Sii Fakatahi Faka Ofa Ofa

Attention Ce contenu requiert Flash et Javascript.

Pour visionner ce contenu, JavaScript doit être activé et la dernière version d'Adobe Flash Player installée.

Télécharger Flash Player

 
 
Ajouter à ma chaîne
  •  477
  •  3 ans
  •  0
 
 
4 min 59
 
 

Vidéos recommandées

Vidéo en cours
 
 
 

Wallis-et-Futuna sont constituées de trois monarchies traditionnelles : Uvéa (à Wallis), Alo et Sigave (à Futuna), dont les rois gouvernent avec des conseils élus et le représentant de l'État français, qui porte le titre d’administrateur supérieur. Le pouvoir judiciaire en matière pénale et civile est détenu par l'unique tribunal de première instance qui est compétent pour tout le territoire et dont le siège est à la préfecture de Mata-Utu (à Wallis).

Contrairement à la métropole, aux départements d'outre-mer et aux autres collectivités d'outre-mer, le territoire n'est pas divisé administrativement en communes, mais en circonscriptions, le chef de la circonscription ayant des pouvoirs équivalents à ceux d'un maire.

À Futuna, deux royaumes (à qui reviennent les fonctions juridictionnelles des arrondissements départementaux et sous-préfectures, administratives des mairies et une partie des attributions des conseils généraux) coexistent et regroupent des villages. À Wallis, 3 districts coutumiers (gérant aussi les fonctions administratives des mairies et regroupant plusieurs villages) existent sous l'autorité du même roi (à qui revient la présidence des fonctions juridictionnelles civiles).

Aussi, sur le plan territorial, les îles sont divisées en trois circonscriptions territoriales recouvrant exactement chacun des trois royaumes : la circonscription territoriale de Wallis (pour le royaume d'Uvéa), la plus grande et la plus peuplée des trois, les circonscriptions territoriales d'Alo (qui comprend aussi l'île inhabitée d'Alofi) et celle de Sigave, la plus petite, à Futuna. Chacune jouit de la personnalité morale avec un budget propre géré par un conseil de circonscription composé des chefs coutumiers et présidé par le roi.

Le royaume wallisien d'Uvéa et les deux royaumes futuniens de Sigave et d'Alo ne sont pas des monarchies héréditaires mais aristocratiques : ce sont les familles nobles, les aliki, qui élisent ou destituent les rois.

Le pouvoir coutumier est important mais toutefois assez décentralisé, les rois locaux devant négocier avec les chefs de village, et répondre aux demandes des alikis qui les élisent et dont l'autorité morale s'appuie aussi sur la population, tout en négociant avec le représentant de l'État pour obtenir les budgets de développement du territoire.

À Wallis, le roi d'Uvéa (portant le titre de lavelua) est le chef de la hiérarchie coutumière. Il est assisté d'un premier ministre (kivalu) et de 5 ministres. Il nomme encore, sur proposition de la population, 3 chefs de district (faipule) qui ont autorité sur les 21 chefs de village reconnus par la population. Les chefs de village, qui peuvent lever les corvées d'intérêt général, sont plébiscités ou destitués au cours d'assemblées générales de village (fono) qui ont lieu le dimanche dans une case commune (fale fono).
À Futuna, chacun des deux rois (le Tuigaifo à Alo et le Tuisigave à Sigave) disposent aussi de ministres, jouant le rôle de porte-paroles dans les conseils, mais ils ont une autorité limitée directement sur les chefs de village désignés par les familles princières qui peuvent démettre leur roi facilement.
Les rois disposent pour couvrir leurs frais d'une dotation annuelle de la République qui indemnise aussi les ministres royaux et les chefs coutumiers de districts et de villages.

Toutefois, la définition et la délimitation des villages n'est pas aussi stricte que les communes françaises, le territoire étant plutôt délimité de façon informelle par les royaumes (et districts à Wallis) et le droit coutumier, y compris pour le domaine royal ou public, et la propriété privée incessible appartenant en fait en commun aux villages avec un droit d'usage accordé aux chefs de familles.

L'archipel a accédé au statut de territoire d'outre-mer en 1961. La loi du 29 juillet 1961 « garantit aux populations du territoire le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes tant qu'elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit ».

Depuis la révision constitutionnelle de 2003, qui abandonne le concept de territoire d'outre-mer, Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer disposant d'une assez large autonomie au sein de la République française, un système politique propre et original, et proche de celui en vigueur dans le pays d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, où le droit français côtoie le droit coutumier local.

Sur le plan administratif, les archipels sont divisés en cinq circonscriptions électorales, reprenant le découpage des 3 royaumes et des trois districts coutumiers du royaume wallisien d'Uvéa, qui élisent au suffrage universel 20 représentants à l'Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna qui désignent alors parmi eux une commission permanente composée de 2 représentants de Wallis et 2 représentants de Futuna (un pour chacun de ses royaumes). Toutefois, l'Assemblée territoriale a un rôle limité en matière de droit civil et de gestion du budget territorial, ses décisions nécessitant l'approbation de l'administrateur supérieur représentant la France.

Par ailleurs, l'Assemblée territoriale doit approuver les 3 membres du Conseil territorial nommés par l'administrateur supérieur (qui préside ce conseil), les 3 autres membres du conseil étant les rois traditionnels (tous vice-présidents du conseil). En pratique, ce conseil n'a qu'un rôle consultatif sur la gestion locale exercée surtout par les chefs de village, dans la hiérarchie coutumière, et l'administrateur supérieur.

Le territoire est représenté à l'Assemblée nationale par un député (élu au suffrage universel), actuellement Albert Likuvalu (apparenté au groupe SRC et chef du PS local) et au Sénat par un sénateur (élu indirectement par les représentants locaux siégeant à l'Assemblée territoriale, au Conseil territorial ou au sein de la hiérarchie coutumière des chefs de districts et de villages), actuellement Robert Laufoaulu (apparenté au groupe UMP).

Sur le plan éducatif, le territoire a le statut de vice-rectorat. Toutefois, l'enseignement primaire est totalement concédé par l'État, dans le cadre d'une mission de service public, au diocèse catholique de Wallis-et-Futuna au travers d'une convention où l'État finance l'ensemble des charges liées à cet enseignement (enseignants et fonctionnement), les écoles étant construites sur le domaine public communautaire des villages selon le droit coutumier et le contrôle des rois qui définit l'usage foncier. A noter l'existence de l'Université de Wallis® qui jouit du statut particulier de la communauté d'outre-mer de par l'Article L711 du code de l'éducation

Lire la suite Masquer la description

Thématique :World / Reggae / Dancehall | Tags :Taratoni n'a pas mis de mots clés

Lire la suite Masquer les tags

 

 Précédent 12345678910 Suivant 

 

Accès rapide : 1...10

 

Aucun commentaire

En cours de traitement  Publier mon commentaire 
 

Vous devez vous inscrire ou vous connecter pour laisser un commentaire sur la vidéo en cours.

 
Aucun commentaire pour cette vidéo, soyez le premier à réagir !
 
 
 

Sii Fakatahi Faka Ofa Ofa

 Ajouter à ma chaine