Taib-l'independance et la sourate al fadjr
Oustaz Taib tafsir sur l'independance et sur la sourate al fadjr
Regardez, commentez, playlistez vos vidéos préférées
Créez votre chaîne et mettez en ligne vos propres vidéos
Faîtes découvrir à votre entourage vos vidéos préférées
Oustaz Taib tafsir sur l'independance et sur la sourate al fadjr
tafsir de la sourate al qasas en wolof par oustaz alioune sall Le thème principal de la sourate est la réfutation des doutes et objections concernant la mission prophétique du Saint Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, et d’invalider les prétextes avancés pour ne pas le croire. à cette fin, l’histoire du prophète Moïse est racontée. L’analogie entre son contexte et la période de révélation grave les points suivants dans l’esprit du lecteur. Tout d’abord , c’est à Allah qu’appartient de définir ce qu’Il veut accomplir, et d’y procéder, par des voies qui nous restent impénétrables. Aussi a-t-il fait en sorte que l’enfant qui devait chasser Pharaon du pouvoir fût nourri et élevé dans sa propre maison et qu’il ne pût savoir l’identité de l’enfant qu’il adoptait. Qui, dès lors peut lutter contre Dieu et s’opposer, par ses machinations, à l’accomplissement des plans divins. Deuxièmement, la mission prophétique n’est pas accordée à un être humain, au milieu de festivités, faisant l’objet d’une proclamation de la terre et des cieux. Vous demandez comment Mohammad, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a pu être honoré de la mission prophétique, tout d’un coup, de façon inattendue, mais Moïse que vous avez vous-mêmes reconnu comme Prophète (verset 48) est devenu Prophète de façon inattendue, au cours d’un voyage, et personne n’a su quel événement se passait alors dans le désert, au pied du mont Sinaï. Moïse lui-même, un moment auparavant ne savait quelle faveur allait lui être faite. En vérité, il était parti avec l’intention de ramener un tison de feu mais s’en était retourné nanti du don prophétique. Troisièmement, la personne qu’Allah choisit comme instrument se présente sans armée ni armure, sans auxiliaire ou forces groupées derrière lui en apparence, cependant il est capable de défaire des adversaires bien plus puissants en apparence et bien mieux équipés. La différence existant entre les forces de Moise (psl) et Pharaon qui était prééminent et plein d’éclat est la même que celle qu’on trouve entre Mohammad - paix sur lui - et les Qurayshites : pourtant le monde entier sait qui l’a emporté à la fin et qui au contraire fut défait. Quatrièmement, vous vous référez à Moise toujours et encore, disant : pourquoi n’a-t-on pas donné à Mohammad la même chose qu’à Moïse ? à savoir les miracles du bâton, la terre qui s’illumina, etc. comme pour dire que vous croiriez sur le champs si seulement on vous montrait le même genre de miracles que ceux que Moïse montra à Pharaon. Mais savez-vous le genre de réponse que firent ceux à qui on avait montré de tels miracles. Ils n’ont pas cru, même après avoir vu ces miracles et se sont contentés de dire : "c’est de la magie" car ils étaient prisonniers de leur obstination et de leur hostilité à la Vérité. C’est le même mal qui aujourd’hui vous afflige. Croirez-vous seulement si l’on vous montre le même genre de miracles. Savez vous donc le sort réservé aux mécréants après qu’ils aient vu les miracles ? Dieu les a anéantis. Voulez vous attirer le même malheur sur vous à force de vous obstiner à réclamer des miracles ? C’était là des choses qui se gravaient dans l’esprit de quiconque entendait cette histoire dans le milieu des mécréants mecquois, car un conflit similaire existait à l’époque, opposant le Prophète aux mécréants de la Mecque, tout comme celui qui avait eu lieu entre moise et pharaon auparavant. C’est dans ce contexte que l’histoire de Moïse fut racontée, de sorte qu’une parfaite analogie était établie au détail près entre les conditions prévalant à la Mecque alors, et celles qui existaient au temps de Moïse, paix sur lui. Ensuite, à partir du verset 43 le sourate aborde le thème principal. En premier lieu, le récit si précis et détaillé d’un événement historique survenu il y a plus de 2000 ans est présenté comme une preuve de la véracité des dires du Prophète, étant donné qu’il était illettré et que les habitants de sa cité et les membres de son clan savaient parfaitement qu’il n’avait accès à aucune source d’information. Ensuite, son accession au statut de prophète est mis en avant comme étant une faveur d’Allah car ils étaient égarés et Allah a fait en sorte qu’ils puissent recevoir la guidance. une réponse est également apportée à l’objection fréquemment avancée : "Pourquoi ce Prophète n’est il pas venu porteur des mêmes miracles que Moise ?" Il leur est dit : "De quel droit réclamez-vous des miracles, alors que vous n’avez pas cru en Moïse non plus, qui vous a pourtant fait voir, comme vous le reconnaissez vous-mêmes des miracles venus de Dieu ? Il vous est toujours loisible de voir la vérité, pour peu que vous abandonniez vos passions . Mais tant que vous serez affligés de ce mal, vous ne verrez pas, quand bien même on vous ferait voir toutes sortes de miracles." Enfin, les mécréants de la Mecque se voient signifier un avertissement et ils sont blâmés au sujet d’un événement survenu pendant cette période. Des Chrétiens sont venus à la Mecque et ont embrassé l’islam lorsqu’ils ont entendu le Saint Prophète réciter le Coran. Au lieu d’en tirer une leçon, les Mecquois étaient si dépités que leur chef, Abû Jahl humilia ces gens en public. En conclusion il est question de l’excuse avancée par les polythéistes pour ne pas croire au saint Prophète. voilà ce qu’ils craignaient : "Si nous abandonnons le culte polythéiste des Arabes et acceptons le Tawhîd (Monothéisme Pur) à sa place, cela mettra fin à notre suprématie dans les domaines religieux, politique et économique, ce qui à son tour, anéantira notre rang de tribu la plus influente d’Arabie et nous nous retrouverons n’ayant de refuge nulle part dans le pays". Comme c’était là le véritable raison de l’hostilité des chefs Qurayshites face à la Vérité, et que leurs doutes et objections n’étaient que prétextes, Allah traite de ces points jusqu’à la fin de la sourate, examinant chacun de leurs aspects avec sagesse et propose le remède à cette maladie qui fait que ces gens jugent du vrai et du faux en se fondant uniquement sur leurs intérêts matériels. www.2b10-islam.fr.nf
Dans cette sourate, un vaste sujet a été introduit en quelques phrases courtes, et c’est un miracle du Coran qu’une conception de vie aussi complète, pouvant à peine être expliquée dans un grand volume, a été abrégée très efficacement par des phrases concises, en cette courte sourate. Son thème est d’expliquer la vraie position de l’Homme dans le monde et ses relations avec les autres. Il consiste à dire que Dieu a montré à l’homme deux chemins : le bon et le mauvais, et Il a aussi prévu pour l’Homme les moyens de juger, de voir et de suivre ces chemins, et maintenant il reste à l’Homme à fournir ses propres efforts et jugements pour choisir soit le chemin de la vertu et atteindre la félicité, soit adopter le chemin du vice et se retrouver dans la perte. Premièrement, la ville de la Mecque, les épreuves auxquelles le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a fait face et la condition de l’Homme ont été citées pour témoigner que ce monde n’est pas un lieu de repos et de bien-être pour l’être humain. Ce dernier n’y est pas apparu pour profiter de la vie, mais il a été créé pour travailler dur et lutter. Si ce thème est lu avec le verset 39 de la sourate An-Najm ("wa al-laysa lil-insâni illâ mâ sa`â" - et qu’en vérité, l’homme n’obtient que le fruit de ses efforts), cela est évident que dans ce monde l’avenir de l’homme dépend de son labeur, de sa lutte, de son effort et de son combat. De ce fait, la fausse conception selon laquelle l’Homme serait le maître qui domine ce monde et qu’il n’existe aucun pouvoir supérieur pour observer ce qu’il fait et lui demander des comptes, a été réfutée. D’ailleurs, en prenant un des nombreux concepts moraux nés de l’ignorance et tenus par l’Homme comme un exemple, il a été souligné quels faux critères de mérite et de grandeur cet Homme a proposé pour lui-même dans le monde. La personne qui se livre à l’ostentation et au gaspillage pour montrer l’étendue de sa richesse, fière de sa prodigalité et admirée avec enthousiasme, est pourtant observée par le Créateur, qui surveille avec vigilance ses actes et qui voit par quelles méthodes elle a obtenu cette richesse et par quels moyens et avec quelles motivations et quelles intentions elle l’a dépensée. Alors Allah enseigne cette vérité : Nous avons donné à l’homme les moyens de connaissance et les facultés de penser et de comprendre et Nous lui avons montré les chemins de la vertu et du vice : l’une des voies mène à la dépravation morale et c’est une voie facile et plaisante pour l’Homme ; l’autre voie conduit au sommet de la morale, mais elle est raide comme une route montante, pour l’escalader l’homme doit s’entraîner à s’accrocher et à se maintenir. C’est par faiblesse que l’Homme préfère tomber dans l’abîme au fond de la falaise. Ensuite, Allah explique comment, en empruntant cette route raide, l’homme peut s’élever. Pour cela il doit renoncer à l’ostentation, à l’exposition et à l’orgueil, et il doit dépenser sa richesse pour aider les orphelins et les nécessiteux. Il doit croire en Allah et en Sa Religion, rejoindre la communauté des croyants, participer avec patience à la construction d’une société qui répond aux besoins de vertu et de droiture et être compatissant envers les gens. La fin de ceux qui suivent cette voie, est, qu’ils deviendront dignes de la charité d’Allah. A l’opposé, la fin de ceux qui suivent la fausse voie, sera le feu de l’Enfer, sans issue, ni possibilité d’évasion. www.2b10-islam.fr.nf
Date de création : le 01 juillet 2008
Visites : 6 101
