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Glitter & Bleep (Joystick Pop), projet orchestré par Thierry Criscione et Jacques Fantino (alias T&J) du label Relax Beat, est un album d’un genre nouveau. Il faut imaginer Andy Warhol, Super Mario, Depeche Mode et Walt Disney bloqués dans le même ascenseur. Le concept ? réunir les talents les plus prometteurs de la scène 8-bit / lo-tech internationale, saluée par la presse comme le mouvement artistique le plus marquant des années post DJ culture. Représentants d’une génération passionnée par le peer-to-peer et le hacking, les jeunes musiciens rassemblés ici n’en sont pas moins amoureux des sonorités vintage produites par les machines numériques primitives (C64, Atari ST, GameBoy), qu’ils intègrent sans complexes dans l’élaboration d’une pop music fraîche et volontiers futuriste. Plus inventifs que nostalgiques, ils s’inspirent de l’esthétique naïve des premiers jeux vidéo pour créer la bande-son authentique de l’ère digitale dans laquelle le monde est désormais entré. Si le courant lo-tech, que Malcolm McLaren compare à la révolution punk, a déjà séduit les milieux de la mode, de l’art et du design (comme le prouve l’omni-présence du logo Space Invader), il enthousiasme tout autant les artistes à succès que sont OutKast ou Beck. Et, si l’album Glitter & Bleep offre un condensé de cette histoire, il donne surtout un avant-goût du son pop de demain.