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Il était une fois dans l'Ouest est un film de Sergio Leone sorti en 1968.
Ce film est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du genre western spaghetti qui a permis un renouveau du western.
Alors qu'il prépare une fête pour l'arrivée de sa femme qu'il a épousée un mois plus tôt à La Nouvelle-Orléans, Brett McBain est tué avec ses trois enfants par Frank et ses complices. Jill McBain hérite alors des terres de son mari, convoitées par Morton, le commanditaire du meurtre. Mais les soupçons se portent sur un hors-la-loi, le Cheyenne… Ce dernier, ainsi qu'Harmonica, un étranger qui semble avoir quelque chose à régler avec Frank, partiront régler leurs comptes.
Il était une fois dans l'Ouest est un film dont l'action se passe lors de la conquête de l'ouest américain. Il tourne autour de la construction du chemin de fer et met en scène divers personnages représentatifs des westerns classiques pour mieux les détourner.
Sergio Leone en fait une œuvre imposante et personnelle, ce qui serait la raison de son échec commercial aux É.-U., contrairement à l'Europe qui lui a fait un triomphe.
Claudia Cardinale hérite d'un rôle de tenancière au grand cœur, Jason Robards celui de l'aventurier sans scrupule qui trouvera la rédemption, Henry Fonda la crapule embauchée par le boss du chemin de fer pour hâter sa construction et Charles Bronson dans le rôle du vengeur silencieux au passé trouble.
# Titre : Il était une fois dans l'Ouest
# Titre original : C'era una volta il West
# Titre anglais : Once Upon a Time in the West
# Réalisation : Sergio Leone
# Scénario : Dario Argento, Bernardo Bertolucci, Sergio Donati, Sergio Leone
# Photographie : Tonino Delli Colli
# Musique : Ennio Morricone, bande originale du film
# Production : Fulvio Morsella
# Distribution :Paramount C.I.C.
# Pays d'origine : Italie Italie et États-Unis États-Unis
# Langue originale : tourné en anglais, post-synchonisé en italien.
# Format : Couleurs Technicolor - 2,35:1 (Techniscope) - 35 mm
# Budget : $5 000 000 (estimation)
# Genre : drame, western
# Durée : 165 minutes
# Film interdit aux moins de 13 ans à sa sortie en France,
* Charles Bronson (VF : Claude Bertrand) : l'homme à l'harmonica
* Henry Fonda (VF : Raymond Loyer) : Frank
* Claudia Cardinale (VF : Michèle Bardollet) : Jill McBain
* Jason Robards (VF : René Arrieu) : Manuel Gutierrez dit Cheyenne
* Frank Wolff (VF : Henri Poirier) : Brett McBain
* Lionel Stander (VF : Gérard Darrieu) : le barman
* Keenan Wynn (VF : Louis Arbessier) : le shérif de Flagstone
* Gabriele Ferzetti (VF : Jean-Henri Chambois) : Morton (patron du chemin de fer)
* Paolo Stoppa (VF : Jean Clarieux) : Sam
* Jack Elam (VF : Pierre Collet) : Snaky (membre du gang de Frank)
* Woody Strode : Stony (membre du gang de Frank)
* Al Mulloch : Knuckles (membre du gang de Frank)
* Enzo Santaniello : Timmy McBain (l'enfant assassiné par Frank)
* Simonetta Santaniello : Maureen McBain
* Marco Zuanelli : Wobbles
* Après Le Bon, la Brute et le Truand, Leone ne voulait plus refaire de western et avait commencé à préparer le tournage d' Il était une fois en Amérique. C'est aux États-Unis, où il voulait commencer à produire, qu'on lui a suggéré de faire un autre western avant. C'est alors qu'il eut l'idée de faire la trilogie Il était une fois....
* Ce film, le premier volet du triptyque américain « Il était une fois… », permet à Leone de revisiter le mythe de l’Ouest américain et de lui rendre une vérité altérée par les conventions du cinéma américain au nom d’un plus grand souci de réalisme. Leone s’est toujours étonné, entre autres reproches qu’il adressait aux westerns classiques, qu’on ne montre pas, par exemple, la réalité de l’impact d’une balle qui faisait un trou énorme dans le corps de la victime et la projetait à plusieurs mètres en arrière. Ou encore, qu’on atténue la violence extrême de cette époque qui voyait pourtant un tueur exhiber les oreilles coupées de ses ennemis pour imposer le respect. C’est cependant dans un cercle final, l’arène de la vie, que Leone réunit et enferme ses personnages essentiels et exprime le moment de vérité du film qui se conclut, de façon la plus classique, par le duel inhérent à tout western.
* Les thèmes du film et c’est une constante chez Leone, sont par ailleurs magnifiés par une mise en scène savante et toujours spectaculaire illustrée d’un accompagnement musical expressif. On reverra avec un grand plaisir la séquence initiale, devenue mythique, des trois tueurs qui attendent le train et Harmonica avec ses gros plans et très gros plans sur des regards ou des détails inattendus, craquement des doigts, mouches emprisonnées dans le canon du colt, gouttes d’eau sur le chapeau, roue de l’éolienne qui grince, et exaspérants qui immobilisent le temps avant de le dilater et de faire sourdre l’accablement et l’ennui.
* Le film multiplie les savants cadrages et installe dans l’espace les personnages d’une façon souvent saisissante : fréquentes plongées ou contre plongées, caméra placée sous un angle insolite allongeant, par exemple, les silhouettes ou remplissant l’écran d’yeux présentés en très gros plans. Les combats sont filmés en deux temps comme autant de ballets : d’abord, une lente montée de l’attente qui accroît la tension avant que l’exaspération des nerfs n’explose dans les coups de feu.
* Ce film devenu culte qui insiste sur le passage entre deux époques et dont la tonalité de désenchantement se prolongera dans « Il était une fois la Révolution » annonce, par le double thème du duo et de la désillusion, ce qui sera le chef-d’œuvre de Leone : Il était une fois en Amérique. Les trois films, sans être des suites, sont toutefois à voir dans l’ordre chronologique.
* C'est le premier film d'une trilogie qui comprend ensuite Il était une fois la révolution et Il était une fois en Amérique. Le film fait suite au succès du Bon, la Brute et le Truand, des producteurs américains commandent ce deuxième volet.
* Le tournage s'est déroulé d'avril à juillet 1968.
* Le film a été tourné à Monument Valley en Arizona, dans la région de Moab en Utah ainsi qu'à La Calahorra et à Tabernas (à Western Leone) en Andalousie.
* Les scènes intérieures de l'établissement de Lionel Stander, situé dans Monument Valley, a été tourné à Rome aux studios Cinecitta. Lorsque les hommes de Cheyenne y pénètrent, on aperçoit un nuage de poussière rouge. Cette poussière a été importée de Monument Valley afin de donner plus de réalités à la scène.
* La demeure des McBain était le restant du décor d'un village médiéval construit pour le film Falstaff d'Orson Welles en 1965. Leone l'a racheté puis restauré.
* Dans ce film, Claudia Cardinale et Paolo Stoppa font la plus longue randonnée de buggy de l'histoire du cinéma. Elle commence en Espagne et passe par Monument Valley en Arizona. Elle se termine à la demeure des McBain, dont les séquences ont été tournées à Almeria, en Espagne.
* La musique du film a été composée et dirigée par Ennio Morricone, complice de tous les instants de Sergio Leone. Selon certaines interviews du compositeur, Leone lui aurait fait refaire le travail vingt fois avant de se déclarer satisfait. La musique était jouée sur le plateau durant le tournage afin de mieux imprégner les acteurs. La bande originale resta très longtemps en tête des hit-parades. Elle est conçue autour de quatre thèmes pour les quatre personnages principaux : Jill, Harmonica, Frank et Cheyenne.
* L’accompagnement musical, lui aussi très célèbre de Morricone souligne et accentue les effets, de sorte que la théâtralisation de l’image et la musique très expressive font nécessairement penser à un grand opéra baroque. La musique et l'image procèdent en effet l’une de l’autre, se nourrissent l’une de l’autre. Il suffit d’évoquer la terrible séquence des deux frères, l’aîné juché sur les épaules de son cadet jouant de l’harmonica, dont toute la force provient précisément de cette alliance intime entre ce qui est montré au travers d’une image saisissante et ce qui est entendu dans une partition musicale qui joue, de façon insupportable, sur les nerfs par son lent crescendo lancinant de notes d’harmonica qui finit par éclater dans une envolée sonore lourdement appuyée par les cuivres.
* Anachronisme : Lors de la préparation de la fête du mariage, la fille de McBain chante quelques lignes de Danny Boy, une chanson écrite en 1910.
misterenard