A strange library for Dr. Brisby
Démo de la dernière compo en date de The Acolyts !! Un beau jour le Docteur Brisby reçoit une lettre épistolaire de son vieil ami de l'école de médecine. Dans cette lettre angoissante son ami lui demande de bien vouloir venir le voir car il est mourant. Brisby, se souvenant des bon moments qu'ils avaient passés pendant leurs études accourt au chevet de son vieil ami, bien qu'ils se soient perdus de vue depuis bien longtemps. Arrivé à la demeure de son ami, Brisby le découvre décatis, l'homme parait faire trois fois sont âge, le teint de la peau gris, les yeux vitreux, plus que quelques touffes de cheveux grisonnants et abimés. Fébrile, l'ami tend la main, tremblante, remercia Brisby de sa prompte venue et lui fit remarquer la splendide bibliothèque qui se trouvait dans sa chambre. Il lui dit, “Mon cher Brisby, je ne connais aucun autre homme qui ne saurait mieux se servir d'une telle bibliothèque” et lui fit don de tous ses livres. Cependant il le mit en garde d'une voix possédée, “Jamais, n'ouvrez jamais le livre à couverture de cuir rouge dont le nom je dois rester le seul à connaître!”. Ils discutèrent du bon vieux temps pendant quelques heures puis l'ami s'éteint pour toujours. Le docteur ramène donc cette nouvelle bibliothèque chez lui. Pendant des années il lit un à un tous les livres. Ces livres sont merveilleux, de fantastiques éditions des meilleurs romans, mais aussi et surtout, des livres de philosophie, de médecine, des encyclopédies d'un exhaustivité et d'une précision incomparable! Tout ce savoir exquis, Brisby est conquis. Au terme d'années de lectures stupéfiantes, Brisby a acquis beaucoup de connaissances, il est devenu très renommé dans son métier et il est la mascotte de toutes les soirées mondaines. Son succès est époustouflant. Maintenant, Brisby a fini de lire tous les livres de la bibliothèque, sauf un, le livre interdit. Depuis quelques mois Brisby passe ses soirées au coin de sa cheminée dans un magnifique fauteuil de cuir d'orient. Il s'enivre d'un petit verre de bourbon et se laisse aller, il contemple le livre rouge, l'interdit. Peu à peut il devient obsédé par la question de son contenu. Quel mystère insondable et terrifiant peut il révéler? La tension devient insupportable, Brisby, fou de rage de part le tourment dans lequel son ami l'a placé, se dit que finalement c'est probablement un tour de très mauvais goût que son ami lui a joué. Il s'empoigne du livre et l'ouvre. Une petite note manuscrite se trouve enfichée entre la couverture et la première page. Un message de son ami, “Mon cher Brisby, je comprends votre tourmente, mais par pitié ne tournez pas les pages de ce livre, son contenu est maudit”. Brisby avide de trouver la réponse à sa question et toujours sous le coup de la colère jette la note au feu et procède à la lecture du livre. Le Docteur sent alors les connaissances affluer en lui de page en page, il se sent devenir petit à petit omniscient. “Ce livre est magique!”, se dit il. Alors qu'il comprends que le livre est définitivement une source de savoir universel, il ne comprends toujours pas la mise en garde de son ami… S'observant dans le miroir, Brisby se rend compte que son visage semble plus ridé. Peut être que c'est simplement les années qui l'ont rattrapé. Après tout le docteur n'est pas un dandy, il passe très peu de temps devant une glace. Il continue donc à lire avidement le livre, chaque page tournée lui donne l'impression d'avoir l'expérience d'une année de lectures intensives. Quelle aubaine se dit il, “Ma soif de savoir, grâce à ce livre, sera enfin étanchée. Je vais pouvoir passer plus de temps à flâner dans les rues que j'aime tant…”. Il lit quelques page puis prit une petite pause, étonnamment il se sent essoufflé. Peut être qu'une lecture si intense fatigue, se dit il. Il regarda ses mains, elles avaient changées. La peau de ses mains était devenue faiblement translucide et comportait de petites tâches brunes, sa pilosité avait pris des tons grisonnants. Stupéfait, Brisby allât de nouveau vers le miroir. Une terrifiante panique lui glaça l'esprit. Son corps semblait avoir traversé des éons en l'espace de quelques heures. Son visage était devenu une flétrissure, un reflet gras d'égouttures, une représentation grotesque d'une silhouette humaine. Des torrents de larmes voulaient jaillir de son être mais il n'en avait plus. Son corps était desséché. D'une main tremblante il s'empara d'une plume puis rédigea une lettre pour son ami, Sir Flaherty.












