1975 : Lena Ka naît un soir d’octobre, sur la pointe des pieds. Fille unique issue de parents divorcés, d’une timidité peu commune, elle passe son temps à inventer des jeux qui se jouent seule ; à rêver d’une autre existence au milieu d’autres gens. A attendre son heure.
A 17 ans elle monte pour la première fois sur scène : désormais elle connaît sa destination. Reste à se munir en conséquence et à trouver l’équipage pour partir à l’aventure. On la voit de moins en moins au lycée Carnot ; elle entreprend une formation au sein des A.C.P. (Ateliers de la Chanson de Paris) et trouve une maison de disques. Remplit ses poches de photos de paysages lointains ; Lena a besoin d’air.
2002 : Après un premier album (Entre les mots), elle quitte sa maison de disques, avec la détermination de ceux qui cultivent la terre et vivent selon le cycle des saisons : ce n’était simplement pas les bonnes personnes. Peu importe, elle est entrée dans son propre cycle de floraison ; et commence à composer et à écrire des chansons qui lui appartiennent.
En 2003 Lena rencontre V-M. Bouvot, qui fondera deux ans plus tard le label Xumo-records. Celui-ci a déjà cultivé d’autres belles plantes, comme Zazie, Elsa ou Zoé. Il sait qu’elles demandent parfois du temps pour éclore.
La collaboration avec Vincent-Marie porte ses fruits. Leurs ambitions communes prennent forme : Une pop acoustique et groovy, ancrée en terre par ses racines folk ; des textes traduisant une mélancolie simple et vraie ; le tout porté par des mélodies aériennes et une voix qui rend palpables ses images de pays inconnus.
2005 : Elle signe chez Xumo-records, désormais entourée de gens prêts à partir à l’aventure avec elle. Et se sent de taille à enregistrer un album qui retranscrive son parcours sans en gommer les détours.
2006 : Elle entreprend d’exposer son projet sur scène ; tour à tour en robe acoustique (Lena au piano, accompagnée d’une guitare) ou électrique (piano, guitare, basse/contrebasse électrique, batterie). Des boucles noires et rétives, du feu dans la poitrine ; de l’orgueil dans la sensualité, du velours dans la gorge. Intense.
Comme lors de ce concert donné le 4 Avril 2006 au Sentier des Halles, où on a vu les Forts écraser quelques larmes avant d’aller étrangler les voleurs de pommes.