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John Gabilou, personnalité de la variété polynésienne, traverse les générations. Parents, enfants puis petits enfants, ont tour à tour chanté et dansé au rythme des mélodies interprètes par le crooner polynésien, dans des galas et des concerts.

A l’école et dans les colonies de vacances, on apprend des chansons de Mireille Mathieu ou d’Yves Duteil, mais on fredonne aussi des airs de John Gabilou. Portrait d’une personnalité incontournable de la musique polynésienne qui a aujourd’hui plus de 60 ans et continue encore à enchanter ses publics sur plusieurs générations.

Gabriel Lewis Laughlin, alias John Gabilou, est né le 28 février 1944 à Papeete. Alors qu’il n’a que huit ans, le jeune Lewis a déjà soif de musique et il dit, un jour, à sa mère, qu’il veut devenir une star.

Dix-neuf ans plus tard, en 1963, le manager Robert Raoul lui demande de chanter quelques morceaux avec le groupe de variétés locales, Les Savates jaunes des frères Vernaudon à l’hôtel Matavai à Pape’ete. Sans doute était-ce-là un signe du destin, car le soir même, il décroche un contrat de deux ans à 60 Francs Pacifique de l’heure (environ 0,50 centimes d’euros). C’est le point de départ d’une carrière musicale qui n’est toujours pas terminée.
ohn Gabilou a alors 19 ans. Il est jeune et il se cherche musicalement. Aussi, son contrat terminé, il poursuit l’aventure avec les frères Hars au club Pitate de Papeete pendant deux autres années. Puis en 1966, le guitariste Petiot lui propose d’intégrer le groupe des Barefoot Boys, avec qui il interprète une chanson intitulée Petite île sacrée en 1968, dont le disque s’est vendu à 54 000 exemplaires.

Trois ans plus tard, il décide de quitter le groupe et fonde son orchestre les Banjo Boys avec ses amis, Kitty Salmon, Michel Garcia, Marius Charles et Jacky Bougues. C’est en 1971, alors qu’il se produit à l’hôtel Taharaa dans la commune de Mahina à Tahiti, qu’il rencontre la chorégraphe Paulette Vienot. Elle lui propose de suivre son groupe de danse Heiva Nui dans ses tournées aux Etats-Unis et en Europe. A peine revenu en Polynésie française, il décide de repartir pour s’installer en Amérique.
Deux ans, plus tard, en février 1981, John Gabilou reçoit un appel téléphonique, à sa grande surprise, on lui demande de représenter la France à l’Eurovision 1981 en Irlande.

Les sélections sont longues et difficiles. Malgré les 80 points d’avance qu’il avait recueillis, il obtient des scores nuls et n’est classé que troisième avec le titre Humanahum. S’il n’a pas remporté l’Eurovision cette année-là, John Gabilou a fait son entrée sur la scène européenne.

Après un séjour en France, il décide de rentrer en Polynésie française et épouse Moeata Sasson, la danseuse vedette du groupe de danse polynésienne Tamarii Fautaua en 1985. Quelques années plus tard, elle montera son école de danse : Tamarii Poerava. Gabilou et Moeata, c’est l’harmonie aussi bien dans la vie que sur la scène. Ce que Gabilou exprime à travers des paroles, Moeata, accompagnée de ses danseuses, le traduit par des gestes amples et harmonieux sur la scène.
1995 : est-ce la fin de Gabilou ?

Cette année-là, Gabilou a un malaise. Il est tout de suite conduit à la clinique de Papeete. Le diagnostic tombe : le chanteur a perdu sa voix Il a une corde vocale paralysée. C’est une période éprouvante qui commence pour John Gabilou mais il ne renonce pas. Décidé à se battre pour retrouver sa voix, il part pour la France rencontrer un orthophoniste : le docteur Veil. Soutenu par sa femme, il suit des séances de rééducation. Et petit à petit, il recouvre sa voix. L’année suivante, il revient sur la scène et sort un l’album Rohipehe.

40 ans de carrière, déjà !

Durant sa longue carrière musicale, John Gabilou, sous contrat avec Eddy Barclay pendant un certain temps, a rencontré et a travaillé avec de grandes personnalités de la musique française, parmi lesquelles Charles Aznavour, Herbert Léonard, Eddy Barclay, Carlos, Hervé Villard, Johnny Halliday, Jacques Dutronc, Michel Sardou et Enrico Macias. On lui a même proposé six galas avec Claude François, mais ses engagement du moment ne lui ont pas permis de répondre positivement à cette offre. Un fait dont il se souvient encore aujourd’hui avec une certaine pointe de regret. Il aura également durant sa carrière noué une amitié profonde
avec Julio Iglesias qu’il rencontre lors d’un concours de chant international en Espagne en 1971 et qui deviendra un grand ami. Ils se lient tellement tous les deux qu’à l’occasion des quarante années de carrière de Gabilou, Julio Iglesias lui enverra un enregistrement vidéo dans lequel il salue son parcours exceptionnel. Cette fête s’est tenu le 7 juin 2003. 5 000 personnes étaient venu ovationner le crooner polynésien Place To’ata, à Pape’ete. Six heures de bonheur intense, durant lesquelles John Gabilou a retracé son aventure à travers les 80 morceaux les plus représentatifs de son répertoire. Les chanteurs et chanteuses Ester Tefana, son neveu Tapuarii Laughlin, Coco Mamatui, Kitty Salmon, Yvon Arai, Rataro, Andy Tupaia et Théo Sulpice et bien d’autres artistes étaient venus célébrer l’événement. Son album Fakateretere a d’ailleurs été primé meilleur album de l’année 2003.

On peut donc dire aujourd’hui que John Gabilou reste la référence de la musique polynésienne, avec 111 albums depuis ses débuts en 1963. Sa célébrité, il l’utilise aussi pour venir en aide aux plus démunis. Chaque fois qu’il est sollicité, il n’hésite pas à organiser des galas afin de soutenir des actions sociales comme en février 2003, pour les enfants tibétains.

A 60 ans, quelques kilos en plus qu’à ses 20 ans et des cheveux blancs, il n’a rien perdu de son talent. Lors de la 19ème édition des oscars de la musique polynésienne, il reçoit un oscar avec son album Poerava sacré meilleur album. Dans le même temps, sa chanson Heimiri iti e, qui a fait vibrer toute la Polynésie, est consacrée chanson de l’année 2004. Loin de vouloir raccrocher, il « compte bien continuer et même remettre ça » tant qu’il fera vibrer son public au rythme de ses mélodies.

Principaux albums
2004- Keanu
2003 - Poerava
2001 - Fakateretere
1999 - Barefoot, en souvenir de Joe Garbutt
1997 - Rohipehe
1996 - Na oe Vairea
1994 - Mama Ella
1992 - Hei No Tamatoa
1990 - Nohoarii
1989 - Hianau
1988 - Esther et Gabilou, leurs plus grands succès



Gabriel Lewis Laughlin, dit John Gabilou, est né à Papeete le 28 février 1944. Il est issu d’une famille de dix enfants.
Il grandit à Papeete jusqu’à l’âge de 13 ans avant de s’installer à Faa’a en compagnie de sa famille.

Un soir de 1963, alors qu’il est âgé de 19 ans, un ami, Robert Raoul, lui demande de chanter une mélodie à l’hôtel Matavai.
Il interprète alors deux valses et un chant religieux intitulé « When the Saints Go Marching In » en version rock.
Le soir même, il obtient son premier contrat à 60 CFP de l’heure et il décide de vraiment se lancer dans la chanson, pas pour l’argent dit-il, mais pour l’opportunité qui s’offrait à lui de réaliser un rêve.

C’est le début d’une longue carrière. Il se produit pendant deux ans avec les frères Vernaudon. Ensuite il chante dans un club nommé le Pitate avec les deux frères Hars pendant encore deux ans. Un guitariste nommé Petiot vient alors le solliciter pour qu’il intègre le groupe nommé les « Barefoot Boys » qu’il rejoint à l’âge de 23 ans. Puis, on lui propose de chanter au Bar Léa. Il y chante de 1966 à 1968 puis se sépare des « Barefoot Boys ».
Il crée son orchestre nommé les « Banjo Boys », un groupe formé avec ses amis Kitty Salmon, Jacky Bougues, Marius Charles et Michel Garcia.
La chanson « Petite île sacrée » sort en 1968 et le disque se vend à 54 000 exemplaires. En 1969, il effectue son premier voyage en Nouvelle-Calédonie. En 1971, il chante à l’hôtel Tahara’a et se fait remarquer par une dame nommée Paulette Vienot.
L’année suivante, elle l’envoie aux États-Unis pour rencontrer des managers. La même année il part en Angleterre et à Paris. Il signe un contrat à Paris avec Eddy Barclay pour le titre « Moi les filles, je les aime ». Une chanson qui ne rencontre pas le succès escompté.

En 1979, il part aux Etats-Unis. Deux ans plus tard, il est contacté pour représenter la France à l’Eurovision. Après une longue et difficile sélection en métropole, il interprète la chanson « Humanahum » et, malgré une grippe, finit troisième du concours.

En 1983, il fête ses vingt ans de carrière à Papeete, puis, en 1985, se marie avec Moeata. Il parcourt toute la zone Pacifique avec elle et se produit au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande.
En 1993, il revient sur scène avec « Hei No Tamatoa ». C’est alors qu’un terrible rupture intervient dans sa vie de chanteur. Nous sommes en 1995 : Gabilou, suite à une manipulation chez un osthéopathe, perd momentanément sa voix.

Heureusement, tout finira par rentrer dans l’ordre et, dès l’année suivante, sort l’album « Rohipehe ». En 2000, autre tournant dans sa vie d’artiste, il décide de produire lui-même ses chansons en collaboration avec le chanteur Andy Tupaia. Avec son ami John Marotea Mariassouce qui l’aide à produire un album dans lequel il enregistre la chanson « Fakateretere » qui fait un tabac. Il verse des larmes à la première écoute de la chanson composée par son ami. L’album se vend à 20 000 exemplaires.

Inlassablement, Gabilou continue à se produire sur scène. En 2001 et 2002, il a été invité à Rarotonga, aux îles Cook, pour chanter devant 3500 personnes. En 2003, il se produit aux Oscars de la musique Polynésienne. John affirme qu’après 40 ans de métier il apprend encore tous les jours. Il a travaillé dur pour se forger un nom et aujourd’hui, il demande à ses enfants de l’utiliser pour percer dans le monde de la musique.

Il a récemment reçu un enregistrement vidéo du célèbre chanteur espagnol Julio Iglesias, dans lequel ce dernier lui adresse un émouvant message de soutien. Le succès est toujours au rendez-vous. Même 40 ans après ses débuts.

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Thématique :World / Reggae / Dancehall Variété / Chanson | Tags :laughlin gabilou

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Commentaire(s) sur la vidéo en cours (10)

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Voila 43 ans que je lr connais et je suis toujours aussi fan Maururu Jhon

ljc | il y a 2 ans | Signaler
 
 

Enfin ma liberté!!!

Logoitai-Keheganoa | il y a 2 ans | Signaler
 
 

bonsoir,tipanie..................superbe chanson que je ne connaissais pas..................;je te souhaite de passer une bonne semaine..............a plus bis philippe

bipsun | il y a 2 ans | Signaler
 
 

Magnifique mélodie!!!!!

sissi1948 | il y a 3 ans | Signaler
 
 

super cette chanson

THI-NGA | il y a 3 ans | Signaler
 
 
 
 
 
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