CORTEGE
Le clip de "Paris Brûle !", premier extrait de l'album du même nom, qui vient de sortir. Toutes les infos sur le site officiel www.cortegelesite.com
Date de création : le 01 novembre 2006
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CORTEGE se crée en 1996. Pas après une révélation divine, pas sur les ordres d’un mystérieux savant fou, pas après la collision de météorites aux confins de notre galaxie.
Non, plus simplement, CORTEGE naît de la rencontre de Mickaël (guitare, voix) et Antoine (basse) avec Fred (guitare) et Boul (batterie). Chaque paire a officié dans d’obscurs combos de jeunesse. Obscurs, mais dont certains ont laissé des traces dans l’underground rock’n’roll hexagonal. Pour cette nouvelle aventure qui démarre, les quatre « banlieusards innocents au regard assassin » font table rase du passé, et se fabriquent un avenir.
Premières répétitions, à l’Ouest de la capitale, leur territoire de jeu. Et très vite, début 1997, la sortie d’un premier cd 6 titres, « Pas de Temps à Perdre », le bien nommé. CORTEGE digère et conjugue spontanément ses influences punk rock, reggae, hardcore et rock’n’roll. Toute cette culture underground dans laquelle ils baignent depuis plusieurs années. Premiers contacts avec la critique. On les compare à Parabellum, aux Rats, à X et à Y... Flatteur, mais le groupe tient à marquer sa différence. Les textes, déjà. Le propos sait être sérieux, aborde l’inceste, avant que le sujet ne fasse la Une des journaux (« Incesticide »), le Star Système, avant que la télé-réalité n’envahisse la sphère musicale (« L’Artiste »), mais il sait se faire souriant (« Moonstomp ») ou plonger dans la poésie urbaine (« Le Tripot du dernier Rencard »). Rapidement, la scène. Là où s’exprime réellement l’énergie, l’enthousiasme, la où les frontières entre groupe et public sont abolies…
Plusieurs participations à des compilations permettent au groupe, outre de faire d’enrichissantes rencontres, d’accroître sa notoriété. CORTEGE livre alors un deuxième effort, « Pleurer les Anges », maxi vinyle qui marque le début de la collaboration avec le label Bords de Seine, habitué aux sons plus « durs », mais dont l’éminence grise s’avoue fan du groupe. Ce maxi est pourtant celui de l’expérimentation. On est en 1999. CORTEGE tire les limites de son punk rock, parfois un peu loin d’ailleurs… Le batteur originel, Boul, quitte le groupe immédiatement après la sortie de ce disque. Le groupe est placé en simili stand-by, entre les obligations professionnelles auvergnates de Mickaël et les missions d’intérim derrière les fûts. Tout cela se stabilise en 2002 avec l’arrivée de Greg à ce poste. En février 2003 sort le 45 tours « Young Soul Rebel », trois titres qui remettent les choses en place et les pendules à l’heure. Le titre qui donne son nom à l’objet est un reggae punk des plus efficaces. « Les Ricochets », au titre et au texte énigmatiques, un punk rock mid tempo. Enfin, avec un « Nuits Blanches » hardcorisé, CORTEGE rend hommage à L’Infanterie Sauvage, groupe mythique de l’underground punk des années 80.
Un an après, en mars 2004, CORTEGE commet son véritable premier album, sobrement intitulé « Punk Inside ». Parce que l’essentiel est à l’intérieur… Succès critique, du fanzine le plus confidentiel à la pourtant frileuse « grande presse musicale ». Il faut dire qu’entre temps, le punk rock et le rock’n’roll en général sont revenus sur le devant de la scène !
CORTEGE prouve qu’il faudra désormais compter avec eux et marque le paysage de son empreinte. Atypique, inclassable, surprenant, le groupe déroute, dérange ou séduit ceux qui, de plus en plus nombreux, se laissent guider dans son univers. Parfois sombre et grave, offensif et mature, CORTEGE démontre que l’on peut marier des textes introspectifs en français avec le punk rock de la rue.
Avec l’arrivée de Xavier à la batterie fin 2004, CORTEGE a l’effectif le plus efficace depuis sa création. De nouveaux titres sont nés, le groupe les « rôde » sur scène courant 2005 (à Paris et sa banlieue, Rouen, Lille, Bruxelles, etc) et les enregistre à partir de décembre au Hangar de Cergy. Fin des opérations en juin 2006, 8 titres sont en boîte, et « Paris Brûle ! », qui donne son nom à l’ensemble, est « clippé » pendant l’été. Le groupe a entièrement autoproduit ce mini-album disponible le 20 novembre 2006.