de « ségolistes ». Quelques noms de personnes la soutenant :


Au Parti socialiste
Jean-Marc Ayrault (Député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale)[50] ;
Jean-Louis Bianco (Député et président du Conseil Général des Alpes de Haute-Provence, ancien secrétaire général de l'Elysée)
Danielle Bousquet (Députée des Côtes d'Armor, Conseillère municipale de Saint Brieuc)
Malek Boutih (Secrétaire national chargé des questions de société du PS)[51];
Christophe Caresche (Député de Paris)
Gérard Collomb (Sénateur-maire PS de Lyon, président du Conseil national du PS)[52];
Julien Dray (Député de l'Essonne, secrétaire national et porte-parole du PS)[53] ;
Jean-Yves Le Drian (Président PS du conseil régional de Bretagne)[54] ;
Jean-Noël Guérini (Président du conseil général des Bouches-du-Rhône)
Pierre Mauroy (ancien premier ministre)[55] ;
Arnaud Montebourg (Député PS de la Saône-et-Loire, co-animateur du courant Rénover maintenant, fondateur de la Convention pour la sixième République)[56] ;
François Rebsamen (Maire de Dijon et numéro 2 du PS) ;
Michel Sapin (Président PS du conseil régional du Centre)[57].
Georges Frêche (Président du conseil régional du Languedoc-Roussillon) qui lui a dit: "tu es ici chez toi".
Christian Paul (Député Socialiste)[58]
Maxime Bono (Député-maire de La Rochelle)[59]
Jack Lang (Député PS du Pas-de-Calais)[60], qui pourtant, avait écrit mais non publié un livre "antiségolène"[61]

En dehors du Parti socialiste
Jacques Attali réf. nécessaire;
Danielle Mitterrand réf. nécessaire ;
Oscar Temaru (Président indépendantiste de la Polynésie française)[62]
Daniel Cohn-Bendit (Député européen des Verts) a annoncé son soutien à la candidature de Ségolène Royal pour l'investiture du PS en vue du second tour. Il soutient Dominique Voynet, candidate des Verts au premier tour[63].
Jean-Pierre Chevènement, Président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen.

Compléments

Traité établissant une Constitution pour l'Europe
En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l'Union européenne.


Tony Blair
Dans le Financial Times (journal anglais), Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées du Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairisme » (à connotation libérale et atlantiste). Cependant elle a aussi critiqué le manque de réactivité de celui-ci face aux fermetures d'usines au Royaume-Uni et dit penser qu'il fait le mandat de trop.


Affaires judiciaires
En 1978, elle assigne son père en justice car celui-ci refuse de payer ses études universitaires. Après de nombreuses années, elle obtient gain de cause[64].

Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal a conservé trois collaboratrices lors des élections législatives. Suite à un litige sur les salaires, ces dernières saisissent le conseil de prudhommes de Niort et obtiennent en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines (sur les trois mois demandés). En 2001, Ségolène Royal est déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait déposée contre ses anciennes collaboratrices qui portent plainte au pénal pour « recours au travail clandestin », mais Ségolène Royal obtient un non-lieu en 2003[65].

Le quotidien Sud Ouest en date du 7 novembre 2006 rapporte qu'une plainte pour harcèlement moral aurait été déposée contre Ségolène Royal par Olivier Chupin, directeur du Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charentes.[66]. La plainte, déposée six mois après les faits qui sont reprochés à Ségolène Royal (la délocalisation du Frac) et après que cette dernière a démissionné de la présidence du Frac, semble politiquement opportuniste à l'intéressée, qui commente : « C'est une plainte sans aucun fondement qui intervient dans un contexte politique qui n'est pas neutre. Elle ne débouchera sur rien[67]. »


Entourage familial
Ses parents Jacques Royal et Hélène Dehaye ont eu huit enfants en neuf ans ; en ordre décroissant: Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert[68].

Gérard Royal est un ancien lieutenant de la DGSE. Il a été impliqué dans l'affaire du Rainbow Warrior (l'homme au bonnet rouge) : il a transporté les deux plongeurs de la 2e équipe (la première équipe étant Dominique Prieur et Alain Mafart) à l'origine du sabotage du bateau de Greenpeace en 1985. En signe de protestation, Ségolène Royal - qui, semble-t-il, ignorait les activités de son frère - aurait projeté de rallier l'atoll de Mururoa, en compagnie de militants d'associations antinucléaires[69]. Mais la crédibilité de cette explication ne paraît pas certaine, vu l'obligation de réserve qui s'imposait à Ségolène Royal en tant que chargée de mission de l'Elysée, et le secret d'Etat qu'elle est également censée respecter[70].
Antoine Royal, a milité au RPR et est un ancien dirigeant d'entreprises de scierie et de transformation de bois qui ont fait l'objet d'une liquidation judiciaire.[71]. Il a été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. C'est lui qui a également révélé aux médias le rôle joué par son frère Gérard Royal dans l'affaire du Rainbow Warrior.
Pierre Royal, cousin germain de Ségolène, a également écrit un livre sur sa situation personnelle. Il dénonce dans son ouvrage le traitement qu'il a subi de la justice et de la prison à la suite de sa mise en examen pour viol sur mineure et des dix mois de prison qu'il a fait en détention préventive avant d'être acquitté par la cour d'assises.
Anne-Christine Royal, cousine germaine de Ségolène[72], a été candidate Front National aux élections cantonales de Bordeaux en 1999[73], et fait partie du comité de soutien à Jean-Marie Le Pen[74].

Entartage
Victime d'un entartage le 16 juin 2006 à La Rochelle[75], Ségolène Royal a déposé une plainte à « visée éducative » -selon elle- tout en exigeant que lui soient présentées des excuses qu'elle n'obtiendra pas[76]. L'entarteur, qui a expliqué entendre dénoncer le côté « starlette » de sa victime[77], a été condamné le 27 juillet 2006 à 150 euros d'amende avec sursis sans inscription au casier judiciaire. Il a refusé par la suite l'emploi saisonnier que lui proposait l'élue afin qu'« il se rende compte du travail important que réalisent les élus et les services publics », déclarant ne pas avoir de leçon à recevoir de Ségolène Royal, étant déjà employé dans l'animation à la mairie de La Rochelle[78].


Patrimoine
Une partie du patrimoine immobilier de Ségolène Royal est mis en commun avec celui de François Hollande dans une Société civile immobilière « de la sapinière » basée à Paris 7e et au capital de 914 694 euros (6 millions de francs) constituée en avril 1990[79].

Le couple dispose d'un appartement à Boulogne-Billancourt ainsi que d'une résidence secondaire à Mougins[80].


Surnoms
La « Zapatera francesa » en référence au président du gouvernement espagnol élu en 2004, José Luis Rodríguez Zapatero. Un surnom plus familier qu'on lui donne est « Ségo ». Une partie de l'extrême gauche l'a surnommée « Sarkolène » car elle jugeait ses propos trop proches de ceux de Nicolas Sarkozy (notamment sur la délinquance). Ce surnom a été repris par Jean-Marie Le Pen dans un autre sens (« Sarkolène et Ségozy »), simplement pour signifier le peu de différence qu'il voit entre les deux candidats.

Pierre Lellouche l'a quand à lui appelée « l'Amélie Poulain de la politique française[81] ».

Aymeric Mantoux, journaliste, l'appelle quant à lui « Mère la pudeur, sèche, intransigeante et conservatrice[82]. »


Citations
« Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit[83] » (cette phrase lui vaudra le prix « Press Club, Humour et politique » en 2006)
« Il faut effrayer les capitalistes[84] » (The Times)
« La démocratie, c’est comme l’amour, plus il y en a plus ça grandit[85] »
« Les deux personnes que j'aime le plus au monde, c'est mon bébé et François Mitterrand » (1985)

Notes et références
↑ John Lichfield, « When Ségolène came to stay », The Independent, 12 décembre 2006
↑ Les promotions de l'ENA comptent entre 100 et 150 élèves ; François Hollande, Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres, Henri de Castries, Michel Sapin, Frédérique Bredin, Jean-Marie Cambacérès, Pierre Mongin sont également issus de cette promotion.
↑ Curriculum vitae officiel de Ségolène Royal
↑ Crise de Tchernobyl et nuage ne franchissant pas la frontière
↑ Augmentation des cancers de la Thyroïde en polynésie suite aux essais nucléaires
↑ Maurice Séveno, Ségolène à la plage, éditions Méditions Coprah, 2006.
↑ Propos de Bernard Kouchner
↑ 8,0 8,1 résultats définifs
↑ Déclaration de l'ouverture du scrutin, le 16/11 de 16h à 22h
Annonce des résultats du scrutin
↑ Le décret de nomination au Gouvernement
↑ émission spéciale sur Ségolène Royal sur M6, dimanche 20 novembre 2006
↑ Voir le décret relatif à ses attributions
↑ Voir le décret relatif à ses attributions
www.jeunes.poitou-charentes.fr
↑ Site de la région Poitou-Charentes
↑ Arantis
↑ Nouvelobs
↑ Sondage CSA paru dans Le Parisien Dimanche du 8 janvier 2006 ; sondage TNS Sofres-Unilog publié dans Le Figaro du 20 avril 2006.
↑ sondage TNS Sofres-Unilog publié dans Le Figaro du 20 avril 2006 ; sondage Ipsos paru dans Le Point du 18 mai 2006.
↑ « La candidate Ségolène s'engage contre la violence conjugale », Libération le 24 novembre 2006
↑ Libération
↑ Ce que j'ai dit sur... la fiscalité
↑ Ce que j'ai dit sur… le co-développement
↑ L'Express
↑ Un accord gagnant-gagnant entre les entreprises et les salariés ; en référence au New Deal.
↑ Reuters
↑ « Nous reviendrons sur toutes les baisses d'impôt », Le Monde
↑ Département où elle a été élue sans discontinuer depuis 1988.
↑ propos tenus par Max Gallo, le député fabiusien François Loncle, Philippe de Villiers
↑ Analogie faite par le ministre des PME, Renaud Dutreil
↑ « Ne l'oublions pas : à chaque fois dans notre histoire qu'on a voulu s'en prendre aux élus, c'est en réalité à la République qu'on a voulu s'attaquer, du général Boulanger à Paul Déroulède, des protagonistes du 6 février 1934 à ceux qui sous Pétain avaient voulu mettre en place des comité chargés de dénoncer les autorités locales qui faisaient preuve d'esprit républicain » - Brice Hortefeux à l'Assemblée nationale le 24 octobre 2006.
↑ Propos tenus par Brice Hortefeux
↑ « Ségolène au pays des soviets », éditorial d'Alexis Brézet dans Le Figaro, 24 octobre 2006 ; analogie également utilisée par Jean-Marie Le Pen.
↑ « Rocard : les jurys populaires de Royal "confinent à la stupidité" », Libération.
↑ Laurent Fabius, 2° débat télévisé de l'investiture PS
↑ Désirs d'avenir
↑ Carton rouge à Ségolène Royal
↑ « Ségolène Royal appelle au rassemblement », « Les principaux points du discours de Ségolène Royal »
↑ Le Nouvel Obs, « L'Iran ne respecte pas le traité de non-prolifération, souligne Julien Dray » [1]
↑ « Sarkozy dénonce l'attitude de Ségolène Royal lors de son voyage au Proche-Orient », Le Nouvel Observateur.
↑ Polémique suite a son passage au Liban (décembre 2006)
↑ « Ségolène Royal ou la diplomatie de l'incohérence », par Pierre Lellouche, dans Le Figaro du 6 décembre 2006.
↑ « Why republic could see a Royal marriage », The Times, 1er juillet 2006 ;
« Regime Change In France Could Bring Gay Rights », queerty.com, 20 juin 2006.
↑ « Ségolène Royal entre en campagne et campe sur ses positions conservatrices », Têtu.
↑ Le Parisien du 23 février 2006
↑ Les allocations ne seraient pas suspendues, mais leur dépense serait assujettie à l'accord d'un tuteur qui doit s'assurer qu'elles servent l'intérêt de l'enfant.
↑ L'Express, Ségo attaque les profs en vidéo
↑ Libération du 11 novembre 2006
↑ Adresse : http://www.desirsdavenir.org/
↑ Yahoo! News
↑ Vidéo du soutien de Malek Boutih
↑ Site de Gérard Collomb
↑ Libération
↑ L'Humanité
↑ Francematin
↑ L'Humanité
↑ L'Express
↑ Pour le net Christian Paul (PS) soutient Ségolène Royal sur Ratiatum.
Le triomphe irrésistible des pirates numériques sur Agoravox.
↑ Le Point n°1736, juin 2006, page XI du supplément sur La Rochelle.
« L'énergie, la volonté, la simplicité et l'efficacité de Ségolène Royal me conduisent à m'engager encore plus à ses côtés » (Source).
↑ M. Lang choisit Mme Royal, qui "a le plus de chances de battre la droite" sur Le Monde.com
↑ Le manuscrit de Jack Lang victime de son ralliement à Ségolène Royal
↑ « Avec l'adhésion des membres de mon parti et du gouvernement, j'ai décidé de parrainer la candidature de Ségolène Royal aux fonctions de Président de la République française. » (Source)
↑ « Elle est la meilleure candidate à gauche. Quel autre serait capable de battre Sarkozy ? C'est une candidate qui a une chance de faire bouger les lignes. Je soutiens sa candidature. » (Source)
« Daniel Cohn-Bendit soutient la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007. Selon lui « elle est la meilleure candidate à gauche ». Beaucoup des Verts la considèrent comme « écolocompatible ». Marie-Hélène Aubert énonce de ne pas avoir de mal de voter pour Ségolène Royal. Au second tour. » (Source)
« je suis toujours favorable à la candidature de Ségolène Royal comme candidate du PS car, ainsi, la gauche, et donc les Verts, pourront battre Nicolas Sarkozy. » (Source)
↑ Madame Royal, Ed Jacob Duvernet, 2005.
↑ Libération, 3 mai 2003, p. 14
↑ Plainte pour harcèlement moral
↑ Associated Press, le 9 novembre 2006
↑ Ségolène Royal, la fille du lieutenant-colonel
↑ Dossier de L'Express et le livre de Paul Barril, Guerres secrètes à l'Élysée.
↑ Voir, par exemple : Que nous apprend l'affaire du Rainbow Warrior?, Agoravox ; Ségolène Royal, l'affaire du Rainbow Warrior et les élections de 2007, Indymedia.
↑ Europe 1, jakouiller.com, societe.com
↑ Le Nouvel Observateur du 22 septembre 2006
↑ L'Humanité du 7 décembre 1999
↑ Comité de soutien de J-M Le Pen [pdf]
↑ La vidéo de l'entartage de Ségolène Royal
↑ Ségolène Royal attaque son entarteur (Nouvel Obs)
L'entarteur de Ségolène Royal en correctionnelle (Le Figaro)
↑ Les fraises de la colère
↑ Tarte d'électeur - Portrait de Jonathan Joly, l'entarteur de Ségolène Royal (Libération)
Jonathan Joly décline l'offre d'emploi de Ségolène Royal (LCI)
↑ societe.com
↑ Hollande répond à Buffet, l'Humanité
↑ « Le monde fabuleux de Ségolène Royal », par Pierre Lellouche, Le Figaro, 7 novembre 2006.
↑ « Ségolène Royal, la dame aux deux visages », par Aymeric Mantoux, éditions l'Archipel.
↑ « Première victoire pour Ségolène Royal », L'Express
↑ « Ségolène Royal promet "d'effrayer les capitalistes" », Le Figaro
↑ « Ségolène Royal plie mais ne cède pas »




Voir aussi

Liens externes
(fr) Site officiel de Ségolène Royal
(fr) Interventions à l'Assemblée nationale
(fr) Quelques citations de Ségolène Royal

Bibliographie
Ouvrages de Ségolène Royal :

Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges (Cogite-R. Laffont, 1987) ISBN 2-221-05314-1; (France Loisirs, 1988) (ISBN 2-7242-3948-2); (Presses pocket, 1989) (ISBN 2-266-02730-1).
Le Ras-le-bol des bébés zappeurs (R. Laffont, 1989) (ISBN 2-221-05826-7). Note : La couverture porte en plus : « Télé-massacre, l'overdose ? » ; Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision.
Pays, paysans, paysages (R. Laffont, 1993) (ISBN 2-221-07046-1). Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l'environnement, Développement rural.
France. Assemblée nationale (1958-…), Commission des affaires étrangères, Rapport d'information sur les suites de la Conférence de Rio (Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal, (ISBN 2-11-087788-X).
La vérité d'une femme (Stock, 1996) (ISBN 2-234-04648-3).
À propos de Ségolène Royal :

Cécile Amar et Didier Hassoux, Ségolène et François (Privé, impr. 2005) (ISBN 2-35076-002-2).
Daniel Bernard, Madame Royal (Jacob-Duvernet, impr. 2005) (ISBN 2-84724-091-8).
Marie-Ève Malouines et Carl Meeus, La Madone et le Culbuto, ou l'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande (Fayard, impr. 2006) (ISBN 2213623546).
Cassandre, La Prétendante - Le livre qui la révèle (Ed Philippe Rey, impr. 2006) (ISBN 2-84876-074-5) ; Sujet : critique de Ségolène Royal par un(e) proche écrivant sous un pseudo. Il révèle que Ségolène Royal aurait plagié en 1996 les 10 commandements de Bernard Poignant, proche de Lionel Jospin[2] [3] [4].
Philippe Alexandre, Les éléphants malades de la peste (Albin Michel, 2006)
Maurice Séveno, Ségolène à la plage (éditions Méditions Coprah, 2006)
Marie-Monique Robin, L'école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La découverte, 2006)
Wikimedia Commons propose des médias sur Ségolène Royal.

Précédée par Ségolène Royal Suivie par
Brice Lalonde Ministre française de l'Environnement
1992-1993
Michel Barnier
Élisabeth Morin Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
depuis 2004
mandat en cours
Jean-Pierre Marché Députée des Deux-Sèvres, circ. 2
depuis 1988
mandat en cours

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal »
Catégories : Page semi-protégée • Ancien élève de Sciences Po • Personnalité du Parti socialiste (France) • Député des Deux-Sèvres • Président de conseil régional • Énarque • Avocat français • Naissance en 1953 • Candidat à l'élection présidentielle française de 2007 • Personnalité de la Cinquième République • Ministre français de l'Environnement • Personnalité politique féminine française

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