Je suis sujet de vous De votre image, de votre souffle Le monde est tel il paraît Exister car les autres On nage toujours autant Et moi, resterai-je si longtemps Je me tiendrai debout Malgré mon désir de vous J’apporterai vos restes Au gardien d’où vous êtes Et j’ai pu lire sur ton visage La dernière tranche de notre histoire Et j’en garderai en hommage Ce souvenir de douceur Au troisième océan Tous les témoins de ces instants Me traitent volontiers d’absent Que puis-je pour me distraire Si je m’égare de vous Ne soyez pas jalouse Si je vous disparais A jamais, à jamais Et j’ai pu lire sur ton visage La dernière tranche de notre histoire Et j’en garderai en hommage Ce souvenir de douceur Je dirai, aux gens de passage Aujourd’hui, vous êtes ailleurs Je déduirai, de ce naufrage Rien ne vaut votre odeur Et mon âme, et votre âme, se rejoindront J’en dessine un atout cœur Je me sens bien maintenant
Tikka
Pari au ciel
On pourra espérer ce petit tour ensemble
Fleurir dans les nuages, cette petite innocence
On aura dessiné cet homme comblé d’absence
mourir dans cette ville, libérer l’inconscience
On pourra pardonner, partir dans tous les sens
Attraper tous les trains, partager tous les temps
Du présent on ferra ce grand rassemblement
Et même on finira par s’aimer simplement
On saura dessiner des villages sans frontières
Allumer la pitié, adopter l’univers
On causera à ce Dieu, il nous parlera d’elle
Elle qui était si belle, dans la fraîcheur d’antan
Le ciel est dans Paris
Le dimanche, je m’entraîne
Le ciel est dans Paris
Et le soir, je t’emmène
Le ciel est dans Paris
Et le soir, je t’emmène
Le ciel est dans Paris
Crois-tu qu’c’est nécessaire
Le ciel est dans Paris
Et le soir, je t’emmène
A part ça que puis-je faire, on vit seul, c’est affolant
Ces hommes maladroits et tous ces corps en mouvement
Qui s’entassent sur cette terre et colorent les instants
Nous saurons apprécier les bienfaits du silence
Nous n’serons plus soumis à nous tous, évidement
Y’aura point de ces rouages et de ces maniements
On s’lira des contes jadis anarchisants
Toujours prêts au voyage, tard, nous dans’rons ensemble
Le ciel est dans Paris
Le dimanche, je m’entraîne
Le ciel est dans Paris
Crois-tu qu’c’est nécessaire
Le ciel est dans Paris
Et le soir, je t’emmène
Tikka
J’aime tes poèmes, si frêles, si blancs
Toujours les bons thèmes résonnent au vent
T’es l’histoire d’un gars qui bâtissait tout l’temps
L’imaginaire d’un rêveur qui me ressemble
Tous ces gens que j’aime ont-ils vraiment
Des histoires, des je t’aime, assurément
Tu es le plus beau, le plus beau des instants
Ma plus belle trouvaille depuis longtemps
Elle vit de ce monde innocent
Dans le camp de la rose
Et imagine en même temps
Les changements qu’on s’impose
La bataille des imprudents, ces hommes que l’on déteste
Ne viendront pas à bout de toi, c’est une promesse
Nous élèv’rons quand ils s’ront là un nuage de tendresse
Un genre de réserve à sentiments
De l’union de ces deux jeunes gens
Un peu Eve, un peu Adam
Tu confirmeras, tu es
La vallée des gens qui dansent tout l’temps
Ces métiers qui font tant de choses, ces histoires à l’eau de rose
Ca m’rappelle le Paris à bretelles, que j’n’ai jamais connu
Je dirais d’elle qu’elle est ce paradis sur terre
Mon plus beau présage depuis longtemps
Elle vit de ce monde innocent
Au parfum de la rose
Elle imagine en même temps
Les changements qu’on s’impose
Et la vie y sera un temps
Un vestige d’une chose
Et pourtant, on dirait pourtant
Un plaisir, une dose
Tikka
Je te quitte, ma route Et les rêves de toi Comme une vie entre doutes Je ne fais que voir Les signes de déroute Je ne t’en veux pas J’imagine que tu n’voulais pas Que je meure dans tes bras Mais moi, je ne pense qu’à ça Je te sais si trouble A mesure des pas Que j’entreprends dans cette cour Hélas, je ne vois Pas d’autres moyens d’en découdre Sur ce terrain-là Avoue, tu t’interroges Je te quitte, cette route Et me trouve moi Avant que tu me dégouttes Je te le dis en face Tu n’es qu’erreur dans ma vie Et moi, je veux vieillir
Tikka