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L'électro libre
1989 : le mur de Berlin tombe, une ivresse de liberté s'abat sur l’Europe et un son nouveau, la Techno house, déferle en faisant de l’électronique un art.
Ses parents s’aiment, ils s’éclatent en écoutant Pump up the Jam de Technotronic, et pas qu’en écoutant ce titre d’ailleurs…
9 mois plus tard, ils donnent naissance à Jérémy, en 1990, l’année où le mot « discothèque » devient ringard ; à compter de maintenant on va « clubber » pour écouter un vrai DJ, devenu un Dieu vivant.
Michel connaît bien tout ça, à Paris, c’est un des plus gros dealers de cette musique, il tient la boutique Discoparnasse, où tous ces DJs s’approvisionnent.
C’est dans cette ambiance survoltée en décibels et biberonné à la Techno House que le petit Jérémy grandit.
Bien sûr, Papa et Maman font tout pour lui donner une éducation musicale de Conservatoire dès l’âge de 4ans. Les médias eux mêmes disent que cette vague durera au plus 3 ans… Il faut penser à l’avenir du petit !
Et de toute façon, après 15 années de formation musicale classique, il s’oriente vers le rock, en bon ado.
Soit, il est allé un soir de 2003 au Mix club à Paris écouter Mylo qui l’a fasciné.
Mais tout bascule en 2007 quand, seul dans sa chambre, comme d’habitude, face à ses machines et son home studio, et avec sa détermination habituelle, il commence à composer de l’électro. Une fantaisie, « So gorgeous », qui figure symboliquement dans ce 1er album, et très vite « No stress » pour Laurent Wolf qui deviendra le tube de l’été. Jérémy Hills a 17 ans, il est le plus jeune producteur de sa génération.
De cette enfance particulière, ponctuée par le succès de « No stress » Jérémy garde une exigence qu’il se fixe à lui même, lui, le solitaire un peu « geek », ado-prodige perdu au milieu d’une génération de DJs superstars mondiales et (déjà !) quadra.
De ce succès précoce et assumé, Jérémy garde inconsciemment la frustration et peut-être même la culpabilité d’avoir contribué, avec « No stress », à rendre cette musique mainstream, où la créativité et l’éclectisme qu’il chérissait tant ont été remplacés par des productions mondialement efficaces mais tellement uniformes.
L’électro s’est embourgeoisée. Ce phénomène spontané et underground des années 90 est devenu prévisible et facile avec les featurings de stars du hip hop US reconverties pour la cause aux sonorités dance l’agacent.
Son 1er album, « Euphoria & Troubles », s’affranchira de ce dogme pour privilégier la musicalité.
Jérémy peut bien s’accorder cette liberté, puisque Beyonce, Mylène Farmer et Kelly Rowland figurent déjà à son tableau de chasse de remixeur.
Cet album sera le pari de la différence, avec des voix d’amis dont le timbre l’intéresse, qu’il drive en studio de la façon la plus professionnelle.
Et il a réuni toutes ses influences, de Metallica à De Bussy, d’Alizée à Snoop Dog qu’il ramène à l’électro en s’affranchissant des tendances actuelles.
Après 18 mois de travail acharné, coaché par les équipes de warner music (l’oreille radio) et son père (l’oreille club), toujours prompt à lui inculquer les pièges du métier, Jérémy Hills intitule son album « Euphoria & Troubles » pour illustrer le moral et l’état d’esprit d’une scène électro française qui devra son salut à ceux qui oseront s’affranchir de leurs ainés.
Electro libre déterminé, Jérémy Hills prend autant son pied an jouant à la Fête des 67 ans de Johnny qu’avec 25 DJs au Titan à Lyon devant 3000 gamin hystériques. La néo dance est elle déjà en route ?

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