L’éducation
Dans le domaine de l’éducation, le français occupe évidemment la première place et le système est placé sous l'autorité d'un vice-recteur. L'enseignement primaire public, entièrement en français, est concédé à la Mission catholique qui accueille plus de 5200 enfants. Toutefois, la Direction de l'enseignement catholique (DEC), qui a en charge l'enseignement des premiers cycles, a fait depuis quelques années une analyse des besoins en vue de créer des classes d'accueil en langue vernaculaire à l'école maternelle. Devant la réaction favorable des parents, quelques classes pilotes ont commencé à fonctionner à Wallis et à Futuna; mais ce ne sont encore que des expériences bien timides, puisqu'elles ne concernent que l'enseignement à l'école maternelle.
En 1995, quelque 2142 élèves étaient scolarisés au secondaire. L'enseignement du second degré, de statut entièrement public, présente la particularité de dispenser un cours d’une heure par semaine en langue wallisienne ou en langue futunienne afin de tenir compte du particularisme local. Les enfants scolarisés vont en classe jusqu'à 14 ans dans près de 100 % des cas et la scolarisation élémentaire est assurée à 90 %. Toutefois, le taux de scolarisation à la fin du secondaire s'élève à 40 % de la population scolaire. Il existe sur le territoire un lycée, plusieurs collèges qui dispensent un enseignement général, technologique et professionnel, ainsi que le CETAD (Centre d'enseignement technique adapté au développement). Hormis l’heure hebdomadaire facultative allouée au wallisien et au futunien, l’enseignement ne se donne qu’en français. Jusqu'à tout récemment, il n'existait pas de documents pédagogiques dans ces langues; la Direction de l'enseignement catholique a publié quelques manuels en wallisien, notamment des catalogues de légendes pour les enseignants du primaire. Le Service des Affaires culturelles de Wallis-et-Futuna demande à maintes reprises à l'État et à l'Assemblée territoriale la création d'une Académie des langues wallisienne et futunienne à l'image de ce qui se fait à Tahiti. Pour le moment, c'est toujours mentionné dans les contrats de développement avec l'État, mais rien de concret encore.
Il faut ajouter également une loi plus récente adoptée par l’Assemblée nationale française: la Loi d'orientation pour l'outre-mer (ou loi 2000-1207 du 13 décembre 2000) entrée en vigueur le 14 décembre 2000. Ce sont les articles 33 et 34 de cette loi qui concernent tous les DOM-TOM. À l’article 33, on apprend que «l’État et les collectivités locales encouragent le respect, la protection et le maintien des connaissances, innovations et pratiques des communautés autochtones et locales fondées sur leurs modes de vie traditionnels et qui contribuent à la conservation du milieu naturel et l'usage durable de la diversité biologique» et qu’à l’article 34 que «les langues régionales en usage dans les départements d'outre-mer font partie du patrimoine linguistique de la Nation» et qu’elles «bénéficient du renforcement des politiques en faveur des langues régionales afin d'en faciliter l'usage». D’après la Loi d’orientation d’outre-mer, la loi no 51-46 du 11 janvier 1951 relative à l'enseignement des langues et dialectes locaux leur est applicable.
N’oublions pas tout de même que le système actuel, tel qu’il est appliqué dans le territoire, passe sous silence les difficultés pédagogiques qu’entraînent l’enseignement quasi exclusif de la langue française et l’importation du moule pédagogique métropolitain. La quasi-totalité des élèves n’étant pas d’origine francophone, de sérieux problèmes d’apprentissage surgissent, vu que les méthodes pédagogiques sont peu appropriées à des élèves dont le français constitue une langue seconde. Comme dans les autres DOM-TOM, la question des manuels scolaires cause également des problèmes d’intégration socioculturelle. Le territoire de Wallis-et-Futuna vit une situation de dépendance quasi exclusive de la France, non seulement pour ce qui concerne son système éducatif, mais aussi pour son approvisionnement en manuels et autres documents pédagogiques. Tous les enfants d’origine non européenne — la quasi-totalité — évoluent dans un milieu naturel et humain tout à fait différent de celui qui est représenté dans les manuels de classe européens et la plupart d’entre eux se perçoivent facilement comme étrangers dans leur propre pays. Cette situation a favorisé un fort taux d’analphabétisme et d’illettrisme, ce qu’on peut considérer comme une honte pour un territoire français.
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Thématique :World / Reggae / Dancehall
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Commentaire(s) sur la vidéo en cours (3)
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J'adore ce groupe merci Taratoni pour le partage
BEL MUSIK J 'AIMERAIS L' AVOIR
salut c'est encore moi, cette chanson est trop bien, elle me fait penser aux soirées que je faisais avec mes amis wallisiens, je te le prends.Merci bcp de nous faire partager tes musiques