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par BA

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La France est un drôle de shaker. Ouvert mais fier. Un pays où les coqs de basse-cour ont parfois la prétention d'inventer le cocktail qui fait grimper vite et haut. Certains rockers volatiles y ont même réussis des mélanges détonants. Les porteurs du projet Royal Bubble Orchestra ont (ap)pris de la bouteille l'art du dosage explosif. Trust, un toast avec Metallica et de multiples collaborations remarquables pour David Jacob, bassiste créatif, P-Vibes où le chanteur à gorge profonde Lol Nico, rencontra le premier. Un tiers de rock nerveux sans graisse, un tiers de métal post-nu, tendance "les artilleurs sont là pour envoyer du gros", un tiers de mélodie pop, un tiers de fraîcheur décapsuleuse d'envie. Ça nous fait donc, quatre tiers, plus quelques (é)quarts. La logique du cocktail dépasse forcément son arithmétique. Celle du Royal Bubble Orchestra augmente son goût pétillant d'un guitariste à riffs effervescents, Alex Dhée (X Libido), d'un batteur au passé hard, Marc Varez (ex-Vulcain), remplacé aujourd'hui par un frappeur turbulent (Rodolphe Perroquin, entendu aux côtés D'Ilene Barnes). Cause commune mixée dans un shaker chromé, les quatre ont enregistré leur premier album en dix jours et en live. Apparemment le naturel coule de source. L'efficace s'appuie sur l'allégresse, la patate sur l'imaginaire et les compères panachent les Kinks et Motörhead ("Me and My Funckin'gun", "Time To Despair"), "Slave"), Black Sabbath ou Blue Oster Cult et Queen of a Stone Age ("I Mingle With You", "No Room Inside", "It's Not Your Day Today"). Le tout avec un hurleur caverneux capable de se muer en quasi-crooner, une rythmique sauvage mais une basse dédiée à l'harmonie et une guitare qui flirte parfois avec le garage. Il vous suffit d'écouter la très étonnante reprise de "Lullaby" (Cure), approuvée par Robert Smith himself, pour saisir, que décidément, C'est Royal, c'est Bubble, c'est Orchestra. Olivier Garcia

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