Cette histoire de réincarnation, à la fois traditionnelle dans le fond et contemporaine dans la forme, réunit en 1995 trois jeunes stars en pleine ascension : Shah Rukh Khan, Salman Khan et Kajol, autour d’une mère magistrale, Rakhee Gulzar.
Durga, « Ma », est le pivot du film. Elle assiste impuissante au meurtre de ses deux fils Karan (Salman Khan) et Arjun (Shah Rukh Khan), pour une sombre histoire d’héritage. Elle supplie alors la déesse Kali, vénérée par le village, de lui rendre ses fils. Deux bébés naissent loin d’elle, dans des familles différentes, qui grandissent sans mère et qui devenus adultes, ont les traits de Karan et Arjun. Ce dernier fait de curieux rêves... Ils sont amenés à se rencontrer, puis à se retrouver dans le village de « Ma » qui n’a jamais perdu espoir et les reconnaît bien sûr immédiatement. Leurs ennemis aussi. Ils vont devoir faire face à leur ancienne / nouvelle identité, se battre contre le méchant Thakur (Amrish Puri) et ses sbires, pour sauver leur peau et celle de la jolie Sonia (Kajol). Ils bénéficient heureusement du soutien des villageois qui profitent de l’occasion pour enfin se rebeller contre le tyran, ce qui donne lieu à la scène la plus réjouissante du film, traitée comme un western au deuxième degré, avec un Johnny Lever irrésistible, c’est un de mes plus beaux fou-rires de cinéma.
Bolywood
Bablu Chloudhary, jeune homme maladroit et naïf, est cuisinier. Il est à la recherche d'un poste et se présente dans un grand hôtel pour offrir ses services. Sonia Kapoor directrice générale de banquets, engage Bablu, qui est tombé amoureux d'elle, sous l'oeil attentif et jaloux de Monsieur Lamba, le directeur de l'hôtel. Pendant ce temps, Manu, malfrat notoire s'est évadé de prison et compte récupérer le butin de ses méfaits. Il est maître dans l'art de se travestir; il est donc très difficile en effet de le reconnaître, que ce soit auprès de ses ennemis que de ses complices.Mais ses trois supposés "amis", qui doivent lui donner sa part, sont aussi ceux qui l'ont mis derrière les verrous et ils ont bien l'intention d'en finir avec lui. Mais Manu, truand si connu et craint pour sa maîtrise de la dissimulation et du travestissement, est attendu avec terreur. Le problème, c'est que Balu ressemble trait pour trait à Manu, qui est recherché et qui, lui, se balade dans la ville à visage caché... Bablu, lui, se montre partout au contraire, tout à son amour pour Sonia. Il est est donc vite repéré par la police et les ennemis de Manu...
Bolywood
C'est l'histoire de la famille Raichand. Le premier fils de Yashovardhan et Nandini, Rahul, a été recueilli et adopté par les Raichand, et vit avec eux et son petit frère Rohan comme s'il était un fils naturel. Ayant fini ses études supérieures, il est rappelé par son père pour travailler auprès de lui. De retour chez lui, il fait la connaissance d'Anjali, la nièce de la nourrice de Rohan, et tombe amoureux d'elle. Mais son père ne voit pas les choses comme cela et lui ordonne de se marier avec une fille de son rang. C'est alors que s'amorce la déchirure. Rahul se marrie contre l'avis de son père et celui-ci le renie.
Kabhi Khushi Kabhi Gham retrace les rapports complexes qui lient les membres d'une même famille. L'originalité du film vient du point de vue du narrateur. Il y a, en réalité, deux histoires en une. La première parle de l'amour de Rahul et du conflit avec son père, la deuxième de l'entreprise menée par Rohan adulte pour ressouder sa famille. Ce n'est pas toujours très drôle (Amitabh Bachchan est assez effrayant), mais la beauté de Kajol et la spontanéité de son personnage nous offrent de bonnes tranches de rire. On reste touché par cette famille qui, essayant de surmonter ses limites, nous donne une vraie leçon de vie.
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