J’aime pas les guitares, j’aime pas les musiciens
J’suis pas un fétard, j’aime pas du tout les pétards
J’suis pas rigolo, non pas rigolo
J’aime pas les vers qui grouillent dans les chansons décomposées
Poésie, si j’veux, j’le fais rimer avec zizi
J’aime les beaux de l’air, y sont légers, y s’envolent vite
Même avec un fardeau sur le dos
Les laids de la terre y sont plutôt creux
Mais léviter, c’est pas pour eux.
J’les évite, j’suis prétentieux
Les p’tits trous du QI
Y z’on qu’à aller se faire voir chez l’Y
Relâchez-vous sphincters !
Rectums aux grands airs
Laissez passer, s’il vous plait,
Venue du fin fond du cæcum
Des sots d’hommes, ego morts
En pets majuscules et chiasseux
La vie foireuse de l’anal fat bête
La vie foireuse de l’âne au lexique
La vie foireuse de l’anal fat bête
J’aime pas les guitares, j’aime pas les musiciens
Je n’chante que pour mes muses Melpomène et Erato
J’suis pas rigolo, non pas rigolo
Le monde et l’univers peuvent bien aller au Diable… Vauvert
Mon merveilleux ego a moi à ami ami à moi n’a pas besoin d’alter
Il est bien assez costaud pour soulever les chimères
Qui n’ont que le poids qu’on leur accorde
Même si elles nous désaltèrent
Et qui ne valent pas plus chère, en fait
Qu’une corde pour se pendre.
Les p’tits trous du QI
Y z’on qu’à aller se faire voir chez l’Y
Relâchez-vous sphincters !
Rectums aux grands airs
Laissez passer, s’il vous plait,
Venue du fin fond du cæcum
Des sots d’hommes, ego morts
En pets majuscules et chiasseux
La vie foireuse de l’anal fat bête
La vie foireuse de l’âne au lexique
La vie foireuse de l’anal fat bête
J’aime pas les guitares, j’aime pas les musiciens, j’aime pas traîner dans les bars, j’aime pas me coucher tard, j’rit pas quand on m’chatouille, j’ai l’humour tout plein de rouille, j’ai pas de zygomatiques, mes mâchoires sont irrémédiablement statiques, j’suis le prince des principes, le roi de la rigueur, je fais la moue, je fais la lippe, en plus je n’boit que de l’eau, j’suis pas rigolo…
AymericJullien
Elle chialait dans les bras du vent
Ses pensées sans dessus dessous
Ses pas l’éloignant vivement des lumignons intimes
Qui vibraient, cruels, dans les tours
Elle hurlait les mains collées aux oreilles
En s’enfuyant loin de chez elle
Pour ne plus jamais les entendre, les rires des enfants
Qui fusaient, joyeux, dans les cours
Ensemble, courons dans les longs couloirs de neige
Ensemble rions sous la foudre
Pour l’éternité
Vous resterez
Mes chérubins
Venez écouter la berceuse
Que susurrent les fantômes de brume
Quand l’heure est venue d’oublier
Maintenant elle se promène
Au milieu d’une immense fête foraine
En dégommant des farandoles de pyjamas rouges
Gonflés de néant somnambule
Trois angelots, tenues en laisse
Ombilicale, l’accompagnent, les ailes rognées,
L’auréole en guise de collier,
Une pomme d’amour fichée dans leurs poings
Ensemble, courons dans les longs couloirs de neige
Ensemble rions sous la foudre
Pour l’éternité
Vous resterez
Mes chérubins
Venez écouter la berceuse
Que susurrent les fantômes de brume
Quand l’heure est venue d’oublier
Souvenirs écarlates, éclatez en ma mémoire comme des bulles
Cauchemars aiguisés, déguisez vos heures noires en conte de fée
Je ne veux plus revoir saigner les chérubins
Je ne veux plus savoir que c’était sur mes mains
Je ne veux plus entendre le cri des innocents
Je ne veux plus comprendre que j’ai tué mes enfants
Je saurais rallumer l’odeur de vos cheveux
Essuyer la cendre qui recouvre vos yeux
Ensemble… Ensemble fuyons la raison
Pour l’éternité
Vous resterez
Mes chérubins
Venez écouter la berceuse
Que susurrent les fantômes de brume
Quand l’heure est venue d’oublier
AymericJullien
P’tit Louis parfois s’en va en cueillette
Il ramasse les mousserons, les rosés, les noisettes,
Mais c’est surtout les faines dont il est fort friand.
P’tit Louis est expert en canons
Mais il n’en allume pas les mèches,
Ce sont les canons qui l’allument et qui l’émèchent.
80 zans , ça fait beaucoup de réglisse
Les anis ont passé, mais laissant l’âge au nid !
Tu la caches où ? Tu la caches où ?
La recette secrète de ta santé d’athlète ?
P’tit Louis est-il agent secret,
Espion ou commissaire divisionnaire ?
Traquant complots, magouilles et manigances
Qui souillent notre pauvre France.
P’tit Louis est-il preux chevalier,
Croisé ou fier paladin ?
S’en ira-t-il défendre Poitiers
Contre l’invasion des sarrasins ?
80 zans , ça fait beaucoup de réglisse
Les anis ont passé, mais laissant l’âge au nid !
Tu la caches où ? Tu la caches où ?
La recette secrète de ta santé d’athlète ?
C’est p’têt parce que, oh ! oui, sûrement parce que P’tit Louis mange :
De la tête de veau, d’la cervelle d’oiseau, des yeux de levraut et des calots de taureau…
AymericJullien