Saber Rebai-Barcha

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Dès son plus jeune âge, Saber Rebai est passionné de musique et de chant ; il chantera pour la première fois sur scène à 10 ans et à 15 ans, lors du Gala au Théâtre Romain de Carthage du « Club des Talents » (Nady el maouaheb) il décroche le 1er Prix, sous les ovations d’une foule en délire, qui découvre avec délices une voix pure, ample et forte dont la colorature et les inflexions donnent aux plus grandes œuvres du répertoire classique, une interprétation subtile et profonde. Cette touche personnelle dénotait déjà de l’assurance d’une vedette en herbe pétrie de respect pour son art et déterminée à sculpter son talent à force d’exigence, d’effort et de concentration. L’alchimie d’une rencontre entre un art assumé et un public vibrant se renouvellera désormais à chaque occasion et sur tous les continents : Saber Rebaï n’est pas la coqueluche d’un moment, le chanteur d’un tube, il est une valeur sûre, une voix que l’on retrouve avec délectation, qui vous fait éprouver tout l’arc en ciel des émotions, sans mièvrerie, sans dramatisation, avec cette merveilleuse aisance aérienne qui caractérise un répertoire à la saveur jamais démentie. Du premier jour, le talent est là, indéniable et fracassant. Mais Saber Rebai, qui ne s’endort jamais sur ses lauriers, va s’adonner totalement à sa passion avec foi et courage, en optant pour les chemins difficiles de l’art et du savoir, hors les voies faciles auxquelles la plupart des vedettes de sa génération ont succombé sous nos cieux, en enchaînant les engagements sans plan de carrière, sans gestion d’image, sans surtout, gestion de la qualité du répertoire. . Il fera d’abord figure d’ «original » ; il est simplement singulier, ambitieux et respectueux d’un art qu’il sacralise au fond de lui-même avec l’âme et le regard émerveillés d’un enfant, ce qui lui donne cette visible fraîcheur où pointe une certaine fragilité, celle d’une sensibilité à fleur de peau, capable d’incarner par sa voix et sa présence la magie de toutes les émotions humaines.… Sur ce parcours semé d’étoiles, les repères et consécrations sont nombreux : retenons le Disque d’or obtenu en 1996 au Festival de la Chanson Tunisienne, le Micro d’Or décroché au Caire en 1997, le Prix de la Président de la République consacrant en 2003 la meilleure oeuvre ayant acquis un rayonnement international (avec l’inoubliable Sidi Mansour)…Saber , Rebai ,sacré Meilleur Chanteur Arabe en 2004 à Beyrouth connaît également les honneurs de distinctions aussi prestigieuses que le « Wissam Al Hussein » du Mérite Culturel décerné par le Roi Abdallah de Jordanie… Mais également, l’amour inconditionnel d’un public toujours plus nombreux de mélomanes enchantés qui, depuis 5 ans le sacre meilleur chanteur : le résultat 2005 est là pour le confirmer. Habitué des plus grandes scènes, avec des triomphes fameux à chacun de ses galas au Festival International de Carthage (1994, 1996, Saber 2000,2003…), adore les défis. Sa chanson « je défie le monde » (athadda al âalam »), couronnée meilleure chanson arabe, le représente bien : il a défié le monde, surmonté tous les obstacles, supporté efforts et sacrifices : au seuil de l’Olympia, scène de légende où l’ont Oum Kalthoum. Abdelhalim Hafedh Fayrouz, precedé
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