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Je vous propose ...

posté le 02/04/2008 - 20:59

que l'on partage un bon moment à travers une création...

J'écris le "journal d'un arachnophobe". Alors je vais publier le début, vous m'écrivez vos anecdotes avec les araignées et je les insère dans mon texte...

 Cool non?

Allez on essaie, envoyez-moi vos anecdotes..., voici le début :

Journal d’un arachnophobe

1er janvier.

J’ai décidé de me prendre en main.

L’affaire est trop grave et commence à prendre une ampleur trop importante à mon goût. Je décide donc de commencer ce journal, mon journal intime en ce jour de bonnes résolutions. Je ne sais par où commencer. En fait, j’ai choisi d’écrire ce journal comme une psychothérapie. Je ne pense pas qu’une professionnelle prendrait du temps pour étudier mon cas et de toute façon je n’ai pas envie d’en parler à un être humain. Je ne me sens pas encore prêt pour ça. Trop fier certainement.

Je me présente. Je m’appelle Claude Brévent, j’aurai bientôt trente ans. Mon métier n’a aucun rapport avec mon problème donc je ne vais pas m’étendre dessus. Il faut que je reste concentré sur le but de ce journal. Ce que j’écrie doit me rendre plus fort, j’espère me guérir. Oui, il doit m’aider à guérir. Ca a commencé il y a longtemps, je n’y ai jamais porté grande importance, mais le déclic s’est fait ce matin.

Hier soir, il n’y a rien d’anormal à cela, nous avons fait la fête avec quelques amis, histoire de bien finir l’année. Je n’ai pas trop bu, cela ne peut donc pas venir de ça. En tout cas on a bien rigolé. On s’est raconté nos histoires de boulot, de filles, de mecs aussi, bref une soirée comme les autres. On a dû se coucher vers cinq heures du matin. Bien lové dans mon lit douillet, je me suis endormi comme un bébé. Ce type de sommeil fut de courte durée car un cauchemar est venu briser ce sommeil réparateur.

Elle est arrivée par derrière. Je n’ai vu que son ombre. Immense et poilue. J’étais paralysé par l’effroi. Ne sachant que faire, je me suis retourné. Face à face avec cette horrible bestiole, je me suis mis à crier. La bouche ouverte, le son prenait de plus en plus de profondeur. Il vibrait dans tout mon corps, le fissurant de haut en bas. J’étais prêt à exploser quand elle approcha son visage et colla son œil à facettes contre mon œil exorbité, drainé de sang. Dans chacune de ces faces, réfléchissait mon effroi. Quelque chose de froid qui ne faisait qu’amplifier ma peur. Et dans cet œil multiple, je vis quelque chose d’autre que la peur. Quelque chose de bien plus dangereux. Cette chose qui semblait si proche s’éloigna. Son regard toujours planté dans le mien. Je vis ses mandibules fonctionner, lubrifiées par une substance visqueuse et de couleur inconnue.

Les serpes s’ouvrirent, se rapprochèrent de moi jusqu’à m’encercler et … je me réveillais en sursaut. Tout dégoulinant de sueur, allongé sur le coté, le jour à peine pénétrait. Mes yeux s’ouvrirent un peu plus. Le flou matinal des yeux endormi s’estompa peu à peu. D’un coup je criai, sautant de mon lit tant bien que mal, je m’effondrais lourdement sur le sol, emmêlé dans mes draps humidifiés par le cauchemar. J’étais tout tremblant. Elle trônait sur mon oreiller. Elle devait me regarder j’en suis sûr. Cette saleté d’araignée, c’est elle qui était dans mon rêve. Les dimensions étaient certes plus humbles, mais je la reconnaissais. Pas de doute possible.

Comment allais-je m’en débarrasser ?

(A suivre...)

 

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