Claude François, surnommé Cloclo, (1939-1978) est un chanteur français des années 1960 et 1970.
Né le 1er février 1939 près du lac Timsah, à Ismaïlia en Égypte, il est mort accidentellement le 11 mars 1978 à l'âge de 39 ans à Paris.
Entre le début de sa carrière artistique entamée le 27 septembre 1962 et la fin de l'année 2005, Claude François a vendu 61 352 000 disques dont plus de 20 millions en France, enregistré 277 chansons et 119 en langues étrangères, s'est produit 1 188 fois sur scène (entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, date de son dernier concert au Palais des sports de Lyon), est apparu 313 fois à la télévision (France, Belgique, Canada, Italie, Espagne, Angleterre) du 21 janvier 1963 au 26 février 1978. Il a fait la couverture de 219 magazines de son vivant et de 186 autres entre mars 1978 à mars 2006[1] et a été l'objet de 73 livres et biographies depuis sa mort[2].
Il existe environ 2 500 versions de la chanson Comme d'habitude (My Way en anglais) dont Claude François est le co-auteur, le co-compositeur et le co-éditeur.
Sommaire [masquer]
1 Famille
2 Biographie
3 Discographie de Claude François
4 Albums
5 Filmographie
6 Notes et références
7 Bibliographie
8 Liens externes
Famille [modifier]
Il porte les prénoms Claude, Antoine, Marie. Il était de tradition chez les François d'appeler les garçons par un prénom commençant par un A, mais Chouffa, sa mère, avec son caractère trempé d'italienne, a su imposer le prénom de « Claude ». Antoine fut donc attribué en deuxième prénom et Marie, étant le prénom de la Vierge, en troisième pour protéger l'enfant.
Son père, Aimé, d'origine lyonnaise, est contrôleur du trafic sur le canal de Suez lors de la naissance du petit Claude le 1er février 1939, à Ismaïlia, en Égypte.
Sa mère, Chouffa alias Lucia, originaire de Calabre en Italie, s'occupe du foyer familial.
Sœur : une seule (Josette François).
Claude François a aussi deux enfants qu'il a eus avec Isabelle Forêt, Claude (junior), surnommé parfois Coco, et Marc.
Sa famille est expulsée d'Égypte (avec de nombreux Français et Britanniques) lors de la nationalisation du canal de Suez ; il arrive avec ses parents à Marseille en 1956. La famille s'installe à Monaco puis à Nice.
Il apprend le piano, le violon et la batterie.
Il trouve une place de batteur dans un orchestre de quartet de jazz à Monte-Carlo, place que son père refusera tout d'abord car celui-ci souhaitait que son fils soit comptable [3].
C'est à l'hiver 1960 qu'il arrive à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et de Sacha Distel avec Janet Woolcoot, qu'il a épousée le 5 novembre 1960 à Monaco.
Mars 1961 : son père décède d'une maladie des poumons, se laissant mourir, persuadé que la France l'a abandonné.
1962 : Nabout twist (version française), sous le pseudonyme de Kôkô ; premier succès avec Belles belles belles, une adaptation Girls girls girls (are made to love), composée par Phil Everly des Everly Brothers, interprétée initialement par Eddie Hodges.
1963 : Claude François demande à Michel Bourdais, dessinateur à Salut les copains, de réaliser son portrait. Il qualifiera de « merveilleux » ce dessin hyperéaliste qui est devenu par la suite, très célèbre.
1964 : Claude François se produit à l'Olympia.
1966 : apparition des Clodettes, ses danseuses.
1967 : il compose avec Jacques Revaux et écrit avec Gilles Thibaut le titre Comme d'habitude, à la suite de sa rupture avec la chanteuse France Gall, qui sera adapté en anglais par Paul Anka (My Way) et repris notamment par Frank Sinatra, Elvis Presley et Sid Vicious (mais avec des modifications du texte).
13 mars 1967 : Claude François et Janet Woolcoot divorcent. Elle l'avait quitté au printemps 1962 pour Gilbert Bécaud qu'elle avait rencontré à l'Olympia.
1967 : il fonde sa maison de disques Flèche. La chanteuse Belge Liliane Saint-Pierre est la première artiste qui chante sur le label Flèche. Il rencontre Isabelle Forêt, qui donne naissance à Claude Junior, le 8 juillet 1968, et à Marc, le 15 novembre 1969. Sa chanson Parce que je t'aime mon enfant est adaptée en anglais et reprise par Elvis Presley sous le titre My Boy.
14 mars 1970 : malaise pendant un concert à Marseille salle Vallier mais qui s'avérera être un coup monté en accord avec son producteur.
17 mai 1970 : accident de voiture sur l'autoroute du sud près d'Orange, un pneu éclate, Claude saura faire par la suite la « publicité » de la marque de pneu incriminée à chaque interview qui suivit. Son nez est fracturé et les pommettes éclatées. Il devra subir une rhinoplastie.
1972 : Il reprend le journal Podium qui devient rapidement la plus grosse publication pour les jeunes.
Séparation d'avec la mère de ses enfants. Il rencontrera Sofia Kiukkonen, Finlandaise avec laquelle il restera quatre ans.
1973 : un fan l'agresse lors d'un concert.
Juin 1973 : sa propriété de Dannemois prend feu. On n'en connaîtra jamais la cause.
1975 : il est une victime collatérale d'un attentat de l'IRA dans son hôtel Hilton de Londres. Il doit la vie à une passante qui prendra la déflagration de plein fouet.
1977 : il découvre que les droits qui lui ont été versés pour les adaptations de My Way, qui est devenu un succès mondial, n'ont pas été calculés correctement. Son dossier lui permet cependant d'obtenir gain de cause vers la fin de l'année[4]. Le 26 juin, il se fait tirer dessus alors qu'il est au volant de sa voiture, en chemin vers son moulin de Dannemois. Il échappe à la mort alors que la course poursuite avec ses agresseurs a duré pendant une dizaine de kilomètres.
Son dernier titre sera Alexandrie Alexandra (composé à l'automne 1977). Claude François meurt le 11 mars 1978 à son domicile du 46, boulevard Exelmans à Paris, électrocuté dans sa salle de bains, alors qu'il redressait une applique électrique murale défectueuse située au dessus de sa baignoire. Il devait, l'après-midi même (il était déjà en retard) participer à l'émission Rendez-vous de Michel Drucker. Un flash spécial à la radio et à la télévision annonce, à 16 heures, son décès. Le journal Libération, qui le déteste[réf. nécessaire], titre alors « Claude François a volté (en référence aux élections du lendemain), le chanteur préféré des moins de 10 ans s'est électrocuté dans sa salle de bains ».
15 mars 1978 : son nouveau 45 tours Alexandrie, Alexandra arrive chez les disquaires, jour de ses obsèques qui eurent lieu en l'église d'Auteuil, à Paris.
Il est enterré au cimetière de Dannemois où sa tombe est l'objet de nombreuses visites. Il était propriétaire du moulin du village, aujourd'hui transformé en musée.
Le 11 mars 2000, une place Claude-François est inaugurée à Paris, boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement, au pied de son ancien domicile parisien.
En 2005, une rue d'Ismaïlia est également baptisée en son honneur.
En 2008, selon Flèche Productions, Claude François a vendu 61 millions de disques (35 millions de son vivant et 26 millions depuis)[5]. À l'occasion du 30e anniversaire de sa mort, le journal Libération réaffirme sa détestation de l'artiste qu'il qualifie d’androgyne à paillettes et conteste la réalité des 61,7 millions de disques vendus durant sa carrière. Dans son article du 11 mars 2008, le quotidien ironise sur les émissions télés qui lui rendent hommage ainsi que sur ses 400 chansons composées, selon le même journal, aux trois quarts d’adaptations[6]. Ainsi longtemps mal considéré par une certaine critique et par une certaine élite intellectuelle, celle-ci ne s'est pas aperçue que le chanteur qu'elle qualifiait de « ringard » est devenu à partir des années 1990 une référence branchée, réconciliant la France de Guy Lux et des Carpentier avec celle de Jacques Chancel[7]. En mars 2008, plusieurs artistes comme Jeanne Cherhal, Vincent Baguian, Alain Chamfort, AS Dragon, La Grande Sophie, Adrienne Pauly ou Elodie Frégé lui rendent hommage en reprenant ses chansons dans un album intitulé Autrement dit (Mercury/Universal) alors que sort un disque de ses chansons repris en japonais.
Discographie de Claude François [modifier]
La discographie de Claude François comporte un peu plus de 400 titres, (près de 500 chansons avec les versions en public). Il en a commercialisé près de 400. La liste du lien ci-dessus concerne environ 380 titres différents commercialisés et un relevé exhaustif des essais et répétition. La discographie étrangère de Claude François comporte des titres en anglais, en italien, en espagnol et même en japonais. Il sortit 278 titres en France et en français (car les chiffres donnés au-dessus comprennent les versions étrangères).
Il est le sixième plus gros vendeur de disques en France derrière Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean Jacques Goldman, Celine Dion et Sheila[8].
On peut déduire de cette discographie certains éléments :
Ses paroliers
Son attachement à sa première parolière Vline Buggy, et plus tard aux paroliers Gilles Thibaut, Eddy Marnay, Jean-Michel Rivat, Michèle Vendôme, Yves Dessca (qui deviendra producteur de Gloria Gaynor), Jacques Plante, Pierre Delanoë et Didier Barbelivien.
En 1977, il marque sa volonté de donner un sens plus pointu à ses chansons en faisant appel à Étienne Roda-Gil.
Ses compositeurs
Il ne compose et écrit personnellement que très peu de chansons, mais elles sont un indice de ses préoccupations personnelles. Dans la première partie de sa carrière, comme tous les chanteurs français yéyés de l'époque, il va surtout faire des reprises qu'il adapte au public français, les titres anglais originaux n'étant pas distribués ou tout simplement directement cédés à l'exportation pour adaptation.
Si Claude François s'inspire souvent de la Motown, particulièrement du compositeur Lamont Dozier, associé aux frères paroliers-producteurs Brian & Eddie Holland, il fait également appel aux compositeurs français. Ainsi, il fait appel à Patrick Juvet, Alice Dona, Alain Le Govic (plus connu sous le nom d'Alain Chamfort) et Jacques Revaux qui composera Comme d'habitude. Mais c'est surtout Jean-Pierre Bourtayre qui, s'inspirant des sources de la Motown, lui composera ses plus grands succès.
Sa minutie lui fait modifier toutes les partitions et paroles qui lui sont présentées comme pour Comme d'habitude qui s'inspire de sa rupture avec France Gall. Il est l'auteur du titre Belles belles belles, que Vline Buggy à l'origine avait intitulée Rien rien rien.
En 2008, environ 70 millions d'albums ont été vendus depuis 1962.
Albums [modifier]
1962 : Le nabout twist (sa toute première chanson qui sera peu connue en France) mais dont il dut changer les paroles car certains passages étaient en arabe[réf. nécessaire]. On était alors en pleine guerre d'Algérie.
1962 : Belles, Belles, Belles (c'est sa première chanson à succès : il devient une vedette[réf. nécessaire])
1962 : Marche tout droit
1963 : Si j'avais un marteau
1964 : Donna, donna
1964 : J'y pense et puis j'oublie
1965 : Même si tu revenais
1967 : Comme d'habitude (c'est la troisième chanson la plus interprétée dans le monde[réf. nécessaire])
1968 : Éloïse
1969 : J'attendrai
1969 : Un monde de musique
1969 : Tout éclate, tout explose
1969 : Claude François à l'Olympia
1970 : Le monde extraordinaire de Claude François
1970 : Le jouet extraordinaire
1971 : C'est la même chanson
1971 : Tournée été 71
1971 : Il fait beau, il fait bon
1972 : Y'a le printemps qui chante
1972 : Le lundi au soleil
1973 : Je viens dîner ce soir
1973 : Sha la la
1973 : Chanson populaire
1973 : Claude François sur scène
1974 : Le mal aimé
1974 : Le téléphone pleure (c'est son plus grand succès et le record des ventes. Plus de 2 800 000 exemplaires vendus en quelques semaines, sans compter le nombre de disques vendus au Canada[réf. nécessaire]
1975 : Toi et moi contre le monde entier
1975 : Pourquoi pleurer
1975 : Été 75
1975 : Le chanteur malheureux
1976 : Cette année-là
1976 : À 17 ans
1976 : Pour les jeunes de 8 à 88 ans
1976 : Le vagabond
1977 : Je vais à Rio
1977 : Magnolias for ever
1977 : Toi et le soleil
1978 : Bordeaux rosé (c'est sa dernière chanson)
1978 : Alexandrie, Alexandra (c'est sa dernière chanson enregistrée)
1993 : Hommages
1996 : Le monde extraordinaire de Claude François
1996 : En vrai
1998 : Danse ma vie (Remix)
1998 : Les concerts inédits de musicorama
1998 : Éloïse - 65/69
1998 : Bernadette - 68/75
2003 : J'attendrai
2004 : Comme d’habitude
2007 : M-Sixteen (STS network)
2008 : 30 ans Édition anniversaire Bleu & Rose, Bye bye black bird
Les compilations Claude François sorties spécialement pour le 30ème anniversaire de la disparition de l'artiste se classent n°1 du box office français depuis leur sortie[réf. nécessaire]. Un nouveau Disque d'or a été décerné à l'artiste défunt.
Filmographie [modifier]
1977 : Drôles de zèbres, film de Guy Lux
2004 : Podium, film pastiche sur les sosies de Claude François.
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Thématique :Variété / Chanson
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Tags :Timione n'a pas mis de mots clés
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Commentaire(s) sur la vidéo en cours (3)
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sniff sniff /
sa tu la di !!
superbe chansons qui parle de la réalité