D'une adolescence tumultueuse passée dans le quartier du Panier à Marseille, Jehro s'est affranchi en posant sa voix sur les partitions d'artistes de renoms. Bercé par les rêves d'une mère corse d'origine grecque et italienne, et les textes d'un père chanteur très inspiré par Georges Brassens, l'enfant du sud délaisse à vingt ans les contours de la méditerranée pour courir son rêve outre Manche.
C'est à Hammersmith à Londres, dans un squat d'artistes qu'il vivra une effervescente immersion Pop, Rock et Reggae au milieu de musiciens espagnols et jamaïcains. Il perfectionne son jeu de guitare en reprenant inlassablement les standards de Pop et s'émancipe de sa langue natale, le français, en prêtant sa voix aux textes de toutes ses idoles anglo-saxonnes. Après moult expériences de groupes et de cafés-concerts, il décide de faire une longue escale à Paris et s'installe dans un petit hôtel du 18ième arrondissement, rue Marcadet. Dans cette ville, il trouve une nouvelle source d’inspiration : Pigalle, Montmartre, Belleville, Saint-Germain...
Des nuits qui filent, des bars enfumés, des filles qui tanguent et se confient.. Un terrain jonché de rencontres et d'émotions dont il se nourrit pour écrire et composer quelques années plus tard : "L'arbre et le fruit", son premier album solo signé chez Chrysalis/Emi sous son nom d'origine : Jérôme Cotta, qui lui valu un véritable succès d'estime en France.
Au sud, dans un petit village aux accents toniques, quelque part au milieu des terres ocre rouge est née la première mélodie d'un projet d'album chanté en anglais : "Jehro" réalisé par le duo de producteurs Marathonians.
Un album qui se nourrit de musiques populaires caraïbéennes (Calypso, Parangue, Reggae...), Folk et d’histoires de vie de gens simples avec des textes co-écrits par Jehro et Jake Bailey.